<?xml version="1.0"?>
<feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom" xml:lang="fr">
	<id>https://wiki.tripleperformance.fr/api.php?action=feedcontributions&amp;feedformat=atom&amp;user=Jasmin+Razongles+%283492550133%29</id>
	<title>Triple Performance - Contributions [fr]</title>
	<link rel="self" type="application/atom+xml" href="https://wiki.tripleperformance.fr/api.php?action=feedcontributions&amp;feedformat=atom&amp;user=Jasmin+Razongles+%283492550133%29"/>
	<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/wiki/Sp%C3%A9cial:Contributions/Jasmin_Razongles_(3492550133)"/>
	<updated>2026-07-28T22:00:11Z</updated>
	<subtitle>Contributions</subtitle>
	<generator>MediaWiki 1.43.9</generator>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Apports_de_phosphore_et_localisation&amp;diff=178474</id>
		<title>Apports de phosphore et localisation</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Apports_de_phosphore_et_localisation&amp;diff=178474"/>
		<updated>2025-10-31T15:07:25Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Jasmin Razongles (3492550133) : /* Effet de la localisation du phosphore et de la teneur du sol */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Pratique&lt;br /&gt;
|Organisme=Structure:Centre National d&#039;Agroécologie&lt;br /&gt;
|Image=Fertilisation localisé.jpg&lt;br /&gt;
|ImageCaption=Exemple de l&#039;impact de la localisation (ici azote)&lt;br /&gt;
|Type de production=Grandes cultures&lt;br /&gt;
|Objectif=Productivité@ Réduction des charges&lt;br /&gt;
|Mots-clés=Phosphore, localisation, Fertilisation P-K-Mg&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
Le phosphore est un élément essentiel aux cultures mais sa très faible mobilité dans le sol pénalise souvent son assimilation et impacte les rendements, surtout lorsque le sol est faiblement pourvu. Cet article explore comment la localisation de l&#039;engrais phosphaté au plus près du semis améliore son efficacité, favorise le développement racinaire et permet des gains de rendement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Localiser la fertilisation phosphatée pour de meilleurs résultats? =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le phosphore, un élément peu mobile mais pas moins essentiel ==&lt;br /&gt;
[[Fichier:Déplacement du phosphore.png|vignette|436x436px]]   &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le phosphore est un élément très peu mobile dans le sol (seulement 2 mm par an) et c’est aussi un constituant majeur des plantes (présent dans l’ATP notamment). En plus de cela, sa disponibilité pour les plantes est souvent faible et cela entraîne des pertes de rendement directes lorsque le seuil de P Olsen ( P disponible) passe sous les 20 mg/kg de terre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce seuil est plus ou moins élevé en fonction du besoin des cultures en phosphore. Le type de sol est aussi à prendre en compte pour l’ajustement des teneurs seuils pour prévoir ou non les apports. Voici les abaques d’Arvalis à ce sujet [https://www.arvalis.fr/infos-techniques/connaitre-les-teneurs-seuils-dans-sa-region-selon-son-sol &amp;lt;u&amp;gt;ici&amp;lt;/u&amp;gt;].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Exigence des culture en P et K.png|vignette|582x582px|&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.arvalis.fr/infos-techniques/le-raisonnement-de-la-fertilisation-p-k-repose-sur-quatre-criteres&amp;lt;/ref&amp;gt;]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le dernier paramètre pour raisonner les apports d&#039;éléments minéraux est le calcul des exportations de la culture grâce notamment aux teneur de chaque espèce. La méthode du COMIFER permet un calcul simple et efficace, à voir dans le document [https://comifer.asso.fr/wp-content/uploads/COMIFER_Grille-Fertilisation-teneurs-P-K-Mg_2009.pdf &amp;lt;u&amp;gt;ici&amp;lt;/u&amp;gt;].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Rôle du pH dans la disponibilité ==&lt;br /&gt;
Le pH du sol joue un rôle déterminant dans l’équilibre de dissolution/précipitation d’un phosphate de calcium. En effet, dans les sols basques, le P se précipite avec le calcium ce qui le rend faiblement disponible. Les pH acide favorise la dissolution des phosphates de calcium mais favorise la complexation du P avec le Fer (Fe) et l’aluminium (Al).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A cause de ces phénomènes, le phosphore apporté au printemps sur une culture d’automne ne sera pas pleinement optimal et l’apport sur culture à large inter rang et cycle court (maïs) sera aussi moins efficace.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour profiter au maximum d’un apport de P,  la localisation au semis ou les apports en plein avant le semis et/ou incorporés (si on n&#039;est pas équipé) peuvent améliorer l’utilisation du P.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Effet de la localisation du phosphore et de la teneur du sol ==&lt;br /&gt;
[[Fichier:Résultat d&#039;essai de la localisation du P.png|vignette|499x499px|&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.arvalis.fr/sites/default/files/imported_files/1-choisir1_fertilisation_mediterranee_rhonealpes_2019_4765195192740797708.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt;]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Compilation de 10 essais fertilisation P / Blé tendre et dur 40 u de Super 45 (Arvalis, 1995-2017)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’apport en localisé de 40 unités de super 45 améliore le rendement en blé de 2,3 q/ha en moyenne. Cependant, on observe un seuil (20mg/kg de phosphore Olsen) au-delà duquel la fertilisation en phosphore n’a pratiquement pas d’effet par rapport au témoin non fertilisé. Cependant, une impasse de longue durée voit diminuer la teneur du sol d’environ 2 mg/kg par an.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le faible impact mesuré de la localisation de phosphore sur céréales est aussi à relier à la bonne performance de leur système racinaire (expliquant en partie leur faible à moyenne exigence en phosphore) et à leur mode de semis en inter-rang étroit. Ainsi, les cultures réagissant le mieux à la localisation de phosphore sont généralement des cultures à large inter-rang comme le colza à  l’automne ou le maïs au printemps.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le rendement est vraiment amélioré par l’engrais phosphaté que lorsque le sol est faiblement pourvu en cet élément. La localisation permet une petite augmentation mais elle reste faible.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Date d&#039;apport du P et rendement .png|vignette|519x519px|&amp;lt;ref&amp;gt;https://opera-connaissances.chambres-agriculture.fr/doc_num.php?explnum_id=215539&amp;lt;/ref&amp;gt;]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Apporter le phosphore tôt afin qu’il soit disponible et efficace sur la culture ==&lt;br /&gt;
Cet essai réalisé à Montans (81) par Arvalis en 1998 sur blé tendre d’hiver sur un sol peu pourvu (teneur en P Olsen de 20 ppm) met en évidence un effet date d’apport. Dans le cas de sols pauvres en phosphore, un apport avant semis est mieux valorisé qu’un apport à 2 talles. En effet, c’est au stade jeune que les plantes sont les plus sensibles à une carence en phosphore. On remarque aussi que cet effet se dissipe lorsque les doses apportées sont importantes (60 kg/ha/an).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Localisation du P et semis précoce ==&lt;br /&gt;
[[Fichier:Graphique d&#039;essai sur la fertilisation starter et la date de semis du maïs.png|vignette|550x550px|&amp;lt;ref&amp;gt;Essai de Calmont (31) 2009&amp;lt;/ref&amp;gt;]]&lt;br /&gt;
Dans cet essai de 2009 à Calmont (31), l’engrais starter, ici du 14-48 localisé au semis (5-5 cm) à permis un gain de 15 q/ha pour un semis en condition froide, au 20 mars. Il n’y a par contre pas de différence visible pour un semis au cours du mois d&#039;avril avec starter ou non. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les températures froides limitent la croissance racinaire du maïs et donc pénalise sa prospection. De plus, toujours d’après Arvalis (Essai LD de Presly (18) - 2001 40 et 80 kg P2O5/ha), la localisation du phosphore favorise un enracinement plus dense dans l&#039;horizon  0-30, le volume de sol exploré est alors plus grand.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ici, les effets combinés du froid et du développement racinaire moins important sans starter ont vraiment pénaliser le rendement du semis précoce sans localisation du P.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Attention à la toxicité en cas de contact avec les semences ==&lt;br /&gt;
[[Fichier:Indice de salinité des engrais .png|vignette|471x471px]]&lt;br /&gt;
Presque tous les engrais sont des sels. En se dissolvant dans le sol, ils augmentent la concentration en sel de la solution. Une augmentation de la concentration en sel accroît le potentiel osmotique de la solution. Plus le potentiel osmotique d&#039;une solution est élevé, plus il est difficile pour les graines ou les plantes d&#039;extraire l&#039;eau du sol dont elles ont besoin pour leur croissance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le regain d&#039;intérêt pour l&#039;épandage d&#039;engrais dans ou à proximité du rang de semis souligne l&#039;importance de se rappeler qu&#039;une augmentation de la concentration en sel dans la bande d&#039;engrais peut endommager les graines et les plantules. Déposer l&#039;engrais à au moins cinq centimètres de la graine permet généralement d&#039;éviter les blessures. Un apport excessif d&#039;engrais dans une bande de démarrage peut néanmoins causer des dommages, surtout par temps sec.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;indice de salinité du nitrate de sodium est défini à 100. Les engrais dont l&#039;indice de salinité est supérieur à 100 produisent un potentiel osmotique supérieur à celui d&#039;un poids équivalent de nitrate de sodium. Les engrais dont l&#039;indice de salinité est inférieur à 100 produisent un potentiel osmotique inférieur à celui d&#039;un poids équivalent de nitrate de sodium.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Graphique prouvant la toxicité de certain engrais azotés.png|vignette|459x459px|&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot;&amp;gt;https://www.arvalis.fr/infos-techniques/localisation-de-lengrais-au-semis-attention-aux-phenomenes-de-phytotoxicite&amp;lt;/ref&amp;gt;]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===== La toxicité ammoniacale est aussi importante en cas d’apport d’azote localisé. =====&lt;br /&gt;
Les pertes de levée de la culture lorsque 75 unité d’azote sont apportés en localisé vont de 5% (urée) à 20 % (ammonitrate). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour éviter tout risque de brûlure, il est conseillé de limiter les doses d&#039;engrais (N,P,K et S) apportés à 50 unités dans le rang pour un semis à 25 cm d’écartement. Attention toutefois à diviser la dose par deux en cas de semis à 5O cm pour le pas concentrer l’apport par rapport à un écart de 25cm.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Type de localisation et toxicité.png|vignette|417x417px|&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot; /&amp;gt;]]&lt;br /&gt;
Généralement, en maïs, les doses apportées sont de 40 l de 14-48 au niveau de la graine dans le rang. Lorsque les apport sont plus important, il est conseillé d’apporter le surplus en décaler (5-5 cm).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les facteurs qui favorisent les risques de dommages sont : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Une CEC est faible&lt;br /&gt;
* Plus un engrais a un fort indice de salinité et plus le produit sera agressif&lt;br /&gt;
* Plus le produit est chargé en NH4, et plus il sera agressif&lt;br /&gt;
* Plus la dose d’engrais et forte, et plus le produit est agressif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
[[Fichier:Tableau récapitulatif .png|vignette|432x432px|&amp;lt;ref&amp;gt;Figure résumé, production personnelle &amp;lt;/ref&amp;gt;]]&lt;br /&gt;
Contrairement à l’azote, la fertilisation au phosphore répond très peu en termes de rendement. C&#039;est -à -dire que les doses apportées ne sont pas du tout corrélées au rendement. Sauf lorsque le sol est faiblement pourvu en phosphore (moins de 20 mg/kg de P Olsen) la réponse à la fertilisation est visible est immédiate sur le rendement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a des leviers actionnables pour que le P apporté soit efficace sur la culture de l’année. On peut notamment localiser l’engrais dans ou proche de la raie de semis. Cela favorise le développement du système racinaire qui offre une meilleure résilience et améliore un peu le rendement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ensuite, plus on positionne l’apport proche du semis, meilleur est son effet sur le rendement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De manière générale, lorsque l’on positionne l’apport de P proche de la semence dans l’espace (en localisé) et dans le temps (proche du semis) le P est plus utilisé par la culture cible de l’année. Sinon, le P fertilisera les cultures des années suivantes avec tout de même le risque de pertes par érosion ce qui représente une source de pollution est une perte économique pour l’agriculteur. &amp;lt;div&amp;gt;&lt;br /&gt;
== Source ==&lt;br /&gt;
Cet article a été rédigé par [[Utilisateur:Jasmin Razongles|Jasmin Razongles]], étudiant ingénieur agronome en alternance au [[Structure:Centre National d&#039;Agroécologie|Centre National d&#039;Agroécologie]].&lt;br /&gt;
&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
{{Pages liées}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Jasmin Razongles (3492550133)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Apports_de_phosphore_et_localisation&amp;diff=178473</id>
		<title>Apports de phosphore et localisation</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Apports_de_phosphore_et_localisation&amp;diff=178473"/>
		<updated>2025-10-31T14:47:12Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Jasmin Razongles (3492550133) : /* Le phosphore, un élément peu mobile mais pas moins essentiel */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Pratique&lt;br /&gt;
|Organisme=Structure:Centre National d&#039;Agroécologie&lt;br /&gt;
|Image=Fertilisation localisé.jpg&lt;br /&gt;
|ImageCaption=Exemple de l&#039;impact de la localisation (ici azote)&lt;br /&gt;
|Type de production=Grandes cultures&lt;br /&gt;
|Objectif=Productivité@ Réduction des charges&lt;br /&gt;
|Mots-clés=Phosphore, localisation, Fertilisation P-K-Mg&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
Le phosphore est un élément essentiel aux cultures mais sa très faible mobilité dans le sol pénalise souvent son assimilation et impacte les rendements, surtout lorsque le sol est faiblement pourvu. Cet article explore comment la localisation de l&#039;engrais phosphaté au plus près du semis améliore son efficacité, favorise le développement racinaire et permet des gains de rendement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Localiser la fertilisation phosphatée pour de meilleurs résultats? =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le phosphore, un élément peu mobile mais pas moins essentiel ==&lt;br /&gt;
[[Fichier:Déplacement du phosphore.png|vignette|436x436px]]   &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le phosphore est un élément très peu mobile dans le sol (seulement 2 mm par an) et c’est aussi un constituant majeur des plantes (présent dans l’ATP notamment). En plus de cela, sa disponibilité pour les plantes est souvent faible et cela entraîne des pertes de rendement directes lorsque le seuil de P Olsen ( P disponible) passe sous les 20 mg/kg de terre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce seuil est plus ou moins élevé en fonction du besoin des cultures en phosphore. Le type de sol est aussi à prendre en compte pour l’ajustement des teneurs seuils pour prévoir ou non les apports. Voici les abaques d’Arvalis à ce sujet [https://www.arvalis.fr/infos-techniques/connaitre-les-teneurs-seuils-dans-sa-region-selon-son-sol &amp;lt;u&amp;gt;ici&amp;lt;/u&amp;gt;].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Exigence des culture en P et K.png|vignette|582x582px]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le dernier paramètre pour raisonner les apports d&#039;éléments minéraux est le calcul des exportations de la culture grâce notamment aux teneur de chaque espèce. La méthode du COMIFER permet un calcul simple et efficace, à voir dans le document [https://comifer.asso.fr/wp-content/uploads/COMIFER_Grille-Fertilisation-teneurs-P-K-Mg_2009.pdf &amp;lt;u&amp;gt;ici&amp;lt;/u&amp;gt;].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Rôle du pH dans la disponibilité ==&lt;br /&gt;
Le pH du sol joue un rôle déterminant dans l’équilibre de dissolution/précipitation d’un phosphate de calcium. En effet, dans les sols basques, le P se précipite avec le calcium ce qui le rend faiblement disponible. Les pH acide favorise la dissolution des phosphates de calcium mais favorise la complexation du P avec le Fer (Fe) et l’aluminium (Al).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A cause de ces phénomènes, le phosphore apporté au printemps sur une culture d’automne ne sera pas pleinement optimal et l’apport sur culture à large inter rang et cycle court (maïs) sera aussi moins efficace.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour profiter au maximum d’un apport de P,  la localisation au semis ou les apports en plein avant le semis et/ou incorporés (si on n&#039;est pas équipé) peuvent améliorer l’utilisation du P.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Effet de la localisation du phosphore et de la teneur du sol ==&lt;br /&gt;
[[Fichier:Résultat d&#039;essai de la localisation du P.png|vignette|499x499px]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Compilation de 10 essais fertilisation P / Blé tendre et dur 40 u de Super 45 (Arvalis, 1995-2017)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’apport en localisé de 40 unités de super 45 améliore le rendement en blé de 2,3 q/ha en moyenne. Cependant, on observe un seuil (20mg/kg de phosphore Olsen) au-delà duquel la fertilisation en phosphore n’a pratiquement pas d’effet par rapport au témoin non fertilisé. Cependant, une impasse de longue durée voit diminuer la teneur du sol d’environ 2 mg/kg par an.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le faible impact mesuré de la localisation de phosphore sur céréales est aussi à relier à la bonne performance de leur système racinaire (expliquant en partie leur faible à moyenne exigence en phosphore) et à leur mode de semis en inter-rang étroit. Ainsi, les cultures réagissant le mieux à la localisation de phosphore sont généralement des cultures à large inter-rang comme le colza à  l’automne ou le maïs au printemps.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le rendement est vraiment amélioré par l’engrais phosphaté que lorsque le sol est faiblement pourvu en cet élément. La localisation permet une petite augmentation mais elle reste faible.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Date d&#039;apport du P et rendement .png|vignette|519x519px]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Apporter le phosphore tôt afin qu’il soit disponible et efficace sur la culture ==&lt;br /&gt;
Cet essai réalisé à Montans (81) par Arvalis en 1998 sur blé tendre d’hiver sur un sol peu pourvu (teneur en P Olsen de 20 ppm) met en évidence un effet date d’apport. Dans le cas de sols pauvres en phosphore, un apport avant semis est mieux valorisé qu’un apport à 2 talles. En effet, c’est au stade jeune que les plantes sont les plus sensibles à une carence en phosphore. On remarque aussi que cet effet se dissipe lorsque les doses apportées sont importantes (60 kg/ha/an).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Localisation du P et semis précoce ==&lt;br /&gt;
[[Fichier:Graphique d&#039;essai sur la fertilisation starter et la date de semis du maïs.png|vignette|550x550px]]&lt;br /&gt;
Dans cet essai de 2009 à Calmont (31), l’engrais starter, ici du 14-48 localisé au semis (5-5 cm) à permis un gain de 15 q/ha pour un semis en condition froide, au 20 mars. Il n’y a par contre pas de différence visible pour un semis au cours du mois d&#039;avril avec starter ou non. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les températures froides limitent la croissance racinaire du maïs et donc pénalise sa prospection. De plus, toujours d’après Arvalis (Essai LD de Presly (18) - 2001 40 et 80 kg P2O5/ha), la localisation du phosphore favorise un enracinement plus dense dans l&#039;horizon  0-30, le volume de sol exploré est alors plus grand.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ici, les effets combinés du froid et du développement racinaire moins important sans starter ont vraiment pénaliser le rendement du semis précoce sans localisation du P.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Attention à la toxicité en cas de contact avec les semences ==&lt;br /&gt;
[[Fichier:Indice de salinité des engrais .png|vignette|471x471px]]&lt;br /&gt;
Presque tous les engrais sont des sels. En se dissolvant dans le sol, ils augmentent la concentration en sel de la solution. Une augmentation de la concentration en sel accroît le potentiel osmotique de la solution. Plus le potentiel osmotique d&#039;une solution est élevé, plus il est difficile pour les graines ou les plantes d&#039;extraire l&#039;eau du sol dont elles ont besoin pour leur croissance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le regain d&#039;intérêt pour l&#039;épandage d&#039;engrais dans ou à proximité du rang de semis souligne l&#039;importance de se rappeler qu&#039;une augmentation de la concentration en sel dans la bande d&#039;engrais peut endommager les graines et les plantules. Déposer l&#039;engrais à au moins cinq centimètres de la graine permet généralement d&#039;éviter les blessures. Un apport excessif d&#039;engrais dans une bande de démarrage peut néanmoins causer des dommages, surtout par temps sec.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;indice de salinité du nitrate de sodium est défini à 100. Les engrais dont l&#039;indice de salinité est supérieur à 100 produisent un potentiel osmotique supérieur à celui d&#039;un poids équivalent de nitrate de sodium. Les engrais dont l&#039;indice de salinité est inférieur à 100 produisent un potentiel osmotique inférieur à celui d&#039;un poids équivalent de nitrate de sodium.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Graphique prouvant la toxicité de certain engrais azotés.png|vignette|459x459px]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===== La toxicité ammoniacale est aussi importante en cas d’apport d’azote localisé. =====&lt;br /&gt;
Les pertes de levée de la culture lorsque 75 unité d’azote sont apportés en localisé vont de 5% (urée) à 20 % (ammonitrate). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour éviter tout risque de brûlure, il est conseillé de limiter les doses d&#039;engrais (N,P,K et S) apportés à 50 unités dans le rang pour un semis à 25 cm d’écartement. Attention toutefois à diviser la dose par deux en cas de semis à 5O cm pour le pas concentrer l’apport par rapport à un écart de 25cm.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Type de localisation et toxicité.png|vignette|417x417px]]&lt;br /&gt;
Généralement, en maïs, les doses apportées sont de 40 l de 14-48 au niveau de la graine dans le rang. Lorsque les apport sont plus important, il est conseillé d’apporter le surplus en décaler (5-5 cm).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les facteurs qui favorisent les risques de dommages sont : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Une CEC est faible&lt;br /&gt;
* Plus un engrais a un fort indice de salinité et plus le produit sera agressif&lt;br /&gt;
* Plus le produit est chargé en NH4, et plus il sera agressif&lt;br /&gt;
* Plus la dose d’engrais et forte, et plus le produit est agressif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
[[Fichier:Tableau récapitulatif .png|vignette|432x432px]]&lt;br /&gt;
Contrairement à l’azote, la fertilisation au phosphore répond très peu en termes de rendement. C&#039;est -à -dire que les doses apportées ne sont pas du tout corrélées au rendement. Sauf lorsque le sol est faiblement pourvu en phosphore (moins de 20 mg/kg de P Olsen) la réponse à la fertilisation est visible est immédiate sur le rendement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a des leviers actionnables pour que le P apporté soit efficace sur la culture de l’année. On peut notamment localiser l’engrais dans ou proche de la raie de semis. Cela favorise le développement du système racinaire qui offre une meilleure résilience et améliore un peu le rendement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ensuite, plus on positionne l’apport proche du semis, meilleur est son effet sur le rendement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De manière générale, lorsque l’on positionne l’apport de P proche de la semence dans l’espace (en localisé) et dans le temps (proche du semis) le P est plus utilisé par la culture cible de l’année. Sinon, le P fertilisera les cultures des années suivantes avec tout de même le risque de pertes par érosion ce qui représente une source de pollution est une perte économique pour l’agriculteur. &amp;lt;div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
{{Pages liées}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Jasmin Razongles (3492550133)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:Tableau_r%C3%A9capitulatif_.png&amp;diff=178472</id>
		<title>Fichier:Tableau récapitulatif .png</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:Tableau_r%C3%A9capitulatif_.png&amp;diff=178472"/>
		<updated>2025-10-31T14:46:37Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Jasmin Razongles (3492550133) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;efficacité des mode et stade d&#039;apport du P&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Jasmin Razongles (3492550133)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:Type_de_localisation_et_toxicit%C3%A9.png&amp;diff=178471</id>
		<title>Fichier:Type de localisation et toxicité.png</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:Type_de_localisation_et_toxicit%C3%A9.png&amp;diff=178471"/>
		<updated>2025-10-31T14:44:38Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Jasmin Razongles (3492550133) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Possible dommage de toxicité en fonction de la localisation&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Jasmin Razongles (3492550133)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:Graphique_prouvant_la_toxicit%C3%A9_de_certain_engrais_azot%C3%A9s.png&amp;diff=178470</id>
		<title>Fichier:Graphique prouvant la toxicité de certain engrais azotés.png</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:Graphique_prouvant_la_toxicit%C3%A9_de_certain_engrais_azot%C3%A9s.png&amp;diff=178470"/>
		<updated>2025-10-31T14:35:37Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Jasmin Razongles (3492550133) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Pourcentage de perte en fonction du type d&#039;engrais&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Jasmin Razongles (3492550133)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:Indice_de_salinit%C3%A9_des_engrais_.png&amp;diff=178469</id>
		<title>Fichier:Indice de salinité des engrais .png</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:Indice_de_salinit%C3%A9_des_engrais_.png&amp;diff=178469"/>
