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	<title>Triple Performance - Contributions [fr]</title>
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	<updated>2026-05-31T16:14:53Z</updated>
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		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Le_GAEC_de_l%E2%80%99Abreuvoir_:_Quand_la_monotraite_et_salle_de_traite_mobile_redessinent_l%E2%80%99avenir_d%E2%80%99une_ferme_bio&amp;diff=195141</id>
		<title>Le GAEC de l’Abreuvoir : Quand la monotraite et salle de traite mobile redessinent l’avenir d’une ferme bio</title>
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		<updated>2026-05-26T18:57:55Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Camille Massé (1205298039) : tableau pour ranger mes données&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Exemple de mise en œuvre&lt;br /&gt;
|Nom de l&#039;agriculteur=Philippe Allagnat&lt;br /&gt;
|Nom de l&#039;exploitation=GAEC DE l&#039;ABREUVOIR&lt;br /&gt;
|Département=Isère (département)&lt;br /&gt;
|Adresse=142 ROUTE DU VILLAGE, 38510 SAINT-SORLIN-DE-MORESTEL&lt;br /&gt;
|Coordonnées GPS=45.63742, 5.47658&lt;br /&gt;
|SAU=95.6&lt;br /&gt;
|Titre court=Le GAEC de l’Abreuvoir : Quand la monotraite et salle de traite mobile redessinent l’avenir d’une ferme bio&lt;br /&gt;
|Objectif=Réduction des charges&lt;br /&gt;
|Mois de l&#039;année=Janvier, Février, Mars, Avril, Mai, Juin, Juillet, Août, Septembre, Octobre, Novembre, Décembre&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
Installé à Saint-Sorlin-de-Morestel, dans le département de l’Isère, Philippe Allagnat a conduit le GAEC de l’Abreuvoir vers une transformation profonde aux côtés de ses associées, Laurence et Madeline. Après une conversion à l’agriculture biologique en 2010, et l’introduction progressive de Jersiaises pour diversifier le troupeau, l&#039;exploitation a consolidé son système 100 % herbe avant de franchir une étape décisive : sauter le pas de la monotraite intégrale en mai 2023. Ce choix, dicté par une volonté de simplifier l&#039;organisation du travail et d&#039;améliorer la qualité de vie de l&#039;équipe, redessine aujourd&#039;hui l&#039;avenir de cette ferme iséroise. Ce changement fut également facilité par la mise en place depuis 2004 d’une salle de traite mobile 7 mois sur 12. Elle a été auto construite, en 3x2 places et n’est pas automatisée. C’est une gestion chronophage, son installation et son rangement prennent une demi-journée. La salle de traite est déplacée presque chaque semaine, en l’attelant au tracteur. Le lait est stocké dans un tank à lait mobile tractable également. les vaches montent sur des quais pour ne pas être au sol, il y a des panneaux solaires et une résistance pour chauffer l’eau de rinçage, si jamais il n’y a pas d’électricité il y a aussi un groupe électrogène. S&#039;il y a bien un point de vigilance à prendre en compte sur ce système, ce sont les germes, surtout au printemps et à l’automne, il faut de l’eau assez chaude pour le lavage (la température en fin de lavage ne doit pas être inférieure à 35-40 c°). Le reste de l’année, les vaches sont traites à la ferme, dans une salle de traite en 2x4 places.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce choix audacieux, loin d’être une simple adaptation technique, s’inscrit dans une vision globale de durabilité et de bien-être au travail.&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+&lt;br /&gt;
!Nom de la Ferme&lt;br /&gt;
!GAEC de l’Abreuvoir&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Localisation&lt;br /&gt;
|Saint Sorlin de Morestel&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Labels&lt;br /&gt;
|BIO&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|SAU/ SFP&lt;br /&gt;
