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	<title>Triple Performance - Contributions [fr]</title>
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	<updated>2026-09-21T11:03:34Z</updated>
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		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Piloter_la_ressource_en_eau_%C3%A0_la_parcelle_:_capteurs_de_pr%C3%A9cision,_outils_de_pr%C3%A9vision_et_aide_%C3%A0_la_d%C3%A9cision_tactique&amp;diff=198085</id>
		<title>Piloter la ressource en eau à la parcelle : capteurs de précision, outils de prévision et aide à la décision tactique</title>
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		<updated>2026-09-18T16:34:47Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Soline Littolff (3857106693) : /* Évaluation des résultats selon les différents déciles */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Pratique&lt;br /&gt;
|Objectif=Gestion de l’eau&lt;br /&gt;
|Mots-clés=eau, Gestion de l’eau&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
Cette série d&#039;articles propose  des stratégies pour &#039;&#039;&#039;améliorer l&#039;utilisation de l&#039;eau&#039;&#039;&#039;, augmenter les rendements, les bénéfices agricoles et la résilience face aux variations des précipitations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Utiliser la technologie pour améliorer l&#039;efficacité de l&#039;utilisation de l&#039;eau ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Quelles technologies permettent d&#039;optimiser l&#039;utilisation des précipitations ? ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Il existe des outils technologiques pour aider les producteurs à mieux comprendre l&#039;humidité du sol, la réserve utile en eau et la variabilité spatiale.&lt;br /&gt;
* Le suivi de l&#039;humidité du sol est un outil précieux pour comprendre ce qui se passe dans le sol.&lt;br /&gt;
* Divers outils permettent d&#039;évaluer la variabilité spatiale, par exemple l&#039;indice NDVI.&lt;br /&gt;
* Les données sur l&#039;humidité du sol et la variabilité spatiale peuvent orienter les décisions concernant le choix des cultures, l&#039;application à taux variable, la fertilisation, la fauche du foin et la commercialisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les producteurs de céréales disposent de nombreuses &#039;&#039;&#039;technologies&#039;&#039;&#039; pour les aider à &#039;&#039;&#039;prendre des décisions&#039;&#039;&#039; concernant l&#039;eau du sol et sa disponibilité pour la production de cultures et de fourrage. Ces technologies vont de matériels spécifiques mesurant l&#039;humidité du sol à des outils de cartographie spatiale permettant de définir les types de sol et la capacité de rétention en eau, en passant par des applications capables de modéliser la disponibilité en eau. La plupart de ces technologies sont spécialisées, en ce sens qu&#039;elles sont installées ou fournies et prises en charge par des professionnels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le suivi de l&#039;humidité du sol est-il pertinent ? ====&lt;br /&gt;
Bien qu&#039;il soit possible &#039;&#039;&#039;d&#039;estimer l&#039;humidité du sol&#039;&#039;&#039; en se fondant sur l&#039;expérience et les données météorologiques, une &#039;&#039;&#039;mesure directe permet une évaluation plus précise&#039;&#039;&#039; ; cela améliore la qualité des informations sur lesquelles reposent les &#039;&#039;&#039;décisions&#039;&#039;&#039;. La mesure de l&#039;humidité du sol à l&#039;aide d&#039;enregistreurs de données permet de recueillir et de représenter graphiquement des données, puis de les analyser, afin que les informations historiques puissent aider à anticiper la disponibilité future en eau du sol.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Le suivi de l&#039;humidité du sol permet d&#039;apporter des éléments de réponse aux questions suivantes :&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Jusqu&#039;à quelle profondeur l&#039;eau de pluie ou d&#039;irrigation a-t-elle infiltré le sol sur une période donnée ?&lt;br /&gt;
* À quelle profondeur les racines des cultures puisent-elles activement l&#039;humidité ?&lt;br /&gt;
* Quelle quantité d&#039;humidité résiduelle subsiste après la sénescence de la culture, c&#039;est-à-dire quelle quantité sera disponible pour la culture suivante ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les &#039;&#039;&#039;décisions clés&#039;&#039;&#039; fondées sur les données d&#039;humidité du sol concernent notamment :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le choix du moment et de la culture à semer, en fonction de la quantité d&#039;humidité emmagasinée dans le sol et disponible pour les plantules en cas de faibles précipitations après le semis ;&lt;br /&gt;
* L&#039;opportunité d&#039;opter pour une culture ayant un point de flétrissement plus faible si les réserves en eau du sol sont limitées au moment du semis, en particulier dans les zones à faible pluviométrie ;&lt;br /&gt;
* Le choix d&#039;une culture capable d&#039;extraire l&#039;humidité présente en profondeur dans le profil du sol (&amp;gt; 70 cm) pour soutenir le remplissage des grains en fin de saison ;&lt;br /&gt;
* La probabilité d&#039;obtenir un rendement économiquement rentable grâce à un apport d&#039;azote en cours de saison ;&lt;br /&gt;
* La suffisance de l&#039;humidité du sol pour atteindre le rendement visé, à l&#039;approche de la phase de remplissage des grains ;&lt;br /&gt;
* Dans les régions à forte pluviométrie, l&#039;évaluation du degré de saturation du profil du sol ainsi que des problèmes potentiels de circulation des engins et de dégradation de la culture ;&lt;br /&gt;
* Les indicateurs de risques liés à la qualité du grain (notamment la présence de menues pailles ou de grains chétifs) et les prévisions de rendement, afin d&#039;orienter les décisions de commercialisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Quelle est la meilleure façon de mesurer l&#039;humidité du sol ? ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Mesure de la profondeur ====&lt;br /&gt;
La clé de la mise en place d&#039;un système de suivi de l&#039;humidité réside dans la &#039;&#039;&#039;prise en compte de l&#039;intégralité de la zone racinaire&#039;&#039;&#039;. La profondeur d&#039;enracinement dépend de divers facteurs, notamment le type de sol, la pluviométrie et la culture choisie. Dans certains cas, des &#039;&#039;&#039;barrières physiques&#039;&#039;&#039; (comme une couche de roche dure) ou chimiques (comme une couche riche en bore) peuvent limiter cette profondeur. Il est conseillé aux producteurs de &#039;&#039;&#039;creuser une fosse pédologique&#039;&#039;&#039; pour observer jusqu&#039;à quelle profondeur les racines ont pénétré s&#039;ils ont des doutes sur l&#039;étendue de l&#039;enracinement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quel que soit le système de suivi retenu, il convient de &#039;&#039;&#039;déterminer le nombre de capteurs à installer ainsi que les profondeurs auxquelles les placer&#039;&#039;&#039; au sein de la zone racinaire. Une bonne pratique consiste à effectuer des mesures tous les 10 cm environ sur toute la hauteur de la zone racinaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Sonde capacitive ====&lt;br /&gt;
Une &#039;&#039;&#039;sonde capacitive comporte plusieurs capteurs&#039;&#039;&#039;, souvent espacés de 10 cm, qui &#039;&#039;&#039;mesurent l&#039;humidité du sol dans toute la zone racinaire&#039;&#039;&#039;. La plupart des fabricants de sondes capacitives intègrent également des capteurs de température du sol à chaque niveau de mesure. Ces capteurs utilisent un procédé appelé réflectométrie dans le domaine fréquentiel ou réflectométrie dans le domaine temporel, qui mesure la capacité électrique du sol.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les sondes capacitives nécessitent d&#039;être &#039;&#039;&#039;alimentées par un système de télémétrie&#039;&#039;&#039; avec enregistrement de données. En général, la sonde est enterrée dans la parcelle, à une profondeur supérieure à celle du travail du sol, et un câble est acheminé par tranchée jusqu&#039;à une clôture ou un chemin d&#039;accès où se trouve l&#039;enregistreur télémétrique. Ainsi, le matériel ne gêne pas le passage des engins agricoles ; il peut également être nécessaire de le protéger du bétail à l&#039;aide d&#039;une enceinte de protection.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors du choix d&#039;un système de sondes capacitives, l&#039;utilisateur doit &#039;&#039;&#039;déterminer le niveau de collecte et de stockage des données requis.&#039;&#039;&#039; Le système le plus simple et le plus économique ne dispose pas de connectivité réseau ; il oblige l&#039;utilisateur à se connecter directement à l&#039;enregistreur pour transférer les données vers un ordinateur portable ou, via Bluetooth, vers un téléphone.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour les producteurs souhaitant éviter cette étape de transfert manuel, les sondes capacitives peuvent être reliées à une unité de télémétrie installée sur le terrain, qui transmet régulièrement les données via un réseau de communication vers un serveur d&#039;hébergement. Le prestataire d&#039;hébergement génère souvent des graphiques à partir de ces données, permettant aux producteurs de &#039;&#039;&#039;consulter à tout moment l&#039;évolution de l&#039;humidité du sol&#039;&#039;&#039; sur un site web dédié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est possible d&#039;acquérir un système de sonde capacitive et une unité de télémétrie pour &#039;&#039;&#039;environ 3500€&#039;&#039;&#039;. Lorsque l&#039;on installe un système de télémétrie associé à une sonde capacitive, il est généralement possible d&#039;y ajouter d&#039;autres capteurs. De nombreuses unités de télémétrie permettent d&#039;intégrer plusieurs capteurs supplémentaires, notamment pour mesurer la pluviométrie, la température, la vitesse et la direction du vent ainsi que l&#039;humidité relative. &#039;&#039;&#039;Ces capteurs complètent la sonde d&#039;humidité du sol&#039;&#039;&#039; en permettant de &#039;&#039;&#039;surveiller les conditions météorologiques&#039;&#039;&#039; en vue de l&#039;application de produits phytosanitaires, ou encore de modéliser les risques de maladies, la gravité du gel et les risques liés au comportement du feu au moment de la récolte. Les pluviomètres aident à mieux comprendre comment l&#039;humidité du sol et les cultures réagissent aux précipitations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Souvent, le producteur commence par acheter et installer une seule sonde d&#039;humidité du sol, ce qui soulève la question de son emplacement idéal. Si l&#039;installation inclut une station météorologique, plusieurs facteurs doivent être pris en compte pour optimiser l&#039;exploitation du site.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Emplacement ====&lt;br /&gt;
Les sondes d&#039;humidité du sol doivent être installées :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;à l&#039;écart des eaux de ruissellement&#039;&#039;&#039; provenant d&#039;une cour ou d&#039;une piste, ce qui pourrait fausser les mesures en les rendant non représentatives du reste de la parcelle ;&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;à l&#039;écart des racines d&#039;arbres&#039;&#039;&#039; ;&lt;br /&gt;
* dans un &#039;&#039;&#039;endroit accessible&#039;&#039;&#039; (dans une mesure raisonnable) depuis une piste ou une clôture, au cas où l&#039;enregistreur de données télémétriques nécessiterait une intervention durant la saison de culture ;&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;à l&#039;écart des zones de circulation intense de véhicules ou de machines&#039;&#039;&#039; susceptibles de heurter le boîtier de télémétrie ;&lt;br /&gt;
* dans un &#039;&#039;&#039;type de sol représentatif de la majeure partie de l&#039;exploitation&#039;&#039;&#039;. Sur les exploitations présentant plusieurs types de sols, il est préférable de &#039;&#039;&#039;choisir un sol à haut rendement&#039;&#039;&#039;, car ce sont généralement ces sols qui offrent le meilleur retour sur investissement en matière d&#039;apport de nutriments ; &lt;br /&gt;
* si une &#039;&#039;&#039;station météorologique&#039;&#039;&#039; est incluse, &#039;&#039;&#039;sur un site situé à au moins 100 m des arbres, hangars et autres obstacles&#039;&#039;&#039;, afin de ne pas perturber la mesure de la vitesse et de la direction du vent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certains enregistreurs de télémétrie permettent de &#039;&#039;&#039;raccorder deux sondes d&#039;humidité du sol&#039;&#039;&#039; (ou davantage) et de les relier par de longs câbles (100 m) ; cela offre la possibilité de placer une sonde dans des parcelles adjacentes pouvant présenter des rotations culturales ou des types de sol différents, comme dans les paysages alternant dunes et dépressions. Cette configuration permet également de partager un site avec un voisin afin de réduire les coûts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;interprétation des données enregistrées par des sondes capacitives d&#039;humidité du sol peut dérouter les utilisateurs novices. De nombreux facteurs influencent l&#039;infiltration et l&#039;évapotranspiration dans les sols ; &#039;&#039;&#039;il arrive ainsi que les résultats affichés sur le graphique de la sonde soient contre-intuitifs&#039;&#039;&#039; au regard de ce que l&#039;agriculteur pourrait attendre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Analyses par imagerie électromagnétique (EMI) : comment comprendre les variations au sein de ma parcelle ? ===&lt;br /&gt;