		<updated>2025-10-31T14:33:36Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Jasmin Razongles (3492550133) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Indice de salinité des engrais&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Jasmin Razongles (3492550133)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:Graphique_d%27essai_sur_la_fertilisation_starter_et_la_date_de_semis_du_ma%C3%AFs.png&amp;diff=178468</id>
		<title>Fichier:Graphique d&#039;essai sur la fertilisation starter et la date de semis du maïs.png</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:Graphique_d%27essai_sur_la_fertilisation_starter_et_la_date_de_semis_du_ma%C3%AFs.png&amp;diff=178468"/>
		<updated>2025-10-31T14:30:38Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Jasmin Razongles (3492550133) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Gain de rendement grâce au stater en condition de semis précoce&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Jasmin Razongles (3492550133)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:Date_d%27apport_du_P_et_rendement_.png&amp;diff=178467</id>
		<title>Fichier:Date d&#039;apport du P et rendement .png</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:Date_d%27apport_du_P_et_rendement_.png&amp;diff=178467"/>
		<updated>2025-10-31T14:29:00Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Jasmin Razongles (3492550133) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Plus le P est apporté tôt, plus la culture en bénéficie&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Jasmin Razongles (3492550133)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:R%C3%A9sultat_d%27essai_de_la_localisation_du_P.png&amp;diff=178466</id>
		<title>Fichier:Résultat d&#039;essai de la localisation du P.png</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:R%C3%A9sultat_d%27essai_de_la_localisation_du_P.png&amp;diff=178466"/>
		<updated>2025-10-31T14:27:45Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Jasmin Razongles (3492550133) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Gain de rendement due à la localisation du P&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Jasmin Razongles (3492550133)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:Exigence_des_culture_en_P_et_K.png&amp;diff=178465</id>
		<title>Fichier:Exigence des culture en P et K.png</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:Exigence_des_culture_en_P_et_K.png&amp;diff=178465"/>
		<updated>2025-10-31T14:26:30Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Jasmin Razongles (3492550133) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Tableau classant les exigences des cultures en P et K&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Jasmin Razongles (3492550133)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:D%C3%A9placement_du_phosphore.png&amp;diff=178464</id>
		<title>Fichier:Déplacement du phosphore.png</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:D%C3%A9placement_du_phosphore.png&amp;diff=178464"/>
		<updated>2025-10-31T14:24:10Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Jasmin Razongles (3492550133) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;schéma du déplacement des éléments dans le sol&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Jasmin Razongles (3492550133)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Apports_de_phosphore_et_localisation&amp;diff=178463</id>
		<title>Apports de phosphore et localisation</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Apports_de_phosphore_et_localisation&amp;diff=178463"/>
		<updated>2025-10-31T14:17:57Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Jasmin Razongles (3492550133) : Page créée avec « {{Pratique |Organisme=Structure:Centre National d&amp;#039;Agroécologie |Image=Fertilisation localisé.jpg |ImageCaption=Exemple de l&amp;#039;impact de la localisation (ici azote) |Type de production=Grandes cultures |Objectif=Productivité@ Réduction des charges |Mots-clés=Phosphore, localisation, Fertilisation P-K-Mg }} Le phosphore est un élément essentiel aux cultures mais sa très faible mobilité dans le sol pénalise souvent son assimilation et impacte les rendements,... »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Pratique&lt;br /&gt;
|Organisme=Structure:Centre National d&#039;Agroécologie&lt;br /&gt;
|Image=Fertilisation localisé.jpg&lt;br /&gt;
|ImageCaption=Exemple de l&#039;impact de la localisation (ici azote)&lt;br /&gt;
|Type de production=Grandes cultures&lt;br /&gt;
|Objectif=Productivité@ Réduction des charges&lt;br /&gt;
|Mots-clés=Phosphore, localisation, Fertilisation P-K-Mg&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
Le phosphore est un élément essentiel aux cultures mais sa très faible mobilité dans le sol pénalise souvent son assimilation et impacte les rendements, surtout lorsque le sol est faiblement pourvu. Cet article explore comment la localisation de l&#039;engrais phosphaté au plus près du semis améliore son efficacité, favorise le développement racinaire et permet des gains de rendement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Localiser la fertilisation phosphatée pour de meilleurs résultats? =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le phosphore, un élément peu mobile mais pas moins essentiel ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le phosphore est un élément très peu mobile dans le sol (seulement 2 mm par an) et c’est aussi un constituant majeur des plantes (présent dans l’ATP notamment). En plus de cela, sa disponibilité pour les plantes est souvent faible et cela entraîne des pertes de rendement directes lorsque le seuil de P Olsen ( P disponible) passe sous les 20 mg/kg de terre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce seuil est plus ou moins élevé en fonction du besoin des cultures en phosphore. Le type de sol est aussi à prendre en compte pour l’ajustement des teneurs seuils pour prévoir ou non les apports. Voici les abaques d’Arvalis à ce sujet [https://www.arvalis.fr/infos-techniques/connaitre-les-teneurs-seuils-dans-sa-region-selon-son-sol &amp;lt;u&amp;gt;ici&amp;lt;/u&amp;gt;].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le dernier paramètre pour raisonner les apports d&#039;éléments minéraux est le calcul des exportations de la culture grâce notamment aux teneur de chaque espèce. La méthode du COMIFER permet un calcul simple et efficace, à voir dans le document [https://comifer.asso.fr/wp-content/uploads/COMIFER_Grille-Fertilisation-teneurs-P-K-Mg_2009.pdf &amp;lt;u&amp;gt;ici&amp;lt;/u&amp;gt;].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Rôle du pH dans la disponibilité ==&lt;br /&gt;
Le pH du sol joue un rôle déterminant dans l’équilibre de dissolution/précipitation d’un phosphate de calcium. En effet, dans les sols basques, le P se précipite avec le calcium ce qui le rend faiblement disponible. Les pH acide favorise la dissolution des phosphates de calcium mais favorise la complexation du P avec le Fer (Fe) et l’aluminium (Al).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A cause de ces phénomènes, le phosphore apporté au printemps sur une culture d’automne ne sera pas pleinement optimal et l’apport sur culture à large inter rang et cycle court (maïs) sera aussi moins efficace.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour profiter au maximum d’un apport de P,  la localisation au semis ou les apports en plein avant le semis et/ou incorporés (si on n&#039;est pas équipé) peuvent améliorer l’utilisation du P.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Effet de la localisation du phosphore et de la teneur du sol ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Compilation de 10 essais fertilisation P / Blé tendre et dur 40 u de Super 45 (Arvalis, 1995-2017)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’apport en localisé de 40 unités de super 45 améliore le rendement en blé de 2,3 q/ha en moyenne. Cependant, on observe un seuil (20mg/kg de phosphore Olsen) au-delà duquel la fertilisation en phosphore n’a pratiquement pas d’effet par rapport au témoin non fertilisé. Cependant, une impasse de longue durée voit diminuer la teneur du sol d’environ 2 mg/kg par an.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le faible impact mesuré de la localisation de phosphore sur céréales est aussi à relier à la bonne performance de leur système racinaire (expliquant en partie leur faible à moyenne exigence en phosphore) et à leur mode de semis en inter-rang étroit. Ainsi, les cultures réagissant le mieux à la localisation de phosphore sont généralement des cultures à large inter-rang comme le colza à  l’automne ou le maïs au printemps.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le rendement est vraiment amélioré par l’engrais phosphaté que lorsque le sol est faiblement pourvu en cet élément. La localisation permet une petite augmentation mais elle reste faible.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Apporter le phosphore tôt afin qu’il soit disponible et efficace sur la culture ==&lt;br /&gt;
Cet essai réalisé à Montans (81) par Arvalis en 1998 sur blé tendre d’hiver sur un sol peu pourvu (teneur en P Olsen de 20 ppm) met en évidence un effet date d’apport. Dans le cas de sols pauvres en phosphore, un apport avant semis est mieux valorisé qu’un apport à 2 talles. En effet, c’est au stade jeune que les plantes sont les plus sensibles à une carence en phosphore. On remarque aussi que cet effet se dissipe lorsque les doses apportées sont importantes (60 kg/ha/an).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Localisation du P et semis précoce ==&lt;br /&gt;
Dans cet essai de 2009 à Calmont (31), l’engrais starter, ici du 14-48 localisé au semis (5-5 cm) à permis un gain de 15 q/ha pour un semis en condition froide, au 20 mars. Il n’y a par contre pas de différence visible pour un semis au cours du mois d&#039;avril avec starter ou non. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les températures froides limitent la croissance racinaire du maïs et donc pénalise sa prospection. De plus, toujours d’après Arvalis (Essai LD de Presly (18) - 2001 40 et 80 kg P2O5/ha), la localisation du phosphore favorise un enracinement plus dense dans l&#039;horizon  0-30, le volume de sol exploré est alors plus grand.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ici, les effets combinés du froid et du développement racinaire moins important sans starter ont vraiment pénaliser le rendement du semis précoce sans localisation du P.&amp;lt;div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
{{Pages liées}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Jasmin Razongles (3492550133)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:Fertilisation_localis%C3%A9.jpg&amp;diff=178462</id>
		<title>Fichier:Fertilisation localisé.jpg</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:Fertilisation_localis%C3%A9.jpg&amp;diff=178462"/>
		<updated>2025-10-31T14:11:49Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Jasmin Razongles (3492550133) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Jasmin Razongles (3492550133)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Faux-semis&amp;diff=178199</id>
		<title>Faux-semis</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Faux-semis&amp;diff=178199"/>
		<updated>2025-10-08T07:19:39Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Jasmin Razongles (3492550133) : /* Qu’en est-il des levés adventices pendant la culture ? */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Pratique&lt;br /&gt;
|Organisme=Structure:Centre National d&#039;Agroécologie&lt;br /&gt;
|Programme=Conserwa&lt;br /&gt;
|Image=Déchaumage.jpg&lt;br /&gt;
|ImageCaption=Tracteur en plein déchaumage&lt;br /&gt;
|Type de production=Grandes cultures&lt;br /&gt;
|Objectif=Adventices&lt;br /&gt;
|Mots-clés=Désherbage mécanique&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
Le [[Faux semis et herse étrille : une combinaison gagnante|faux semis]] consiste à stimuler la levée des adventices avec un &#039;&#039;&#039;travail du sol superficiel pour les détruire avant la culture&#039;&#039;&#039;, réduisant ainsi le stock grainier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Son &#039;&#039;&#039;efficacité est variable selon les espèces&#039;&#039;&#039; : &#039;&#039;&#039;pertinent pour les graminées ([[ray-grass]], [[Vulpin des champs|vulpin]])&#039;&#039;&#039;, mais peu utile pour d&#039;autres adventices.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Peu efficace à l’automne&#039;&#039;&#039;, il est plus justifié avant une culture de printemps, à condition d’en &#039;&#039;&#039;évaluer le coût (20–35 €/ha)&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Efficace pour faire lever les ray-grass/vulpin ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Les levés de ray-grass et vulpin sont plus importantes après un travail superficiel / faux semis &#039;&#039;&#039;(ici, [[herse rotative]] à 5 cm) qu’après un travail profond (ici, [[déchaumeur à disques]] indépendants à 20 cm). &lt;br /&gt;
{{Image | Image = Levée de vulpin .png | Légende = Gestion des adventices à l’interculture : le faux-semis au banc d’essai - Perspectives-agricoles.com 2019&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot;&amp;gt;Gestion des adventices à l’interculture : le faux-semis au banc d’essai - Perspectives-agricoles.com 2019 https://www.perspectives-agricoles.com/conduite-de-cultures/gestion-des-adventices-linterculture-le-faux-semis-au-banc-dessai&amp;lt;/ref&amp;gt;|Alignement=Center}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L’efficacité n’est pas la même pour toutes les adventices==&lt;br /&gt;
{{Image | Image = Effet du faux semis .png }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L&#039;absence de travail du sol apporte une meilleure levée du géranium ou des repousses de colza en interculture par rapport à un faux semis==&lt;br /&gt;
La pratique du faux semis &#039;&#039;&#039;favorise seulement les levées de graminées&#039;&#039;&#039;. Si la dormance n&#039;est pas levée, la technique du faux-semis est alors totalement inefficace. La période de dormances des graines est propre à chaque espèce adventice. Elle est très faible pour les graminées d&#039;automne ([[:Catégorie:Ray-grass|ray-grass]], vulpin, [[:Catégorie:Brome|brome]]) surtout si les températures ont été importantes durant la phase de maturation des graines (cf. article sur la dormance du ray-grass&amp;lt;ref&amp;gt;[[Le Ray-grass d&#039;Italie - adventice- Levée de dormance et bio-indication]]&amp;lt;/ref&amp;gt; )&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Qu’en est-il des levés adventices pendant la culture ?==&lt;br /&gt;
Le faux semi est pertinent si l’on observe une diminution du salissement dans la culture suivante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si l’on considère l’ensemble des essais, on observe aucune corrélation positive (nuage de points informe) entre le nombre de levées d’adventices en interculture et le nombre d&#039;adventices dans la culture suivante.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Image | Image = Corrélation adventices en interculture et en culture .png}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le faux semis permet certes de faire lever les graminées et donc de&#039;&#039;&#039; réduire le stock grainier, mais cela ne garantit pas une réduction du salissement ensuite&#039;&#039;&#039;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce phénomène s’explique en partie par la différence d&#039;ordre de grandeur entre les adventices qui lèvent en interculture (24 à 1600 plantes/m²) et le nombre de graines retournant au sol lors d’une campagne (23 000 graines/m²). On imagine aisément que le nombre de graines éliminées grâce au faux semis représente en réalité une infime partie du stock semencier d’adventice dans le sol. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une solution serait de &#039;&#039;&#039;répéter plusieurs faux semis successifs pour user le stock grainier&#039;&#039;&#039; notamment en cas de parcelles particulièrement sales. Néanmoins, la réduction du stock grainier est nuancé par Merfield (2015) qui chiffre l’impact potentiel d’un faux semis à 0,7% du stock grainier, estimant que 10% des graines sont non dormantes à tout moment et que seulement 7% de celle-ci se trouve dans les 3 premier cm du sol et sont donc dans les conditions pour germer. &#039;&#039;&#039;Si les faux semis sont irrigués&#039;&#039;&#039; (40 mm/semaines) &#039;&#039;&#039;la réduction du stock semencier est bien plus efficace&#039;&#039;&#039;, 40% de réduction avec quatre faux semis successifs contre 3% en non irrigué. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Faux semis avant culture de printemps==&lt;br /&gt;
Le faux semis de printemps se justifie pleinement, il permet une &#039;&#039;&#039;réelle diminution de la pression adventice&#039;&#039;&#039; en culture comme indiqué sur le graphique ci-dessous : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Image | Image = Faux semis de printemps .png| Légende = essai ECOHERBI}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On remarque qu’il n’y a pas de différence d’efficacité claire entre les différentes modalités. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les faux semis permettent de réduire les adventices en culture d’un facteur 4 par rapport à l’absence de faux semis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Quid du coût d’un faux semis?==&lt;br /&gt;
Un passage de déchaumeur à disques indépendants coûte environ 25€/ha (varie entre 20 et 35€/ha selon les modèles). Cette pratique présente un coût assez important si l’on raisonne par rapport à son efficacité sur certains groupes d’adventices.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Image | Image =Tableau des coût de mécanisation.png| Légende = Coûts des opérations culturales&amp;lt;ref&amp;gt;Coûts des opérations culturales - Chambres d&#039;Agriculture - https://chambres-agriculture.fr/sinformer/nos-ressources/toutes-les-publications/publication/couts-des-operations-culturales-1&amp;lt;/ref&amp;gt;}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Conclusions==&lt;br /&gt;
Le &#039;&#039;&#039;faux semis d&#039;automne ne se justifie que très rarement car son efficacité est faible par rapport aux coûts engagés&#039;&#039;&#039;, notamment si la parcelle est particulièrement sale en graminées (ray-grass, vulpin). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Avant les cultures de printemps/été, les faux semis sont pertinents &#039;&#039;&#039;car leur effet sur la réduction du salissement est démontrée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans tous les cas, cette pratique permet de &#039;&#039;&#039;diminuer le stock grainier du sol &#039;&#039;&#039;mais cela n’a &#039;&#039;&#039;pas forcément un impact direct sur le salissement de la culture suivante&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Sources==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Contributeurs de l&#039;article|Jasmin Razongles}}&lt;br /&gt;
{{Pages liées}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Jasmin Razongles (3492550133)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Glyphosate_:_r%C3%A9manence_et_points_d%27attention_en_semis_direct&amp;diff=176578</id>
		<title>Glyphosate : rémanence et points d&#039;attention en semis direct</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Glyphosate_:_r%C3%A9manence_et_points_d%27attention_en_semis_direct&amp;diff=176578"/>
		<updated>2025-07-24T14:47:02Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Jasmin Razongles (3492550133) : /* Comparaison de gestion du sol sur la rémanence du glyphosate */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Pratique&lt;br /&gt;
|Image=Pulvérisation glyphosate.png&lt;br /&gt;
|ImageCaption=Pulvérisation de glyphosate avant semis&lt;br /&gt;
|Type de production=Grandes cultures&lt;br /&gt;
|Objectif=Adventices@ Réduction des IFT@ Régénération des sols&lt;br /&gt;
|Icone=Logo_CNA.png&lt;br /&gt;
|Mots-clés=Produit phytosanitaire, glyphosate, rémanance, ACS, Semis direct&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
Le glyphosate, souvent décrit comme peu persistant, peut en réalité s’accumuler dans le sol selon le type de sol, le climat, et la gestion agricole. En semis direct (SD), sa dégradation est plus lente en raison de la matière organique en surface notamment. Après le traitement, les molécules peuvent être relargué par les racines des plantes encore vivantes, affectant les cultures suivantes. Le glyphosate est alors réabsorbé, nuisant à la croissance racinaire et à la nutrition des plantes. Pour limiter ces effets, un délai avant semis et un léger travail du sol sont recommandés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une persistance dans le sol ===&lt;br /&gt;
Bien que le glyphosate soit fréquemment décrit comme &amp;quot;non rémanent&amp;quot; ou ayant une &amp;quot;activité résiduelle minimale&amp;quot; dans le sol, la réalité de sa persistance est plus complexe et varie considérablement en fonction de divers facteurs pédoclimatiques et de gestion du sol. C’est une simplification qui nécessite d&#039;être nuancée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plusieurs facteurs influencent cette persistance :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Type de sol et teneur en matière organique : Les sols riches en argile et en carbone organique ont tendance à présenter une adsorption plus forte du glyphosate, ce qui peut ralentir sa dégradation. &lt;br /&gt;
* Conditions climatiques : Des conditions plus chaudes et plus sèches peuvent accélérer la dégradation du glyphosate dans le sol, tandis que des températures plus fraîches et une humidité élevée peuvent la ralentir.  &lt;br /&gt;
* Activité microbienne : La dégradation microbienne étant la principale voie de dissipation, la santé et l&#039;activité des communautés microbiennes du sol sont des facteurs critiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dynamique de dégradation dans le sol ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le glyphosate a une forte affinité avec les particules du sol.&lt;br /&gt;
* Il s’adsorbe fortement aux oxydes de fer et d’aluminium (minéraux à charge variable).&lt;br /&gt;
* Sous forme liée, il devient quasi biologiquement inactif et sa mobilité est très réduite.&lt;br /&gt;
* Sa dégradation principale est microbienne, produisant l’AMPA (acide aminométhylphosphonique).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Glyphosate : Semis direct (SD) vs Labour (CT) ===&lt;br /&gt;
[[Fichier:Tableau de détection du glyphosate.png|centré|cadre|&amp;lt;ref&amp;gt;https://link.springer.com/article/10.1007/s41742-021-00369-3#Fig4&amp;lt;/ref&amp;gt;]]&lt;br /&gt;
Une étude Italienne de l’université de Padova a montré une persistance plus importante du glyphosate dans le système en semis direct. Une accumulation dans l’horizon de surface est observée de manière générale mais elle est plus prononcée en SD.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Comparaison de gestion du sol sur la rémanence du glyphosate ===&lt;br /&gt;
Comme vu précédemment, moins le sol est travaillé, plus il y a d’accumulation de glyphosate notamment en surface du sol. La matière active concentrée dans l’horizon superficiel à un impact systématiquement plus important sur les pertes de pieds des cultures en condition de  SD par rapport à un sol travaillé et ce peu importe la formulation commerciale et le délai d&#039;application avant semis. &lt;br /&gt;
[[Fichier:Pertes due au glyphosate en fonction de la date de pulvérisation .png|centré|cadre|&amp;lt;ref&amp;gt;https://escholarship.org/content/qt25v599pr/qt25v599pr.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt;]]&lt;br /&gt;
Cependant, on remarque que c’est le temps entre le traitement et le semis qui influence majoritairement les dommages du glyphosate sur la culture. &lt;br /&gt;
[[Fichier:Persistance du glyphosate en semis direct.png|vignette|496x496px|&amp;lt;ref&amp;gt;https://link.springer.com/article/10.1007/s41742-021-00369-3&amp;lt;/ref&amp;gt;]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Pourquoi le glyphosate persiste davantage en SD ? ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1.Plus de matière organique (MO) en surface ➜ le glyphosate s’y lie et se dégrade peu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2. Sol plus compacté (phase de transition SD) ➜ activité microbienne réduite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
3.Présence de végétation vivante au moment de l’application ➜ relargage secondaire par les racines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Relargage du glyphosate.png|vignette|475x475px]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le relargage du glyphosate ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le glyphosate est transloqué puis accumulé dans les racines.&lt;br /&gt;
* Il est ensuite libéré dans la rhizosphère :&lt;br /&gt;
** Par la décomposition des résidus de plantes traitées&lt;br /&gt;
** Par exsudation des racines de plantes vivantes, y compris OGM tolérant au glyphosate&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La contamination du sol par les exsudations est souvent négligée, indépendante du ruissellement ou de la dérive de pulvérisation.&amp;lt;ref&amp;gt;https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC6918143/&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Cas du semis direct ====&lt;br /&gt;
** Favorise l’émergence de résistances chez les adventices.&lt;br /&gt;
** Favorise l’implantation des adventices notamment pérennes :&lt;br /&gt;
*** Plus coriaces, elles nécessitent des doses létales d’herbicides plus élevées,&lt;br /&gt;
*** Elles détoxifient et relarguent le glyphosate plus longtemps,&lt;br /&gt;
*** Elles survivent plus longtemps que les espèces des systèmes en travail du sol, généralement moins bien enracinées.  Le glyphosate persiste ainsi plus longtemps dans le sol, prolongeant sa présence et ses effets.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La réabsorption du glyphosate ===&lt;br /&gt;
Une fois que le glyphosate est dans le sol, il peut être réabsorbé par les racines des plantes, qu&#039;il s&#039;agisse de cultures ciblées ou non ciblées.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Réabsorption du glyphosate.png|centré|vignette|687x687px|&amp;lt;ref&amp;gt;Watt et al., 2006, Ann. Bot. 97, 839-855&amp;lt;/ref&amp;gt;]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Cas du semis direct ====&lt;br /&gt;
Plus de 50 % des racines de blé dans les sols non travaillés empruntent les mêmes voies que les racines du précédent cultural. Cela augmente le risque de dommages causés par le glyphosate en raison de la contamination par contact (réabsorption) avec les racines des adventices traitées au glyphosate qui auraient relargué dans le milieu des molécules actives lors de la détoxification.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Effet sur la culture en suivante  ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Impact sur la croissance racinaire : Lorsque le glyphosate est réabsorbé, il peut inhiber l&#039;élongation des racines, la formation de racines latérales et la production de biomasse racinaire&lt;br /&gt;
* Interaction avec la nutrition des plantes : Le glyphosate est un chélateur de cations métalliques divalents et peut réduire l&#039;absorption et la translocation de nutriments dans les cultures. Il forme des complexes chélatés peu solubles avec des micronutriments essentiels comme le manganèse (Mn), le fer (Fe), le zinc (Zn) et le bore (B), ce qui entrave leur absorption par les racines. Cette interaction peut avoir des conséquences sur la santé des cultures, notamment leur résistance aux maladies&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Observation rémanence glyphosate.png|cadre|&amp;lt;ref&amp;gt;Crédit photo : Martin Rollet &amp;lt;/ref&amp;gt;]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Retour terrain ===&lt;br /&gt;