|95.6 ha dont 85ha de prairies et 10ha de culture, (Pâturage 7mois/an)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Assolement&lt;br /&gt;
|Culture = 4ha de maïs et 6ha de méteil&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|UTH et leur répartition&lt;br /&gt;
|3 associé.es dont : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2 associé.es = gestion troupeau, administratif, fromagerie, astreintes week-end (l’un à 50-60h /semaine et l’autre 45h/semaine)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1 associée = uniquement de la transformation et vente = 35H/semaine&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2 salariés (35h et 24h), 2 apprenties , qui travaillent sur la fromagerie, la vente, la livraison et les vaches&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
Présentation de l&#039;atelier lait : &lt;br /&gt;
Une partie du lait est transformée en yaourts, yaourts à boire (24 700L/an tous yaourts confondus), crème, lait cru (1200L/an) et fromages blancs (6600L/an) , qui sont vendus en direct sur la ferme (2 fois par semaine), au marché de Morestel le dimanche matin, à des restaurations collective comme “Manger Bio Isère”, la Biocoop, les magasins de producteurs et épicerie. L’autre partie du lait est vendue à Biolait. Le laboratoire de transformation a 20 ans, et donc cela représente un coût en moins pour le passage à la monotraite. La vente de lait à Biolait représente 24% du chiffre d’affaires du GAEC (150 000L de lait vendu à l’année), contre 66% pour le reste des produits, les 10% restants se font via la vente d’animaux (vaches de réforme et veaux). La vente veaux croisés charolais destinés à l&#039;engraissement et issus de la monte naturelle permet d’avoir de la trésorerie pour l’achat des génisses de renouvellement de plusieurs races laitières.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Taille du troupeau&lt;br /&gt;
70 Vaches laitières&lt;br /&gt;
Races&lt;br /&gt;
Prim&#039;Holstein, Montbéliarde, Jersiaises, Abondance, Tarine, Kiwi, Simmental, Vosgienne, (Hérens)&lt;br /&gt;
La production moyenne ( en L/Vache/an)&lt;br /&gt;
3000L/ Vache/an &lt;br /&gt;
Soit 210 000L produit à l’année&lt;br /&gt;
Reproduction&lt;br /&gt;
1er vêlage à 3 ans.  &lt;br /&gt;
Monte avec 2 taureaux Charolais + IA séxée (assure 15% de renouvellement du cheptel) et non séxée&lt;br /&gt;
Taux Butyreux (Moyenne)&lt;br /&gt;
42.65g/L&lt;br /&gt;
Taux Protéique&lt;br /&gt;
33.3 g/L&lt;br /&gt;
Nb de cellules&lt;br /&gt;
328 000 cellules/ml de lait &lt;br /&gt;
Infrastructures&lt;br /&gt;
Utilisation d’une salle de traite mobile durant la période de pâturage estivale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur la partie alimentation, l’exploitation est en herbe avec un pâturage jour et nuit pendant 7 mois de l’année. Chaque année, une partie de la prairie est semée (30kg/ha : 34 % de Dactyle, 34% de Luzerne, 10% de Fétuques des prés/élevée, 6% de Ray-Grass italien/hybride et 16% de Trèfle violet/blanc). 5kg de Luzerne sont semés dans les prairies pâturées. Les prairies sont fauchées (foin séché en grange) et/ou pâturées par les vaches. Les parcelles en rotation sont des prairies temporaires pendant 5 ans.&lt;br /&gt;
Le méteil (qui sert surtout pour attirer à la salle de traite) est constitué de seigle, d’avoine, de triticale et de pois. Il est utilisé en tant que concentré l’été, en complémentation du pâturage pour les vaches laitières. Le maïs est transformé en maïs grain humide (boudin) pour apporter des concentrés dans la ration de foin en hiver quand les vaches sont au bâtiment. La ferme est autonome sur la totalité des rations. Les éleveurs achètent seulement du tanin de châtaigne et des minéraux comme compléments alimentaires.&lt;br /&gt;