Les &#039;&#039;&#039;analyses de sol par imagerie électromagnétique&#039;&#039;&#039; (EMI) sont réalisées à l&#039;aide d&#039;un appareil tracté par un pick-up ou un quad, servant à cartographier les changements de type de sol dans une parcelle. Les données recueillies permettent de &#039;&#039;&#039;visualiser les variations des caractéristiques du sol&#039;&#039;&#039;, révélant ainsi des différences au niveau de la réserve utile en eau (RU). L&#039;appareil émet un signal électromagnétique qui se propage dans le sol. Les matériaux conducteurs présents dans le sol modifient l&#039;intensité du signal reçu, mettant ainsi en évidence les zones de forte et de faible conductivité de la parcelle. Ce signal est renvoyé vers un récepteur qui le détecte, son intensité variant en fonction de la conductivité du sol. La conductivité étant déterminée par la salinité, la teneur en argile et l&#039;humidité du sol, la carte obtenue doit être analysée pour comprendre les acteurs pédologiques en jeu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À la suite d&#039;une prospection par imagerie électromagnétique (EMI), il est nécessaire de &#039;&#039;&#039;procéder à des prélèvements de carottes et d&#039;échantillons de sol&#039;&#039;&#039; afin d&#039;interpréter les résultats et de &#039;&#039;&#039;déterminer quelles caractéristiques sont à l&#039;origine de la variabilité de la conductivité&#039;&#039;&#039;. Les méthodes employées varieront selon le paysage et le prestataire de services. Les prestataires expérimentés procéderont soit par classification de zones avec échantillonnage interne, soit, dans certaines situations, par un échantillonnage en grille. Le coût de l&#039;échantillonnage et de l&#039;analyse des sols peut limiter la réalisation d&#039;une analyse approfondie ; si un nombre accru d&#039;échantillons permet de mieux cerner les causes de la variation de la conductivité, il entraîne également une augmentation des coûts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;L&#039;analyse de carottes&#039;&#039;&#039; de sol permet de &#039;&#039;&#039;mettre en évidence les variations des proportions de sable, de limon et d&#039;argile&#039;&#039;&#039; (analyse granulométrique) ainsi que la présence d&#039;autres &#039;&#039;&#039;contraintes chimiques&#039;&#039;&#039;, telles que les sels. Les prestataires de services peuvent exploiter ces analyses pour délimiter des zones de potentiel de rendement des cultures en fonction de la quantité d&#039;eau utile disponible au cours de l&#039;année. L&#039;installation de sondes d&#039;humidité du sol dans différentes zones — définies au préalable par des relevés EMI — constitue un moyen efficace de comparer les différences en matière d&#039;infiltration et d&#039;évapotranspiration.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Imagerie NDVI : comment les informations sur la biomasse peuvent-elles aider à prendre de meilleures décisions ? ===&lt;br /&gt;
Il a été démontré que &#039;&#039;&#039;l&#039;indice de végétation par différence normalisée (NDVI)&#039;&#039;&#039; — ainsi que d&#039;autres sources d&#039;imagerie de la biomasse par télédétection — fournit une image en temps réel des variations de la croissance des cultures en mesurant la taille et la densité du feuillage (la « verdeur » du couvert végétal). Grâce à la multiplication des services satellitaires et des applications mobiles permettant de consulter des images NDVI actuelles et historiques, les agriculteurs trouvent cette couche de données utile pour la prise de décision en cours de saison.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;indice NDVI et ses dérivés dépendent des variations de la verdoyance et de la biomasse des cultures. &#039;&#039;&#039;De multiples facteurs peuvent influencer la croissance des cultures&#039;&#039;&#039; : une mauvaise germination, les ravageurs et maladies, l&#039;engorgement du sol, la verse, ainsi que les caractéristiques du sol liées à la réserve utile en eau (RU) et à la disponibilité des nutriments. Si les images NDVI sont utilisées pour la prise de décision, &#039;&#039;&#039;l&#039;inspection des cultures&#039;&#039;&#039; — pour observer les différentes zones de la parcelle — s&#039;avère cruciale pour comprendre les facteurs en jeu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un agriculteur peut utiliser l&#039;imagerie NDVI pour &#039;&#039;&#039;délimiter, au sein d&#039;une parcelle, les zones influencées par la réserve utile en eau&#039;&#039;&#039; ; toutefois, cette démarche doit être précédée d&#039;une inspection sur le terrain afin de confirmer qu&#039;aucun autre facteur n&#039;affecte la croissance des cultures. Une image NDVI prise lors d&#039;un printemps sec révélera probablement des zones plus performantes grâce à un meilleur accès à l&#039;eau du sol (par exemple, un sol limoneux plus profond), par opposition à des zones moins productives en raison d&#039;un accès limité à l&#039;eau (présence de roches ou de sable). Là encore, l&#039;inspection visuelle et, éventuellement, des analyses de sol permettent de confirmer l&#039;origine de cette variabilité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une étape supplémentaire, au-delà de la simple prise d&#039;une image NDVI en cours de saison, consiste à &#039;&#039;&#039;utiliser des images pluriannuelles de la parcelle&#039;&#039;&#039; pour identifier des &#039;&#039;&#039;schémas de variation récurrents ;&#039;&#039;&#039; elles peuvent ainsi servir à élaborer des cartes de rendement, lorsqu&#039;elles sont associées à des analyses de sol permettant de comprendre les causes de la variabilité observée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Moduler les doses de semis et fertilisation : comment tirer le meilleur parti de l&#039;eau du sol ? ===&lt;br /&gt;
Comme indiqué précédemment, il est crucial de comprendre les facteurs à l&#039;origine des variations du type de sol et de la biomasse des cultures avant de mettre en œuvre un programme de modulation de dose. Lorsqu&#039;il est établi que la teneur en eau utile détermine les variations entre les zones de production, les doses de semis et de fertilisation peuvent être ajustées en conséquence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Gestion des risques ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Prendre des décisions difficiles face à des prévisions météorologiques incertaines ===&lt;br /&gt;
■ Les céréaliculteurs doivent prendre des décisions comportant des risques climatiques. Les risques et les bénéfices sont souvent liés, et les producteurs doivent trouver un équilibre entre prudence et optimisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
■ Les décisions impliquant des risques climatiques se sont toujours appuyées sur l&#039;expérience et sur l&#039;accès à des conseils avisés. Aujourd&#039;hui, les producteurs ont davantage accès aux sciences du climat et aux modèles de simulation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
■ La technique d&#039;analyse de décision constitue un cadre éprouvé pour gérer l&#039;incertitude. Dans ce chapitre, nous montrons comment elle peut être appliquée à l&#039;apport d&#039;azote en cours de culture (fertilisation de couverture).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
■ Si les céréaliculteurs sont exposés au changement climatique, ils font également preuve d&#039;une grande capacité d&#039;adaptation ; ils peuvent mettre à profit les compétences acquises face à la variabilité climatique pour faire face aux premières étapes du changement climatique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Pourquoi la gestion des risques climatiques est-elle importante ? ===&lt;br /&gt;
Par rapport à la plupart de leurs concurrents, les céréaliculteurs australiens &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
font face à une variabilité climatique plus marquée tout en bénéficiant &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
de moins de soutien gouvernemental. Ces dernières années, la forte &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
hausse des coûts, conjuguée à la volatilité du prix des céréales, a rendu &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
les exploitations encore plus vulnérables aux aléas des mauvaises saisons. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parallèlement, une pression constante les incite à tirer le meilleur &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
parti des bonnes saisons. Les décisions impliquant des risques &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
climatiques représentent un défi de taille pour les céréaliculteurs &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
australiens, mais ces derniers peuvent s&#039;appuyer sur :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
■ leur propre expérience ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
■ les travaux de recherche, développement et vulgarisation (RD&amp;amp;V) issus d&#039;essais sur le terrain ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
■ les données climatiques historiques ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
■ l&#039;accès aux résultats de modèles de simulation ; et&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
■ des cadres méthodologiques tels que la technique d&#039;analyse de décision.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les stratégies de gestion du risque climatique sont identiques à celles qui figurent dans la plupart des meilleures pratiques adoptées par les céréaliculteurs. Citons notamment la maîtrise des adventices durant les jachères, le respect des périodes de floraison optimales et la pratique de rotations culturales adéquates. Au-delà de la parcelle, les agriculteurs gèrent le risque lié aux saisons sèches grâce à la diversification des activités (élevage et cultures) et des sources de revenus (hors exploitation).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces pratiques constituent généralement de bons choix, quelle que soit la saison à venir. Cela ne signifie pas pour autant que les résultats sont indépendants du climat. Les avantages du semis direct et de la maîtrise des adventices en jachère seront plus marqués lors des saisons difficiles que lors des saisons favorables. Toutefois, bien que le résultat dépende du climat, l&#039;incertitude quant aux conditions météorologiques futures ne remet pas en cause le conseil ou la décision. Il ne s&#039;agit donc pas de décisions exposées au risque climatique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parmi les décisions clés exposées au risque climatique, on peut citer :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* le choix de la dose d&#039;apport azoté en couverture ;&lt;br /&gt;
* la décision d&#039;acheter ou de vendre des ovins ;&lt;br /&gt;
* la détermination de la surface à emblaver pour une culture présentant un risque plus élevé ;&lt;br /&gt;
* la décision d&#039;effectuer ou non un traitement contre les maladies foliaires ; &lt;br /&gt;
* la décision d&#039;investir ou non dans des ressources supplémentaires pour la récolte, telles que de la main-d&#039;œuvre ou des prestations de services externes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une grande partie de cet article traite de la gestion du risque climatique en prenant pour exemple la dose d&#039;engrais azoté appliquée aux cultures céréalières.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== En quoi les données historiques et la science du climat m&#039;aideront-elles à prendre des décisions ? ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Données historiques ====&lt;br /&gt;
Les &#039;&#039;&#039;relevés de précipitations à long terme&#039;&#039;&#039; peuvent être utilisés pour constater la variabilité interannuelle des précipitations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les &#039;&#039;&#039;déciles&#039;&#039;&#039; constituent un langage du risque climatique utilisé par de nombreux agriculteurs et agronomes ; ils permettent de classer les saisons en 10 groupes selon le volume des précipitations enregistrées. Par exemple, une saison de décile 1 correspond à un niveau de précipitations qui n&#039;est dépassé ou égalé que par une année sur dix (elle est donc particulièrement sèche), tandis qu&#039;une saison de décile 5 correspond à un niveau égal ou supérieur à celui de cinq années sur dix (elle est donc moyenne). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une saison peut être décrite comme étant « légèrement supérieure à la moyenne, sans être exceptionnellement bonne », ou comme une saison de décile 7. Le décile 7 indique immédiatement que, pour ce lieu, six années sur dix ont été plus sèches, une année sur dix a été similaire et trois années sur dix ont été plus humides. Les déciles permettent de situer une saison dans son contexte et, comme nous le verrons plus loin dans ce chapitre, ils peuvent également servir à se projeter dans l&#039;avenir et à éclairer les décisions impliquant des risques climatiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Science du climat ====&lt;br /&gt;
Plutôt que de se fonder sur des cycles observés dans les relevés pluviométriques, la science de la prévision climatique saisonnière a mis en évidence des facteurs climatiques déterminants liés aux variations de la température de surface de la mer, tels que l&#039;oscillation australe El Niño (ENSO) et le dipôle de l&#039;océan Indien (IOD).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Beaucoup de producteurs expérimentés se souviennent de la sécheresse de 1982, mais seuls les océanographes et quelques chercheurs en sciences de l&#039;atmosphère savaient qu&#039;il s&#039;agissait d&#039;un épisode El Niño. En 1914, personne ne savait que la pire sécheresse jamais enregistrée était due à El Niño. En 2019, la science du climat était largement relayée par les médias. De nombreux producteurs savaient que les conditions de sécheresse de 2019 étaient liés à l&#039;épisode de dipôle de l&#039;océan Indien (IOD) positif le plus intense jamais enregistré, et plus nombreux encore étaient ceux qui avaient entendu parler du triple épisode La Niña de 2020, 2021 et 2022.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Comment évaluer les options face à un problème incertain en utilisant la technique d&#039;analyse de décision ? ===&lt;br /&gt;