On se trouve ici sur une parcelle de blé semé à l’automne 2022. Un  glyphosate (2l) a été réalisé en post semis. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Observation : Dans les zones où il y a absence de matière végétale en décomposition, la levée est correcte et régulière. À contrario, dans les zones où il y a eu des plantes vivantes mais détruites au glyphosate, la levée est éparse et insuffisante (encadré en rouge). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Interprétation : On assiste très probablement au phénomène de relargage par les racines des adventices qui ont détoxifié la molécule active avant de mourir. L’action du glyphosate est donc différée dans le temps et la culture en pâtit. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Conclusion ===&lt;br /&gt;
[[Fichier:Récap des pratiques influant la rémanence du glyphosate.png|cadre|centré]]&lt;br /&gt;
Lorsque vous faites un glyphosate, veillez à espacer suffisamment de temps avant le semis, environ 10 jours (voir recommandation sur les formulations commerciales), notamment si la couverture végétale est importante et que vous n’avez pas prévu de travail du sol (ce dernier accélère la mort des cibles et  limite le relargage).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si une accumulation de long terme du glyphosate en semis direct pénalise les levées et les rendements, un léger travail de surface (type déchaumage superficiel) peut permettre de remédier à ce problème.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Sources====&lt;br /&gt;
Cet article a été rédigé par [[Utilisateur:Jasmin Razongles|Jasmin Razongles]], étudiant ingénieur agronome en alternance au [[Structure:Centre National d&#039;Agroécologie|Centre National d&#039;Agroécologie]].&lt;br /&gt;
{{Pages liées}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Jasmin Razongles (3492550133)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Glyphosate_:_r%C3%A9manence_et_points_d%27attention_en_semis_direct&amp;diff=176577</id>
		<title>Glyphosate : rémanence et points d&#039;attention en semis direct</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Glyphosate_:_r%C3%A9manence_et_points_d%27attention_en_semis_direct&amp;diff=176577"/>
		<updated>2025-07-24T14:11:26Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Jasmin Razongles (3492550133) : /* Retour terrain */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Pratique&lt;br /&gt;
|Image=Pulvérisation glyphosate.png&lt;br /&gt;
|ImageCaption=Pulvérisation de glyphosate avant semis&lt;br /&gt;
|Type de production=Grandes cultures&lt;br /&gt;
|Objectif=Adventices@ Réduction des IFT@ Régénération des sols&lt;br /&gt;
|Icone=Logo_CNA.png&lt;br /&gt;
|Mots-clés=Produit phytosanitaire, glyphosate, rémanance, ACS, Semis direct&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
Le glyphosate, souvent décrit comme peu persistant, peut en réalité s’accumuler dans le sol selon le type de sol, le climat, et la gestion agricole. En semis direct (SD), sa dégradation est plus lente en raison de la matière organique en surface notamment. Après le traitement, les molécules peuvent être relargué par les racines des plantes encore vivantes, affectant les cultures suivantes. Le glyphosate est alors réabsorbé, nuisant à la croissance racinaire et à la nutrition des plantes. Pour limiter ces effets, un délai avant semis et un léger travail du sol sont recommandés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une persistance dans le sol ===&lt;br /&gt;
Bien que le glyphosate soit fréquemment décrit comme &amp;quot;non rémanent&amp;quot; ou ayant une &amp;quot;activité résiduelle minimale&amp;quot; dans le sol, la réalité de sa persistance est plus complexe et varie considérablement en fonction de divers facteurs pédoclimatiques et de gestion du sol. C’est une simplification qui nécessite d&#039;être nuancée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plusieurs facteurs influencent cette persistance :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Type de sol et teneur en matière organique : Les sols riches en argile et en carbone organique ont tendance à présenter une adsorption plus forte du glyphosate, ce qui peut ralentir sa dégradation. &lt;br /&gt;
* Conditions climatiques : Des conditions plus chaudes et plus sèches peuvent accélérer la dégradation du glyphosate dans le sol, tandis que des températures plus fraîches et une humidité élevée peuvent la ralentir.  &lt;br /&gt;
* Activité microbienne : La dégradation microbienne étant la principale voie de dissipation, la santé et l&#039;activité des communautés microbiennes du sol sont des facteurs critiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dynamique de dégradation dans le sol ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le glyphosate a une forte affinité avec les particules du sol.&lt;br /&gt;
* Il s’adsorbe fortement aux oxydes de fer et d’aluminium (minéraux à charge variable).&lt;br /&gt;
* Sous forme liée, il devient quasi biologiquement inactif et sa mobilité est très réduite.&lt;br /&gt;
* Sa dégradation principale est microbienne, produisant l’AMPA (acide aminométhylphosphonique).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Glyphosate : Semis direct (SD) vs Labour (CT) ===&lt;br /&gt;
[[Fichier:Tableau de détection du glyphosate.png|centré|cadre|&amp;lt;ref&amp;gt;https://link.springer.com/article/10.1007/s41742-021-00369-3#Fig4&amp;lt;/ref&amp;gt;]]&lt;br /&gt;
Une étude Italienne de l’université de Padova a montré une persistance plus importante du glyphosate dans le système en semis direct. Une accumulation dans l’horizon de surface est observée de manière générale mais elle est plus prononcée en SD.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Comparaison de gestion du sol sur la rémanence du glyphosate ===&lt;br /&gt;
Comme vu précédemment, moins mon travaille le sol, plus il y a d’accumulation de glyphosate notamment en surface du sol. La matière active concentrée dans l’horizon superficiel aà un impact systématiquement plus important sur les pertes de pieds des cultures en condition de  SD par rapport à un sol travaillé et ce peu importe la formulation commerciale et le délai d&#039;application avant semis. &lt;br /&gt;
[[Fichier:Pertes due au glyphosate en fonction de la date de pulvérisation .png|centré|cadre|&amp;lt;ref&amp;gt;https://escholarship.org/content/qt25v599pr/qt25v599pr.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt;]]&lt;br /&gt;
Cependant, on remarque que c’est le temps entre le traitement et le semis qui influence majoritairement les dommages du glyphosate sur la culture. &lt;br /&gt;
[[Fichier:Persistance du glyphosate en semis direct.png|vignette|496x496px|&amp;lt;ref&amp;gt;https://link.springer.com/article/10.1007/s41742-021-00369-3&amp;lt;/ref&amp;gt;]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Pourquoi le glyphosate persiste davantage en SD ? ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1.Plus de matière organique (MO) en surface ➜ le glyphosate s’y lie et se dégrade peu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2. Sol plus compacté (phase de transition SD) ➜ activité microbienne réduite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
3.Présence de végétation vivante au moment de l’application ➜ relargage secondaire par les racines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Relargage du glyphosate.png|vignette|475x475px]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le relargage du glyphosate ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le glyphosate est transloqué puis accumulé dans les racines.&lt;br /&gt;
* Il est ensuite libéré dans la rhizosphère :&lt;br /&gt;
** Par la décomposition des résidus de plantes traitées&lt;br /&gt;
** Par exsudation des racines de plantes vivantes, y compris OGM tolérant au glyphosate&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La contamination du sol par les exsudations est souvent négligée, indépendante du ruissellement ou de la dérive de pulvérisation.&amp;lt;ref&amp;gt;https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC6918143/&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Cas du semis direct ====&lt;br /&gt;
** Favorise l’émergence de résistances chez les adventices.&lt;br /&gt;
** Favorise l’implantation des adventices notamment pérennes :&lt;br /&gt;
*** Plus coriaces, elles nécessitent des doses létales d’herbicides plus élevées,&lt;br /&gt;
*** Elles détoxifient et relarguent le glyphosate plus longtemps,&lt;br /&gt;
*** Elles survivent plus longtemps que les espèces des systèmes en travail du sol, généralement moins bien enracinées.  Le glyphosate persiste ainsi plus longtemps dans le sol, prolongeant sa présence et ses effets.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La réabsorption du glyphosate ===&lt;br /&gt;
Une fois que le glyphosate est dans le sol, il peut être réabsorbé par les racines des plantes, qu&#039;il s&#039;agisse de cultures ciblées ou non ciblées.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Réabsorption du glyphosate.png|centré|vignette|687x687px|&amp;lt;ref&amp;gt;Watt et al., 2006, Ann. Bot. 97, 839-855&amp;lt;/ref&amp;gt;]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Cas du semis direct ====&lt;br /&gt;
Plus de 50 % des racines de blé dans les sols non travaillés empruntent les mêmes voies que les racines du précédent cultural. Cela augmente le risque de dommages causés par le glyphosate en raison de la contamination par contact (réabsorption) avec les racines des adventices traitées au glyphosate qui auraient relargué dans le milieu des molécules actives lors de la détoxification.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Effet sur la culture en suivante  ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Impact sur la croissance racinaire : Lorsque le glyphosate est réabsorbé, il peut inhiber l&#039;élongation des racines, la formation de racines latérales et la production de biomasse racinaire&lt;br /&gt;
* Interaction avec la nutrition des plantes : Le glyphosate est un chélateur de cations métalliques divalents et peut réduire l&#039;absorption et la translocation de nutriments dans les cultures. Il forme des complexes chélatés peu solubles avec des micronutriments essentiels comme le manganèse (Mn), le fer (Fe), le zinc (Zn) et le bore (B), ce qui entrave leur absorption par les racines. Cette interaction peut avoir des conséquences sur la santé des cultures, notamment leur résistance aux maladies&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Observation rémanence glyphosate.png|cadre|&amp;lt;ref&amp;gt;Crédit photo : Martin Rollet &amp;lt;/ref&amp;gt;]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Retour terrain ===&lt;br /&gt;
On se trouve ici sur une parcelle de blé semé à l’automne 2022. Un  glyphosate (2l) a été réalisé en post semis. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Observation : Dans les zones où il y a absence de matière végétale en décomposition, la levée est correcte et régulière. À contrario, dans les zones où il y a eu des plantes vivantes mais détruites au glyphosate, la levée est éparse et insuffisante (encadré en rouge). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Interprétation : On assiste très probablement au phénomène de relargage par les racines des adventices qui ont détoxifié la molécule active avant de mourir. L’action du glyphosate est donc différée dans le temps et la culture en pâtit. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Conclusion ===&lt;br /&gt;
[[Fichier:Récap des pratiques influant la rémanence du glyphosate.png|cadre|centré]]&lt;br /&gt;
Lorsque vous faites un glyphosate, veillez à espacer suffisamment de temps avant le semis, environ 10 jours (voir recommandation sur les formulations commerciales), notamment si la couverture végétale est importante et que vous n’avez pas prévu de travail du sol (ce dernier accélère la mort des cibles et  limite le relargage).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si une accumulation de long terme du glyphosate en semis direct pénalise les levées et les rendements, un léger travail de surface (type déchaumage superficiel) peut permettre de remédier à ce problème.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Sources====&lt;br /&gt;
Cet article a été rédigé par [[Utilisateur:Jasmin Razongles|Jasmin Razongles]], étudiant ingénieur agronome en alternance au [[Structure:Centre National d&#039;Agroécologie|Centre National d&#039;Agroécologie]].&lt;br /&gt;
{{Pages liées}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Jasmin Razongles (3492550133)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Glyphosate_:_r%C3%A9manence_et_points_d%27attention_en_semis_direct&amp;diff=176576</id>
		<title>Glyphosate : rémanence et points d&#039;attention en semis direct</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Glyphosate_:_r%C3%A9manence_et_points_d%27attention_en_semis_direct&amp;diff=176576"/>
		<updated>2025-07-24T14:10:47Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Jasmin Razongles (3492550133) : /* Sources */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Pratique&lt;br /&gt;
|Image=Pulvérisation glyphosate.png&lt;br /&gt;
|ImageCaption=Pulvérisation de glyphosate avant semis&lt;br /&gt;
|Type de production=Grandes cultures&lt;br /&gt;
|Objectif=Adventices@ Réduction des IFT@ Régénération des sols&lt;br /&gt;
|Icone=Logo_CNA.png&lt;br /&gt;
|Mots-clés=Produit phytosanitaire, glyphosate, rémanance, ACS, Semis direct&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
Le glyphosate, souvent décrit comme peu persistant, peut en réalité s’accumuler dans le sol selon le type de sol, le climat, et la gestion agricole. En semis direct (SD), sa dégradation est plus lente en raison de la matière organique en surface notamment. Après le traitement, les molécules peuvent être relargué par les racines des plantes encore vivantes, affectant les cultures suivantes. Le glyphosate est alors réabsorbé, nuisant à la croissance racinaire et à la nutrition des plantes. Pour limiter ces effets, un délai avant semis et un léger travail du sol sont recommandés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une persistance dans le sol ===&lt;br /&gt;
Bien que le glyphosate soit fréquemment décrit comme &amp;quot;non rémanent&amp;quot; ou ayant une &amp;quot;activité résiduelle minimale&amp;quot; dans le sol, la réalité de sa persistance est plus complexe et varie considérablement en fonction de divers facteurs pédoclimatiques et de gestion du sol. C’est une simplification qui nécessite d&#039;être nuancée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plusieurs facteurs influencent cette persistance :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Type de sol et teneur en matière organique : Les sols riches en argile et en carbone organique ont tendance à présenter une adsorption plus forte du glyphosate, ce qui peut ralentir sa dégradation. &lt;br /&gt;
* Conditions climatiques : Des conditions plus chaudes et plus sèches peuvent accélérer la dégradation du glyphosate dans le sol, tandis que des températures plus fraîches et une humidité élevée peuvent la ralentir.  &lt;br /&gt;
* Activité microbienne : La dégradation microbienne étant la principale voie de dissipation, la santé et l&#039;activité des communautés microbiennes du sol sont des facteurs critiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dynamique de dégradation dans le sol ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le glyphosate a une forte affinité avec les particules du sol.&lt;br /&gt;
* Il s’adsorbe fortement aux oxydes de fer et d’aluminium (minéraux à charge variable).&lt;br /&gt;
* Sous forme liée, il devient quasi biologiquement inactif et sa mobilité est très réduite.&lt;br /&gt;
* Sa dégradation principale est microbienne, produisant l’AMPA (acide aminométhylphosphonique).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Glyphosate : Semis direct (SD) vs Labour (CT) ===&lt;br /&gt;
[[Fichier:Tableau de détection du glyphosate.png|centré|cadre|&amp;lt;ref&amp;gt;https://link.springer.com/article/10.1007/s41742-021-00369-3#Fig4&amp;lt;/ref&amp;gt;]]&lt;br /&gt;
Une étude Italienne de l’université de Padova a montré une persistance plus importante du glyphosate dans le système en semis direct. Une accumulation dans l’horizon de surface est observée de manière générale mais elle est plus prononcée en SD.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Comparaison de gestion du sol sur la rémanence du glyphosate ===&lt;br /&gt;
Comme vu précédemment, moins mon travaille le sol, plus il y a d’accumulation de glyphosate notamment en surface du sol. La matière active concentrée dans l’horizon superficiel aà un impact systématiquement plus important sur les pertes de pieds des cultures en condition de  SD par rapport à un sol travaillé et ce peu importe la formulation commerciale et le délai d&#039;application avant semis. &lt;br /&gt;
[[Fichier:Pertes due au glyphosate en fonction de la date de pulvérisation .png|centré|cadre|&amp;lt;ref&amp;gt;https://escholarship.org/content/qt25v599pr/qt25v599pr.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt;]]&lt;br /&gt;
Cependant, on remarque que c’est le temps entre le traitement et le semis qui influence majoritairement les dommages du glyphosate sur la culture. &lt;br /&gt;
[[Fichier:Persistance du glyphosate en semis direct.png|vignette|496x496px|&amp;lt;ref&amp;gt;https://link.springer.com/article/10.1007/s41742-021-00369-3&amp;lt;/ref&amp;gt;]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Pourquoi le glyphosate persiste davantage en SD ? ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1.Plus de matière organique (MO) en surface ➜ le glyphosate s’y lie et se dégrade peu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2. Sol plus compacté (phase de transition SD) ➜ activité microbienne réduite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
3.Présence de végétation vivante au moment de l’application ➜ relargage secondaire par les racines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Relargage du glyphosate.png|vignette|475x475px]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le relargage du glyphosate ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le glyphosate est transloqué puis accumulé dans les racines.&lt;br /&gt;
* Il est ensuite libéré dans la rhizosphère :&lt;br /&gt;
** Par la décomposition des résidus de plantes traitées&lt;br /&gt;
** Par exsudation des racines de plantes vivantes, y compris OGM tolérant au glyphosate&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La contamination du sol par les exsudations est souvent négligée, indépendante du ruissellement ou de la dérive de pulvérisation.&amp;lt;ref&amp;gt;https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC6918143/&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Cas du semis direct ====&lt;br /&gt;
** Favorise l’émergence de résistances chez les adventices.&lt;br /&gt;
** Favorise l’implantation des adventices notamment pérennes :&lt;br /&gt;
*** Plus coriaces, elles nécessitent des doses létales d’herbicides plus élevées,&lt;br /&gt;
*** Elles détoxifient et relarguent le glyphosate plus longtemps,&lt;br /&gt;
*** Elles survivent plus longtemps que les espèces des systèmes en travail du sol, généralement moins bien enracinées.  Le glyphosate persiste ainsi plus longtemps dans le sol, prolongeant sa présence et ses effets.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La réabsorption du glyphosate ===&lt;br /&gt;
Une fois que le glyphosate est dans le sol, il peut être réabsorbé par les racines des plantes, qu&#039;il s&#039;agisse de cultures ciblées ou non ciblées.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Réabsorption du glyphosate.png|centré|vignette|687x687px|&amp;lt;ref&amp;gt;Watt et al., 2006, Ann. Bot. 97, 839-855&amp;lt;/ref&amp;gt;]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Cas du semis direct ====&lt;br /&gt;
Plus de 50 % des racines de blé dans les sols non travaillés empruntent les mêmes voies que les racines du précédent cultural. Cela augmente le risque de dommages causés par le glyphosate en raison de la contamination par contact (réabsorption) avec les racines des adventices traitées au glyphosate qui auraient relargué dans le milieu des molécules actives lors de la détoxification.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Effet sur la culture en suivante  ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Impact sur la croissance racinaire : Lorsque le glyphosate est réabsorbé, il peut inhiber l&#039;élongation des racines, la formation de racines latérales et la production de biomasse racinaire&lt;br /&gt;
* Interaction avec la nutrition des plantes : Le glyphosate est un chélateur de cations métalliques divalents et peut réduire l&#039;absorption et la translocation de nutriments dans les cultures. Il forme des complexes chélatés peu solubles avec des micronutriments essentiels comme le manganèse (Mn), le fer (Fe), le zinc (Zn) et le bore (B), ce qui entrave leur absorption par les racines. Cette interaction peut avoir des conséquences sur la santé des cultures, notamment leur résistance aux maladies&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Observation rémanence glyphosate.png|cadre|&amp;lt;ref&amp;gt;Crédit photo : Martin Rollet &amp;lt;/ref&amp;gt;]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Retour terrain ===&lt;br /&gt;
On se trouve ici sur une parcelle de blé semé à l’automne 2022. Un  glyphosate (2l) a été réalisé en post semis. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Observation : Dans les zones où il y a absence de matière végétale en décomposition, la levée est correcte et régulière. À contrario, dans les zones où il y a eu des plantes vivantes mais détruites au glyphosate, la levée est éparse et insuffisante (encadré en rouge). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Interprétation : On assiste très probablement au phénomène de relargage par les racines des adventices qui ont détoxifié la molécule active avant de mourir. L’action du glyphosate est donc différée dans le temps et la culture en pâtit. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Récap des pratiques influant la rémanence du glyphosate.png|cadre]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Conclusion ===&lt;br /&gt;
Lorsque vous faites un glyphosate, veillez à espacer suffisamment de temps avant le semis, environ 10 jours (voir recommandation sur les formulations commerciales), notamment si la couverture végétale est importante et que vous n’avez pas prévu de travail du sol (ce dernier accélère la mort des cibles et  limite le relargage).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si une accumulation de long terme du glyphosate en semis direct pénalise les levées et les rendements, un léger travail de surface (type déchaumage superficiel) peut permettre de remédier à ce problème.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Sources====&lt;br /&gt;
Cet article a été rédigé par [[Utilisateur:Jasmin Razongles|Jasmin Razongles]], étudiant ingénieur agronome en alternance au [[Structure:Centre National d&#039;Agroécologie|Centre National d&#039;Agroécologie]].&lt;br /&gt;
{{Pages liées}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Jasmin Razongles (3492550133)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Glyphosate_:_r%C3%A9manence_et_points_d%27attention_en_semis_direct&amp;diff=176575</id>
		<title>Glyphosate : rémanence et points d&#039;attention en semis direct</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Glyphosate_:_r%C3%A9manence_et_points_d%27attention_en_semis_direct&amp;diff=176575"/>
		<updated>2025-07-24T14:10:15Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Jasmin Razongles (3492550133) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Pratique&lt;br /&gt;
|Image=Pulvérisation glyphosate.png&lt;br /&gt;
|ImageCaption=Pulvérisation de glyphosate avant semis&lt;br /&gt;
|Type de production=Grandes cultures&lt;br /&gt;
|Objectif=Adventices@ Réduction des IFT@ Régénération des sols&lt;br /&gt;
|Icone=Logo_CNA.png&lt;br /&gt;
|Mots-clés=Produit phytosanitaire, glyphosate, rémanance, ACS, Semis direct&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
Le glyphosate, souvent décrit comme peu persistant, peut en réalité s’accumuler dans le sol selon le type de sol, le climat, et la gestion agricole. En semis direct (SD), sa dégradation est plus lente en raison de la matière organique en surface notamment. Après le traitement, les molécules peuvent être relargué par les racines des plantes encore vivantes, affectant les cultures suivantes. Le glyphosate est alors réabsorbé, nuisant à la croissance racinaire et à la nutrition des plantes. Pour limiter ces effets, un délai avant semis et un léger travail du sol sont recommandés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une persistance dans le sol ===&lt;br /&gt;
Bien que le glyphosate soit fréquemment décrit comme &amp;quot;non rémanent&amp;quot; ou ayant une &amp;quot;activité résiduelle minimale&amp;quot; dans le sol, la réalité de sa persistance est plus complexe et varie considérablement en fonction de divers facteurs pédoclimatiques et de gestion du sol. C’est une simplification qui nécessite d&#039;être nuancée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plusieurs facteurs influencent cette persistance :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Type de sol et teneur en matière organique : Les sols riches en argile et en carbone organique ont tendance à présenter une adsorption plus forte du glyphosate, ce qui peut ralentir sa dégradation. &lt;br /&gt;
* Conditions climatiques : Des conditions plus chaudes et plus sèches peuvent accélérer la dégradation du glyphosate dans le sol, tandis que des températures plus fraîches et une humidité élevée peuvent la ralentir.  &lt;br /&gt;
* Activité microbienne : La dégradation microbienne étant la principale voie de dissipation, la santé et l&#039;activité des communautés microbiennes du sol sont des facteurs critiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dynamique de dégradation dans le sol ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le glyphosate a une forte affinité avec les particules du sol.&lt;br /&gt;
* Il s’adsorbe fortement aux oxydes de fer et d’aluminium (minéraux à charge variable).&lt;br /&gt;
* Sous forme liée, il devient quasi biologiquement inactif et sa mobilité est très réduite.&lt;br /&gt;
* Sa dégradation principale est microbienne, produisant l’AMPA (acide aminométhylphosphonique).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Glyphosate : Semis direct (SD) vs Labour (CT) ===&lt;br /&gt;
[[Fichier:Tableau de détection du glyphosate.png|centré|cadre|&amp;lt;ref&amp;gt;https://link.springer.com/article/10.1007/s41742-021-00369-3#Fig4&amp;lt;/ref&amp;gt;]]&lt;br /&gt;
Une étude Italienne de l’université de Padova a montré une persistance plus importante du glyphosate dans le système en semis direct. Une accumulation dans l’horizon de surface est observée de manière générale mais elle est plus prononcée en SD.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Comparaison de gestion du sol sur la rémanence du glyphosate ===&lt;br /&gt;
Comme vu précédemment, moins mon travaille le sol, plus il y a d’accumulation de glyphosate notamment en surface du sol. La matière active concentrée dans l’horizon superficiel aà un impact systématiquement plus important sur les pertes de pieds des cultures en condition de  SD par rapport à un sol travaillé et ce peu importe la formulation commerciale et le délai d&#039;application avant semis. &lt;br /&gt;