Au bâtiment: l&#039;aliment principal des vaches est le foin à volonté. Le séchage en grange permet une très bonne conservation des qualités nutritives de celui-ci. En complément, 3 kg par jour et par vache de maïs grain humide est distribué à l’auge (valeur nutritionnelle importante). En été, les vaches sont au pâturage jour et nuit. Les parcelles autour de la ferme sont organisées en pâturages tournant autour de la salle de traite mobile. Pour la gestion du pâturage tournant cela dépend de la saison et la pousse mais de manière générale, ce sont des paddocks de 1ha pour 60 vaches laitières pour 24h, au printemps ils sont séparés en 2 voir 3 et en été ils sont mangés en report sur pied et les vaches restent plus longtemps. Lors de la traite, les vaches ont  600g de méteil (seigle, avoine, triticale, pois).&lt;br /&gt;
Les éleveurs complètent en minéraux toute l’année et en tanin de châtaignier au pâturage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pourquoi avoir choisi la monotraite ?&lt;br /&gt;
Le passage vers une seule traite par jour a été motivé par des aspirations humaines et stratégiques profondes. Les associé.es ont souhaité :&lt;br /&gt;
• Améliorer la qualité de vie : Réduire les astreintes de l&#039;après-midi et rendre les week-ends plus tranquilles.&lt;br /&gt;
• Réorganiser le travail : Permettre une meilleure répartition des tâches entre les six membres de l&#039;équipe et de se libérer du temps l’après-midi, pour les chantiers, clôtures, foin, bricolage, entretien et la vente deux fois par semaine. &lt;br /&gt;
• Anticiper la transmission : Rendre la ferme plus attractive pour les futures générations de repreneurs.euses, un enjeu crucial avec le départ à la retraite de Philippe en 2027.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une transition rapide et spécifique&lt;br /&gt;
Le passage de la bitraite à la monotraite s’est fait de manière très rapide.&lt;br /&gt;
Cette fluidité s&#039;explique par le fait que les vaches du troupeau ne sont pas de &amp;quot;grosses productrices&amp;quot;, avec un objectif de rendement modéré d&#039;environ 3 000 litres de lait par vache et par an. Le système était déjà orienté vers le pâturage, facilitant l&#039;adaptation des animaux.&lt;br /&gt;
L&#039;une des grandes forces de l&#039;exploitation réside dans la diversité de son troupeau. Cette mixité permet une résilience accrue. Par exemple, les Jersiaises apportent une excellente qualité de lait (taux), tandis que les races montagnardes comme la Tarine ou l&#039;Abondance sont parfaitement adaptées au pâturage et d’autres comme les Montbéliardes ou Prim’Holstein font la majorité de la production laitière. Le fait d’avoir 8 races permet une différenciation dans la valorisation des fourrages, c’est optimal pour les prairies. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, sur le plan technique, ce changement a nécessité des spécificités de conduite:&lt;br /&gt;
• Un réajustement de la ration alimentaire (comme expliqué ci dessus).&lt;br /&gt;
• Une vigilance accrue sur la traite : il est essentiel de bien finir de traire pour vider la mamelle et éviter les mammites. Malgré une hausse ponctuelle des cellules liée à des facteurs externes (sécheresse et FCO), la santé du troupeau est restée stable&lt;br /&gt;
• Hygiène rigoureuse : L&#039;utilisation d&#039;une salle de traite mobile durant les sept mois de pâturage impose d&#039;être plus vigilant sur la gestion des germes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Impacts et résultats : un équilibre à trouver&lt;br /&gt;