Bien qu&#039;ils soient confrontés à un éventail de risques qui leur est propre, les céréaliculteurs ne sont pas les seuls à devoir prendre des décisions commerciales importantes en disposant d&#039;informations incomplètes. Il existe une longue tradition de recherche, toujours d&#039;actualité, sur la psychologie et l&#039;économie du jugement et de la prise de décision en situation d&#039;incertitude. S&#039;il existe de nombreuses façons d&#039;aborder la prise de décision, la technique d&#039;analyse de décision — discipline relevant de l&#039;économie appliquée — constitue un cadre éprouvé pour structurer une décision et ajuster les hypothèses afin d&#039;explorer les risques et les rendements à long terme. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette technique permet de clarifier les choix possibles et d&#039;examiner les différents résultats associés à chaque option. Prendre le temps d&#039;analyser la logique d&#039;une décision aide à mieux cerner le problème, à identifier les principales sources d&#039;incertitude ainsi que la valeur de l&#039;information susceptible de réduire cette incertitude. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce processus peut enrichir le dialogue entre les producteurs et les experts concernant les choix qui se présentent à eux et la manière dont ceux-ci interagissent avec la variabilité climatique. Un principe fondamental de la prise de décision en situation d&#039;incertitude consiste à distinguer une bonne décision (fondée sur les meilleures informations disponibles) d&#039;une décision qui s&#039;est avérée heureuse ou malheureuse par pur hasard. L&#039;analyse de décision offre un moyen efficace de synthétiser les connaissances du moment, y compris celles relatives à l&#039;incertitude climatique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La technique d&#039;analyse de décision comprend les étapes clés suivantes :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* formulation du problème : définir clairement la décision à prendre et les objectifs à prendre en compte ;&lt;br /&gt;
* identification des options : recenser toutes les options possibles. Par exemple, différents taux d&#039;apport d&#039;engrais ou le choix entre vendre ou acheter des moutons ;&lt;br /&gt;
* identification de l&#039;incertitude : identifier la source d&#039;incertitude. Par exemple, le décile de précipitations ;&lt;br /&gt;
* évaluation et mesure des résultats : déterminer et, si possible, quantifier les résultats potentiels pour chaque option et chaque situation d&#039;incertitude. Il peut s&#039;agir, par exemple, du rendement ou du profit découlant de chaque décision selon les différents déciles ;&lt;br /&gt;
* évaluation des probabilités : en se basant sur les probabilités des différents déciles, évaluer le résultat le plus probable pour chaque option. Voir, à titre d&#039;exemple, la section suivante (« Comment gérer l&#039;apport d&#039;engrais azoté en tenant compte des risques climatiques ? ») ; &lt;br /&gt;
* décision : prendre une décision en fonction de l&#039;évaluation effectuée et de votre tolérance au risque.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la section suivante, nous appliquons cette technique d&#039;analyse à la décision — comportant des risques climatiques — de l&#039;apport d&#039;engrais azoté en couverture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Comment gérer la fertilisation azotée en tenant compte des risques climatiques ? ===&lt;br /&gt;
Cette section montre comment intégrer les prévisions climatiques dans la décision concernant la quantité d&#039;azote à apporter à une culture. En appliquant les étapes de la méthode d&#039;analyse décisionnelle décrites précédemment, le problème se formule ainsi : dois-je apporter une dose élevée ou faible d&#039;azote à une culture de blé ? Les options et les incertitudes sont clairement définies : il s&#039;agit, d&#039;une part, de la dose d&#039;azote appliquée et, d&#039;autre part, du décile de précipitations.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Arbre_de_decision_azote.jpg|centré|vignette|800x800px|Arbre de décision simple identifiant les options et les résultats liés à l&#039;utilisation d&#039;engrais azoté sur le blé]]&lt;br /&gt;
Un aspect essentiel de cette décision consiste à accepter que le regret soit inévitable lorsque l&#039;on prend des décisions dans un contexte d&#039;incertitude. Il peut être utile de comparer mentalement le regret lié à la prudence (manquer une opportunité) à celui lié à l&#039;optimisme (apporter plus d&#039;azote que nécessaire pour l&#039;année donnée). Si la plupart d&#039;entre nous peinent à jongler mentalement avec quatre scénarios d&#039;avenir, l&#039;exercice est aisé sur papier ou dans un tableur. La figure suivante présente un arbre de décision simple pour la gestion de l&#039;azote. Cette décision sera influencée par des prévisions fiables indiquant la probabilité de précipitations supérieures ou inférieures à la moyenne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Application de la technique d&#039;analyse décisionnelle à la gestion de l&#039;azote en tant que décision comportant des risques ====&lt;br /&gt;
Il serait évidemment préférable de connaître l&#039;issue de la saison afin de savoir quel décile viser. Or, nous sommes confrontés à une décision risquée : soit adopter une approche prudente en tablant sur une pluviométrie inférieure à la moyenne (au risque d&#039;une sous-fertilisation pour les déciles 6 à 10), soit opter pour une approche optimiste en misant sur une pluviométrie supérieure à la moyenne (au risque d&#039;une surfertilisation pour les déciles 1 à 4).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien que les prévisions saisonnières s&#039;améliorent, elles relèvent encore d&#039;un domaine scientifique incertain ; il convient donc de prendre en compte les conséquences d&#039;une fausse alerte ou, à l&#039;inverse, de l&#039;absence d&#039;avertissement en cas de conditions sèches.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour mettre en œuvre la technique d&#039;analyse décisionnelle, nous devons évaluer et mesurer les résultats associés à des doses d&#039;engrais élevées ou faibles selon les différents déciles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Évaluation et mesure des résultats pour un décile donné ====&lt;br /&gt;
On dispose de nombreuses connaissances sur la réponse des cultures céréalières à l&#039;azote. Les résultats de recherches antérieures ont été mis en pratique grâce à la méthode du bilan azoté, en s&#039;appuyant sur une règle simple et éprouvée : &#039;&#039;&#039;30 kg d&#039;azote&#039;&#039;&#039; sont nécessaires pour produire une tonne de blé. Cette règle repose sur le fait qu&#039;une tonne de blé prélève environ 15 kg d&#039;azote, &#039;&#039;&#039;en supposant un taux de valorisation de l&#039;engrais azoté&#039;&#039;&#039; d&#039;environ 50 %. Lorsque l&#039;azote coûtait environ 0.45 euro le kilogramme, investir 14 euros en engrais sur une culture de blé pour obtenir une tonne de grain supplémentaire représentait un excellent investissement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Même lorsque le coût de l&#039;urée est élevé par rapport au prix du blé, le retour sur investissement reste positif avec un taux de valorisation de l&#039;engrais d&#039;environ 50 %. Par exemple, si l&#039;urée coûte 600 euros la tonne et le blé 230 euros la tonne, un taux d&#039;efficacité de 50 % génère un rendement de 5.88 euros pour chaque euro investi (&#039;&#039;&#039;en tenant compte de l&#039;hypothèse effectuée pour le taux de valorisation de l&#039;engrais, qui peut en effet varier!&#039;&#039;&#039;). Comme les céréaliculteurs le savent, le risque réside dans une moindre valorisation de l&#039;engrais. Ce risque a une incidence sur la rentabilité pour le producteur. Une étude australienne a révélé que l&#039;une des principales causes d&#039;une faible efficience de l&#039;utilisation de l&#039;eau était la prudence excessive des producteurs quant à l&#039;apport d&#039;azote.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On dispose de nombreuses connaissances sur la réponse des cultures céréalières à l&#039;azote. Les résultats de recherches antérieures ont été mis en pratique grâce à la méthode du bilan azoté, en s&#039;appuyant sur une règle simple et éprouvée : &#039;&#039;&#039;30 kg d&#039;azote&#039;&#039;&#039; sont nécessaires pour produire une tonne de blé. Cette règle repose sur le fait qu&#039;une tonne de blé prélève environ 15 kg d&#039;azote, &#039;&#039;&#039;en supposant un taux de valorisation de l&#039;engrais azoté&#039;&#039;&#039; d&#039;environ 50 %. Lorsque l&#039;azote coûtait environ 0.45 euro le kilogramme, investir 14 euros en engrais sur une culture de blé pour obtenir une tonne de grain supplémentaire représentait un excellent investissement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Même lorsque le coût de l&#039;urée est élevé par rapport au prix du blé, le retour sur investissement reste positif avec un taux de valorisation de l&#039;engrais d&#039;environ 50 %. Par exemple, si l&#039;urée coûte 600 euros la tonne et le blé 230 euros la tonne, un taux d&#039;efficacité de 50 % génère un rendement de 5.88 euros pour chaque euro investi (&#039;&#039;&#039;en tenant compte de l&#039;hypothèse effectuée pour le taux de valorisation de l&#039;engrais, qui peut en effet varier!&#039;&#039;&#039;). Comme les céréaliculteurs le savent, le risque réside dans une moindre valorisation de l&#039;engrais. Ce risque a une incidence sur la rentabilité pour le producteur. Une étude australienne a révélé que l&#039;une des principales causes d&#039;une faible efficience de l&#039;utilisation de l&#039;eau était la prudence excessive des producteurs quant à l&#039;apport d&#039;azote.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il convient de prendre en compte le taux de valorisation de l&#039;engrais et le reliquat d&#039;azote. De faibles précipitations printanières, réduisant les besoins en azote des cultures, constituent la cause la plus fréquente d&#039;une faible valorisation de l&#039;engrais sur la plupart des sols de la zone céréalière. Une faible valorisation de l&#039;azote peut aussi résulter de pertes par volatilisation lors de l&#039;épandage, ou par lessivage et dénitrification lors de saisons humides sur certains sols ; toutefois, ces pertes restent rares et généralement négligeables dans le cadre de l&#039;approche courante fondée sur le bilan azoté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le taux de valorisation de l&#039;engrais azoté est généralement calculé sur la base de l&#039;année d&#039;épandage. Il est toutefois clairement établi qu&#039;une partie au moins de l&#039;azote non utilisé reste disponible pour les années suivantes, ce qui peut conduire à une situation où le taux de valorisation s&#039;élève à 30 % la première année et à 20 % la deuxième.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La ​​prise en compte de ce reliquat peut être complexifiée par la nécessité d&#039;envisager différentes voies de perte ainsi que la probabilité qu&#039;une année sèche soit suivie d&#039;une série de saisons défavorables.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les implications du reliquat d&#039;azote en matière de risques liés à l&#039;azote constituent un aspect important que nous aborderons plus loin dans cette section.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Évaluation des résultats selon les différents déciles ====&lt;br /&gt;