[[Fichier:Pertes due au glyphosate en fonction de la date de pulvérisation .png|centré|cadre|&amp;lt;ref&amp;gt;https://escholarship.org/content/qt25v599pr/qt25v599pr.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt;]]&lt;br /&gt;
Cependant, on remarque que c’est le temps entre le traitement et le semis qui influence majoritairement les dommages du glyphosate sur la culture. &lt;br /&gt;
[[Fichier:Persistance du glyphosate en semis direct.png|vignette|496x496px|&amp;lt;ref&amp;gt;https://link.springer.com/article/10.1007/s41742-021-00369-3&amp;lt;/ref&amp;gt;]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Pourquoi le glyphosate persiste davantage en SD ? ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1.Plus de matière organique (MO) en surface ➜ le glyphosate s’y lie et se dégrade peu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2. Sol plus compacté (phase de transition SD) ➜ activité microbienne réduite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
3.Présence de végétation vivante au moment de l’application ➜ relargage secondaire par les racines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Relargage du glyphosate.png|vignette|475x475px]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le relargage du glyphosate ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le glyphosate est transloqué puis accumulé dans les racines.&lt;br /&gt;
* Il est ensuite libéré dans la rhizosphère :&lt;br /&gt;
** Par la décomposition des résidus de plantes traitées&lt;br /&gt;
** Par exsudation des racines de plantes vivantes, y compris OGM tolérant au glyphosate&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La contamination du sol par les exsudations est souvent négligée, indépendante du ruissellement ou de la dérive de pulvérisation.&amp;lt;ref&amp;gt;https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC6918143/&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Cas du semis direct ====&lt;br /&gt;
** Favorise l’émergence de résistances chez les adventices.&lt;br /&gt;
** Favorise l’implantation des adventices notamment pérennes :&lt;br /&gt;
*** Plus coriaces, elles nécessitent des doses létales d’herbicides plus élevées,&lt;br /&gt;
*** Elles détoxifient et relarguent le glyphosate plus longtemps,&lt;br /&gt;
*** Elles survivent plus longtemps que les espèces des systèmes en travail du sol, généralement moins bien enracinées.  Le glyphosate persiste ainsi plus longtemps dans le sol, prolongeant sa présence et ses effets.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La réabsorption du glyphosate ===&lt;br /&gt;
Une fois que le glyphosate est dans le sol, il peut être réabsorbé par les racines des plantes, qu&#039;il s&#039;agisse de cultures ciblées ou non ciblées.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Réabsorption du glyphosate.png|centré|vignette|687x687px|&amp;lt;ref&amp;gt;Watt et al., 2006, Ann. Bot. 97, 839-855&amp;lt;/ref&amp;gt;]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Cas du semis direct ====&lt;br /&gt;
Plus de 50 % des racines de blé dans les sols non travaillés empruntent les mêmes voies que les racines du précédent cultural. Cela augmente le risque de dommages causés par le glyphosate en raison de la contamination par contact (réabsorption) avec les racines des adventices traitées au glyphosate qui auraient relargué dans le milieu des molécules actives lors de la détoxification.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Effet sur la culture en suivante  ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Impact sur la croissance racinaire : Lorsque le glyphosate est réabsorbé, il peut inhiber l&#039;élongation des racines, la formation de racines latérales et la production de biomasse racinaire&lt;br /&gt;
* Interaction avec la nutrition des plantes : Le glyphosate est un chélateur de cations métalliques divalents et peut réduire l&#039;absorption et la translocation de nutriments dans les cultures. Il forme des complexes chélatés peu solubles avec des micronutriments essentiels comme le manganèse (Mn), le fer (Fe), le zinc (Zn) et le bore (B), ce qui entrave leur absorption par les racines. Cette interaction peut avoir des conséquences sur la santé des cultures, notamment leur résistance aux maladies&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Observation rémanence glyphosate.png|cadre|&amp;lt;ref&amp;gt;Crédit photo : Martin Rollet &amp;lt;/ref&amp;gt;]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Retour terrain ===&lt;br /&gt;
On se trouve ici sur une parcelle de blé semé à l’automne 2022. Un  glyphosate (2l) a été réalisé en post semis. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Observation : Dans les zones où il y a absence de matière végétale en décomposition, la levée est correcte et régulière. À contrario, dans les zones où il y a eu des plantes vivantes mais détruites au glyphosate, la levée est éparse et insuffisante (encadré en rouge). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Interprétation : On assiste très probablement au phénomène de relargage par les racines des adventices qui ont détoxifié la molécule active avant de mourir. L’action du glyphosate est donc différée dans le temps et la culture en pâtit. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Récap des pratiques influant la rémanence du glyphosate.png|cadre]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Conclusion ===&lt;br /&gt;
Lorsque vous faites un glyphosate, veillez à espacer suffisamment de temps avant le semis, environ 10 jours (voir recommandation sur les formulations commerciales), notamment si la couverture végétale est importante et que vous n’avez pas prévu de travail du sol (ce dernier accélère la mort des cibles et  limite le relargage).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si une accumulation de long terme du glyphosate en semis direct pénalise les levées et les rendements, un léger travail de surface (type déchaumage superficiel) peut permettre de remédier à ce problème.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Sources====&lt;br /&gt;
Cet article a été rédigé par [[Utilisateur:Jasmin Razongles|Jasmin Razongles]], étudiant ingénieur agronome en alternance au [[Structure:Centre National d&#039;Agroécologie|Centre National d&#039;Agroécologie]].&lt;br /&gt;
{{Pages liées}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Jasmin Razongles (3492550133)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:R%C3%A9cap_des_pratiques_influant_la_r%C3%A9manence_du_glyphosate.png&amp;diff=176574</id>
		<title>Fichier:Récap des pratiques influant la rémanence du glyphosate.png</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:R%C3%A9cap_des_pratiques_influant_la_r%C3%A9manence_du_glyphosate.png&amp;diff=176574"/>
		<updated>2025-07-24T14:09:19Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Jasmin Razongles (3492550133) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Pratiques à risque en semis direct&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Jasmin Razongles (3492550133)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Glyphosate_:_r%C3%A9manence_et_points_d%27attention_en_semis_direct&amp;diff=176573</id>
		<title>Glyphosate : rémanence et points d&#039;attention en semis direct</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Glyphosate_:_r%C3%A9manence_et_points_d%27attention_en_semis_direct&amp;diff=176573"/>
		<updated>2025-07-24T13:58:10Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Jasmin Razongles (3492550133) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Pratique&lt;br /&gt;
|Image=Pulvérisation glyphosate.png&lt;br /&gt;
|ImageCaption=Pulvérisation de glyphosate avant semis&lt;br /&gt;
|Type de production=Grandes cultures&lt;br /&gt;
|Objectif=Adventices@ Réduction des IFT@ Régénération des sols&lt;br /&gt;
|Icone=Logo_CNA.png&lt;br /&gt;
|Mots-clés=Produit phytosanitaire, glyphosate, rémanance, ACS, Semis direct&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
Le glyphosate, souvent décrit comme peu persistant, peut en réalité s’accumuler dans le sol selon le type de sol, le climat, et la gestion agricole. En semis direct (SD), sa dégradation est plus lente en raison de la matière organique en surface notamment. Après le traitement, les molécules peuvent être relargué par les racines des plantes encore vivantes, affectant les cultures suivantes. Le glyphosate est alors réabsorbé, nuisant à la croissance racinaire et à la nutrition des plantes. Pour limiter ces effets, un délai avant semis et un léger travail du sol sont recommandés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une persistance dans le sol ===&lt;br /&gt;
Bien que le glyphosate soit fréquemment décrit comme &amp;quot;non rémanent&amp;quot; ou ayant une &amp;quot;activité résiduelle minimale&amp;quot; dans le sol, la réalité de sa persistance est plus complexe et varie considérablement en fonction de divers facteurs pédoclimatiques et de gestion du sol. C’est une simplification qui nécessite d&#039;être nuancée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plusieurs facteurs influencent cette persistance :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Type de sol et teneur en matière organique : Les sols riches en argile et en carbone organique ont tendance à présenter une adsorption plus forte du glyphosate, ce qui peut ralentir sa dégradation. &lt;br /&gt;
* Conditions climatiques : Des conditions plus chaudes et plus sèches peuvent accélérer la dégradation du glyphosate dans le sol, tandis que des températures plus fraîches et une humidité élevée peuvent la ralentir.  &lt;br /&gt;
* Activité microbienne : La dégradation microbienne étant la principale voie de dissipation, la santé et l&#039;activité des communautés microbiennes du sol sont des facteurs critiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dynamique de dégradation dans le sol ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le glyphosate a une forte affinité avec les particules du sol.&lt;br /&gt;
* Il s’adsorbe fortement aux oxydes de fer et d’aluminium (minéraux à charge variable).&lt;br /&gt;
* Sous forme liée, il devient quasi biologiquement inactif et sa mobilité est très réduite.&lt;br /&gt;
* Sa dégradation principale est microbienne, produisant l’AMPA (acide aminométhylphosphonique).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Glyphosate : Semis direct (SD) vs Labour (CT) ===&lt;br /&gt;
[[Fichier:Tableau de détection du glyphosate.png|centré|cadre|&amp;lt;ref&amp;gt;https://link.springer.com/article/10.1007/s41742-021-00369-3#Fig4&amp;lt;/ref&amp;gt;]]&lt;br /&gt;
Une étude Italienne de l’université de Padova a montré une persistance plus importante du glyphosate dans le système en semis direct. Une accumulation dans l’horizon de surface est observée de manière générale mais elle est plus prononcée en SD.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Comparaison de gestion du sol sur la rémanence du glyphosate ===&lt;br /&gt;
Comme vu précédemment, moins mon travaille le sol, plus il y a d’accumulation de glyphosate notamment en surface du sol. La matière active concentrée dans l’horizon superficiel aà un impact systématiquement plus important sur les pertes de pieds des cultures en condition de  SD par rapport à un sol travaillé et ce peu importe la formulation commerciale et le délai d&#039;application avant semis. &lt;br /&gt;
[[Fichier:Pertes due au glyphosate en fonction de la date de pulvérisation .png|centré|cadre|&amp;lt;ref&amp;gt;https://escholarship.org/content/qt25v599pr/qt25v599pr.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt;]]&lt;br /&gt;
Cependant, on remarque que c’est le temps entre le traitement et le semis qui influence majoritairement les dommages du glyphosate sur la culture. &lt;br /&gt;
[[Fichier:Persistance du glyphosate en semis direct.png|vignette|496x496px|&amp;lt;ref&amp;gt;https://link.springer.com/article/10.1007/s41742-021-00369-3&amp;lt;/ref&amp;gt;]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Pourquoi le glyphosate persiste davantage en SD ? ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1.Plus de matière organique (MO) en surface ➜ le glyphosate s’y lie et se dégrade peu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2. Sol plus compacté (phase de transition SD) ➜ activité microbienne réduite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
3.Présence de végétation vivante au moment de l’application ➜ relargage secondaire par les racines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Relargage du glyphosate.png|vignette|475x475px]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le relargage du glyphosate ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le glyphosate est transloqué puis accumulé dans les racines.&lt;br /&gt;
* Il est ensuite libéré dans la rhizosphère :&lt;br /&gt;
** Par la décomposition des résidus de plantes traitées&lt;br /&gt;
** Par exsudation des racines de plantes vivantes, y compris OGM tolérant au glyphosate&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La contamination du sol par les exsudations est souvent négligée, indépendante du ruissellement ou de la dérive de pulvérisation.&amp;lt;ref&amp;gt;https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC6918143/&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Cas du semis direct ====&lt;br /&gt;
** Favorise l’émergence de résistances chez les adventices.&lt;br /&gt;
** Favorise l’implantation des adventices notamment pérennes :&lt;br /&gt;
*** Plus coriaces, elles nécessitent des doses létales d’herbicides plus élevées,&lt;br /&gt;
*** Elles détoxifient et relarguent le glyphosate plus longtemps,&lt;br /&gt;
*** Elles survivent plus longtemps que les espèces des systèmes en travail du sol, généralement moins bien enracinées.  Le glyphosate persiste ainsi plus longtemps dans le sol, prolongeant sa présence et ses effets.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La réabsorption du glyphosate ===&lt;br /&gt;
Une fois que le glyphosate est dans le sol, il peut être réabsorbé par les racines des plantes, qu&#039;il s&#039;agisse de cultures ciblées ou non ciblées.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Réabsorption du glyphosate.png|centré|vignette|687x687px|&amp;lt;ref&amp;gt;Watt et al., 2006, Ann. Bot. 97, 839-855&amp;lt;/ref&amp;gt;]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Cas du semis direct ====&lt;br /&gt;
Plus de 50 % des racines de blé dans les sols non travaillés empruntent les mêmes voies que les racines du précédent cultural. Cela augmente le risque de dommages causés par le glyphosate en raison de la contamination par contact (réabsorption) avec les racines des adventices traitées au glyphosate qui auraient relargué dans le milieu des molécules actives lors de la détoxification.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Effet sur la culture en suivante  ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Impact sur la croissance racinaire : Lorsque le glyphosate est réabsorbé, il peut inhiber l&#039;élongation des racines, la formation de racines latérales et la production de biomasse racinaire&lt;br /&gt;
* Interaction avec la nutrition des plantes : Le glyphosate est un chélateur de cations métalliques divalents et peut réduire l&#039;absorption et la translocation de nutriments dans les cultures. Il forme des complexes chélatés peu solubles avec des micronutriments essentiels comme le manganèse (Mn), le fer (Fe), le zinc (Zn) et le bore (B), ce qui entrave leur absorption par les racines. Cette interaction peut avoir des conséquences sur la santé des cultures, notamment leur résistance aux maladies&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Observation rémanence glyphosate.png|cadre|&amp;lt;ref&amp;gt;Crédit photo : Martin Rollet &amp;lt;/ref&amp;gt;]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Retour terrain ===&lt;br /&gt;
On se trouve ici sur une parcelle de blé semé à l’automne 2022. Un  glyphosate (2l) a été réalisé en post semis. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Observation : Dans les zones ou il y a absence de matière végétale en décomposition, la levée est correcte et régulière. A contrario, dans les zones ou il y a eu des plantes vivantes mais détruites au glyphosate, la levée est éparse et insuffisante (encadré en rouge). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Interprétation : On assiste très probablement au phénomène de relargage par les racines des adventices qui ont détoxifié la molécule active avant de mourir. L’action du glyphosate est donc différée dans le temps et la culture en pâtit. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Conclusion ===&lt;br /&gt;
Lorsque vous faites un glyphosate, veillez à espacer suffisamment de temps avant le semis, environ 10 jours (voir recommandation sur les formulations commerciales), notamment si la couverture végétale est importante et que vous n’avez pas prévu de travail du sol (ce dernier accélère la mort des cibles et  limite le relargage).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si une accumulation de long terme du glyphosate en semis direct pénalise les levées et les rendements, un léger travail de surface (type déchaumage superficiel) peut permettre de remédier à ce problème.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Sources====&lt;br /&gt;
Cet article a été rédigé par [[Utilisateur:Jasmin Razongles|Jasmin Razongles]], étudiant ingénieur agronome en alternance au [[Structure:Centre National d&#039;Agroécologie|Centre National d&#039;Agroécologie]].&lt;br /&gt;
{{Pages liées}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Jasmin Razongles (3492550133)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:Pulv%C3%A9risation_glyphosate.png&amp;diff=176572</id>
		<title>Fichier:Pulvérisation glyphosate.png</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:Pulv%C3%A9risation_glyphosate.png&amp;diff=176572"/>
		<updated>2025-07-24T13:56:37Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Jasmin Razongles (3492550133) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Jasmin Razongles (3492550133)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Glyphosate_:_r%C3%A9manence_et_points_d%27attention_en_semis_direct&amp;diff=176571</id>
		<title>Glyphosate : rémanence et points d&#039;attention en semis direct</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Glyphosate_:_r%C3%A9manence_et_points_d%27attention_en_semis_direct&amp;diff=176571"/>
		<updated>2025-07-24T13:49:29Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Jasmin Razongles (3492550133) : /* Glyphosate : Semis direct (SD) vs Labour (CT) */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Pratique&lt;br /&gt;
|Image=Pulvérisation.jpg&lt;br /&gt;
|Mots-clés=Produit phytosanitaire, glyphosate, rémanance, ACS, Semis direct&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
Le glyphosate, souvent décrit comme peu persistant, peut en réalité s’accumuler dans le sol selon le type de sol, le climat, et la gestion agricole. En semis direct (SD), sa dégradation est plus lente en raison de la matière organique en surface notamment. Après le traitement, les molécules peuvent être relargué par les racines des plantes encore vivantes, affectant les cultures suivantes. Le glyphosate est alors réabsorbé, nuisant à la croissance racinaire et à la nutrition des plantes. Pour limiter ces effets, un délai avant semis et un léger travail du sol sont recommandés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une persistance dans le sol ===&lt;br /&gt;
Bien que le glyphosate soit fréquemment décrit comme &amp;quot;non rémanent&amp;quot; ou ayant une &amp;quot;activité résiduelle minimale&amp;quot; dans le sol, la réalité de sa persistance est plus complexe et varie considérablement en fonction de divers facteurs pédoclimatiques et de gestion du sol. C’est une simplification qui nécessite d&#039;être nuancée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plusieurs facteurs influencent cette persistance :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Type de sol et teneur en matière organique : Les sols riches en argile et en carbone organique ont tendance à présenter une adsorption plus forte du glyphosate, ce qui peut ralentir sa dégradation. &lt;br /&gt;
* Conditions climatiques : Des conditions plus chaudes et plus sèches peuvent accélérer la dégradation du glyphosate dans le sol, tandis que des températures plus fraîches et une humidité élevée peuvent la ralentir.  &lt;br /&gt;
* Activité microbienne : La dégradation microbienne étant la principale voie de dissipation, la santé et l&#039;activité des communautés microbiennes du sol sont des facteurs critiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dynamique de dégradation dans le sol ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le glyphosate a une forte affinité avec les particules du sol.&lt;br /&gt;
* Il s’adsorbe fortement aux oxydes de fer et d’aluminium (minéraux à charge variable).&lt;br /&gt;
* Sous forme liée, il devient quasi biologiquement inactif et sa mobilité est très réduite.&lt;br /&gt;
* Sa dégradation principale est microbienne, produisant l’AMPA (acide aminométhylphosphonique).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Glyphosate : Semis direct (SD) vs Labour (CT) ===&lt;br /&gt;
[[Fichier:Tableau de détection du glyphosate.png|centré|cadre|&amp;lt;ref&amp;gt;https://link.springer.com/article/10.1007/s41742-021-00369-3#Fig4&amp;lt;/ref&amp;gt;]]&lt;br /&gt;
Une étude Italienne de l’université de Padova a montré une persistance plus importante du glyphosate dans le système en semis direct. Une accumulation dans l’horizon de surface est observée de manière générale mais elle est plus prononcée en SD.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Comparaison de gestion du sol sur la rémanence du glyphosate ===&lt;br /&gt;
Comme vu précédemment, moins mon travaille le sol, plus il y a d’accumulation de glyphosate notamment en surface du sol. La matière active concentrée dans l’horizon superficiel aà un impact systématiquement plus important sur les pertes de pieds des cultures en condition de  SD par rapport à un sol travaillé et ce peu importe la formulation commerciale et le délai d&#039;application avant semis. &lt;br /&gt;
[[Fichier:Pertes due au glyphosate en fonction de la date de pulvérisation .png|centré|cadre|&amp;lt;ref&amp;gt;https://escholarship.org/content/qt25v599pr/qt25v599pr.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt;]]&lt;br /&gt;
Cependant, on remarque que c’est le temps entre le traitement et le semis qui influence majoritairement les dommages du glyphosate sur la culture. &lt;br /&gt;
[[Fichier:Persistance du glyphosate en semis direct.png|vignette|496x496px|&amp;lt;ref&amp;gt;https://link.springer.com/article/10.1007/s41742-021-00369-3&amp;lt;/ref&amp;gt;]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Pourquoi le glyphosate persiste davantage en SD ? ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1.Plus de matière organique (MO) en surface ➜ le glyphosate s’y lie et se dégrade peu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2. Sol plus compacté (phase de transition SD) ➜ activité microbienne réduite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
3.Présence de végétation vivante au moment de l’application ➜ relargage secondaire par les racines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Relargage du glyphosate.png|vignette|475x475px]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le relargage du glyphosate ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le glyphosate est transloqué puis accumulé dans les racines.&lt;br /&gt;
* Il est ensuite libéré dans la rhizosphère :&lt;br /&gt;
** Par la décomposition des résidus de plantes traitées&lt;br /&gt;
** Par exsudation des racines de plantes vivantes, y compris OGM tolérant au glyphosate&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La contamination du sol par les exsudations est souvent négligée, indépendante du ruissellement ou de la dérive de pulvérisation.&amp;lt;ref&amp;gt;https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC6918143/&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Cas du semis direct ====&lt;br /&gt;
** Favorise l’émergence de résistances chez les adventices.&lt;br /&gt;
** Favorise l’implantation des adventices notamment pérennes :&lt;br /&gt;
*** Plus coriaces, elles nécessitent des doses létales d’herbicides plus élevées,&lt;br /&gt;
*** Elles détoxifient et relarguent le glyphosate plus longtemps,&lt;br /&gt;
*** Elles survivent plus longtemps que les espèces des systèmes en travail du sol, généralement moins bien enracinées.  Le glyphosate persiste ainsi plus longtemps dans le sol, prolongeant sa présence et ses effets.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La réabsorption du glyphosate ===&lt;br /&gt;
Une fois que le glyphosate est dans le sol, il peut être réabsorbé par les racines des plantes, qu&#039;il s&#039;agisse de cultures ciblées ou non ciblées.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Réabsorption du glyphosate.png|centré|vignette|687x687px|&amp;lt;ref&amp;gt;Watt et al., 2006, Ann. Bot. 97, 839-855&amp;lt;/ref&amp;gt;]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Cas du semis direct ====&lt;br /&gt;
Plus de 50 % des racines de blé dans les sols non travaillés empruntent les mêmes voies que les racines du précédent cultural. Cela augmente le risque de dommages causés par le glyphosate en raison de la contamination par contact (réabsorption) avec les racines des adventices traitées au glyphosate qui auraient relargué dans le milieu des molécules actives lors de la détoxification.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Effet sur la culture en suivante  ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Impact sur la croissance racinaire : Lorsque le glyphosate est réabsorbé, il peut inhiber l&#039;élongation des racines, la formation de racines latérales et la production de biomasse racinaire&lt;br /&gt;
* Interaction avec la nutrition des plantes : Le glyphosate est un chélateur de cations métalliques divalents et peut réduire l&#039;absorption et la translocation de nutriments dans les cultures. Il forme des complexes chélatés peu solubles avec des micronutriments essentiels comme le manganèse (Mn), le fer (Fe), le zinc (Zn) et le bore (B), ce qui entrave leur absorption par les racines. Cette interaction peut avoir des conséquences sur la santé des cultures, notamment leur résistance aux maladies&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Observation rémanence glyphosate.png|cadre|&amp;lt;ref&amp;gt;Crédit photo : Martin Rollet &amp;lt;/ref&amp;gt;]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Retour terrain ===&lt;br /&gt;
On se trouve ici sur une parcelle de blé semé à l’automne 2022. Un  glyphosate (2l) a été réalisé en post semis. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Observation : Dans les zones ou il y a absence de matière végétale en décomposition, la levée est correcte et régulière. A contrario, dans les zones ou il y a eu des plantes vivantes mais détruites au glyphosate, la levée est éparse et insuffisante (encadré en rouge). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Interprétation : On assiste très probablement au phénomène de relargage par les racines des adventices qui ont détoxifié la molécule active avant de mourir. L’action du glyphosate est donc différée dans le temps et la culture en pâtit. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Conclusion ===&lt;br /&gt;