Bien que la transition technique ait été immédiate, l&#039;équilibre économique demande un temps d&#039;ajustement plus long. Le GAEC a observé une baisse de production d’environ 30 %. Toutefois, cette perte est en partie compensée par la hausse des taux (butyreux et protéiques), qui améliore la valeur du lait (prime laiterie avec un prix de vente de base d’environ 500€/1000L), et par la forte valorisation via la transformation. Deux tiers du lait sont transformés sur place en yaourts, crème et fromages blancs.&lt;br /&gt;
Pour l&#039;équipe, le gain en confort de travail et la diminution de la fatigue physique confirment que le pari est réussi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bilan et conseils pour une transition réussie : &lt;br /&gt;
La monotraite a d&#039;ores et déjà rempli ses objectifs sociaux, plus qu’une seule traite le matin pour se libérer du temps l’après midi. Ce système rend la ferme beaucoup plus attractive pour les futures générations, facilitant ainsi la transmission de l&#039;exploitation prévue d&#039;ici 2027.&lt;br /&gt;
Le GAEC conseille à ceux qui souhaitent se lancer de :&lt;br /&gt;
Accepter que ce ne sera pas parfait dès le début et que la monotraite est plus facile avec des vaches qui sont déjà adaptées à ce système. &lt;br /&gt;
Être dans une logique de “qu’est-ce que ma vache peut produire avec ce que j’ai sur mon exploitation”. Avec une logique du moins cher possible et ne pas vouloir produire le plus de litre. Sortir du cercle “Toujours plus”.&lt;br /&gt;
Gérer ses cellules en couplant le système monotraite avec le système de vaches “nourrices”, de ne pas tout réformer mais de tester, de se poser des questions. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En conclusion, pour le GAEC de l&#039;Abreuvoir, la réussite ne se mesure plus seulement au litre de lait produit, mais à l&#039;équilibre trouvé entre la terre, l&#039;animal et l&#039;humain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Pages liées}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Camille Massé (1205298039)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Le_GAEC_de_l%E2%80%99Abreuvoir_:_Quand_la_monotraite_et_salle_de_traite_mobile_redessinent_l%E2%80%99avenir_d%E2%80%99une_ferme_bio&amp;diff=195105</id>
		<title>Le GAEC de l’Abreuvoir : Quand la monotraite et salle de traite mobile redessinent l’avenir d’une ferme bio</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Le_GAEC_de_l%E2%80%99Abreuvoir_:_Quand_la_monotraite_et_salle_de_traite_mobile_redessinent_l%E2%80%99avenir_d%E2%80%99une_ferme_bio&amp;diff=195105"/>
		<updated>2026-05-26T18:49:58Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Camille Massé (1205298039) : Page créée avec « {{Exemple de mise en œuvre |Nom de l&amp;#039;agriculteur=Philippe Allagnat |Nom de l&amp;#039;exploitation=GAEC DE l&amp;#039;ABREUVOIR |Département=Isère (département) |Adresse=142 ROUTE DU VILLAGE, 38510 SAINT-SORLIN-DE-MORESTEL |Coordonnées GPS=45.63742, 5.47658 |SAU=95.6 |Titre court=Le GAEC de l’Abreuvoir : Quand la monotraite et salle de traite mobile redessinent l’avenir d’une ferme bio |Objectif=Réduction des charges |Mois de l&amp;#039;année=Janvier, Février, Mars, Avril, Ma... »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Exemple de mise en œuvre&lt;br /&gt;
|Nom de l&#039;agriculteur=Philippe Allagnat&lt;br /&gt;
|Nom de l&#039;exploitation=GAEC DE l&#039;ABREUVOIR&lt;br /&gt;
|Département=Isère (département)&lt;br /&gt;
|Adresse=142 ROUTE DU VILLAGE, 38510 SAINT-SORLIN-DE-MORESTEL&lt;br /&gt;
|Coordonnées GPS=45.63742, 5.47658&lt;br /&gt;
|SAU=95.6&lt;br /&gt;
|Titre court=Le GAEC de l’Abreuvoir : Quand la monotraite et salle de traite mobile redessinent l’avenir d’une ferme bio&lt;br /&gt;
|Objectif=Réduction des charges&lt;br /&gt;
|Mois de l&#039;année=Janvier, Février, Mars, Avril, Mai, Juin, Juillet, Août, Septembre, Octobre, Novembre, Décembre&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