Le climat constitue une &#039;&#039;&#039;source majeure d&#039;incertitude&#039;&#039;&#039; ; toutefois, grâce à l&#039;utilisation de déciles et de règles robustes de bilan azoté, il est possible de réduire cette incertitude et d&#039;évaluer le risque.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien que la pratique du bilan azoté soit répandue, elle s&#039;applique généralement à un seul objectif de rendement. Les producteurs visent souvent le décile 3 par prudence, les déciles 7 ou 8 s&#039;ils sont très optimistes, ou le décile 5 pour une moyenne. Pour prendre une décision impliquant une prise de risque, il peut être utile de considérer le « regret » lié à la prudence (viser le décile 3 alors que la saison correspond au décile 7) et celui lié à l&#039;optimisme (viser le décile 7 alors que la saison correspond au décile 3).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La ​​figure suivante (a) présente les rendements limités par l&#039;eau et par l&#039;azote en fonction des déciles de précipitations pour un site spécifique caractérisé par une pluviométrie moyenne. Chaque site présentera une courbe différente pour le rendement limité par l&#039;eau (en fonction de la réserve en eau initiale du sol et des précipitations) et une courbe différente pour le rendement limité par l&#039;azote (en fonction de la teneur initiale du sol en azote). Ce graphique correspond, en fait, à la répétition du calcul du bilan azoté pour chaque décile. Le rendement limité par l&#039;eau (courbe bleue) passe de moins de 1 t/ha lors d&#039;une saison défavorable à plus de 5 t/ha lors d&#039;une saison favorable. Dans les zones à faible pluviométrie, ces valeurs pourraient être ajustées pour se situer entre 0,5 et 4 t/ha, tandis que dans les zones à forte pluviométrie, elles varieraient de 4 t/ha à plus de 9 ou 10 t/ha.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la figure a), le rendement limité par l&#039;azote (ligne verte) est identique au rendement limité par l&#039;eau dans des conditions très sèches, mais correspondant à une pluviométrie supérieure à celle du premier décile. Un écart croissant apparaît entre le rendement sans apport d&#039;engrais azoté (rendement limité par l&#039;azote) et celui obtenu avec un apport adéquat d&#039;engrais azoté (rendement limité par l&#039;eau). C&#039;est cet écart entre les rendements limités par l&#039;eau et par l&#039;azote qui rend la décision risquée. Le tableau situé sous le graphique présente l&#039;écart entre les deux courbes, exprimé à la fois en termes de rendement du blé et de besoins en engrais. La figure b) illustre un cas où la teneur initiale en azote du sol est bien plus élevée ; ici, la courbe du rendement limité par l&#039;azote suit celle du rendement limité par l&#039;eau, sauf pour les déciles correspondant aux conditions les plus humides.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un agriculteur confronté à la situation de la figure a) doit prendre une décision risquée — en raison des aléas climatiques — quant à la quantité d&#039;engrais azoté à utiliser ; à l&#039;inverse, celui qui a amélioré la fertilité de son sol grâce à une phase réussie de pâturage à base de légumineuses (figure b) a peu de chances d&#039;apporter de l&#039;engrais. Cela ne signifie pas pour autant que l&#039;agriculteur cultivant une parcelle après une phase de pâturage soit indifférent au déroulement de la saison ; il subira tout de même les conséquences d&#039;une mauvaise année, mais il n&#039;aura pas à éprouver les regrets liés à un excès d&#039;optimisme, contrairement à celui qui a apporté de l&#039;azote. Lorsque le risque de regret est limité, la décision devient moins risquée.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Rendement_limité_par_l&#039;eau_et_l&#039;azote_pour_différents_déciles.jpg|centré|vignette|800x800px|a) Rendement modélisé (en conditions de limitation par l&#039;eau et l&#039;azote) pour différents déciles de précipitations printanières. Teneur initiale du sol en azote d&#039;environ 64 kg N/ha (1,6 × 40 kg N/ha). b) Idem a), mais pour un site à forte teneur initiale du sol en azote, où la courbe verte suit la courbe bleue pour la plupart des déciles. WL Yield correspond à Water Limited Yield (rendement limité par l&#039;eau) et NL Yield correspond à Nitrogen Limited Yield (rendement limité par l&#039;azote).]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Évaluation des probabilités ====&lt;br /&gt;
Représenter l&#039;apport d&#039;azote sous forme de profit par hectare pour chaque décile constitue un moyen efficace d&#039;évaluer le rapport risque/rendement. Les producteurs et les agronomes peuvent élaborer les courbes de rentabilité de l&#039;azote illustrées à la figure ci-dessous  afin d&#039;orienter leurs décisions concernant les quantités d&#039;engrais à appliquer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le graphique supérieur de la figure présente la courbe de rentabilité de l&#039;azote correspondant à un objectif de saison de décile 3 (ligne verte) ou de décile 7 (ligne brune), en supposant une probabilité égale pour tous les déciles. Le profit moyen tous déciles confondus s&#039;élève à 203 €/ha pour un objectif de décile 7, contre 128 €/ha pour un objectif de décile 5. Toutefois, viser le décile 7 accroît les pertes lors des saisons très sèches ; un producteur averse au risque pourrait donc préférer le gain de 149 €/ha associé à un risque moindre. Les graphiques central et inférieur de la figure 8.8 présentent les mêmes informations, mais décalées vers la gauche ou la droite pour tenir compte des saisons où les probabilités de chaque décile ne sont pas égales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une prévision indiquant seulement 30 % de chances de dépasser la médiane (par exemple, une prévision de type El Niño) décale la courbe vers la droite. Le profit associé à un décile donné reste inchangé ; une prévision n&#039;influence pas les résultats eux-mêmes, mais en modifie la probabilité. Cette prévision accentue le risque de baisse et réduit le potentiel de gain lié à un objectif de décile 7. Dans ces conditions, viser le décile 7 conduit à un rendement moyen pondéré par la probabilité de 135 €/ha, contre 102 €/ha pour le décile 3 ; l&#039;option est donc plus rentable, mais l&#039;écart se resserre considérablement, de sorte que les producteurs pourraient juger que le gain potentiel ne justifie pas le risque accru.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une prévision indiquant 70 % de chances de dépasser la médiane (par exemple, un indice dipôle de l&#039;océan Indien [IOD] négatif ou un épisode La Niña) décale la courbe vers la gauche, augmentant ainsi la probabilité de survenue des déciles correspondant à des conditions plus humides. Le rendement moyen pondéré par la probabilité à l&#039;hectare est nettement plus élevé pour toutes les stratégies dans l&#039;hypothèse d&#039;une probabilité accrue de conditions plus humides. Sans surprise, la dose d&#039;azote plus élevée s&#039;avère encore plus avantageuse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Gérer les risques dans un climat en évolution ===&lt;br /&gt;
Les questions que se posent couramment les céréaliculteurs au sujet du changement climatique vont de la plus générale — « Qu’est-ce que le changement climatique ? » — à la plus localisée — « Quels sont les changements probables de température et de précipitations dans ma région ? » — en passant par une question pratique : « Quels en seront les impacts et comment y faire face ? ». Vous trouverez ci-dessous des réponses à ces trois questions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Qu’est-ce que le changement climatique et en quoi diffère-t-il de la variabilité climatique ? ====&lt;br /&gt;
La &#039;&#039;&#039;variabilité climatique&#039;&#039;&#039; désigne les &#039;&#039;&#039;fluctuations d’une année à l’autre des conditions saisonnières&#039;&#039;&#039;, résultant de &#039;&#039;&#039;forçages internes au système climatique&#039;&#039;&#039;, tels que l’oscillation australe El Niño (ENSO) ou le dipôle de l’océan Indien (IOD). Le &#039;&#039;&#039;changement climatique&#039;&#039;&#039; correspond à une &#039;&#039;&#039;tendance à plus long terme induite par des forçages externes&#039;&#039;&#039; d’origine astronomique (distance par rapport au Soleil), volcanique ou liés aux variations des concentrations de gaz à effet de serre. Le changement climatique d’origine humaine, ou l’effet de serre accentué, renvoie aux &#039;&#039;&#039;modifications des propriétés radiatives&#039;&#039;&#039; de l’atmosphère &#039;&#039;&#039;causées par les activités humaines.&#039;&#039;&#039; Les précédents rapports du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) affirmaient que le réchauffement du système climatique était sans équivoque. Le cinquième rapport d’évaluation indique que « l’influence humaine sur le système climatique est manifeste » et qu’il existe une probabilité de 95 à 100 % que cette influence ait été la cause prédominante du réchauffement planétaire au cours des 50 dernières années. L’identification de la cause du réchauffement renforce la confiance dans cette tendance et montre que &#039;&#039;&#039;l’avenir dépend des choix effectués par la communauté internationale&#039;&#039;&#039;. Une analogie simple mais percutante, utilisée par le climatologue Stephen Schneider, consiste à comparer un système vulnérable (comme une culture céréalière) soumis à des impacts à un château de sable exposé aux vagues (variabilité climatique) et aux marées (changement climatique). À la suite de sécheresses, d’incendies, de vagues de chaleur ou d’inondations, on se demande souvent quelle part peut être attribuée au changement climatique (la marée) et quelle part à la variabilité climatique (la vague). C’est presque toujours la vague qui détruit le château de sable, mais les vagues causent davantage de dégâts lorsque la marée monte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Quelles sont les évolutions prévues des températures et des précipitations pour mon emplacement ? ====&lt;br /&gt;
En France, des &#039;&#039;&#039;outils numériques&#039;&#039;&#039; permettent de fournir des &#039;&#039;&#039;informations sur l&#039;évolution du climat&#039;&#039;&#039;, comme Climadiag Agriculture et Forêt, un service climatique en accès libre pour les acteurs agricoles et forestiers : il permet de calculer localement des indicateurs par secteur afin d’évaluer les nouveaux enjeux de vulnérabilité à venir. Ces indicateurs sont construits selon la trajectoire de réchauffement de référence pour l’adaptation au changement climatique. On peut également citer DRIAS Les futurs du climat, mis en œuvre par Météo-France en lien avec la communauté scientifique nationale du climat (IPSL, CERFACS, CNRM)  et qui a pour vocation de mettre à disposition les projections climatiques régionalisées de référence, pour l&#039;adaptation en France. Les informations climatiques sont délivrées sous différentes formes graphiques ou numériques et intègrent également la représentation selon la Trajectoire de Réchauffement de Référence pour l&#039;Adaptation au Changement Climatique (TRACC).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Comment s&#039;adapter pour réduire les risques négatifs et saisir les opportunités ? ====&lt;br /&gt;
La vulnérabilité d&#039;un système naturel ou géré face au climat peut être considérée comme la différence entre l&#039;impact et la capacité d&#039;adaptation (Figure 8.13). Dans ce schéma simplifié, l&#039;impact du climat résulte de l&#039;exposition et de la sensibilité. Une culture horticole à haute valeur ajoutée sous serre est sensible au climat mais n&#039;y est pas exposée, tandis qu&#039;un arbuste de parcours à croissance lente est exposé mais moins sensible. Les saisons récentes ont mis en évidence le fait que la filière céréalière australienne est à la fois exposée et sensible aux conditions climatiques défavorables telles que la sécheresse, le gel et la chaleur. Dans un système géré comme la culture céréalière, la capacité d&#039;adaptation englobe les variétés, les équipements, les produits chimiques et le savoir-faire permettant de faire face à un climat variable et en évolution. Les récoltes remarquables obtenues dans des conditions difficiles ces dernières années témoignent de la grande capacité d&#039;adaptation de la filière céréalière australienne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le Tableau 8.2, le concept général de changement climatique est décliné en plusieurs composantes : chaleur saisonnière, chaleur extrême, gel, précipitations saisonnières, épisodes de pluies extrêmes et variations des niveaux de CO2. Cette approche permet d&#039;évaluer le degré de confiance des différentes disciplines : la climatologie concernant l&#039;exposition, la science des cultures concernant la sensibilité et l&#039;agronomie concernant la gestion.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources ==&lt;br /&gt;
Grains Research and Development Corporation, 2023, &#039;&#039;Strategies for optimising water use efficiency in grain growing systems,&#039;&#039; disponible à l&#039;adresse : &amp;lt;nowiki&amp;gt;https://grdc.com.au/__data/assets/pdf_file/0032/633938/water-smart-farming-manual-grdc-20260217.pdf&amp;lt;/nowiki&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des adaptations de ce document ont été réalisées pour correspondre au territoire français (notamment les coûts, qui diffèrent d&#039;un pays et d&#039;une monnaie à l&#039;autre, et les quantités d&#039;engrais).{{Pages liées}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Soline Littolff (3857106693)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:Rendement_limit%C3%A9_par_l%27eau_et_l%27azote_pour_diff%C3%A9rents_d%C3%A9ciles.jpg&amp;diff=198084</id>
		<title>Fichier:Rendement limité par l&#039;eau et l&#039;azote pour différents déciles.jpg</title>
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		<updated>2026-09-18T16:31:46Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Soline Littolff (3857106693) : Image issue du pdf : https://grdc.com.au/__data/assets/pdf_file/0032/633938/water-smart-farming-manual-grdc-20260217.pdf&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Description ==&lt;br /&gt;
Image issue du pdf : https://grdc.com.au/__data/assets/pdf_file/0032/633938/water-smart-farming-manual-grdc-20260217.pdf&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Soline Littolff (3857106693)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Am%C3%A9liorer_l%27efficience_de_l%27utilisation_de_l%27eau_:_alignement_de_la_floraison,_densit%C3%A9_et_nutrition_azot%C3%A9e&amp;diff=198083</id>
		<title>Améliorer l&#039;efficience de l&#039;utilisation de l&#039;eau : alignement de la floraison, densité et nutrition azotée</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Am%C3%A9liorer_l%27efficience_de_l%27utilisation_de_l%27eau_:_alignement_de_la_floraison,_densit%C3%A9_et_nutrition_azot%C3%A9e&amp;diff=198083"/>
		<updated>2026-09-18T16:29:32Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Soline Littolff (3857106693) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Pratique&lt;br /&gt;
|Objectif=Gestion de l’eau&lt;br /&gt;
|Mots-clés=eau, Gestion de l’eau, azote&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
Cette série d&#039;articles propose  des stratégies pour &#039;&#039;&#039;améliorer l&#039;utilisation de l&#039;eau&#039;&#039;&#039;, augmenter les rendements, les bénéfices agricoles et la résilience face aux variations des précipitations. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Lien entre la consommation d&#039;eau des cultures et les décisions à l&#039;échelle de l&#039;exploitation ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Pression de vapeur et lien avec la consommation d&#039;eau ===&lt;br /&gt;