Lorsque vous faites un glyphosate, veillez à espacer suffisamment de temps avant le semis, environ 10 jours (voir recommandation sur les formulations commerciales), notamment si la couverture végétale est importante et que vous n’avez pas prévu de travail du sol (ce dernier accélère la mort des cibles et  limite le relargage).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si une accumulation de long terme du glyphosate en semis direct pénalise les levées et les rendements, un léger travail de surface (type déchaumage superficiel) peut permettre de remédier à ce problème.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Sources====&lt;br /&gt;
Cet article a été rédigé par [[Utilisateur:Jasmin Razongles|Jasmin Razongles]], étudiant ingénieur agronome en alternance au [[Structure:Centre National d&#039;Agroécologie|Centre National d&#039;Agroécologie]].{{Pages liées}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Jasmin Razongles (3492550133)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Glyphosate_:_r%C3%A9manence_et_points_d%27attention_en_semis_direct&amp;diff=176570</id>
		<title>Glyphosate : rémanence et points d&#039;attention en semis direct</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Glyphosate_:_r%C3%A9manence_et_points_d%27attention_en_semis_direct&amp;diff=176570"/>
		<updated>2025-07-24T13:34:11Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Jasmin Razongles (3492550133) : /* Conclusion */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Pratique&lt;br /&gt;
|Image=Pulvérisation.jpg&lt;br /&gt;
|Mots-clés=Produit phytosanitaire, glyphosate, rémanance, ACS, Semis direct&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
Le glyphosate, souvent décrit comme peu persistant, peut en réalité s’accumuler dans le sol selon le type de sol, le climat, et la gestion agricole. En semis direct (SD), sa dégradation est plus lente en raison de la matière organique en surface notamment. Après le traitement, les molécules peuvent être relargué par les racines des plantes encore vivantes, affectant les cultures suivantes. Le glyphosate est alors réabsorbé, nuisant à la croissance racinaire et à la nutrition des plantes. Pour limiter ces effets, un délai avant semis et un léger travail du sol sont recommandés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une persistance dans le sol ===&lt;br /&gt;
Bien que le glyphosate soit fréquemment décrit comme &amp;quot;non rémanent&amp;quot; ou ayant une &amp;quot;activité résiduelle minimale&amp;quot; dans le sol, la réalité de sa persistance est plus complexe et varie considérablement en fonction de divers facteurs pédoclimatiques et de gestion du sol. C’est une simplification qui nécessite d&#039;être nuancée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plusieurs facteurs influencent cette persistance :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Type de sol et teneur en matière organique : Les sols riches en argile et en carbone organique ont tendance à présenter une adsorption plus forte du glyphosate, ce qui peut ralentir sa dégradation. &lt;br /&gt;
* Conditions climatiques : Des conditions plus chaudes et plus sèches peuvent accélérer la dégradation du glyphosate dans le sol, tandis que des températures plus fraîches et une humidité élevée peuvent la ralentir.  &lt;br /&gt;
* Activité microbienne : La dégradation microbienne étant la principale voie de dissipation, la santé et l&#039;activité des communautés microbiennes du sol sont des facteurs critiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dynamique de dégradation dans le sol ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le glyphosate a une forte affinité avec les particules du sol.&lt;br /&gt;
* Il s’adsorbe fortement aux oxydes de fer et d’aluminium (minéraux à charge variable).&lt;br /&gt;
* Sous forme liée, il devient quasi biologiquement inactif et sa mobilité est très réduite.&lt;br /&gt;
* Sa dégradation principale est microbienne, produisant l’AMPA (acide aminométhylphosphonique).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Glyphosate : Semis direct (SD) vs Labour (CT) ===&lt;br /&gt;
[[Fichier:Tableau de détection du glyphosate.png|centré|cadre]]&lt;br /&gt;
Une étude Italienne de l’université de Padova a montré une persistance plus importante du glyphosate dans le système en semis direct. Une accumulation dans l’horizon de surface est observée de manière générale mais elle est plus prononcée en SD.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Comparaison de gestion du sol sur la rémanence du glyphosate ===&lt;br /&gt;
Comme vu précédemment, moins mon travaille le sol, plus il y a d’accumulation de glyphosate notamment en surface du sol. La matière active concentrée dans l’horizon superficiel aà un impact systématiquement plus important sur les pertes de pieds des cultures en condition de  SD par rapport à un sol travaillé et ce peu importe la formulation commerciale et le délai d&#039;application avant semis. &lt;br /&gt;
[[Fichier:Pertes due au glyphosate en fonction de la date de pulvérisation .png|centré|cadre]]&lt;br /&gt;
Cependant, on remarque que c’est le temps entre le traitement et le semis qui influence majoritairement les dommages du glyphosate sur la culture. &lt;br /&gt;
[[Fichier:Persistance du glyphosate en semis direct.png|vignette]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Pourquoi le glyphosate persiste davantage en SD ? ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1.Plus de matière organique (MO) en surface ➜ le glyphosate s’y lie et se dégrade peu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2. Sol plus compacté (phase de transition SD) ➜ activité microbienne réduite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
3.Présence de végétation vivante au moment de l’application ➜ relargage secondaire par les racines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Relargage du glyphosate.png|vignette]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le relargage du glyphosate ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le glyphosate est transloqué puis accumulé dans les racines.&lt;br /&gt;
* Il est ensuite libéré dans la rhizosphère :&lt;br /&gt;
** Par la décomposition des résidus de plantes traitées&lt;br /&gt;
** Par exsudation des racines de plantes vivantes, y compris OGM tolérant au glyphosate&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La contamination du sol par les exsudations est souvent négligée, indépendante du ruissellement ou de la dérive de pulvérisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Cas du semis direct ====&lt;br /&gt;
** Favorise l’émergence de résistances chez les adventices.&lt;br /&gt;
** Favorise l’implantation des adventices notamment pérennes :&lt;br /&gt;
*** Plus coriaces, elles nécessitent des doses létales d’herbicides plus élevées,&lt;br /&gt;
*** Elles détoxifient et relarguent le glyphosate plus longtemps,&lt;br /&gt;
*** Elles survivent plus longtemps que les espèces des systèmes en travail du sol, généralement moins bien enracinées.  Le glyphosate persiste ainsi plus longtemps dans le sol, prolongeant sa présence et ses effets.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La réabsorption du glyphosate ===&lt;br /&gt;
Une fois que le glyphosate est dans le sol, il peut être réabsorbé par les racines des plantes, qu&#039;il s&#039;agisse de cultures ciblées ou non ciblées.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Réabsorption du glyphosate.png|centré|vignette]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Cas du semis direct ====&lt;br /&gt;
Plus de 50 % des racines de blé dans les sols non travaillés empruntent les mêmes voies que les racines du précédent cultural. Cela augmente le risque de dommages causés par le glyphosate en raison de la contamination par contact (réabsorption) avec les racines des adventices traitées au glyphosate qui auraient relargué dans le milieu des molécules actives lors de la détoxification.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Effet sur la culture en suivante  ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Impact sur la croissance racinaire : Lorsque le glyphosate est réabsorbé, il peut inhiber l&#039;élongation des racines, la formation de racines latérales et la production de biomasse racinaire&lt;br /&gt;
* Interaction avec la nutrition des plantes : Le glyphosate est un chélateur de cations métalliques divalents et peut réduire l&#039;absorption et la translocation de nutriments dans les cultures. Il forme des complexes chélatés peu solubles avec des micronutriments essentiels comme le manganèse (Mn), le fer (Fe), le zinc (Zn) et le bore (B), ce qui entrave leur absorption par les racines. Cette interaction peut avoir des conséquences sur la santé des cultures, notamment leur résistance aux maladies&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Observation rémanence glyphosate.png|cadre]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Retour terrain ===&lt;br /&gt;
On se trouve ici sur une parcelle de blé semé à l’automne 2022. Un  glyphosate (2l) a été réalisé en post semis. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Observation : Dans les zones ou il y a absence de matière végétale en décomposition, la levée est correcte et régulière. A contrario, dans les zones ou il y a eu des plantes vivantes mais détruites au glyphosate, la levée est éparse et insuffisante (encadré en rouge). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Interprétation : On assiste très probablement au phénomène de relargage par les racines des adventices qui ont détoxifié la molécule active avant de mourir. L’action du glyphosate est donc différée dans le temps et la culture en pâtit. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Conclusion ===&lt;br /&gt;
Lorsque vous faites un glyphosate, veillez à espacer suffisamment de temps avant le semis, environ 10 jours (voir recommandation sur les formulations commerciales), notamment si la couverture végétale est importante et que vous n’avez pas prévu de travail du sol (ce dernier accélère la mort des cibles et  limite le relargage).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si une accumulation de long terme du glyphosate en semis direct pénalise les levées et les rendements, un léger travail de surface (type déchaumage superficiel) peut permettre de remédier à ce problème.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Sources====&lt;br /&gt;
Cet article a été rédigé par [[Utilisateur:Jasmin Razongles|Jasmin Razongles]], étudiant ingénieur agronome en alternance au [[Structure:Centre National d&#039;Agroécologie|Centre National d&#039;Agroécologie]].{{Pages liées}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Jasmin Razongles (3492550133)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:Observation_r%C3%A9manence_glyphosate.png&amp;diff=176569</id>
		<title>Fichier:Observation rémanence glyphosate.png</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:Observation_r%C3%A9manence_glyphosate.png&amp;diff=176569"/>
		<updated>2025-07-24T13:28:12Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Jasmin Razongles (3492550133) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;cas concret de l&#039;effet d&#039;un relargage après traitement et perte de la culture&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Jasmin Razongles (3492550133)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:R%C3%A9absorption_du_glyphosate.png&amp;diff=176568</id>
		<title>Fichier:Réabsorption du glyphosate.png</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:R%C3%A9absorption_du_glyphosate.png&amp;diff=176568"/>
		<updated>2025-07-24T13:25:19Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Jasmin Razongles (3492550133) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;impact d&#039;une pulvérisation sur les plantes voisine des cibles&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Jasmin Razongles (3492550133)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:Relargage_du_glyphosate.png&amp;diff=176567</id>
		<title>Fichier:Relargage du glyphosate.png</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:Relargage_du_glyphosate.png&amp;diff=176567"/>
		<updated>2025-07-24T13:12:38Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Jasmin Razongles (3492550133) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Cheminement du glyphosate à travers la plante&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Jasmin Razongles (3492550133)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:Persistance_du_glyphosate_en_semis_direct.png&amp;diff=176565</id>
		<title>Fichier:Persistance du glyphosate en semis direct.png</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:Persistance_du_glyphosate_en_semis_direct.png&amp;diff=176565"/>
		<updated>2025-07-24T13:08:28Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Jasmin Razongles (3492550133) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Persistance du des herbicides en semis direct&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Jasmin Razongles (3492550133)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:Pertes_due_au_glyphosate_en_fonction_de_la_date_de_pulv%C3%A9risation_.png&amp;diff=176564</id>
		<title>Fichier:Pertes due au glyphosate en fonction de la date de pulvérisation .png</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:Pertes_due_au_glyphosate_en_fonction_de_la_date_de_pulv%C3%A9risation_.png&amp;diff=176564"/>
		<updated>2025-07-24T13:06:38Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Jasmin Razongles (3492550133) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Impact de différentes formulation commerciale de glyphosate sur les pertes de culture en fonction de la date de pulvérisation et de la méthode de travail du sol&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Jasmin Razongles (3492550133)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:Tableau_de_d%C3%A9tection_du_glyphosate.png&amp;diff=176563</id>
		<title>Fichier:Tableau de détection du glyphosate.png</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:Tableau_de_d%C3%A9tection_du_glyphosate.png&amp;diff=176563"/>
		<updated>2025-07-24T13:03:25Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Jasmin Razongles (3492550133) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Evolution du glyphosate dans un sol travaillé et non travaillé sur deux horizons, 6 mois après le traitement&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Jasmin Razongles (3492550133)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Glyphosate_:_r%C3%A9manence_et_points_d%27attention_en_semis_direct&amp;diff=176556</id>
		<title>Glyphosate : rémanence et points d&#039;attention en semis direct</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Glyphosate_:_r%C3%A9manence_et_points_d%27attention_en_semis_direct&amp;diff=176556"/>
		<updated>2025-07-24T08:23:40Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Jasmin Razongles (3492550133) : /* Le relargage du glyphosate */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Pratique&lt;br /&gt;
|Image=Pulvérisation.jpg&lt;br /&gt;
|Mots-clés=Produit phytosanitaire, glyphosate, rémanance, ACS, Semis direct&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
Le glyphosate, souvent décrit comme peu persistant, peut en réalité s’accumuler dans le sol selon le type de sol, le climat, et la gestion agricole. En semis direct (SD), sa dégradation est plus lente en raison de la matière organique en surface notamment. Après le traitement, les molécules peuvent être relargué par les racines des plantes encore vivantes, affectant les cultures suivantes. Le glyphosate est alors réabsorbé, nuisant à la croissance racinaire et à la nutrition des plantes. Pour limiter ces effets, un délai avant semis et un léger travail du sol sont recommandés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une persistance dans le sol ===&lt;br /&gt;
Bien que le glyphosate soit fréquemment décrit comme &amp;quot;non rémanent&amp;quot; ou ayant une &amp;quot;activité résiduelle minimale&amp;quot; dans le sol, la réalité de sa persistance est plus complexe et varie considérablement en fonction de divers facteurs pédoclimatiques et de gestion du sol. C’est une simplification qui nécessite d&#039;être nuancée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plusieurs facteurs influencent cette persistance :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Type de sol et teneur en matière organique : Les sols riches en argile et en carbone organique ont tendance à présenter une adsorption plus forte du glyphosate, ce qui peut ralentir sa dégradation. &lt;br /&gt;
* Conditions climatiques : Des conditions plus chaudes et plus sèches peuvent accélérer la dégradation du glyphosate dans le sol, tandis que des températures plus fraîches et une humidité élevée peuvent la ralentir.  &lt;br /&gt;
* Activité microbienne : La dégradation microbienne étant la principale voie de dissipation, la santé et l&#039;activité des communautés microbiennes du sol sont des facteurs critiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dynamique de dégradation dans le sol ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le glyphosate a une forte affinité avec les particules du sol.&lt;br /&gt;
* Il s’adsorbe fortement aux oxydes de fer et d’aluminium (minéraux à charge variable).&lt;br /&gt;
* Sous forme liée, il devient quasi biologiquement inactif et sa mobilité est très réduite.&lt;br /&gt;
* Sa dégradation principale est microbienne, produisant l’AMPA (acide aminométhylphosphonique).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Glyphosate : Semis direct (SD) vs Labour (CT) ===&lt;br /&gt;
Une étude Italienne de l’université de Padova a montré une persistance plus importante du glyphosate dans le système en semis direct. Une accumulation dans l’horizon de surface est observée de manière générale mais elle est plus prononcée en SD.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Comparaison de gestion du sol sur la rémanence du glyphosate ===&lt;br /&gt;
Comme vu précédemment, moins mon travaille le sol, plus il y a d’accumulation de glyphosate notamment en surface du sol. La matière active concentrée dans l’horizon superficiel aà un impact systématiquement plus important sur les pertes de pieds des cultures en condition de  SD par rapport à un sol travaillé et ce peu importe la formulation commerciale et le délai d&#039;application avant semis. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, on remarque que c’est le temps entre le traitement et le semis qui influence majoritairement les dommages du glyphosate sur la culture. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Pourquoi le glyphosate persiste davantage en SD ? ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
# Plus de matière organique (MO) en surface ➜ le glyphosate s’y lie et se dégrade peu.&lt;br /&gt;
# Sol plus compacté (phase de transition SD) ➜ activité microbienne réduite.&lt;br /&gt;
# Présence de végétation vivante au moment de l’application ➜ relargage secondaire par les racines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le relargage du glyphosate ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le glyphosate est transloqué puis accumulé dans les racines.&lt;br /&gt;
* Il est ensuite libéré dans la rhizosphère :&lt;br /&gt;
** Par la décomposition des résidus de plantes traitées&lt;br /&gt;
** Par exsudation des racines de plantes vivantes, y compris OGM tolérant au glyphosate&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La contamination du sol par les exsudations est souvent négligée, indépendante du ruissellement ou de la dérive de pulvérisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Cas du semis direct ====&lt;br /&gt;
** Favorise l’émergence de résistances chez les adventices.&lt;br /&gt;
** Favorise l’implantation des adventices notamment pérennes :&lt;br /&gt;
*** Plus coriaces, elles nécessitent des doses létales d’herbicides plus élevées,&lt;br /&gt;
*** Elles détoxifient et relarguent le glyphosate plus longtemps,&lt;br /&gt;
*** Elles survivent plus longtemps que les espèces des systèmes en travail du sol, généralement moins bien enracinées.  Le glyphosate persiste ainsi plus longtemps dans le sol, prolongeant sa présence et ses effets.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La réabsorption du glyphosate ===&lt;br /&gt;
Une fois que le glyphosate est dans le sol, il peut être réabsorbé par les racines des plantes, qu&#039;il s&#039;agisse de cultures ciblées ou non ciblées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Cas du semis direct ====&lt;br /&gt;
Plus de 50 % des racines de blé dans les sols non travaillés empruntent les mêmes voies que les racines du précédent cultural. Cela augmente le risque de dommages causés par le glyphosate en raison de la contamination par contact (réabsorption) avec les racines des adventices traitées au glyphosate qui auraient relargué dans le milieu des molécules actives lors de la détoxification.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Effet sur la culture en suivante  ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Impact sur la croissance racinaire : Lorsque le glyphosate est réabsorbé, il peut inhiber l&#039;élongation des racines, la formation de racines latérales et la production de biomasse racinaire&lt;br /&gt;
* Interaction avec la nutrition des plantes : Le glyphosate est un chélateur de cations métalliques divalents et peut réduire l&#039;absorption et la translocation de nutriments dans les cultures. Il forme des complexes chélatés peu solubles avec des micronutriments essentiels comme le manganèse (Mn), le fer (Fe), le zinc (Zn) et le bore (B), ce qui entrave leur absorption par les racines. Cette interaction peut avoir des conséquences sur la santé des cultures, notamment leur résistance aux maladies&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Retour terrain ===&lt;br /&gt;
On se trouve ici sur une parcelle de blé semé à l’automne 2022. Un  glyphosate (2l) a été réalisé en post semis. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Observation : Dans les zones ou il y a absence de matière végétale en décomposition, la levée est correcte et régulière. A contrario, dans les zones ou il y a eu des plantes vivantes mais détruites au glyphosate, la levée est éparse et insuffisante (encadré en rouge). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Interprétation : On assiste très probablement au phénomène de relargage par les racines des adventices qui ont détoxifié la molécule active avant de mourir. L’action du glyphosate est donc différée dans le temps et la culture en pâtit. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Conclusion ===&lt;br /&gt;
Lorsque vous faites un glyphosate, veillez à espacer suffisamment de temps avant le semis, environ 10j (voir recommandation sur les formulations commerciales), notamment si la couverture végétale est importante et que vous n’avez pas prévu de travail du sol (ce dernier accélère la mort des cibles et  limite le relargage).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si une accumulation de long terme du glyphosate en semis direct pénalise les levées et les rendements, un léger travail de surface (type déchaumage superficiel) peut permettre de remédier à ce problème. {{Pages liées}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Jasmin Razongles (3492550133)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Glyphosate_:_r%C3%A9manence_et_points_d%27attention_en_semis_direct&amp;diff=176555</id>
		<title>Glyphosate : rémanence et points d&#039;attention en semis direct</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Glyphosate_:_r%C3%A9manence_et_points_d%27attention_en_semis_direct&amp;diff=176555"/>
		<updated>2025-07-24T08:17:41Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Jasmin Razongles (3492550133) : Page créée avec « {{Pratique |Image=Pulvérisation.jpg |Mots-clés=Produit phytosanitaire, glyphosate, rémanance, ACS, Semis direct }} Le glyphosate, souvent décrit comme peu persistant, peut en réalité s’accumuler dans le sol selon le type de sol, le climat, et la gestion agricole. En semis direct (SD), sa dégradation est plus lente en raison de la matière organique en surface notamment. Après le traitement, les molécules peuvent être relargué par les racines des plan... »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Pratique&lt;br /&gt;
|Image=Pulvérisation.jpg&lt;br /&gt;
|Mots-clés=Produit phytosanitaire, glyphosate, rémanance, ACS, Semis direct&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
Le glyphosate, souvent décrit comme peu persistant, peut en réalité s’accumuler dans le sol selon le type de sol, le climat, et la gestion agricole. En semis direct (SD), sa dégradation est plus lente en raison de la matière organique en surface notamment. Après le traitement, les molécules peuvent être relargué par les racines des plantes encore vivantes, affectant les cultures suivantes. Le glyphosate est alors réabsorbé, nuisant à la croissance racinaire et à la nutrition des plantes. Pour limiter ces effets, un délai avant semis et un léger travail du sol sont recommandés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une persistance dans le sol ===&lt;br /&gt;
Bien que le glyphosate soit fréquemment décrit comme &amp;quot;non rémanent&amp;quot; ou ayant une &amp;quot;activité résiduelle minimale&amp;quot; dans le sol, la réalité de sa persistance est plus complexe et varie considérablement en fonction de divers facteurs pédoclimatiques et de gestion du sol. C’est une simplification qui nécessite d&#039;être nuancée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plusieurs facteurs influencent cette persistance :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Type de sol et teneur en matière organique : Les sols riches en argile et en carbone organique ont tendance à présenter une adsorption plus forte du glyphosate, ce qui peut ralentir sa dégradation. &lt;br /&gt;
* Conditions climatiques : Des conditions plus chaudes et plus sèches peuvent accélérer la dégradation du glyphosate dans le sol, tandis que des températures plus fraîches et une humidité élevée peuvent la ralentir.  &lt;br /&gt;
* Activité microbienne : La dégradation microbienne étant la principale voie de dissipation, la santé et l&#039;activité des communautés microbiennes du sol sont des facteurs critiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dynamique de dégradation dans le sol ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le glyphosate a une forte affinité avec les particules du sol.&lt;br /&gt;
* Il s’adsorbe fortement aux oxydes de fer et d’aluminium (minéraux à charge variable).&lt;br /&gt;
* Sous forme liée, il devient quasi biologiquement inactif et sa mobilité est très réduite.&lt;br /&gt;
* Sa dégradation principale est microbienne, produisant l’AMPA (acide aminométhylphosphonique).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Glyphosate : Semis direct (SD) vs Labour (CT) ===&lt;br /&gt;
Une étude Italienne de l’université de Padova a montré une persistance plus importante du glyphosate dans le système en semis direct. Une accumulation dans l’horizon de surface est observée de manière générale mais elle est plus prononcée en SD.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Comparaison de gestion du sol sur la rémanence du glyphosate ===&lt;br /&gt;
Comme vu précédemment, moins mon travaille le sol, plus il y a d’accumulation de glyphosate notamment en surface du sol. La matière active concentrée dans l’horizon superficiel aà un impact systématiquement plus important sur les pertes de pieds des cultures en condition de  SD par rapport à un sol travaillé et ce peu importe la formulation commerciale et le délai d&#039;application avant semis. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, on remarque que c’est le temps entre le traitement et le semis qui influence majoritairement les dommages du glyphosate sur la culture. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Pourquoi le glyphosate persiste davantage en SD ? ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