Installé à Saint-Sorlin-de-Morestel, dans le département de l’Isère, Philippe Allagnat a conduit le GAEC de l’Abreuvoir vers une transformation profonde aux côtés de ses associées, Laurence et Madeline. Après une conversion à l’agriculture biologique en 2010, et l’introduction progressive de Jersiaises pour diversifier le troupeau, l&#039;exploitation a consolidé son système 100 % herbe avant de franchir une étape décisive : sauter le pas de la monotraite intégrale en mai 2023. Ce choix, dicté par une volonté de simplifier l&#039;organisation du travail et d&#039;améliorer la qualité de vie de l&#039;équipe, redessine aujourd&#039;hui l&#039;avenir de cette ferme iséroise. Ce changement fut également facilité par la mise en place depuis 2004 d’une salle de traite mobile 7 mois sur 12. Elle a été auto construite, en 3x2 places et n’est pas automatisée. C’est une gestion chronophage, son installation et son rangement prennent une demi-journée. La salle de traite est déplacée presque chaque semaine, en l’attelant au tracteur. Le lait est stocké dans un tank à lait mobile tractable également. les vaches montent sur des quais pour ne pas être au sol, il y a des panneaux solaires et une résistance pour chauffer l’eau de rinçage, si jamais il n’y a pas d’électricité il y a aussi un groupe électrogène. S&#039;il y a bien un point de vigilance à prendre en compte sur ce système, ce sont les germes, surtout au printemps et à l’automne, il faut de l’eau assez chaude pour le lavage (la température en fin de lavage ne doit pas être inférieure à 35-40 c°). Le reste de l’année, les vaches sont traites à la ferme, dans une salle de traite en 2x4 places.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce choix audacieux, loin d’être une simple adaptation technique, s’inscrit dans une vision globale de durabilité et de bien-être au travail.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nom de la Ferme&lt;br /&gt;
GAEC de l’Abreuvoir&lt;br /&gt;
Localisation&lt;br /&gt;
Saint Sorlin de Morestel&lt;br /&gt;
Labels&lt;br /&gt;
BIO&lt;br /&gt;
SAU/ SFP&lt;br /&gt;
95.6 ha dont 85ha de prairies et 10ha de culture, (Pâturage 7mois/an)&lt;br /&gt;
Assolement&lt;br /&gt;
Culture = 4ha de maïs et 6ha de méteil&lt;br /&gt;
UTH et leur répartition&lt;br /&gt;
3 associé.es dont : &lt;br /&gt;
2 associé.es = gestion troupeau, administratif, fromagerie, astreintes week-end (l’un à 50-60h /semaine et l’autre 45h/semaine)&lt;br /&gt;
1 associé = uniquement de la transformation et vente = 35H/semaine&lt;br /&gt;
2 salariés (35h et 24h), 2 apprenties , qui travaillent sur la fromagerie, la vente, la livraison et les vaches&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Présentation de l&#039;atelier lait : &lt;br /&gt;
Une partie du lait est transformée en yaourts, yaourts à boire (24 700L/an tous yaourts confondus), crème, lait cru (1200L/an) et fromages blancs (6600L/an) , qui sont vendus en direct sur la ferme (2 fois par semaine), au marché de Morestel le dimanche matin, à des restaurations collective comme “Manger Bio Isère”, la Biocoop, les magasins de producteurs et épicerie. L’autre partie du lait est vendue à Biolait. Le laboratoire de transformation a 20 ans, et donc cela représente un coût en moins pour le passage à la monotraite. La vente de lait à Biolait représente 24% du chiffre d’affaires du GAEC (150 000L de lait vendu à l’année), contre 66% pour le reste des produits, les 10% restants se font via la vente d’animaux (vaches de réforme et veaux). La vente veaux croisés charolais destinés à l&#039;engraissement et issus de la monte naturelle permet d’avoir de la trésorerie pour l’achat des génisses de renouvellement de plusieurs races laitières.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Taille du troupeau&lt;br /&gt;
70 Vaches laitières&lt;br /&gt;