Le processus de &#039;&#039;&#039;transpiration&#039;&#039;&#039; nécessite le déplacement de l&#039;eau du sol vers les racines de la plante, puis des racines vers les feuilles. Une fois dans les cavités foliaires, juste sous les stomates, l&#039;eau passe de l&#039;état liquide à l&#039;état de vapeur et s&#039;échappe par les stomates vers l&#039;air entourant la feuille.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le &#039;&#039;&#039;taux de perte d&#039;eau&#039;&#039;&#039; des feuilles est proportionnel au &#039;&#039;&#039;déficit de pression de vapeur&#039;&#039;&#039; (DPV) – c&#039;est-à-dire la différence entre la pression de vapeur dans les cavités foliaires saturées et celle de l&#039;atmosphère non saturée (voir la figure suivante). Plus le DPV est faible, plus le taux de transpiration est élevé, et inversement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le déficit de pression de vapeur est le moteur de la transpiration des cultures. Le DPV a une incidence majeure sur le flux d&#039;eau de la feuille vers l&#039;air, mais peu d&#039;effet sur le flux de CO2 de l&#039;air vers la plante. &#039;&#039;&#039;Une augmentation du DPV accroît le taux de transpiration&#039;&#039;&#039; (et donc la perte d&#039;eau) sans modifier le flux de CO2 (ni, par conséquent, la production de biomasse) ; ainsi, la culture produit davantage de biomasse par unité d&#039;eau transpirée lorsque le DPV est faible. Cette notion permet de mieux comprendre l&#039;impact de différentes pratiques sur l&#039;efficience de l&#039;utilisation de l&#039;eau. &lt;br /&gt;
[[Fichier:Pression_de_vapeur.jpg|centré|vignette|700x700px|Pression de vapeur en fonction de la température de l&#039;air. Le point vert indique la pression de vapeur réelle à 20 °C pour une humidité relative de 50 %. Le point noir indique la pression de vapeur réelle à 30 °C pour une humidité relative de 50 %. Les points orange représentent deux conditions d&#039;humidité à température égale. Le déficit de pression de vapeur correspond à l&#039;écart entre les valeurs réelle et de saturation pour une température donnée.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par exemple, une culture semée tôt produit &#039;&#039;&#039;davantage de biomasse&#039;&#039;&#039; pour une même quantité d&#039;eau transpirée que des cultures semées tardivement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les rendements culturaux et l&#039;efficience de l&#039;utilisation de l&#039;eau sont maximaux lorsque la floraison survient dans des conditions de faible déficit de pression de vapeur, favorisant ainsi la relation entre biomasse et transpiration.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Qu&#039;est-ce que le rendement potentiel limité par l&#039;eau ? ===&lt;br /&gt;
Des recherches ont mis en évidence une &#039;&#039;&#039;droite limite&#039;&#039;&#039; représentant le plafond de rendement du blé pour une évapotranspiration donnée (figure suivante).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux paramètres définissent la limite illustrée sur cette figure : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* l&#039;ordonnée à l&#039;origine, indiquée en orange, est généralement interprétée comme &#039;&#039;&#039;l&#039;évaporation du sol&#039;&#039;&#039; au cours de la saison ;&lt;br /&gt;
* la pente de la droite représente le &#039;&#039;&#039;rendement maximal&#039;&#039;&#039; pour un niveau donné de transpiration de la culture.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Relation_entre_le_rendement_et_l&#039;évapotranspiration.jpg|centré|vignette|700x700px|Relation entre le rendement et l&#039;évapotranspiration pour les cultures de blé dans le sud-est de l&#039;Australie, le bassin méditerranéen, le plateau de lœss en Chine et les Grandes Plaines d&#039;Amérique du Nord. La droite limite présente une pente de 22 kg/ha/mm et une ordonnée à l&#039;origine nulle (ou une intersection avec l&#039;axe des abscisses à 60 mm). Le point orange indique l&#039;intersection avec l&#039;axe des abscisses.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme le montre la figure, l&#039;évaporation du sol et la pente de la droite limite ne sont pas fixes ; elles varient en fonction du type de sol, des précipitations et des pratiques agronomiques. Les pratiques de gestion favorisant une couverture végétale rapide —telles qu&#039;une fertilisation élevée, un espacement réduit entre les rangs, &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
une densité de semis élevée et un semis précoce — réduisent normalement l&#039;évaporation du sol, déplaçant ainsi la droite de la figure vers la gauche. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Comment l&#039;atténuation des limitations en ressources peut-elle améliorer les rendements ? ===&lt;br /&gt;
La production de biomasse des cultures dépend de la capacité du couvert végétal à capter le rayonnement et le CO2, ainsi que de la capacité du système racinaire à absorber les nutriments et l&#039;eau. Le taux de capture et l&#039;efficacité d&#039;utilisation des ressources pour produire de la biomasse sont influencés par les conditions météorologiques, le sol, les adventices, les agents pathogènes et les ravageurs. Pour illustrer la capture et l&#039;efficacité d&#039;utilisation des ressources, considérons l&#039;effet du tassement du sol dans un sol sableux, tel qu&#039;illustré à la figure ci-dessous. &lt;br /&gt;
[[Fichier:Effet_du_tassement_du_sol.jpg|centré|vignette|700x700px|Effet du tassement du sol sur la capture des ressources du sol et des ressources aériennes par les cultures, en mettant en évidence les boucles de rétroaction positive.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, dans un sol tassé, une capture limitée de ces quatre ressources — rayonnement, CO2, nutriments et eau — freine la croissance des racines et de la culture. En comparant des cultures sur sol tassé et sur un sol où le tassement a été éliminé par un décompactage profond, on constate que la suppression de cette contrainte édaphique a favorisé la croissance racinaire et le développement du couvert végétal, entraînant un doublement du taux de capture du rayonnement — passant de 18 à 40 % — en début de saison. Les rendements des cultures témoins variaient entre 1,2 et 2,9 tonnes par hectare, tandis que l&#039;amélioration du rendement obtenue grâce au décompactage s&#039;échelonnait de 0 à 43 %, selon la saison et la position dans le paysage (Sadras et al., 2005).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La co-limitation par les nutriments influence le rendement. ====&lt;br /&gt;
La co-limitation, définie comme la limitation simultanée du rendement par plusieurs ressources, intègre la capacité d&#039;une ressource à influencer la disponibilité d&#039;une autre. Par exemple, une culture disposant d&#039;un faible apport en azote peut réagir à un apport de phosphore — lequel stimule la croissance racinaire et améliore l&#039;absorption de l&#039;azote — et inversement. En matière d&#039;utilisation de l&#039;eau, l&#039;importance de la co-limitation réside dans le fait que les producteurs doivent satisfaire les besoins nutritionnels lorsqu&#039;ils cherchent à maximiser l&#039;efficience de l&#039;utilisation de l&#039;eau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Période de croissance critique pour maximiser le rendement ===&lt;br /&gt;
Les producteurs savent généralement que le rendement est particulièrement sensible au stress au moment de la floraison ; toutefois, les essais visant à déterminer les stades les plus vulnérables révèlent une période plus étendue, allant de la fin de l&#039;élongation de la tige jusqu&#039;à environ 10 jours après la floraison pour le blé, l&#039;orge et l&#039;avoine, le stade de sensibilité maximale se situant peu avant la floraison (figure ci-dessous). Pour le pois de grande culture, le pois chiche, la lentille, le lupin, la féverole et le colza, le stade le plus vulnérable s&#039;est avéré être celui de la nouaison, soit environ 200 degrés-jours après la floraison.   &lt;br /&gt;
[[Fichier:Periode_critique_rendement.jpg|centré|vignette|700x700px|La fenêtre critique de développement pour la détermination du nombre de grains chez les céréales, les légumineuses à graines et le colza.]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Optimisation de la consommation d&#039;eau pendant la saison de croissance ==&lt;br /&gt;
Comment la sélection du cultivar, la date de semis et la nutrition influencent-elles l&#039;efficience de l&#039;utilisation de l&#039;eau ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le choix d&#039;une variété adaptée aux conditions locales peut atténuer les contraintes, réduire les pertes par transpiration et favoriser l&#039;implantation de la culture.&lt;br /&gt;
* Un semis précoce, permettant à la culture de fleurir durant sa période optimale, optimisera l&#039;efficience d&#039;utilisation de l&#039;eau et, par conséquent, le rendement.&lt;br /&gt;
* Une nutrition insuffisante réduit le potentiel de rendement ; des stratégies de nutrition optimales permettront donc également d&#039;optimiser l&#039;efficience d&#039;utilisation de l&#039;eau.&lt;br /&gt;
* Un espacement réduit entre les rangs améliore généralement l&#039;efficience d&#039;utilisation de l&#039;eau, sauf dans certaines conditions de faible pluviométrie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Comment faire correspondre la variété à la période de semis ? ===&lt;br /&gt;
L&#039;efficience de l&#039;utilisation de l&#039;eau — et par conséquent le rendement de la culture — sera maximisée si la floraison a lieu dans des conditions optimales. En connaissant la période de floraison idéale, vous pouvez choisir la combinaison variété/date de semis qui permettra de respecter ce créneau tout en maximisant l&#039;efficience de l&#039;utilisation de l&#039;eau. À titre d&#039;exemple, des recherches financées par le GRDC ont utilisé des données de déficit de pression de vapeur (DPV) pour estimer la période de floraison idéale pour la région et déterminer, par rétrocalcul, la date de semis optimale pour différentes variétés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De nombreux guides régionaux de semis proposent des tableaux indiquant les périodes de semis optimales pour différentes variétés afin de respecter le créneau de floraison idéal ; ces outils aident les producteurs à choisir les variétés les mieux adaptées à leur calendrier de semis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Quelles variétés favorisent l&#039;implantation des cultures ? ===&lt;br /&gt;
Il est possible de réduire la dépendance à l&#039;égard de précipitations irrégulières pour l&#039;implantation des cultures en semant des variétés à coléoptile long plus profondément, afin d&#039;atteindre l&#039;humidité du sol accumulée durant une longue période de jachère. Cette pratique est courante dans les zones semi-arides du nord-ouest du Pacifique (États-Unis), où les semis sont largement effectués à une profondeur de 15 à 20 cm pour accéder à l&#039;humidité du sol. Des simulations de cette pratique en Australie montrent que l&#039;alternance jachère/culture — avec des variétés à cycle long et à coléoptile long semées précocement — peut amortir les effets de la variabilité des précipitations et accroître le rendement de 0,5 à 1,2 t/ha. Des essais menés dans l&#039;est de l&#039;Australie-Occidentale — incluant les lignées à coléoptile long Mace, Magenta, LRPB Scout et Yitpi, comparées aux variétés commerciales Mace et Scepter ainsi qu&#039;à la variété à paille haute Halberd — ont démontré les avantages de nouveaux gènes de nanisme pour augmenter la longueur du coléoptile et favoriser la levée des plantules à des profondeurs de semis allant jusqu&#039;à 140 mm.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans des essais au champ menés sur plusieurs saisons, Schillinger et al. (1998) ont constaté que les cultivars présentant la meilleure levée possédaient des coléoptiles de plus de 100 mm de longueur. À l&#039;heure actuelle, des lignées de blé à coléoptile long ont été mises à la disposition des sélectionneurs australiens pour être testées et utilisées dans des programmes de sélection, dans l&#039;optique de proposer à l&#039;avenir des variétés commerciales à coléoptile long. Outre l&#039;utilisation de nouveaux génotypes, certaines pratiques &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
culturales appliquées aux variétés existantes peuvent également favoriser le développement de coléoptiles longs et la bonne implantation de la culture. Par exemple, le nettoyage et le calibrage des semences — visant à sélectionner les graines les plus grosses et les plus charnues — contribuent à améliorer la levée lors des semis en profondeur ou lorsque la formation d&#039;une croûte de battance risque d&#039;entraver l&#039;émergence des plantules.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Choisir la meilleure période de semis pour maximiser l&#039;efficience de l&#039;utilisation de l&#039;eau ===&lt;br /&gt;