# Plus de matière organique (MO) en surface ➜ le glyphosate s’y lie et se dégrade peu.&lt;br /&gt;
# Sol plus compacté (phase de transition SD) ➜ activité microbienne réduite.&lt;br /&gt;
# Présence de végétation vivante au moment de l’application ➜ relargage secondaire par les racines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le relargage du glyphosate ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le glyphosate est transloqué puis accumulé dans les racines.&lt;br /&gt;
* Il est ensuite libéré dans la rhizosphère :&lt;br /&gt;
** par la décomposition des résidus de plantes traitées,&lt;br /&gt;
** Par exsudation des racines de plantes vivantes, y compris OGM tolérant au glyphosate&lt;br /&gt;
{{Pages liées}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Jasmin Razongles (3492550133)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:Pulv%C3%A9risation.jpg&amp;diff=176554</id>
		<title>Fichier:Pulvérisation.jpg</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:Pulv%C3%A9risation.jpg&amp;diff=176554"/>
		<updated>2025-07-24T07:32:51Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Jasmin Razongles (3492550133) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Jasmin Razongles (3492550133)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Notion_de_TAD_et_de_labour_:_leviers_pour_la_gestion_des_gramin%C3%A9es&amp;diff=175419</id>
		<title>Notion de TAD et de labour : leviers pour la gestion des graminées</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Notion_de_TAD_et_de_labour_:_leviers_pour_la_gestion_des_gramin%C3%A9es&amp;diff=175419"/>
		<updated>2025-07-21T14:29:05Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Jasmin Razongles (3492550133) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Pratique&lt;br /&gt;
|Image=Labour.jpg&lt;br /&gt;
|Type de production=Grandes cultures&lt;br /&gt;
|Objectif=Adventices&lt;br /&gt;
|Mots-clés=TAD, Labour, Vulpin, Ray-grass&lt;br /&gt;
|Organisme=Centre National d&#039;Agroécologie&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
Le labour peut réduire efficacement les graminées adventices en grandes cultures en s’appuyant sur une meilleure connaissance du Taux Annuel de Décroissance ([[TAD]]), indicateur de la perte de viabilité des graines. Le [[ray-grass]], avec un TAD de 60 %, nécessite un labour tous les 4 à 5 ans au moins. Un labour efficace doit être dressé, d&#039;une profondeur d&#039;environ 20 cm et réalisé lentement. Le bon réglage de la [[charrue]], notamment de la rasette, optimise l’enfouissement des graines hors zone de germination (5 premiers cm).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Notion de TAD===&lt;br /&gt;
Le Taux Annuel de Décroissance (TAD) correspond au pourcentage de graines encore capables de germer d’une année sur l’autre. Chaque année, le nombre de semences viables diminue proportionnellement à la valeur du TAD, il est exprimé en % des graines dans le sol. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par exemple, si une espèce d’adventice a un TAD proche de 100% ([[:Catégorie:Brome|brome]]), au bout d’un an après la grenaison, la quasi-totalité des semences ne sont plus en capacité de germer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Profondeur de germinaison des adventices.png|centré|cadre|Profondeur de germinaison des adventices&amp;lt;ref&amp;gt;H.A Roberts&amp;lt;/ref&amp;gt;]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Augmentation du TAD et lutte contre les graminées===&lt;br /&gt;
La majorité des adventices germent dans l’horizon 0-5 cm. En dessous, seule quelques exceptions comme la folle [[avoine]] sont capables de se développer.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Stock semencier, labour et TAD.png|centré|cadre|&amp;lt;ref&amp;gt;Comment mettre à profit la connaissance et caractéristiques biologiques des adventices pour mieux les gérer - Arvalis&amp;lt;/ref&amp;gt;Stock semencier, labour et TAD]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Connaître le TAD des différentes espèces d’adventices est essentiel pour mettre en place une stratégie de [[gestion des adventices]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [[labour]] est un puissant moyen permettant de se débarrasser de certaines espèces d’adventices en cas d’infestation &#039;&#039;&#039;à condition de respecter un intervalle de temps suffisant entre deux labours&#039;&#039;&#039; qui sera défini en fonction du TAD.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Evolution du stock grainier adventice dans le sol.png|centré|cadre|&amp;lt;ref&amp;gt;ACTA&amp;lt;/ref&amp;gt;Evolution du stock grainier adventice dans le sol]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Plus le TAD est faible, plus il faut espacer les deux labours&#039;&#039;&#039;. En effet, il faut attendre que la totalité des graines envoyées dans le fond (assez profond pour empêcher la germination cf figure 1) lors du précédent labour ne soit plus viables pour éviter de les remettre en condition de développement à la surface.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur le schéma ci-dessus, sont représentées seulement les graines viables d’une espèce à fort TAD juste après le type de travail du sol.  En clair, la couche de sol superficielle dans laquelle la majorité des adventices sont en capacité de germer. En sombre, la partie de sol contenant les graines viables mais pas en conditions de germer car trop profonde.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Le cas du ray-grass===&lt;br /&gt;
Le [[:Catégorie:Ray-grass|ray-grass]] est l’une des adventices les plus problématiques dans les systèmes en grandes cultures en France, notamment à cause des résistances qui apparaissent et des décalages de cycle (cf [[Le Ray-grass d&#039;Italie - adventice- Levée de dormance et bio-indication|biologie du ray-grass]]). Il convient d’autant plus de connaître et d’actualiser les connaissances sur sa biologie pour ajuster les stratégies de luttes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Contrairement à ce qu’on pensait avant, le ray-grass a un TAD proche de 60% à la place de 75%. Cela à pour conséquence d’augmenter l’intervalle entre deux labours si l’on veut enfouir la totalité des graines viables qui se trouvent en surface, s’il n’y a pas de retournement/brassement trop important du sol. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est donc conseillé de labourer tous les 4/5  ans pour lutter efficacement contre la population de ray-grass, contre les 3 ans qui étaient préconisés avant.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Évolution du TAD du ray grass.jpg|vignette|855x855px|centré|Évolution du TAD du ray-grass&amp;lt;ref&amp;gt;Martin Rollet&amp;lt;/ref&amp;gt;]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Réglage de la charrue===&lt;br /&gt;
En fonction du rapport entre la profondeur de travail et la largeur de la raie on identifie 3 types de labours : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Le &#039;&#039;&#039;labour dressé&#039;&#039;&#039; : C’est le labour ou les bandes seront les plus inclinées verticalement. Pour cela, il faut que sa profondeur corresponde au3/4 de l’espace entre socs.&lt;br /&gt;
*Le &#039;&#039;&#039;labour couché&#039;&#039;&#039; : Avec une profondeur qui correspond à la moitié de la largeur de raie, les bandes seront plus à l’horizontal.&lt;br /&gt;
*Le &#039;&#039;&#039;labour intermédiaire&#039;&#039;&#039; : correspond à un entre deux des deux cités avant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Type de labour, profondeur et largeur.png|centré|cadre|&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot;&amp;gt;https://www.arvalis.fr/infos-techniques/bien-regler-sa-charrue&amp;lt;/ref&amp;gt;Type de labour, profondeur et largeur - &#039;&#039;&#039;La profondeur de travail : un équilibre avec la largeur de raie&#039;&#039;&#039; ]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le labour idéal==&lt;br /&gt;
===Le plus dressé possible===&lt;br /&gt;
Cela pour éviter de placer les résidus de plantes dans le fond de la raie. Un labour couché favorise en effet la formation d’une zone de gley en conditions humides ou la constitution d’une zone creuse en sol séchant avec matières organiques en fond de raie, situations infranchissables ou peu pénétrables par les racines de la culture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De manière générale, et surtout dans les sols humides ou séchants, le labour dressé permet d’éviter cet écueil et favorise une bonne implantation et le développement de la culture, entre autres, pour qu’elle soit rapidement concurrentielle vis-à-vis des adventices.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Profondeur moyenne, autour de 20 cm===&lt;br /&gt;
[[Fichier:Schéma des différents labours.png|centré|cadre|&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot; /&amp;gt;Schéma des différents labours]]&lt;br /&gt;
Le labour ne doit pas être trop profond (maximum 25 cm) pour ne pas mélanger les horizons aérobies et anaérobies du sol : le mélange des couches favorise les fermentations des matières organiques au détriment de leur minéralisation. Mais il doit envoyer les graines de surfaces suffisamment profond pour que cela soit efficace. Il est conseillé environ 20 cm pour un objectif de lutte contre les graminées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Vitesse lente, 4-5 km/h===&lt;br /&gt;
Pour permettre un retournement et un enfouissement efficace d’un point de vue gestion des adventices, on préférera une vitesse lente comme explicité sur le schéma ci-dessous : &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
===La rasette : la position longitudinale des supports de rasettes sur l’age (ou timon).===&lt;br /&gt;
Trois positions sont possibles :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Position avancée : idéale pour un bon enfouissement&lt;br /&gt;
*Position reculée : idéale pour limiter le bourrage en présence de nombreux débris végétaux&lt;br /&gt;
*Position intermédiaire : compromis entre enfouissement et bourrage&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===En conclusion===&lt;br /&gt;
Pour une efficacité maximale, il faut un labour dressé et le moins profond possible. Pour cela il faut privilégier un écartement faible des socs. Ensuite, aller lentement avec une rasette en position avancée (si pas trop de matière à enfouir) pour obtenir un retournement optimal et des graines d’adventices en profondeur, hors de leur zone de germination.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Sources ====&lt;br /&gt;
Cet article a été rédigé par [[Utilisateur:Jasmin Razongles|Jasmin Razongles]], étudiant ingénieur agronome en alternance au [[Structure:Centre National d&#039;Agroécologie|Centre National d&#039;Agroécologie]].{{Pages liées}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Jasmin Razongles (3492550133)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Notion_de_TAD_et_de_labour_:_leviers_pour_la_gestion_des_gramin%C3%A9es&amp;diff=175383</id>
		<title>Notion de TAD et de labour : leviers pour la gestion des graminées</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Notion_de_TAD_et_de_labour_:_leviers_pour_la_gestion_des_gramin%C3%A9es&amp;diff=175383"/>
		<updated>2025-07-21T14:15:30Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Jasmin Razongles (3492550133) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Pratique&lt;br /&gt;
|Image=Labour.jpg&lt;br /&gt;
|Type de production=Grandes cultures&lt;br /&gt;
|Objectif=Adventices&lt;br /&gt;
|Mots-clés=TAD, Labour, Vulpin, Ray-grass&lt;br /&gt;
|Organisme=Centre National d&#039;Agroécologie&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
Le labour peut réduire efficacement les graminées adventices en grandes cultures en s’appuyant sur une meilleure connaissance du Taux Annuel de Décroissance ([[TAD]]), indicateur de la perte de viabilité des graines. Le [[ray-grass]], avec un TAD de 60 %, nécessite un labour tous les 4 à 5 ans au moins. Un labour efficace doit être dressé, d&#039;une profondeur d&#039;environ 20 cm et réalisé lentement. Le bon réglage de la [[charrue]], notamment de la rasette, optimise l’enfouissement des graines hors zone de germination (5 premiers cm).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Notion de TAD===&lt;br /&gt;
Le Taux Annuel de Décroissance (TAD) correspond au pourcentage de graines encore capables de germer d’une année sur l’autre. Chaque année, le nombre de semences viables diminue proportionnellement à la valeur du TAD, il est exprimé en % des graines dans le sol. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par exemple, si une espèce d’adventice a un TAD proche de 100% ([[:Catégorie:Brome|brome]]), au bout d’un an après la grenaison, la quasi-totalité des semences ne sont plus en capacité de germer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Profondeur de germinaison des adventices.png|centré|cadre|Profondeur de germinaison des adventices]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Augmentation du TAD et lutte contre les graminées===&lt;br /&gt;
La majorité des adventices germent dans l’horizon 0-5 cm. En dessous, seule quelques exceptions comme la folle [[avoine]] sont capables de se développer.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Stock semencier, labour et TAD.png|centré|cadre|Stock semencier, labour et TAD]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Connaître le TAD des différentes espèces d’adventices est essentiel pour mettre en place une stratégie de [[gestion des adventices]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [[labour]] est un puissant moyen permettant de se débarrasser de certaines espèces d’adventices en cas d’infestation &#039;&#039;&#039;à condition de respecter un intervalle de temps suffisant entre deux labours&#039;&#039;&#039; qui sera défini en fonction du TAD.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Evolution du stock grainier adventice dans le sol.png|centré|cadre|Evolution du stock grainier adventice dans le sol]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Plus le TAD est faible, plus il faut espacer les deux labours&#039;&#039;&#039;. En effet, il faut attendre que la totalité des graines envoyées dans le fond (assez profond pour empêcher la germination cf figure 1) lors du précédent labour ne soit plus viables pour éviter de les remettre en condition de développement à la surface.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur le schéma ci-dessus, sont représentées seulement les graines viables d’une espèce à fort TAD juste après le type de travail du sol.  En clair, la couche de sol superficielle dans laquelle la majorité des adventices sont en capacité de germer. En sombre, la partie de sol contenant les graines viables mais pas en conditions de germer car trop profonde.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Le cas du ray-grass===&lt;br /&gt;
Le [[:Catégorie:Ray-grass|ray-grass]] est l’une des adventices les plus problématiques dans les systèmes en grandes cultures en France, notamment à cause des résistances qui apparaissent et des décalages de cycle (cf [[Le Ray-grass d&#039;Italie - adventice- Levée de dormance et bio-indication|biologie du ray-grass]]). Il convient d’autant plus de connaître et d’actualiser les connaissances sur sa biologie pour ajuster les stratégies de luttes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Contrairement à ce qu’on pensait avant, le ray-grass a un TAD proche de 60% à la place de 75%. Cela à pour conséquence d’augmenter l’intervalle entre deux labours si l’on veut enfouir la totalité des graines viables qui se trouvent en surface, s’il n’y a pas de retournement/brassement trop important du sol. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est donc conseillé de labourer tous les 4/5  ans pour lutter efficacement contre la population de ray-grass, contre les 3 ans qui étaient préconisés avant.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Évolution du TAD du ray grass.jpg|vignette|855x855px|centré|Évolution du TAD du ray grass]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Réglage de la charrue===&lt;br /&gt;
En fonction du rapport entre la profondeur de travail et la largeur de la raie on identifie 3 types de labours : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Le &#039;&#039;&#039;labour dressé&#039;&#039;&#039; : C’est le labour ou les bandes seront les plus inclinées verticalement. Pour cela, il faut que sa profondeur corresponde au3/4 de l’espace entre socs.&lt;br /&gt;
*Le &#039;&#039;&#039;labour couché&#039;&#039;&#039; : Avec une profondeur qui correspond à la moitié de la largeur de raie, les bandes seront plus à l’horizontal.&lt;br /&gt;
*Le &#039;&#039;&#039;labour intermédiaire&#039;&#039;&#039; : correspond à un entre deux des deux cités avant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Type de labour, profondeur et largeur.png|centré|cadre|Type de labour, profondeur et largeur - &#039;&#039;&#039;La profondeur de travail : un équilibre avec la largeur de raie&#039;&#039;&#039; ]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le labour idéal==&lt;br /&gt;
===Le plus dressé possible===&lt;br /&gt;
Cela pour éviter de placer les résidus de plantes dans le fond de la raie. Un labour couché favorise en effet la formation d’une zone de gley en conditions humides ou la constitution d’une zone creuse en sol séchant avec matières organiques en fond de raie, situations infranchissables ou peu pénétrables par les racines de la culture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De manière générale, et surtout dans les sols humides ou séchants, le labour dressé permet d’éviter cet écueil et favorise une bonne implantation et le développement de la culture, entre autres, pour qu’elle soit rapidement concurrentielle vis-à-vis des adventices.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Profondeur moyenne, autour de 20 cm===&lt;br /&gt;
[[Fichier:Schéma des différents labours.png|centré|cadre|Schéma des différents labours]]&lt;br /&gt;
Le labour ne doit pas être trop profond (maximum 25 cm) pour ne pas mélanger les horizons aérobies et anaérobies du sol : le mélange des couches favorise les fermentations des matières organiques au détriment de leur minéralisation. Mais il doit envoyer les graines de surfaces suffisamment profond pour que cela soit efficace. Il est conseillé environ 20 cm pour un objectif de lutte contre les graminées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Vitesse lente, 4-5 km/h===&lt;br /&gt;
Pour permettre un retournement et un enfouissement efficace d’un point de vue gestion des adventices, on préférera une vitesse lente comme explicité sur le schéma ci-dessous : &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
===La rasette : la position longitudinale des supports de rasettes sur l’age (ou timon).===&lt;br /&gt;
Trois positions sont possibles :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Position avancée : idéale pour un bon enfouissement&lt;br /&gt;
*Position reculée : idéale pour limiter le bourrage en présence de nombreux débris végétaux&lt;br /&gt;
*Position intermédiaire : compromis entre enfouissement et bourrage&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===En conclusion===&lt;br /&gt;
Pour une efficacité maximale, il faut un labour dressé et le moins profond possible. Pour cela il faut privilégier un écartement faible des socs. Ensuite, aller lentement avec une rasette en position avancée (si pas trop de matière à enfouir) pour obtenir un retournement optimal et des graines d’adventices en profondeur, hors de leur zone de germination.&lt;br /&gt;
{{Pages liées}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Jasmin Razongles (3492550133)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Notion_de_TAD_et_de_labour_:_leviers_pour_la_gestion_des_gramin%C3%A9es&amp;diff=175340</id>
		<title>Notion de TAD et de labour : leviers pour la gestion des graminées</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Notion_de_TAD_et_de_labour_:_leviers_pour_la_gestion_des_gramin%C3%A9es&amp;diff=175340"/>
		<updated>2025-07-21T14:04:30Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Jasmin Razongles (3492550133) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Pratique&lt;br /&gt;
|Image=Labour.jpg&lt;br /&gt;
|Type de production=Grandes cultures&lt;br /&gt;
|Objectif=Adventices&lt;br /&gt;
|Mots-clés=TAD, Labour, Vulpin, Ray-grass&lt;br /&gt;
|Organisme=Centre National d&#039;Agroécologie&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
Le labour peut réduire efficacement les graminées adventices en grandes cultures en s’appuyant sur une meilleure connaissance du Taux Annuel de Décroissance ([[TAD]]), indicateur de la perte de viabilité des graines. Le [[ray-grass]], avec un TAD de 60 %, nécessite un labour tous les 4 à 5 ans au moins. Un labour efficace doit être dressé, d&#039;une profondeur d&#039;environ 20 cm et réalisé lentement. Le bon réglage de la [[charrue]], notamment de la rasette, optimise l’enfouissement des graines hors zone de germination (5 premiers cm).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Notion de TAD ===&lt;br /&gt;
Le Taux Annuel de Décroissance (TAD) correspond au pourcentage de graines encore capables de germer d’une année sur l’autre. Chaque année, le nombre de semences viables diminue proportionnellement à la valeur du TAD, il est exprimé en % des graines dans le sol. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par exemple, si une espèce d’adventice a un TAD proche de 100% ([[:Catégorie:Brome|brome]]), au bout d’un an après la grenaison, la quasi-totalité des semences ne sont plus en capacité de germer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Profondeur de germinaison des adventices.png|centré|cadre|Profondeur de germinaison des adventices]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Augmentation du TAD et lutte contre les graminées ===&lt;br /&gt;
La majorité des adventices germent dans l’horizon 0-5 cm. En dessous, seule quelques exceptions comme la folle [[avoine]] sont capables de se développer.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Stock semencier, labour et TAD.png|centré|cadre|Stock semencier, labour et TAD]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Connaître le TAD des différentes espèces d’adventices est essentiel pour mettre en place une stratégie de [[gestion des adventices]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [[labour]] est un puissant moyen permettant de se débarrasser de certaines espèces d’adventices en cas d’infestation &#039;&#039;&#039;à condition de respecter un intervalle de temps suffisant entre deux labours&#039;&#039;&#039; qui sera défini en fonction du TAD.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Evolution du stock grainier adventice dans le sol.png|centré|cadre|Evolution du stock grainier adventice dans le sol]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Plus le TAD est faible, plus il faut espacer les deux labours&#039;&#039;&#039;. En effet, il faut attendre que la totalité des graines envoyées dans le fond (assez profond pour empêcher la germination cf figure 1) lors du précédent labour ne soit plus viables pour éviter de les remettre en condition de développement à la surface.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur le schéma ci-dessus, sont représentées seulement les graines viables d’une espèce à fort TAD juste après le type de travail du sol.  En clair, la couche de sol superficielle dans laquelle la majorité des adventices sont en capacité de germer. En sombre, la partie de sol contenant les graines viables mais pas en conditions de germer car trop profonde.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le cas du ray-grass ===&lt;br /&gt;
Le [[:Catégorie:Ray-grass|ray-grass]] est l’une des adventices les plus problématiques dans les systèmes en grandes cultures en France, notamment à cause des résistances qui apparaissent et des décalages de cycle (cf [[Le Ray-grass d&#039;Italie - adventice- Levée de dormance et bio-indication|biologie du ray-grass]]). Il convient d’autant plus de connaître et d’actualiser les connaissances sur sa biologie pour ajuster les stratégies de luttes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Contrairement à ce qu’on pensait avant, le ray-grass a un TAD proche de 60% à la place de 75%. Cela à pour conséquence d’augmenter l’intervalle entre deux labours si l’on veut enfouir la totalité des graines viables qui se trouvent en surface, s’il n’y a pas de retournement/brassement trop important du sol. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est donc conseillé de labourer tous les 4/5  ans pour lutter efficacement contre la population de ray-grass, contre les 3 ans qui étaient préconisés avant.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Évolution du TAD du ray grass.jpg|vignette|855x855px|centré|Évolution du TAD du ray grass]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Réglage de la charrue ===&lt;br /&gt;
En fonction du rapport entre la profondeur de travail et la largeur de la raie on identifie 3 types de labours : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le &#039;&#039;&#039;labour dressé&#039;&#039;&#039; : C’est le labour ou les bandes seront les plus inclinées verticalement. Pour cela, il faut que sa profondeur corresponde au3/4 de l’espace entre socs.&lt;br /&gt;
* Le &#039;&#039;&#039;labour couché&#039;&#039;&#039; : Avec une profondeur qui correspond à la moitié de la largeur de raie, les bandes seront plus à l’horizontal.&lt;br /&gt;
* Le &#039;&#039;&#039;labour intermédiaire&#039;&#039;&#039; : correspond à un entre deux des deux cités avant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Type de labour, profondeur et largeur.png|centré|cadre|Type de labour, profondeur et largeur - &#039;&#039;&#039;La profondeur de travail : un équilibre avec la largeur de raie&#039;&#039;&#039; ]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le labour idéal==&lt;br /&gt;
===Le plus dressé possible===&lt;br /&gt;
Cela pour éviter de placer les résidus de plantes dans le fond de la raie. Un labour couché favorise en effet la formation d’une zone de gley en conditions humides ou la constitution d’une zone creuse en sol séchant avec matières organiques en fond de raie, situations infranchissables ou peu pénétrables par les racines de la culture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De manière générale, et surtout dans les sols humides ou séchants, le labour dressé permet d’éviter cet écueil et favorise une bonne implantation et le développement de la culture, entre autres, pour qu’elle soit rapidement concurrentielle vis-à-vis des adventices.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Profondeur moyenne, autour de 20 cm===&lt;br /&gt;
[[Fichier:Schéma des différents labours.png|centré|cadre|Schéma des différents labours]]&lt;br /&gt;
Le labour ne doit pas être trop profond (maximum 25 cm) pour ne pas mélanger les horizons aérobies et anaérobies du sol : le mélange des couches favorise les fermentations des matières organiques au détriment de leur minéralisation. Mais il doit envoyer les graines de surfaces suffisamment profond pour que cela soit efficace. Il est conseillé environ 20 cm pour un objectif de lutte contre les graminées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Vitesse lente, 4-5 km/h===&lt;br /&gt;
Pour permettre un retournement et un enfouissement efficace d’un point de vue gestion des adventices, on préférera une vitesse lente comme explicité sur le schéma ci-dessous : &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
=== La rasette : la position longitudinale des supports de rasettes sur l’age (ou timon).===&lt;br /&gt;
Trois positions sont possibles :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Position avancée : idéale pour un bon enfouissement&lt;br /&gt;