Races&lt;br /&gt;
Prim&#039;Holstein, Montbéliarde, Jersiaises, Abondance, Tarine, Kiwi, Simmental, Vosgienne, (Hérens)&lt;br /&gt;
La production moyenne ( en L/Vache/an)&lt;br /&gt;
3000L/ Vache/an &lt;br /&gt;
Soit 210 000L produit à l’année&lt;br /&gt;
Reproduction&lt;br /&gt;
1er vêlage à 3 ans.  &lt;br /&gt;
Monte avec 2 taureaux Charolais + IA séxée (assure 15% de renouvellement du cheptel) et non séxée&lt;br /&gt;
Taux Butyreux (Moyenne)&lt;br /&gt;
42.65g/L&lt;br /&gt;
Taux Protéique&lt;br /&gt;
33.3 g/L&lt;br /&gt;
Nb de cellules&lt;br /&gt;
328 000 cellules/ml de lait &lt;br /&gt;
Infrastructures&lt;br /&gt;
Utilisation d’une salle de traite mobile durant la période de pâturage estivale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur la partie alimentation, l’exploitation est en herbe avec un pâturage jour et nuit pendant 7 mois de l’année. Chaque année, une partie de la prairie est semée (30kg/ha : 34 % de Dactyle, 34% de Luzerne, 10% de Fétuques des prés/élevée, 6% de Ray-Grass italien/hybride et 16% de Trèfle violet/blanc). 5kg de Luzerne sont semés dans les prairies pâturées. Les prairies sont fauchées (foin séché en grange) et/ou pâturées par les vaches. Les parcelles en rotation sont des prairies temporaires pendant 5 ans.&lt;br /&gt;
Le méteil (qui sert surtout pour attirer à la salle de traite) est constitué de seigle, d’avoine, de triticale et de pois. Il est utilisé en tant que concentré l’été, en complémentation du pâturage pour les vaches laitières. Le maïs est transformé en maïs grain humide (boudin) pour apporter des concentrés dans la ration de foin en hiver quand les vaches sont au bâtiment. La ferme est autonome sur la totalité des rations. Les éleveurs achètent seulement du tanin de châtaigne et des minéraux comme compléments alimentaires.&lt;br /&gt;
Au bâtiment: l&#039;aliment principal des vaches est le foin à volonté. Le séchage en grange permet une très bonne conservation des qualités nutritives de celui-ci. En complément, 3 kg par jour et par vache de maïs grain humide est distribué à l’auge (valeur nutritionnelle importante). En été, les vaches sont au pâturage jour et nuit. Les parcelles autour de la ferme sont organisées en pâturages tournant autour de la salle de traite mobile. Pour la gestion du pâturage tournant cela dépend de la saison et la pousse mais de manière générale, ce sont des paddocks de 1ha pour 60 vaches laitières pour 24h, au printemps ils sont séparés en 2 voir 3 et en été ils sont mangés en report sur pied et les vaches restent plus longtemps. Lors de la traite, les vaches ont  600g de méteil (seigle, avoine, triticale, pois).&lt;br /&gt;
Les éleveurs complètent en minéraux toute l’année et en tanin de châtaignier au pâturage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pourquoi avoir choisi la monotraite ?&lt;br /&gt;
Le passage vers une seule traite par jour a été motivé par des aspirations humaines et stratégiques profondes. Les associé.es ont souhaité :&lt;br /&gt;
• Améliorer la qualité de vie : Réduire les astreintes de l&#039;après-midi et rendre les week-ends plus tranquilles.&lt;br /&gt;
• Réorganiser le travail : Permettre une meilleure répartition des tâches entre les six membres de l&#039;équipe et de se libérer du temps l’après-midi, pour les chantiers, clôtures, foin, bricolage, entretien et la vente deux fois par semaine. &lt;br /&gt;
• Anticiper la transmission : Rendre la ferme plus attractive pour les futures générations de repreneurs.euses, un enjeu crucial avec le départ à la retraite de Philippe en 2027.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une transition rapide et spécifique&lt;br /&gt;
Le passage de la bitraite à la monotraite s’est fait de manière très rapide.&lt;br /&gt;