La date de semis est sans doute la pratique culturale la plus déterminante pour l&#039;efficience de l&#039;utilisation de l&#039;eau et le rendement. Il existe une période de semis optimale ; de nombreuses études portant sur diverses cultures montrent qu&#039;un semis tardif réduit les rendements, tandis qu&#039;un semis très précoce peut n&#039;apporter que peu d&#039;avantages, voire entraîner une baisse de rendement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un semis effectué après la période optimale réduit le rendement en grain du blé de 6,6 % en moyenne par semaine. La période de semis optimale dépend largement du cycle de développement de la culture et de son incidence sur la date de floraison. Par conséquent, le choix de la variété influe également sur la réponse à la date de semis, comme indiqué dans la section « Comment adapter la variété à la période de semis ? ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si les conditions permettent un semis précoce (par exemple, d&#039;avril à début mai), on privilégie des variétés à développement lent et à floraison tardive. Un semis précoce prolonge la durée effective du cycle de culture ; l&#039;utilisation de variétés à cycle plus long, capables de tirer parti de cette durée accrue, améliore l&#039;efficience globale de l&#039;utilisation de l&#039;eau. À l&#039;inverse, en cas de semis tardif et de cycle de culture effectif plus court, les variétés à floraison précoce sont plus adaptées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien que la période de semis optimale pour un lieu donné puisse varier selon le type de maturité d&#039;une variété, la période de floraison qui offre les meilleurs rendements est généralement plus stable. Pour chaque variété, la date de semis optimale sera celle qui permet à la culture de fleurir durant cette fenêtre de floraison idéale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La période de floraison optimale résulte d&#039;un compromis. D&#039;une part, la floraison doit être suffisamment tardive pour éviter les dommages liés au gel et aux maladies, ainsi que pour produire une biomasse suffisante permettant d&#039;établir un potentiel de rendement élevé ; d&#039;autre part, elle doit être suffisamment précoce pour minimiser le stress hydrique, évalué par le déficit de pression de vapeur (DPV) le plus faible possible. Accorder la date de semis au choix de la variété de manière à ce que la floraison survienne durant la fenêtre optimale constitue donc une décision de gestion importante pour améliorer le rendement et l&#039;efficience de l&#039;utilisation de l&#039;eau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Est-il important d&#039;adapter la nutrition aux conditions hydriques ? ===&lt;br /&gt;
La nutrition des cultures influe sur l&#039;évaporation du sol, la biomasse de la culture, la croissance racinaire et le développement du couvert végétal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plusieurs études indiquent que les nutriments jouent un rôle déterminant en interagissant avec l&#039;utilisation de l&#039;eau et en conditionnant la productivité des cultures. La nutrition représente un intrant coûteux et la gestion des risques conduit parfois à une sous-fertilisation. Dans la plupart des cas, l&#039;azote et l&#039;eau limitent tous deux la production agricole dans les environnements à faible pluviométrie, où les sols peu fertiles sont courants et où la minéralisation ne représente qu&#039;une part modeste du bilan azoté. Une carence en azote limite les rendements et appauvrit le sol en carbone organique, tandis qu&#039;un excès d&#039;azote constitue un gaspillage économique et nuit à l&#039;environnement ; dans certains cas, il peut même entraîner une baisse de rendement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;intérêt potentiel d&#039;un apport optimal en azote a été mis en évidence dans une étude s&#039;appuyant sur la simulation de plus de 300 cultures issues de la base de données Yield Prophet®. Une gestion de l&#039;azote garantissant que cet élément ne limite pas le rendement pourrait potentiellement accroître l&#039;efficience de l&#039;utilisation de l&#039;eau de 12 %, la faisant passer de 16,9 kg/ha/mm (pratique actuelle des agriculteurs) à 19 kg/ha/mm. La combinaison d&#039;une nutrition azotée améliorée, d&#039;un semis précoce et d&#039;une densité de peuplement élevée a permis d&#039;augmenter encore l&#039;efficience d&#039;utilisation de l&#039;eau de 13 %, pour atteindre 21,4 kg/ha/mm.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Quelle est la stratégie optimale d&#039;apport d&#039;azote ? ====&lt;br /&gt;
À moins que la teneur en azote du sol ne soit très faible, les apports d&#039;engrais azoté peuvent être différés à un stade ultérieur de la saison de culture sans pénaliser le rendement en grains. La figure 6.2 montre que l&#039;apport d&#039;azote permet non seulement d&#039;améliorer le rendement et l&#039;efficience de l&#039;utilisation de l&#039;eau, mais que des apports stratégiques après le semis peuvent renforcer cet effet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La forte interaction entre la disponibilité en eau et la réponse à l&#039;azote, conjuguée à la volonté d&#039;améliorer l&#039;efficience de l&#039;utilisation de l&#039;azote, a conduit à faire évoluer la gestion de la fertilisation azotée : on privilégie désormais des apports différés ou fractionnés plutôt que l&#039;approche conventionnelle consistant à apporter l&#039;azote au moment du semis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme indiqué précédemment, une faible disponibilité en nutriments réduit le rendement et l&#039;efficience de l&#039;utilisation de l&#039;eau, tout en accentuant l&#039;écart par rapport au potentiel de rendement limité par l&#039;eau, lequel s&#039;établit actuellement à environ 24 kg/ha/mm dans le sud de l&#039;Australie (Hochman et al., 2017 ; Sadras &amp;amp; Lawson, 2013).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le calendrier des apports d&#039;azote permet d&#039;influer sur le développement du couvert végétal, la production de biomasse et la consommation d&#039;eau. Il permet également d&#039;adapter la fertilisation aux conditions de la saison de culture et d&#039;offrir une plus grande flexibilité dans la gestion de l&#039;azote.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici quelques principes clés à prendre en compte avant d&#039;utiliser l&#039;azote pour améliorer l&#039;efficience de l&#039;utilisation de l&#039;eau :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* estimer les besoins en azote en fonction des rendements visés et des teneurs en protéines ;&lt;br /&gt;
* estimer la quantité d&#039;azote disponible dans le sol en début de campagne ;&lt;br /&gt;
* surveiller les conditions de culture, en particulier la disponibilité en eau via le statut hydrique de la culture (par exemple, le suivi de l&#039;humidité du sol) ;&lt;br /&gt;
* ajuster le calendrier des apports d&#039;azote pour faire correspondre l&#039;offre en azote à la croissance de la culture, en ciblant la période critique d&#039;élaboration du rendement précédant la floraison.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les producteurs disposent de divers outils pour les aider à élaborer une stratégie de gestion de l&#039;azote visant à maximiser l&#039;efficacité de l&#039;utilisation de l&#039;eau, notamment :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* les analyses de sol ;&lt;br /&gt;
* la caractérisation de la réserve utile en eau du sol ;&lt;br /&gt;
* le suivi de l&#039;humidité du sol ;&lt;br /&gt;
* des outils et applications.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Quel est l&#039;écartement entre les rangs optimal pour maximiser l&#039;efficience de l&#039;utilisation de l&#039;eau ? ===&lt;br /&gt;
Des études menées sur le blé dans divers environnements tendent à montrer qu&#039;une augmentation de l&#039;écartement entre les rangs réduit le rendement ainsi que l&#039;efficience de l&#039;utilisation de l&#039;eau. Une série d&#039;expériences réalisées en Australie-Occidentale a révélé une baisse de rendement de 8 % pour chaque augmentation de 9 cm de l&#039;écartement entre les rangs (Figure 6.3). Des essais ont montré que le maintien d&#039;un écartement de 30 cm augmentait l&#039;efficience d&#039;utilisation de l&#039;eau de 6 à 13 % par rapport à un écartement de 37,5 cm dans une rotation blé/colza. La réduction de l&#039;efficience d&#039;utilisation de l&#039;eau s&#039;explique par une évaporation du sol plus importante à mesure que l&#039;écartement entre les rangs augmente, ainsi que par une concurrence accrue entre les plantes au sein d&#039;un même rang.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien qu&#039;un écartement plus large puisse entraîner une évaporation du sol accrue et une réduction de l&#039;efficience d&#039;utilisation de l&#039;eau, cet effet n&#039;est pas nécessairement significatif pour toutes les cultures. Par exemple, chez les espèces à faible développement foliaire, la modification de l&#039;écartement entre les rangs a peu d&#039;incidence sur l&#039;évaporation du sol nu, car le taux de couverture du sol est faible et peu affecté par l&#039;écartement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le cas des légumineuses à graines, la réponse du rendement à l&#039;écartement entre les rangs dépend de l&#039;espèce et des conditions saisonnières. Toutefois, dans la plupart des cas, l&#039;écartement entre les rangs a soit un effet non significatif, soit entraîne une réduction du rendement lorsqu&#039;il est plus large (Figure 6.4). Le choix de l&#039;écartement entre les rangs résultera donc d&#039;un compromis entre les réductions potentielles de l&#039;efficience de l&#039;utilisation de l&#039;eau et les avantages liés à l&#039;utilisation de rangs plus espacés pour d&#039;autres aspects de la conduite de la culture, tels que la gestion des adventices et des maladies, la gestion des résidus et la possibilité de réaliser des semis en interligne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si l&#039;utilisation de rangs espacés est préférable pour d&#039;autres raisons, la baisse du rendement en grains peut être atténuée en augmentant la répartition des semences sur la ligne de semis (optimisation de l&#039;occupation du lit de semence) ; on réduit ainsi la compétition intrarang et on minimise la perte de rendement associée à un espacement important des rangs. Ce phénomène est illustré à la figure 6.3, qui montre une perte de rendement moindre avec un espacement de 7,5 cm par rapport à un espacement de 2,5 cm.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;utilisation de rangs plus espacés peut, dans deux situations spécifiques, entraîner une augmentation du rendement plutôt qu&#039;une baisse : lorsque les cultures dépendent de précipitations hors saison ou lorsque les précipitations durant la saison de culture sont faibles. Dans ces deux cas, le temps nécessaire aux racines pour coloniser l&#039;espace entre les rangs permet de rationner la consommation d&#039;eau et de la préserver pour les stades critiques du développement ; cet avantage compense alors l&#039;augmentation de l&#039;évaporation du sol.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources ==&lt;br /&gt;
Grains Research and Development Corporation, 2023, &#039;&#039;Strategies for optimising water use efficiency in grain growing systems,&#039;&#039; disponible à l&#039;adresse : https://grdc.com.au/__data/assets/pdf_file/0032/633938/water-smart-farming-manual-grdc-20260217.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Pages liées}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Soline Littolff (3857106693)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Piloter_la_ressource_en_eau_%C3%A0_la_parcelle_:_capteurs_de_pr%C3%A9cision,_outils_de_pr%C3%A9vision_et_aide_%C3%A0_la_d%C3%A9cision_tactique&amp;diff=198082</id>
		<title>Piloter la ressource en eau à la parcelle : capteurs de précision, outils de prévision et aide à la décision tactique</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Piloter_la_ressource_en_eau_%C3%A0_la_parcelle_:_capteurs_de_pr%C3%A9cision,_outils_de_pr%C3%A9vision_et_aide_%C3%A0_la_d%C3%A9cision_tactique&amp;diff=198082"/>
		<updated>2026-09-18T16:23:49Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Soline Littolff (3857106693) : /* Comment gérer la fertilisation azotée en tenant compte des risques climatiques ? */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Pratique&lt;br /&gt;
|Objectif=Gestion de l’eau&lt;br /&gt;
|Mots-clés=eau, Gestion de l’eau&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
Cette série d&#039;articles propose  des stratégies pour &#039;&#039;&#039;améliorer l&#039;utilisation de l&#039;eau&#039;&#039;&#039;, augmenter les rendements, les bénéfices agricoles et la résilience face aux variations des précipitations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Utiliser la technologie pour améliorer l&#039;efficacité de l&#039;utilisation de l&#039;eau ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Quelles technologies permettent d&#039;optimiser l&#039;utilisation des précipitations ? ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Il existe des outils technologiques pour aider les producteurs à mieux comprendre l&#039;humidité du sol, la réserve utile en eau et la variabilité spatiale.&lt;br /&gt;
* Le suivi de l&#039;humidité du sol est un outil précieux pour comprendre ce qui se passe dans le sol.&lt;br /&gt;
* Divers outils permettent d&#039;évaluer la variabilité spatiale, par exemple l&#039;indice NDVI.&lt;br /&gt;
* Les données sur l&#039;humidité du sol et la variabilité spatiale peuvent orienter les décisions concernant le choix des cultures, l&#039;application à taux variable, la fertilisation, la fauche du foin et la commercialisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les producteurs de céréales disposent de nombreuses &#039;&#039;&#039;technologies&#039;&#039;&#039; pour les aider à &#039;&#039;&#039;prendre des décisions&#039;&#039;&#039; concernant l&#039;eau du sol et sa disponibilité pour la production de cultures et de fourrage. Ces technologies vont de matériels spécifiques mesurant l&#039;humidité du sol à des outils de cartographie spatiale permettant de définir les types de sol et la capacité de rétention en eau, en passant par des applications capables de modéliser la disponibilité en eau. La plupart de ces technologies sont spécialisées, en ce sens qu&#039;elles sont installées ou fournies et prises en charge par des professionnels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le suivi de l&#039;humidité du sol est-il pertinent ? ====&lt;br /&gt;