*Position reculée : idéale pour limiter le bourrage en présence de nombreux débris végétaux&lt;br /&gt;
*Position intermédiaire : compromis entre enfouissement et bourrage&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== En conclusion===&lt;br /&gt;
Pour une efficacité maximale, il faut un labour dressé et le moins profond possible. Pour cela il faut privilégier un écartement faible des socs. Ensuite, aller lentement avec une rasette en position avancée (si pas trop de matière à enfouir) pour obtenir un retournement optimal et des graines d’adventices en profondeur, hors de leur zone de germination.&lt;br /&gt;
{{Pages liées}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Jasmin Razongles (3492550133)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Notion_de_TAD_et_de_labour_:_leviers_pour_la_gestion_des_gramin%C3%A9es&amp;diff=175227</id>
		<title>Notion de TAD et de labour : leviers pour la gestion des graminées</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Notion_de_TAD_et_de_labour_:_leviers_pour_la_gestion_des_gramin%C3%A9es&amp;diff=175227"/>
		<updated>2025-07-21T12:36:38Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Jasmin Razongles (3492550133) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Pratique}}&lt;br /&gt;
Le labour peut réduire efficacement les graminées adventices en grandes cultures en s’appuyant sur une meilleure connaissance du Taux Annuel de Décroissance (TAD), indicateur de la perte de viabilité des graines. Le ray-grass, avec un TAD de 60 %, nécessite un labour tous les 4 à 5 ans au moins. Un labour efficace doit être dressé, d&#039;une profondeur d&#039;environ 20 cm et réalisé lentement. Le bon réglage de la charrue, notamment de la rasette, optimise l’enfouissement des graines hors zone de germination (5 premiers cm).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1° Notion de TAD ===&lt;br /&gt;
Le Taux Annuel de Décroissance (TAD) correspond au pourcentage de graines encore capables de germer d’une année sur l’autre. Chaque année, le nombre de semences viables diminue proportionnellement à la valeur du TAD, il est exprimé en % des graines dans le sol. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par exemple, si une espèce d’adventice a un TAD proche de 100% (brome), au bout d’un an après la grenaison, la quasi-totalité des semences ne sont plus en capacité de germer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Profondeur de germinaison des adventices.png|vignette|662x662px]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2° Augmentation du TAD et lutte contre les graminées ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut savoir que la majorité des adventices germent dans l’horizon 0-5 cm. En dessous, seule quelques exceptions comme la folle avoine sont capables de se développer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Stock semencier, labour et TAD.png|vignette|607x607px]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Connaître le TAD des différentes espèces d’adventices est essentiel pour mettre en place une stratégie de gestion des adventices. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le labour est un puissant moyen permettant de se débarrasser de certaines espèces d’adventices en cas d’infestation à condition de respecter un intervalle de temps suffisant entre deux labours qui sera défini en fonction du TAD.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Evolution du stock grainier adventice dans le sol.png|vignette|657x657px]]Plus le TAD est faible, plus il faut espacer les deux labours. En effet, il faut attendre que la totalité des graines envoyées dans le fond (assez profond pour empêcher la germination cf figure 1) lors du précédent labour ne soit plus viables pour éviter de les remettre en condition de développement à la surface.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur le schéma ci-dessus, sont représentées seulement les graines viables d’une espèce à fort TAD juste après le type de travail du sol.  En clair, la couche de sol superficielle dans laquelle la majorité des adventices sont en capacité de germer. En sombre, la partie de sol contenant les graines viables mais pas en conditions de germer car trop profonde.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le cas du ray-grass ===&lt;br /&gt;
[[Fichier:Évolution du TAD du ray grass.jpg|vignette|713x713px]]&lt;br /&gt;
Le ray-grass est l’une des adventices les plus problématiques dans les systèmes en grandes cultures en France, notamment à cause des résistances qui apparaissent et des décalages de cycle (cf article biologie du ray-grass). Il convient d’autant plus de connaître et d’actualiser les connaissances sur sa biologie pour ajuster les stratégies de luttes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Contrairement à ce qu’on pensait avant, le ray-grass aà un TAD proche de 60% à la place de 75%. Cela à pour conséquence d’augmenter l’intervalle entre deux labours si l’on veut enfouir la totalité des graines viables qui se trouvent en surface, s’il n’y a pas de retournement/brassement trop important du sol. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est donc conseillé de labourer tous les 4/5  ans pour lutter efficacement contre la population de ray-grass, contre les 3 ans qui étaient préconisés avant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Réglage de la charrue ===&lt;br /&gt;
En fonction du rapport entre la profondeur de travail et la largeur de la raie on identifie 3 types de labours : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le &#039;&#039;&#039;labour dressé&#039;&#039;&#039; : C’est le labour ou les bandes seront les plus inclinées verticalement. Pour cela, il faut que sa profondeur corresponde au3/4 de l’espace entre socs.[[Fichier:Type de labour, profondeur et largeur.png|vignette|753x753px]]&lt;br /&gt;
* Le &#039;&#039;&#039;labour couché&#039;&#039;&#039; : Avec une profondeur qui correspond à la moitié de la largeur de raie, les bandes seront plus à l’horizontal.&lt;br /&gt;
* Le &#039;&#039;&#039;labour intermédiaire&#039;&#039;&#039; : correspond à un entre deux des deux cités avant. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;La profondeur de travail : un équilibre avec la largeur de raie&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le labour idéal ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le plus dressé possible ===&lt;br /&gt;
Cela pour éviter de placer les résidus de plantes dans le fond de la raie. Un labour couché favorise en effet la formation d’une zone de gley en conditions humides ou la constitution d’une zone creuse en sol séchant avec matières organiques en fond de raie, situations infranchissables ou peu pénétrables par les racines de la culture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De manière générale, et surtout dans les sols humides ou séchants, le labour dressé permet d’éviter cet écueil et favorise une bonne implantation et le développement de la culture, entre autres, pour qu’elle soit rapidement concurrentielle vis-à-vis des adventices.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Profondeur moyenne, autour de 20 cm ===&lt;br /&gt;
[[Fichier:Schéma des différents labours.png|vignette|512x512px]]&lt;br /&gt;
Le labour ne doit pas être trop profond (maximum 25 cm) pour ne pas mélanger les horizons aérobies et anaérobies du sol : le mélange des couches favorise les fermentations des matières organiques au détriment de leur minéralisation. Mais il doit envoyer les graines de surfaces suffisamment profond pour que cela soit efficace. Il est conseillé environ 20 cm pour un objectif de lutte contre les graminées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Vitesse lente, 4-5 km/h ===&lt;br /&gt;
Pour permettre un retournement et un enfouissement efficace d’un point de vue gestion des adventices, on préférera une vitesse lente comme explicité sur le schéma ci-dessous : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La rasette : la position longitudinale des supports de rasettes sur l’age (ou timon). ===&lt;br /&gt;
Trois positions sont possibles :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Position avancée : idéale pour un bon enfouissement&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Position reculée : idéale pour limiter le bourrage en présence de nombreux débris végétaux&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Position intermédiaire : compromis entre enfouissement et bourrage&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== En conclusion ===&lt;br /&gt;
Pour une efficacité maximale, il faut un labour dressé et le moins profond possible. Pour cela il faut privilégier un écartement faible des socs. Ensuite, aller lentement avec une rasette en position avancée (si pas trop de matière à enfouir) pour obtenir un retournement optimal et des graines d’adventices en profondeur, hors de leur zone de germination. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Pages liées}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Jasmin Razongles (3492550133)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Notion_de_TAD_et_de_labour_:_leviers_pour_la_gestion_des_gramin%C3%A9es&amp;diff=175226</id>
		<title>Notion de TAD et de labour : leviers pour la gestion des graminées</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Notion_de_TAD_et_de_labour_:_leviers_pour_la_gestion_des_gramin%C3%A9es&amp;diff=175226"/>
		<updated>2025-07-21T12:34:00Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Jasmin Razongles (3492550133) : /* 2° Augmentation du TAD et lutte contre les graminées */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Pratique}}&lt;br /&gt;
Le labour peut réduire efficacement les graminées adventices en grandes cultures en s’appuyant sur une meilleure connaissance du Taux Annuel de Décroissance (TAD), indicateur de la perte de viabilité des graines. Le ray-grass, avec un TAD de 60 %, nécessite un labour tous les 4 à 5 ans au moins. Un labour efficace doit être dressé, d&#039;une profondeur d&#039;environ 20 cm et réalisé lentement. Le bon réglage de la charrue, notamment de la rasette, optimise l’enfouissement des graines hors zone de germination (5 premiers cm).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1° Notion de TAD ===&lt;br /&gt;
Le Taux Annuel de Décroissance (TAD) correspond au pourcentage de graines encore capables de germer d’une année sur l’autre. Chaque année, le nombre de semences viables diminue proportionnellement à la valeur du TAD, il est exprimé en % des graines dans le sol. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par exemple, si une espèce d’adventice a un TAD proche de 100% (brome), au bout d’un an après la grenaison, la quasi-totalité des semences ne sont plus en capacité de germer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Profondeur de germinaison des adventices.png|vignette|662x662px]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2° Augmentation du TAD et lutte contre les graminées ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut savoir que la majorité des adventices germent dans l’horizon 0-5 cm. En dessous, seule quelques exceptions comme la folle avoine sont capables de se développer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Stock semencier, labour et TAD.png|vignette|607x607px]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Connaître le TAD des différentes espèces d’adventices est essentiel pour mettre en place une stratégie de gestion des adventices. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le labour est un puissant moyen permettant de se débarrasser de certaines espèces d’adventices en cas d’infestation à condition de respecter un intervalle de temps suffisant entre deux labours qui sera défini en fonction du TAD.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Evolution du stock grainier adventice dans le sol.png|vignette|657x657px]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus le TAD est faible, plus il faut espacer les deux labours. En effet, il faut attendre que la totalité des graines envoyées dans le fond (assez profond pour empêcher la germination cf figure 1) lors du précédent labour ne soit plus viables pour éviter de les remettre en condition de développement à la surface.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur le schéma ci-dessus, sont représentées seulement les graines viables d’une espèce à fort TAD juste après le type de travail du sol.  En clair, la couche de sol superficielle dans laquelle la majorité des adventices sont en capacité de germer. En sombre, la partie de sol contenant les graines viables mais pas en conditions de germer car trop profonde.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le cas du ray-grass ===&lt;br /&gt;
[[Fichier:Évolution du TAD du ray grass.jpg|vignette|713x713px]]&lt;br /&gt;
Le ray-grass est l’une des adventices les plus problématiques dans les systèmes en grandes cultures en France, notamment à cause des résistances qui apparaissent et des décalages de cycle (cf article biologie du ray-grass). Il convient d’autant plus de connaître et d’actualiser les connaissances sur sa biologie pour ajuster les stratégies de luttes. &lt;br /&gt;
[[Fichier:Type de labour, profondeur et largeur.png|vignette|753x753px]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Contrairement à ce qu’on pensait avant, le ray-grass aà un TAD proche de 60% à la place de 75%. Cela à pour conséquence d’augmenter l’intervalle entre deux labours si l’on veut enfouir la totalité des graines viables qui se trouvent en surface, s’il n’y a pas de retournement/brassement trop important du sol. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est donc conseillé de labourer tous les 4/5  ans pour lutter efficacement contre la population de ray-grass, contre les 3 ans qui étaient préconisés avant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Réglage de la charrue ===&lt;br /&gt;
En fonction du rapport entre la profondeur de travail et la largeur de la raie on identifie 3 types de labours : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le &#039;&#039;&#039;labour dressé&#039;&#039;&#039; : C’est le labour ou les bandes seront les plus inclinées verticalement. Pour cela, il faut que sa profondeur corresponde au3/4 de l’espace entre socs. &lt;br /&gt;
* Le &#039;&#039;&#039;labour couché&#039;&#039;&#039; : Avec une profondeur qui correspond à la moitié de la largeur de raie, les bandes seront plus à l’horizontal.&lt;br /&gt;
* Le &#039;&#039;&#039;labour intermédiaire&#039;&#039;&#039; : correspond à un entre deux des deux cités avant. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;La profondeur de travail : un équilibre avec la largeur de raie&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le labour idéal ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le plus dressé possible ===&lt;br /&gt;
Cela pour éviter de placer les résidus de plantes dans le fond de la raie. Un labour couché favorise en effet la formation d’une zone de gley en conditions humides ou la constitution d’une zone creuse en sol séchant avec matières organiques en fond de raie, situations infranchissables ou peu pénétrables par les racines de la culture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De manière générale, et surtout dans les sols humides ou séchants, le labour dressé permet d’éviter cet écueil et favorise une bonne implantation et le développement de la culture, entre autres, pour qu’elle soit rapidement concurrentielle vis-à-vis des adventices.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Profondeur moyenne, autour de 20 cm ===&lt;br /&gt;
[[Fichier:Schéma des différents labours.png|vignette|512x512px]]&lt;br /&gt;
Le labour ne doit pas être trop profond (maximum 25 cm) pour ne pas mélanger les horizons aérobies et anaérobies du sol : le mélange des couches favorise les fermentations des matières organiques au détriment de leur minéralisation. Mais il doit envoyer les graines de surfaces suffisamment profond pour que cela soit efficace. Il est conseillé environ 20 cm pour un objectif de lutte contre les graminées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Vitesse lente, 4-5 km/h ===&lt;br /&gt;
Pour permettre un retournement et un enfouissement efficace d’un point de vue gestion des adventices, on préférera une vitesse lente comme explicité sur le schéma ci-dessous : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La rasette : la position longitudinale des supports de rasettes sur l’age (ou timon). ===&lt;br /&gt;
Trois positions sont possibles :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Position avancée : idéale pour un bon enfouissement&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Position reculée : idéale pour limiter le bourrage en présence de nombreux débris végétaux&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Position intermédiaire : compromis entre enfouissement et bourrage&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== En conclusion ===&lt;br /&gt;
Pour une efficacité maximale, il faut un labour dressé et le moins profond possible. Pour cela il faut privilégier un écartement faible des socs. Ensuite, aller lentement avec une rasette en position avancée (si pas trop de matière à enfouir) pour obtenir un retournement optimal et des graines d’adventices en profondeur, hors de leur zone de germination. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Pages liées}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Jasmin Razongles (3492550133)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:Sch%C3%A9ma_des_diff%C3%A9rents_labours.png&amp;diff=175225</id>
		<title>Fichier:Schéma des différents labours.png</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:Sch%C3%A9ma_des_diff%C3%A9rents_labours.png&amp;diff=175225"/>
		<updated>2025-07-21T12:29:53Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Jasmin Razongles (3492550133) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Effet des différents labours sur l&#039;enfouissement des résidus végétaux&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Jasmin Razongles (3492550133)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:Type_de_labour,_profondeur_et_largeur.png&amp;diff=175224</id>
		<title>Fichier:Type de labour, profondeur et largeur.png</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:Type_de_labour,_profondeur_et_largeur.png&amp;diff=175224"/>
		<updated>2025-07-21T12:27:05Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Jasmin Razongles (3492550133) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Type de labour en fonction de la profondeur de travail de la largueur de raie&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Jasmin Razongles (3492550133)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:%C3%89volution_du_TAD_du_ray_grass.jpg&amp;diff=175223</id>
		<title>Fichier:Évolution du TAD du ray grass.jpg</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:%C3%89volution_du_TAD_du_ray_grass.jpg&amp;diff=175223"/>
		<updated>2025-07-21T12:21:53Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Jasmin Razongles (3492550133) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Deux TAD du ray-grass, un ancien et un actualisé&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Jasmin Razongles (3492550133)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Notion_de_TAD_et_de_labour_:_leviers_pour_la_gestion_des_gramin%C3%A9es&amp;diff=175221</id>
		<title>Notion de TAD et de labour : leviers pour la gestion des graminées</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Notion_de_TAD_et_de_labour_:_leviers_pour_la_gestion_des_gramin%C3%A9es&amp;diff=175221"/>
		<updated>2025-07-21T11:01:27Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Jasmin Razongles (3492550133) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Pratique}}&lt;br /&gt;
Le labour peut réduire efficacement les graminées adventices en grandes cultures en s’appuyant sur une meilleure connaissance du Taux Annuel de Décroissance (TAD), indicateur de la perte de viabilité des graines. Le ray-grass, avec un TAD de 60 %, nécessite un labour tous les 4 à 5 ans au moins. Un labour efficace doit être dressé, d&#039;une profondeur d&#039;environ 20 cm et réalisé lentement. Le bon réglage de la charrue, notamment de la rasette, optimise l’enfouissement des graines hors zone de germination (5 premiers cm).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1° Notion de TAD ===&lt;br /&gt;
Le Taux Annuel de Décroissance (TAD) correspond au pourcentage de graines encore capables de germer d’une année sur l’autre. Chaque année, le nombre de semences viables diminue proportionnellement à la valeur du TAD, il est exprimé en % des graines dans le sol. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par exemple, si une espèce d’adventice a un TAD proche de 100% (brome), au bout d’un an après la grenaison, la quasi-totalité des semences ne sont plus en capacité de germer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Profondeur de germinaison des adventices.png|vignette|662x662px]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2° Augmentation du TAD et lutte contre les graminées ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut savoir que la majorité des adventices germent dans l’horizon 0-5 cm. En dessous, seule quelques exceptions comme la folle avoine sont capables de se développer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Stock semencier, labour et TAD.png|vignette|607x607px]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Connaître le TAD des différentes espèces d’adventices est essentiel pour mettre en place une stratégie de gestion des adventices. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le labour est un puissant moyen permettant de se débarrasser de certaines espèces d’adventices en cas d’infestation à condition de respecter un intervalle de temps suffisant entre deux labours qui sera défini en fonction du TAD.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Evolution du stock grainier adventice dans le sol.png|vignette|657x657px]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus le TAD est faible, plus il faut espacer les deux labours. En effet, il faut attendre que la totalité des graines envoyées dans le fond (assez profond pour empêcher la germination cf figure 1) lors du précédent labour ne soit plus viables pour éviter de les remettre en condition de développement à la surface. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Pages liées}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Jasmin Razongles (3492550133)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:Evolution_du_stock_grainier_adventice_dans_le_sol.png&amp;diff=175220</id>
		<title>Fichier:Evolution du stock grainier adventice dans le sol.png</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:Evolution_du_stock_grainier_adventice_dans_le_sol.png&amp;diff=175220"/>
		<updated>2025-07-21T11:01:12Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Jasmin Razongles (3492550133) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Répartition des graines d&#039;adventices viables dans le sol en fonction du type de travail du sol&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Jasmin Razongles (3492550133)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:Stock_semencier,_labour_et_TAD.png&amp;diff=175219</id>
		<title>Fichier:Stock semencier, labour et TAD.png</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:Stock_semencier,_labour_et_TAD.png&amp;diff=175219"/>
		<updated>2025-07-21T10:58:53Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Jasmin Razongles (3492550133) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Effet du labour sur le stock semencier en fonction du TAD de l&#039;espèce&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Jasmin Razongles (3492550133)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:Profondeur_de_germinaison_des_adventices.png&amp;diff=175218</id>
		<title>Fichier:Profondeur de germinaison des adventices.png</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:Profondeur_de_germinaison_des_adventices.png&amp;diff=175218"/>
		<updated>2025-07-21T10:51:20Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Jasmin Razongles (3492550133) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;capacité des graines d&#039;adventices à germer en fonction de leur position en profondeur dans le sol&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Jasmin Razongles (3492550133)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Notion_de_TAD_et_de_labour_:_leviers_pour_la_gestion_des_gramin%C3%A9es&amp;diff=175216</id>
		<title>Notion de TAD et de labour : leviers pour la gestion des graminées</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Notion_de_TAD_et_de_labour_:_leviers_pour_la_gestion_des_gramin%C3%A9es&amp;diff=175216"/>
		<updated>2025-07-21T10:35:35Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Jasmin Razongles (3492550133) : Page créée avec « {{Pratique}} Le labour peut réduire efficacement les graminées adventices en grandes cultures en s’appuyant sur une meilleure connaissance du Taux Annuel de Décroissance (TAD), indicateur de la perte de viabilité des graines. Le ray-grass, avec un TAD de 60 %, nécessite un labour tous les 4 à 5 ans au moins. Un labour efficace doit être dressé, d&amp;#039;une profondeur d&amp;#039;environ 20 cm et réalisé lentement. Le bon réglage de la charrue, notamment de la rasett... »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Pratique}}&lt;br /&gt;
Le labour peut réduire efficacement les graminées adventices en grandes cultures en s’appuyant sur une meilleure connaissance du Taux Annuel de Décroissance (TAD), indicateur de la perte de viabilité des graines. Le ray-grass, avec un TAD de 60 %, nécessite un labour tous les 4 à 5 ans au moins. Un labour efficace doit être dressé, d&#039;une profondeur d&#039;environ 20 cm et réalisé lentement. Le bon réglage de la charrue, notamment de la rasette, optimise l’enfouissement des graines hors zone de germination (5 premiers cm).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Pages liées}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Jasmin Razongles (3492550133)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:Labour.jpg&amp;diff=175203</id>
		<title>Fichier:Labour.jpg</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:Labour.jpg&amp;diff=175203"/>
		<updated>2025-07-21T10:02:29Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Jasmin Razongles (3492550133) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Jasmin Razongles (3492550133)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Faux-semis&amp;diff=174206</id>
		<title>Faux-semis</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Faux-semis&amp;diff=174206"/>
		<updated>2025-07-01T11:50:03Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Jasmin Razongles (3492550133) : /* Un bon moyen de faire lever les ray-grass/vulpin */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Pratique&lt;br /&gt;
|Image=Déchaumage.jpg&lt;br /&gt;
|ImageCaption=Tracteur en plein déchaumage&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
==== &#039;&#039;&#039;Le faux semis consiste à stimuler la levée des adventices avec un travail du sol superficiel pour les détruire avant la culture, réduisant ainsi le stock grainier.&#039;&#039;&#039; ====&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Son efficacité est variable selon les espèces : pertinent pour les graminées (ray-grass, vulpin), mais peu utile pour d&#039;autres adventices.&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Peu efficace à l’automne, il est plus justifié avant une culture de printemps, à condition d’en évaluer le coût (20–35 €/ha).&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