Cette fluidité s&#039;explique par le fait que les vaches du troupeau ne sont pas de &amp;quot;grosses productrices&amp;quot;, avec un objectif de rendement modéré d&#039;environ 3 000 litres de lait par vache et par an. Le système était déjà orienté vers le pâturage, facilitant l&#039;adaptation des animaux.&lt;br /&gt;
L&#039;une des grandes forces de l&#039;exploitation réside dans la diversité de son troupeau. Cette mixité permet une résilience accrue. Par exemple, les Jersiaises apportent une excellente qualité de lait (taux), tandis que les races montagnardes comme la Tarine ou l&#039;Abondance sont parfaitement adaptées au pâturage et d’autres comme les Montbéliardes ou Prim’Holstein font la majorité de la production laitière. Le fait d’avoir 8 races permet une différenciation dans la valorisation des fourrages, c’est optimal pour les prairies. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, sur le plan technique, ce changement a nécessité des spécificités de conduite:&lt;br /&gt;
• Un réajustement de la ration alimentaire (comme expliqué ci dessus).&lt;br /&gt;
• Une vigilance accrue sur la traite : il est essentiel de bien finir de traire pour vider la mamelle et éviter les mammites. Malgré une hausse ponctuelle des cellules liée à des facteurs externes (sécheresse et FCO), la santé du troupeau est restée stable&lt;br /&gt;
• Hygiène rigoureuse : L&#039;utilisation d&#039;une salle de traite mobile durant les sept mois de pâturage impose d&#039;être plus vigilant sur la gestion des germes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Impacts et résultats : un équilibre à trouver&lt;br /&gt;
Bien que la transition technique ait été immédiate, l&#039;équilibre économique demande un temps d&#039;ajustement plus long. Le GAEC a observé une baisse de production d’environ 30 %. Toutefois, cette perte est en partie compensée par la hausse des taux (butyreux et protéiques), qui améliore la valeur du lait (prime laiterie avec un prix de vente de base d’environ 500€/1000L), et par la forte valorisation via la transformation. Deux tiers du lait sont transformés sur place en yaourts, crème et fromages blancs.&lt;br /&gt;
Pour l&#039;équipe, le gain en confort de travail et la diminution de la fatigue physique confirment que le pari est réussi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bilan et conseils pour une transition réussie : &lt;br /&gt;
La monotraite a d&#039;ores et déjà rempli ses objectifs sociaux, plus qu’une seule traite le matin pour se libérer du temps l’après midi. Ce système rend la ferme beaucoup plus attractive pour les futures générations, facilitant ainsi la transmission de l&#039;exploitation prévue d&#039;ici 2027.&lt;br /&gt;
Le GAEC conseille à ceux qui souhaitent se lancer de :&lt;br /&gt;
Accepter que ce ne sera pas parfait dès le début et que la monotraite est plus facile avec des vaches qui sont déjà adaptées à ce système. &lt;br /&gt;
Être dans une logique de “qu’est-ce que ma vache peut produire avec ce que j’ai sur mon exploitation”. Avec une logique du moins cher possible et ne pas vouloir produire le plus de litre. Sortir du cercle “Toujours plus”.&lt;br /&gt;
Gérer ses cellules en couplant le système monotraite avec le système de vaches “nourrices”, de ne pas tout réformer mais de tester, de se poser des questions. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En conclusion, pour le GAEC de l&#039;Abreuvoir, la réussite ne se mesure plus seulement au litre de lait produit, mais à l&#039;équilibre trouvé entre la terre, l&#039;animal et l&#039;humain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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		<author><name>Camille Massé (1205298039)</name></author>
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