Bien qu&#039;il soit possible &#039;&#039;&#039;d&#039;estimer l&#039;humidité du sol&#039;&#039;&#039; en se fondant sur l&#039;expérience et les données météorologiques, une &#039;&#039;&#039;mesure directe permet une évaluation plus précise&#039;&#039;&#039; ; cela améliore la qualité des informations sur lesquelles reposent les &#039;&#039;&#039;décisions&#039;&#039;&#039;. La mesure de l&#039;humidité du sol à l&#039;aide d&#039;enregistreurs de données permet de recueillir et de représenter graphiquement des données, puis de les analyser, afin que les informations historiques puissent aider à anticiper la disponibilité future en eau du sol.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Le suivi de l&#039;humidité du sol permet d&#039;apporter des éléments de réponse aux questions suivantes :&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Jusqu&#039;à quelle profondeur l&#039;eau de pluie ou d&#039;irrigation a-t-elle infiltré le sol sur une période donnée ?&lt;br /&gt;
* À quelle profondeur les racines des cultures puisent-elles activement l&#039;humidité ?&lt;br /&gt;
* Quelle quantité d&#039;humidité résiduelle subsiste après la sénescence de la culture, c&#039;est-à-dire quelle quantité sera disponible pour la culture suivante ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les &#039;&#039;&#039;décisions clés&#039;&#039;&#039; fondées sur les données d&#039;humidité du sol concernent notamment :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le choix du moment et de la culture à semer, en fonction de la quantité d&#039;humidité emmagasinée dans le sol et disponible pour les plantules en cas de faibles précipitations après le semis ;&lt;br /&gt;
* L&#039;opportunité d&#039;opter pour une culture ayant un point de flétrissement plus faible si les réserves en eau du sol sont limitées au moment du semis, en particulier dans les zones à faible pluviométrie ;&lt;br /&gt;
* Le choix d&#039;une culture capable d&#039;extraire l&#039;humidité présente en profondeur dans le profil du sol (&amp;gt; 70 cm) pour soutenir le remplissage des grains en fin de saison ;&lt;br /&gt;
* La probabilité d&#039;obtenir un rendement économiquement rentable grâce à un apport d&#039;azote en cours de saison ;&lt;br /&gt;
* La suffisance de l&#039;humidité du sol pour atteindre le rendement visé, à l&#039;approche de la phase de remplissage des grains ;&lt;br /&gt;
* Dans les régions à forte pluviométrie, l&#039;évaluation du degré de saturation du profil du sol ainsi que des problèmes potentiels de circulation des engins et de dégradation de la culture ;&lt;br /&gt;
* Les indicateurs de risques liés à la qualité du grain (notamment la présence de menues pailles ou de grains chétifs) et les prévisions de rendement, afin d&#039;orienter les décisions de commercialisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Quelle est la meilleure façon de mesurer l&#039;humidité du sol ? ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Mesure de la profondeur ====&lt;br /&gt;
La clé de la mise en place d&#039;un système de suivi de l&#039;humidité réside dans la &#039;&#039;&#039;prise en compte de l&#039;intégralité de la zone racinaire&#039;&#039;&#039;. La profondeur d&#039;enracinement dépend de divers facteurs, notamment le type de sol, la pluviométrie et la culture choisie. Dans certains cas, des &#039;&#039;&#039;barrières physiques&#039;&#039;&#039; (comme une couche de roche dure) ou chimiques (comme une couche riche en bore) peuvent limiter cette profondeur. Il est conseillé aux producteurs de &#039;&#039;&#039;creuser une fosse pédologique&#039;&#039;&#039; pour observer jusqu&#039;à quelle profondeur les racines ont pénétré s&#039;ils ont des doutes sur l&#039;étendue de l&#039;enracinement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quel que soit le système de suivi retenu, il convient de &#039;&#039;&#039;déterminer le nombre de capteurs à installer ainsi que les profondeurs auxquelles les placer&#039;&#039;&#039; au sein de la zone racinaire. Une bonne pratique consiste à effectuer des mesures tous les 10 cm environ sur toute la hauteur de la zone racinaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Sonde capacitive ====&lt;br /&gt;
Une &#039;&#039;&#039;sonde capacitive comporte plusieurs capteurs&#039;&#039;&#039;, souvent espacés de 10 cm, qui &#039;&#039;&#039;mesurent l&#039;humidité du sol dans toute la zone racinaire&#039;&#039;&#039;. La plupart des fabricants de sondes capacitives intègrent également des capteurs de température du sol à chaque niveau de mesure. Ces capteurs utilisent un procédé appelé réflectométrie dans le domaine fréquentiel ou réflectométrie dans le domaine temporel, qui mesure la capacité électrique du sol.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les sondes capacitives nécessitent d&#039;être &#039;&#039;&#039;alimentées par un système de télémétrie&#039;&#039;&#039; avec enregistrement de données. En général, la sonde est enterrée dans la parcelle, à une profondeur supérieure à celle du travail du sol, et un câble est acheminé par tranchée jusqu&#039;à une clôture ou un chemin d&#039;accès où se trouve l&#039;enregistreur télémétrique. Ainsi, le matériel ne gêne pas le passage des engins agricoles ; il peut également être nécessaire de le protéger du bétail à l&#039;aide d&#039;une enceinte de protection.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors du choix d&#039;un système de sondes capacitives, l&#039;utilisateur doit &#039;&#039;&#039;déterminer le niveau de collecte et de stockage des données requis.&#039;&#039;&#039; Le système le plus simple et le plus économique ne dispose pas de connectivité réseau ; il oblige l&#039;utilisateur à se connecter directement à l&#039;enregistreur pour transférer les données vers un ordinateur portable ou, via Bluetooth, vers un téléphone.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour les producteurs souhaitant éviter cette étape de transfert manuel, les sondes capacitives peuvent être reliées à une unité de télémétrie installée sur le terrain, qui transmet régulièrement les données via un réseau de communication vers un serveur d&#039;hébergement. Le prestataire d&#039;hébergement génère souvent des graphiques à partir de ces données, permettant aux producteurs de &#039;&#039;&#039;consulter à tout moment l&#039;évolution de l&#039;humidité du sol&#039;&#039;&#039; sur un site web dédié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est possible d&#039;acquérir un système de sonde capacitive et une unité de télémétrie pour &#039;&#039;&#039;environ 3500€&#039;&#039;&#039;. Lorsque l&#039;on installe un système de télémétrie associé à une sonde capacitive, il est généralement possible d&#039;y ajouter d&#039;autres capteurs. De nombreuses unités de télémétrie permettent d&#039;intégrer plusieurs capteurs supplémentaires, notamment pour mesurer la pluviométrie, la température, la vitesse et la direction du vent ainsi que l&#039;humidité relative. &#039;&#039;&#039;Ces capteurs complètent la sonde d&#039;humidité du sol&#039;&#039;&#039; en permettant de &#039;&#039;&#039;surveiller les conditions météorologiques&#039;&#039;&#039; en vue de l&#039;application de produits phytosanitaires, ou encore de modéliser les risques de maladies, la gravité du gel et les risques liés au comportement du feu au moment de la récolte. Les pluviomètres aident à mieux comprendre comment l&#039;humidité du sol et les cultures réagissent aux précipitations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Souvent, le producteur commence par acheter et installer une seule sonde d&#039;humidité du sol, ce qui soulève la question de son emplacement idéal. Si l&#039;installation inclut une station météorologique, plusieurs facteurs doivent être pris en compte pour optimiser l&#039;exploitation du site.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Emplacement ====&lt;br /&gt;
Les sondes d&#039;humidité du sol doivent être installées :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;à l&#039;écart des eaux de ruissellement&#039;&#039;&#039; provenant d&#039;une cour ou d&#039;une piste, ce qui pourrait fausser les mesures en les rendant non représentatives du reste de la parcelle ;&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;à l&#039;écart des racines d&#039;arbres&#039;&#039;&#039; ;&lt;br /&gt;
* dans un &#039;&#039;&#039;endroit accessible&#039;&#039;&#039; (dans une mesure raisonnable) depuis une piste ou une clôture, au cas où l&#039;enregistreur de données télémétriques nécessiterait une intervention durant la saison de culture ;&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;à l&#039;écart des zones de circulation intense de véhicules ou de machines&#039;&#039;&#039; susceptibles de heurter le boîtier de télémétrie ;&lt;br /&gt;
* dans un &#039;&#039;&#039;type de sol représentatif de la majeure partie de l&#039;exploitation&#039;&#039;&#039;. Sur les exploitations présentant plusieurs types de sols, il est préférable de &#039;&#039;&#039;choisir un sol à haut rendement&#039;&#039;&#039;, car ce sont généralement ces sols qui offrent le meilleur retour sur investissement en matière d&#039;apport de nutriments ; &lt;br /&gt;
* si une &#039;&#039;&#039;station météorologique&#039;&#039;&#039; est incluse, &#039;&#039;&#039;sur un site situé à au moins 100 m des arbres, hangars et autres obstacles&#039;&#039;&#039;, afin de ne pas perturber la mesure de la vitesse et de la direction du vent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certains enregistreurs de télémétrie permettent de &#039;&#039;&#039;raccorder deux sondes d&#039;humidité du sol&#039;&#039;&#039; (ou davantage) et de les relier par de longs câbles (100 m) ; cela offre la possibilité de placer une sonde dans des parcelles adjacentes pouvant présenter des rotations culturales ou des types de sol différents, comme dans les paysages alternant dunes et dépressions. Cette configuration permet également de partager un site avec un voisin afin de réduire les coûts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;interprétation des données enregistrées par des sondes capacitives d&#039;humidité du sol peut dérouter les utilisateurs novices. De nombreux facteurs influencent l&#039;infiltration et l&#039;évapotranspiration dans les sols ; &#039;&#039;&#039;il arrive ainsi que les résultats affichés sur le graphique de la sonde soient contre-intuitifs&#039;&#039;&#039; au regard de ce que l&#039;agriculteur pourrait attendre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Analyses par imagerie électromagnétique (EMI) : comment comprendre les variations au sein de ma parcelle ? ===&lt;br /&gt;
Les &#039;&#039;&#039;analyses de sol par imagerie électromagnétique&#039;&#039;&#039; (EMI) sont réalisées à l&#039;aide d&#039;un appareil tracté par un pick-up ou un quad, servant à cartographier les changements de type de sol dans une parcelle. Les données recueillies permettent de &#039;&#039;&#039;visualiser les variations des caractéristiques du sol&#039;&#039;&#039;, révélant ainsi des différences au niveau de la réserve utile en eau (RU). L&#039;appareil émet un signal électromagnétique qui se propage dans le sol. Les matériaux conducteurs présents dans le sol modifient l&#039;intensité du signal reçu, mettant ainsi en évidence les zones de forte et de faible conductivité de la parcelle. Ce signal est renvoyé vers un récepteur qui le détecte, son intensité variant en fonction de la conductivité du sol. La conductivité étant déterminée par la salinité, la teneur en argile et l&#039;humidité du sol, la carte obtenue doit être analysée pour comprendre les acteurs pédologiques en jeu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À la suite d&#039;une prospection par imagerie électromagnétique (EMI), il est nécessaire de &#039;&#039;&#039;procéder à des prélèvements de carottes et d&#039;échantillons de sol&#039;&#039;&#039; afin d&#039;interpréter les résultats et de &#039;&#039;&#039;déterminer quelles caractéristiques sont à l&#039;origine de la variabilité de la conductivité&#039;&#039;&#039;. Les méthodes employées varieront selon le paysage et le prestataire de services. Les prestataires expérimentés procéderont soit par classification de zones avec échantillonnage interne, soit, dans certaines situations, par un échantillonnage en grille. Le coût de l&#039;échantillonnage et de l&#039;analyse des sols peut limiter la réalisation d&#039;une analyse approfondie ; si un nombre accru d&#039;échantillons permet de mieux cerner les causes de la variation de la conductivité, il entraîne également une augmentation des coûts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;L&#039;analyse de carottes&#039;&#039;&#039; de sol permet de &#039;&#039;&#039;mettre en évidence les variations des proportions de sable, de limon et d&#039;argile&#039;&#039;&#039; (analyse granulométrique) ainsi que la présence d&#039;autres &#039;&#039;&#039;contraintes chimiques&#039;&#039;&#039;, telles que les sels. Les prestataires de services peuvent exploiter ces analyses pour délimiter des zones de potentiel de rendement des cultures en fonction de la quantité d&#039;eau utile disponible au cours de l&#039;année. L&#039;installation de sondes d&#039;humidité du sol dans différentes zones — définies au préalable par des relevés EMI — constitue un moyen efficace de comparer les différences en matière d&#039;infiltration et d&#039;évapotranspiration.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Imagerie NDVI : comment les informations sur la biomasse peuvent-elles aider à prendre de meilleures décisions ? ===&lt;br /&gt;