=== Un bon moyen de faire lever les ray-grass/vulpin ===&lt;br /&gt;
{{Image | Image = Levée de vulpin .png | Légende = Gestion des adventices à l’interculture : le faux-semis au banc d’essai - Perspectives-agricoles.com 2019&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot;&amp;gt;Gestion des adventices à l’interculture : le faux-semis au banc d’essai - Perspectives-agricoles.com 2019 https://www.perspectives-agricoles.com/conduite-de-cultures/gestion-des-adventices-linterculture-le-faux-semis-au-banc-dessai&amp;lt;/ref&amp;gt;}}&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les levés de ray-grass et vulpin sont plus importantes après un travail superficiel/faux semis (ici, herse rotative à 5 cm) qu’après un travail profond (ici, déchaumeur à disques indépendants à 20 cm). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L’efficacité n’est pas la même pour toutes les adventices ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Image | Image = Effet du faux semis .png }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== On remarque que l&#039;absence de travail du sol apporte une meilleure levée du géranium ou des repousses de colza en interculture par rapport à un faux semis. ==&lt;br /&gt;
La pratique du faux semis favorise seulement les levées de graminées. Si la dormance n&#039;est pas levée, la technique du faux-semis est alors totalement inefficace. La période de dormances des graines est propre à chaque espèce adventice. Elle est très faible pour les graminées d&#039;automne (ray-grass, vulpin, brome) surtout si les températures ont été importantes durant la phase de maturation des graines (cf. article sur la dormance du ray-grass&amp;lt;ref&amp;gt;[[Le Ray-grass d&#039;Italie - adventice- Levée de dormance et bio-indication]]&amp;lt;/ref&amp;gt; )&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Qu’en est-il des levés adventices pendant la culture ?==&lt;br /&gt;
Le faux semi est pertinent si l’on observe une diminution du salissement dans la culture suivante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si l’on considère l’ensemble des essais, on observe aucune corrélation positive (nuage de points informe) entre le nombre de levée d’adventices en interculture et le nombre d&#039;adventices dans la culture suivante.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Image | Image = Corrélation adventices en interculture et en culture .png}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le faux semis permet certes de faire lever les graminées et donc de réduire le stock grainier, mais cela ne garantit pas une réduction du salissement ensuite. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce phénomène s’explique en partie par la différence d&#039;ordre de grandeur entre les adventices qui lèvent en interculture (24 à 1600 plantes/m2) et le nombre de graines retournant au sol lors d’une campagne (23 000 graines/m2). On imagine aisément que le nombre de graines éliminées grâce au faux semis représente en réalité une infime partie du stock semencier d’adventice dans le sol. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une solution serait de répéter plusieurs faux semis successifs pour user le stock grainier notamment en cas de parcelles particulièrement sales. Néanmoins, la réduction du stock grainier est nuancé par Mirfield (2015) qui chiffre l’impact potentiel d’un faux semis à 0.7% du stock grainier, estimant que 10% des graines sont non dormante à tout moment et que seulement 7% de celle-ci se trouve dans les 3 premier cm du sol et sont donc dans les conditions pour germer. Si les faux semis sont irrigués (40mm/semaines) la réduction du stock semencier est bien plus efficace, 40% de réduction avec quatre faux semis successifs contre 3% en non irrigué. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Faux semis avant culture de printemps ==&lt;br /&gt;
Le faux semis de printemps se justifie pleinement, il permet une réelle diminution de la pression adventice en culture comme indiqué sur le graphique ci-dessous : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On remarque qu’il n’y a pas de différence d’efficacité claire entre les différentes modalités. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les faux semis permettent de réduire les adventices en culture d’un facteur 4 par rapport à l’absence de faux semis;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Image | Image = Faux semis de printemps .png| Légende = essai ECOHERBI}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Quid du coût d’un faux semis?==&lt;br /&gt;
{{Image | Image =Tableau des coût de mécanisation.png| Légende = Coûts des opérations culturales&amp;lt;ref&amp;gt;Coûts des opérations culturales - Chambres d&#039;Agriculture - https://chambres-agriculture.fr/sinformer/nos-ressources/toutes-les-publications/publication/couts-des-operations-culturales-1&amp;lt;/ref&amp;gt;}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un passage de déchaumeur à disque indépendant coûte environ 25€/ha (varie entre 20 et 35€/ha selon les modèles). Cette pratique présente un coût assez important si l’on raisonne par rapport à son efficacité sur certains groupes d’adventices.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le faux semis d&#039;automne ne se justifie que très rarement car son efficacité est faible par rapport aux coûts engagés, notamment si la parcelle est particulièrement sale en graminées (ray-grass, vulpin). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant les cultures de printemps/été, les faux semis sont pertinents car leur effet sur la réduction du salissement est démontrée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans tous les cas, cette pratique permet de diminuer le stock grainier du sol mais cela n’a pas forcément un impact direct sur le salissement de la culture suivante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Sources==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Contributeurs de l&#039;article|Jasmin Razongles}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Jasmin Razongles (3492550133)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Faux-semis&amp;diff=174205</id>
		<title>Faux-semis</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Faux-semis&amp;diff=174205"/>
		<updated>2025-07-01T11:49:14Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Jasmin Razongles (3492550133) : /* L’efficacité n’est pas la même pour toutes les adventices */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;==== &#039;&#039;&#039;Le faux semis consiste à stimuler la levée des adventices avec un travail du sol superficiel pour les détruire avant la culture, réduisant ainsi le stock grainier.&#039;&#039;&#039; ====&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Son efficacité est variable selon les espèces : pertinent pour les graminées (ray-grass, vulpin), mais peu utile pour d&#039;autres adventices.&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Peu efficace à l’automne, il est plus justifié avant une culture de printemps, à condition d’en évaluer le coût (20–35 €/ha).&#039;&#039;&#039;{{Pratique&lt;br /&gt;
|Image=Déchaumage.jpg&lt;br /&gt;
|ImageCaption=Tracteur en plein déchaumage&lt;br /&gt;
}} &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Un bon moyen de faire lever les ray-grass/vulpin ===&lt;br /&gt;
{{Image | Image = Levée de vulpin .png | Légende = Gestion des adventices à l’interculture : le faux-semis au banc d’essai - Perspectives-agricoles.com 2019&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot;&amp;gt;Gestion des adventices à l’interculture : le faux-semis au banc d’essai - Perspectives-agricoles.com 2019 https://www.perspectives-agricoles.com/conduite-de-cultures/gestion-des-adventices-linterculture-le-faux-semis-au-banc-dessai&amp;lt;/ref&amp;gt;}}&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les levés de ray-grass et vulpin sont plus importantes après un travail superficiel/faux semis (ici, herse rotative à 5 cm) qu’après un travail profond (ici, déchaumeur à disques indépendants à 20 cm). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L’efficacité n’est pas la même pour toutes les adventices ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Image | Image = Effet du faux semis .png }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== On remarque que l&#039;absence de travail du sol apporte une meilleure levée du géranium ou des repousses de colza en interculture par rapport à un faux semis. ==&lt;br /&gt;
La pratique du faux semis favorise seulement les levées de graminées. Si la dormance n&#039;est pas levée, la technique du faux-semis est alors totalement inefficace. La période de dormances des graines est propre à chaque espèce adventice. Elle est très faible pour les graminées d&#039;automne (ray-grass, vulpin, brome) surtout si les températures ont été importantes durant la phase de maturation des graines (cf. article sur la dormance du ray-grass&amp;lt;ref&amp;gt;[[Le Ray-grass d&#039;Italie - adventice- Levée de dormance et bio-indication]]&amp;lt;/ref&amp;gt; )&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Qu’en est-il des levés adventices pendant la culture ?==&lt;br /&gt;
Le faux semi est pertinent si l’on observe une diminution du salissement dans la culture suivante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si l’on considère l’ensemble des essais, on observe aucune corrélation positive (nuage de points informe) entre le nombre de levée d’adventices en interculture et le nombre d&#039;adventices dans la culture suivante.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Image | Image = Corrélation adventices en interculture et en culture .png}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le faux semis permet certes de faire lever les graminées et donc de réduire le stock grainier, mais cela ne garantit pas une réduction du salissement ensuite. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce phénomène s’explique en partie par la différence d&#039;ordre de grandeur entre les adventices qui lèvent en interculture (24 à 1600 plantes/m2) et le nombre de graines retournant au sol lors d’une campagne (23 000 graines/m2). On imagine aisément que le nombre de graines éliminées grâce au faux semis représente en réalité une infime partie du stock semencier d’adventice dans le sol. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une solution serait de répéter plusieurs faux semis successifs pour user le stock grainier notamment en cas de parcelles particulièrement sales. Néanmoins, la réduction du stock grainier est nuancé par Mirfield (2015) qui chiffre l’impact potentiel d’un faux semis à 0.7% du stock grainier, estimant que 10% des graines sont non dormante à tout moment et que seulement 7% de celle-ci se trouve dans les 3 premier cm du sol et sont donc dans les conditions pour germer. Si les faux semis sont irrigués (40mm/semaines) la réduction du stock semencier est bien plus efficace, 40% de réduction avec quatre faux semis successifs contre 3% en non irrigué. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Faux semis avant culture de printemps ==&lt;br /&gt;
Le faux semis de printemps se justifie pleinement, il permet une réelle diminution de la pression adventice en culture comme indiqué sur le graphique ci-dessous : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On remarque qu’il n’y a pas de différence d’efficacité claire entre les différentes modalités. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les faux semis permettent de réduire les adventices en culture d’un facteur 4 par rapport à l’absence de faux semis;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Image | Image = Faux semis de printemps .png| Légende = essai ECOHERBI}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Quid du coût d’un faux semis?==&lt;br /&gt;
{{Image | Image =Tableau des coût de mécanisation.png| Légende = Coûts des opérations culturales&amp;lt;ref&amp;gt;Coûts des opérations culturales - Chambres d&#039;Agriculture - https://chambres-agriculture.fr/sinformer/nos-ressources/toutes-les-publications/publication/couts-des-operations-culturales-1&amp;lt;/ref&amp;gt;}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un passage de déchaumeur à disque indépendant coûte environ 25€/ha (varie entre 20 et 35€/ha selon les modèles). Cette pratique présente un coût assez important si l’on raisonne par rapport à son efficacité sur certains groupes d’adventices.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le faux semis d&#039;automne ne se justifie que très rarement car son efficacité est faible par rapport aux coûts engagés, notamment si la parcelle est particulièrement sale en graminées (ray-grass, vulpin). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant les cultures de printemps/été, les faux semis sont pertinents car leur effet sur la réduction du salissement est démontrée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans tous les cas, cette pratique permet de diminuer le stock grainier du sol mais cela n’a pas forcément un impact direct sur le salissement de la culture suivante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Sources==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Contributeurs de l&#039;article|Jasmin Razongles}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Jasmin Razongles (3492550133)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Faux-semis&amp;diff=174204</id>
		<title>Faux-semis</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Faux-semis&amp;diff=174204"/>
		<updated>2025-07-01T11:48:41Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Jasmin Razongles (3492550133) : /* Un bon moyen de faire lever les ray-grass/vulpin */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&#039;&#039;&#039;Le faux semis consiste à stimuler la levée des adventices avec un travail du sol superficiel pour les détruire avant la culture, réduisant ainsi le stock grainier.&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Son efficacité est variable selon les espèces : pertinent pour les graminées (ray-grass, vulpin), mais peu utile pour d&#039;autres adventices.&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Peu efficace à l’automne, il est plus justifié avant une culture de printemps, à condition d’en évaluer le coût (20–35 €/ha).&#039;&#039;&#039;{{Pratique&lt;br /&gt;
|Image=Déchaumage.jpg&lt;br /&gt;
|ImageCaption=Tracteur en plein déchaumage&lt;br /&gt;
}} &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Un bon moyen de faire lever les ray-grass/vulpin ===&lt;br /&gt;
{{Image | Image = Levée de vulpin .png | Légende = Gestion des adventices à l’interculture : le faux-semis au banc d’essai - Perspectives-agricoles.com 2019&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot;&amp;gt;Gestion des adventices à l’interculture : le faux-semis au banc d’essai - Perspectives-agricoles.com 2019 https://www.perspectives-agricoles.com/conduite-de-cultures/gestion-des-adventices-linterculture-le-faux-semis-au-banc-dessai&amp;lt;/ref&amp;gt;}}&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les levés de ray-grass et vulpin sont plus importantes après un travail superficiel/faux semis (ici, herse rotative à 5 cm) qu’après un travail profond (ici, déchaumeur à disques indépendants à 20 cm). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L’efficacité n’est pas la même pour toutes les adventices ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Image | Image = Effet du faux semis .png }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On remarque que l&#039;absence de travail du sol apporte une meilleure levée du géranium ou des repousses de colza en interculture par rapport à un faux semis. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La pratique du faux semis favorise seulement les levées de graminées. Si la dormance n&#039;est pas levée, la technique du faux-semis est alors totalement inefficace. La période de dormances des graines est propre à chaque espèce adventice. Elle est très faible pour les graminées d&#039;automne (ray-grass, vulpin, brome) surtout si les températures ont été importantes durant la phase de maturation des graines (cf. article sur la dormance du ray-grass&amp;lt;ref&amp;gt;[[Le Ray-grass d&#039;Italie - adventice- Levée de dormance et bio-indication]]&amp;lt;/ref&amp;gt; )&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Qu’en est-il des levés adventices pendant la culture ?==&lt;br /&gt;
Le faux semi est pertinent si l’on observe une diminution du salissement dans la culture suivante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si l’on considère l’ensemble des essais, on observe aucune corrélation positive (nuage de points informe) entre le nombre de levée d’adventices en interculture et le nombre d&#039;adventices dans la culture suivante.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Image | Image = Corrélation adventices en interculture et en culture .png}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le faux semis permet certes de faire lever les graminées et donc de réduire le stock grainier, mais cela ne garantit pas une réduction du salissement ensuite. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce phénomène s’explique en partie par la différence d&#039;ordre de grandeur entre les adventices qui lèvent en interculture (24 à 1600 plantes/m2) et le nombre de graines retournant au sol lors d’une campagne (23 000 graines/m2). On imagine aisément que le nombre de graines éliminées grâce au faux semis représente en réalité une infime partie du stock semencier d’adventice dans le sol. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une solution serait de répéter plusieurs faux semis successifs pour user le stock grainier notamment en cas de parcelles particulièrement sales. Néanmoins, la réduction du stock grainier est nuancé par Mirfield (2015) qui chiffre l’impact potentiel d’un faux semis à 0.7% du stock grainier, estimant que 10% des graines sont non dormante à tout moment et que seulement 7% de celle-ci se trouve dans les 3 premier cm du sol et sont donc dans les conditions pour germer. Si les faux semis sont irrigués (40mm/semaines) la réduction du stock semencier est bien plus efficace, 40% de réduction avec quatre faux semis successifs contre 3% en non irrigué. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Faux semis avant culture de printemps ==&lt;br /&gt;
Le faux semis de printemps se justifie pleinement, il permet une réelle diminution de la pression adventice en culture comme indiqué sur le graphique ci-dessous : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On remarque qu’il n’y a pas de différence d’efficacité claire entre les différentes modalités. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les faux semis permettent de réduire les adventices en culture d’un facteur 4 par rapport à l’absence de faux semis;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Image | Image = Faux semis de printemps .png| Légende = essai ECOHERBI}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Quid du coût d’un faux semis?==&lt;br /&gt;
{{Image | Image =Tableau des coût de mécanisation.png| Légende = Coûts des opérations culturales&amp;lt;ref&amp;gt;Coûts des opérations culturales - Chambres d&#039;Agriculture - https://chambres-agriculture.fr/sinformer/nos-ressources/toutes-les-publications/publication/couts-des-operations-culturales-1&amp;lt;/ref&amp;gt;}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un passage de déchaumeur à disque indépendant coûte environ 25€/ha (varie entre 20 et 35€/ha selon les modèles). Cette pratique présente un coût assez important si l’on raisonne par rapport à son efficacité sur certains groupes d’adventices.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le faux semis d&#039;automne ne se justifie que très rarement car son efficacité est faible par rapport aux coûts engagés, notamment si la parcelle est particulièrement sale en graminées (ray-grass, vulpin). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant les cultures de printemps/été, les faux semis sont pertinents car leur effet sur la réduction du salissement est démontrée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans tous les cas, cette pratique permet de diminuer le stock grainier du sol mais cela n’a pas forcément un impact direct sur le salissement de la culture suivante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Sources==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Contributeurs de l&#039;article|Jasmin Razongles}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Jasmin Razongles (3492550133)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Faux-semis&amp;diff=174196</id>
		<title>Faux-semis</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Faux-semis&amp;diff=174196"/>
		<updated>2025-07-01T10:10:09Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Jasmin Razongles (3492550133) : /* Quid du coût d’un faux semis? */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Pratique&lt;br /&gt;
|Image=Déchaumage.jpg&lt;br /&gt;
|ImageCaption=Tracteur en plein déchaumage&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le faux semis, quelle efficacité ? =&lt;br /&gt;
Un faux semis est un travail superficiel du sol (moins de 5 cm de profondeur) qui a pour objectif de stimuler la levée des adventices puis de les détruire avant l’implantation de la culture et ainsi réduire le stock semencier du sol. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Un bon moyen de faire lever les ray-grass/vulpin ===&lt;br /&gt;
[[Fichier:Levée de vulpin .png|vignette|396x396px|&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot;&amp;gt;https://www.perspectives-agricoles.com/conduite-de-cultures/gestion-des-adventices-linterculture-le-faux-semis-au-banc-dessai&amp;lt;/ref&amp;gt;]]&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les levés de ray-grass et vulpin sont plus importantes après un travail superficiel/faux semis (ici, herse rotative à 5 cm) qu’après un travail profond (ici, déchaumeur à disques indépendants à 20 cm). &lt;br /&gt;
{{Pages liées}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’efficacité n’est pas la même pour toutes les adventices ==&lt;br /&gt;
[[Fichier:Effet du faux semis .png|vignette|572x572px|&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot; /&amp;gt;]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On remarque que l&#039;absence de travail du sol apporte une meilleure levée du géranium ou des repousses de colza en interculture par rapport à un faux semis. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La pratique du faux semis favorise seulement les levées de graminées. Si la dormance n&#039;est pas levée, la technique du faux-semis est alors totalement inefficace. La période de dormances des graines est propre à chaque espèce adventice. Elle est très faible pour les graminées d&#039;automne (ray-grass, vulpin, brome) surtout si les températures ont été importantes durant la phase de maturation des graines (cf. article sur la dormance du ray-grass&amp;lt;ref&amp;gt;[[Le Ray-grass d&#039;Italie - adventice- Levée de dormance et bio-indication]]&amp;lt;/ref&amp;gt; )&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Qu’en est-il des levés adventices pendant la culture ? ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le faux semi est pertinent si l’on observe une diminution du salissement dans la culture suivante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si l’on considère l’ensemble des essais, on observe aucune corrélation positive (nuage de points informe) entre le nombre de levée d’adventices en interculture et le nombre d&#039;adventices dans la culture suivante.  &lt;br /&gt;
[[Fichier:Corrélation adventices en interculture et en culture .png|vignette|621x621px|&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot; /&amp;gt;]]&lt;br /&gt;
Le faux semis permet certes de faire lever les graminées et donc de réduire le stock grainier, mais cela ne garantit pas une réduction du salissement ensuite. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce phénomène s’explique en partie par la différence d&#039;ordre de grandeur entre les adventices qui lèvent en interculture (24 à 1600 plantes/m2) et le nombre de graines retournant au sol lors d’une campagne (23 000 graines/m2). On imagine aisément que le nombre de graines éliminées grâce au faux semis représente en réalité une infime partie du stock semencier d’adventice dans le sol. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une solution serait de répéter plusieurs faux semis successifs pour user le stock grainier notamment en cas de parcelles particulièrement sales. Néanmoins, la réduction du stock grainier est nuancé par Mirfield (2015) qui chiffre l’impact potentiel d’un faux semis à 0.7% du stock grainier, estimant que 10% des graines sont non dormante à tout moment et que seulement 7% de celle-ci se trouve dans les 3 premier cm du sol et sont donc dans les conditions pour germer. Si les faux semis sont irrigués (40mm/semaines) la réduction du stock semencier est bien plus efficace, 40% de réduction avec quatre faux semis successifs contre 3% en non irrigué. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Faux semis avant culture de printemps ==&lt;br /&gt;
[[Fichier:Faux semis de printemps .png|vignette|480x480px|&amp;lt;ref&amp;gt;essai ECOHERBI&amp;lt;/ref&amp;gt;]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le faux semis de printemps se justifie pleinement, il permet une réelle diminution de la pression adventice en culture comme indiqué sur le graphique ci-dessous : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On remarque qu’il n’y a pas de différence d’efficacité claire entre les différentes modalités. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les faux semis permettent de réduire les adventices en culture d’un facteur 4 par rapport à l’absence de faux semis;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Quid du coût d’un faux semis? ==&lt;br /&gt;
[[Fichier:Tableau des coût de mécanisation.png|vignette|661x661px|&amp;lt;ref&amp;gt;https://chambres-agriculture.fr/sinformer/nos-ressources/toutes-les-publications/publication/couts-des-operations-culturales-1&amp;lt;/ref&amp;gt;]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un passage de déchaumeur à disque indépendant coûte environ 25€/ha (varie entre 20 et 35€/ha selon les modèles). Cette pratique présente un coût assez important si l’on raisonne par rapport à son efficacité sur certains groupes d’adventices.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
                                                                                                  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
                                                                   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conclusion :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le faux semis d&#039;automne ne se justifie que très rarement car son efficacité est faible par rapport aux coûts engagés, notamment si la parcelle est particulièrement sale en graminées (ray-grass, vulpin). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant les cultures de printemps/été, les faux semis sont pertinents car leur effet sur la réduction du salissement est démontrée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans tous les cas, cette pratique permet de diminuer le stock grainier du sol mais cela n’a pas forcément un impact direct sur le salissement de la culture suivante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources ==&lt;br /&gt;
Cet article a été rédigé par [[Utilisateur:Jasmin Razongles|Jasmin Razongles]], étudiant ingénieur agronome en alternance au [[Structure:Centre National d&#039;Agroécologie|Centre National d&#039;Agroécologie]].&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Jasmin Razongles (3492550133)</name></author>
	</entry>
</feed>