Il a été démontré que &#039;&#039;&#039;l&#039;indice de végétation par différence normalisée (NDVI)&#039;&#039;&#039; — ainsi que d&#039;autres sources d&#039;imagerie de la biomasse par télédétection — fournit une image en temps réel des variations de la croissance des cultures en mesurant la taille et la densité du feuillage (la « verdeur » du couvert végétal). Grâce à la multiplication des services satellitaires et des applications mobiles permettant de consulter des images NDVI actuelles et historiques, les agriculteurs trouvent cette couche de données utile pour la prise de décision en cours de saison.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;indice NDVI et ses dérivés dépendent des variations de la verdoyance et de la biomasse des cultures. &#039;&#039;&#039;De multiples facteurs peuvent influencer la croissance des cultures&#039;&#039;&#039; : une mauvaise germination, les ravageurs et maladies, l&#039;engorgement du sol, la verse, ainsi que les caractéristiques du sol liées à la réserve utile en eau (RU) et à la disponibilité des nutriments. Si les images NDVI sont utilisées pour la prise de décision, &#039;&#039;&#039;l&#039;inspection des cultures&#039;&#039;&#039; — pour observer les différentes zones de la parcelle — s&#039;avère cruciale pour comprendre les facteurs en jeu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un agriculteur peut utiliser l&#039;imagerie NDVI pour &#039;&#039;&#039;délimiter, au sein d&#039;une parcelle, les zones influencées par la réserve utile en eau&#039;&#039;&#039; ; toutefois, cette démarche doit être précédée d&#039;une inspection sur le terrain afin de confirmer qu&#039;aucun autre facteur n&#039;affecte la croissance des cultures. Une image NDVI prise lors d&#039;un printemps sec révélera probablement des zones plus performantes grâce à un meilleur accès à l&#039;eau du sol (par exemple, un sol limoneux plus profond), par opposition à des zones moins productives en raison d&#039;un accès limité à l&#039;eau (présence de roches ou de sable). Là encore, l&#039;inspection visuelle et, éventuellement, des analyses de sol permettent de confirmer l&#039;origine de cette variabilité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une étape supplémentaire, au-delà de la simple prise d&#039;une image NDVI en cours de saison, consiste à &#039;&#039;&#039;utiliser des images pluriannuelles de la parcelle&#039;&#039;&#039; pour identifier des &#039;&#039;&#039;schémas de variation récurrents ;&#039;&#039;&#039; elles peuvent ainsi servir à élaborer des cartes de rendement, lorsqu&#039;elles sont associées à des analyses de sol permettant de comprendre les causes de la variabilité observée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Moduler les doses de semis et fertilisation : comment tirer le meilleur parti de l&#039;eau du sol ? ===&lt;br /&gt;
Comme indiqué précédemment, il est crucial de comprendre les facteurs à l&#039;origine des variations du type de sol et de la biomasse des cultures avant de mettre en œuvre un programme de modulation de dose. Lorsqu&#039;il est établi que la teneur en eau utile détermine les variations entre les zones de production, les doses de semis et de fertilisation peuvent être ajustées en conséquence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Gestion des risques ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Prendre des décisions difficiles face à des prévisions météorologiques incertaines ===&lt;br /&gt;
■ Les céréaliculteurs doivent prendre des décisions comportant des risques climatiques. Les risques et les bénéfices sont souvent liés, et les producteurs doivent trouver un équilibre entre prudence et optimisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
■ Les décisions impliquant des risques climatiques se sont toujours appuyées sur l&#039;expérience et sur l&#039;accès à des conseils avisés. Aujourd&#039;hui, les producteurs ont davantage accès aux sciences du climat et aux modèles de simulation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
■ La technique d&#039;analyse de décision constitue un cadre éprouvé pour gérer l&#039;incertitude. Dans ce chapitre, nous montrons comment elle peut être appliquée à l&#039;apport d&#039;azote en cours de culture (fertilisation de couverture).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
■ Si les céréaliculteurs sont exposés au changement climatique, ils font également preuve d&#039;une grande capacité d&#039;adaptation ; ils peuvent mettre à profit les compétences acquises face à la variabilité climatique pour faire face aux premières étapes du changement climatique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Pourquoi la gestion des risques climatiques est-elle importante ? ===&lt;br /&gt;
Par rapport à la plupart de leurs concurrents, les céréaliculteurs australiens &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
font face à une variabilité climatique plus marquée tout en bénéficiant &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
de moins de soutien gouvernemental. Ces dernières années, la forte &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
hausse des coûts, conjuguée à la volatilité du prix des céréales, a rendu &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
les exploitations encore plus vulnérables aux aléas des mauvaises saisons. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parallèlement, une pression constante les incite à tirer le meilleur &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
parti des bonnes saisons. Les décisions impliquant des risques &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
climatiques représentent un défi de taille pour les céréaliculteurs &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
australiens, mais ces derniers peuvent s&#039;appuyer sur :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
■ leur propre expérience ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
■ les travaux de recherche, développement et vulgarisation (RD&amp;amp;V) issus d&#039;essais sur le terrain ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
■ les données climatiques historiques ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
■ l&#039;accès aux résultats de modèles de simulation ; et&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
■ des cadres méthodologiques tels que la technique d&#039;analyse de décision.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les stratégies de gestion du risque climatique sont identiques à celles qui figurent dans la plupart des meilleures pratiques adoptées par les céréaliculteurs. Citons notamment la maîtrise des adventices durant les jachères, le respect des périodes de floraison optimales et la pratique de rotations culturales adéquates. Au-delà de la parcelle, les agriculteurs gèrent le risque lié aux saisons sèches grâce à la diversification des activités (élevage et cultures) et des sources de revenus (hors exploitation).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces pratiques constituent généralement de bons choix, quelle que soit la saison à venir. Cela ne signifie pas pour autant que les résultats sont indépendants du climat. Les avantages du semis direct et de la maîtrise des adventices en jachère seront plus marqués lors des saisons difficiles que lors des saisons favorables. Toutefois, bien que le résultat dépende du climat, l&#039;incertitude quant aux conditions météorologiques futures ne remet pas en cause le conseil ou la décision. Il ne s&#039;agit donc pas de décisions exposées au risque climatique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parmi les décisions clés exposées au risque climatique, on peut citer :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* le choix de la dose d&#039;apport azoté en couverture ;&lt;br /&gt;
* la décision d&#039;acheter ou de vendre des ovins ;&lt;br /&gt;
* la détermination de la surface à emblaver pour une culture présentant un risque plus élevé ;&lt;br /&gt;
* la décision d&#039;effectuer ou non un traitement contre les maladies foliaires ; &lt;br /&gt;
* la décision d&#039;investir ou non dans des ressources supplémentaires pour la récolte, telles que de la main-d&#039;œuvre ou des prestations de services externes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une grande partie de cet article traite de la gestion du risque climatique en prenant pour exemple la dose d&#039;engrais azoté appliquée aux cultures céréalières.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== En quoi les données historiques et la science du climat m&#039;aideront-elles à prendre des décisions ? ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Données historiques ====&lt;br /&gt;
Les &#039;&#039;&#039;relevés de précipitations à long terme&#039;&#039;&#039; peuvent être utilisés pour constater la variabilité interannuelle des précipitations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les &#039;&#039;&#039;déciles&#039;&#039;&#039; constituent un langage du risque climatique utilisé par de nombreux agriculteurs et agronomes ; ils permettent de classer les saisons en 10 groupes selon le volume des précipitations enregistrées. Par exemple, une saison de décile 1 correspond à un niveau de précipitations qui n&#039;est dépassé ou égalé que par une année sur dix (elle est donc particulièrement sèche), tandis qu&#039;une saison de décile 5 correspond à un niveau égal ou supérieur à celui de cinq années sur dix (elle est donc moyenne). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une saison peut être décrite comme étant « légèrement supérieure à la moyenne, sans être exceptionnellement bonne », ou comme une saison de décile 7. Le décile 7 indique immédiatement que, pour ce lieu, six années sur dix ont été plus sèches, une année sur dix a été similaire et trois années sur dix ont été plus humides. Les déciles permettent de situer une saison dans son contexte et, comme nous le verrons plus loin dans ce chapitre, ils peuvent également servir à se projeter dans l&#039;avenir et à éclairer les décisions impliquant des risques climatiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Science du climat ====&lt;br /&gt;
Plutôt que de se fonder sur des cycles observés dans les relevés pluviométriques, la science de la prévision climatique saisonnière a mis en évidence des facteurs climatiques déterminants liés aux variations de la température de surface de la mer, tels que l&#039;oscillation australe El Niño (ENSO) et le dipôle de l&#039;océan Indien (IOD).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Beaucoup de producteurs expérimentés se souviennent de la sécheresse de 1982, mais seuls les océanographes et quelques chercheurs en sciences de l&#039;atmosphère savaient qu&#039;il s&#039;agissait d&#039;un épisode El Niño. En 1914, personne ne savait que la pire sécheresse jamais enregistrée était due à El Niño. En 2019, la science du climat était largement relayée par les médias. De nombreux producteurs savaient que les conditions de sécheresse de 2019 étaient liés à l&#039;épisode de dipôle de l&#039;océan Indien (IOD) positif le plus intense jamais enregistré, et plus nombreux encore étaient ceux qui avaient entendu parler du triple épisode La Niña de 2020, 2021 et 2022.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Comment évaluer les options face à un problème incertain en utilisant la technique d&#039;analyse de décision ? ===&lt;br /&gt;
Bien qu&#039;ils soient confrontés à un éventail de risques qui leur est propre, les céréaliculteurs ne sont pas les seuls à devoir prendre des décisions commerciales importantes en disposant d&#039;informations incomplètes. Il existe une longue tradition de recherche, toujours d&#039;actualité, sur la psychologie et l&#039;économie du jugement et de la prise de décision en situation d&#039;incertitude. S&#039;il existe de nombreuses façons d&#039;aborder la prise de décision, la technique d&#039;analyse de décision — discipline relevant de l&#039;économie appliquée — constitue un cadre éprouvé pour structurer une décision et ajuster les hypothèses afin d&#039;explorer les risques et les rendements à long terme. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette technique permet de clarifier les choix possibles et d&#039;examiner les différents résultats associés à chaque option. Prendre le temps d&#039;analyser la logique d&#039;une décision aide à mieux cerner le problème, à identifier les principales sources d&#039;incertitude ainsi que la valeur de l&#039;information susceptible de réduire cette incertitude. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce processus peut enrichir le dialogue entre les producteurs et les experts concernant les choix qui se présentent à eux et la manière dont ceux-ci interagissent avec la variabilité climatique. Un principe fondamental de la prise de décision en situation d&#039;incertitude consiste à distinguer une bonne décision (fondée sur les meilleures informations disponibles) d&#039;une décision qui s&#039;est avérée heureuse ou malheureuse par pur hasard. L&#039;analyse de décision offre un moyen efficace de synthétiser les connaissances du moment, y compris celles relatives à l&#039;incertitude climatique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La technique d&#039;analyse de décision comprend les étapes clés suivantes :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* formulation du problème : définir clairement la décision à prendre et les objectifs à prendre en compte ;&lt;br /&gt;
* identification des options : recenser toutes les options possibles. Par exemple, différents taux d&#039;apport d&#039;engrais ou le choix entre vendre ou acheter des moutons ;&lt;br /&gt;
* identification de l&#039;incertitude : identifier la source d&#039;incertitude. Par exemple, le décile de précipitations ;&lt;br /&gt;
* évaluation et mesure des résultats : déterminer et, si possible, quantifier les résultats potentiels pour chaque option et chaque situation d&#039;incertitude. Il peut s&#039;agir, par exemple, du rendement ou du profit découlant de chaque décision selon les différents déciles ;&lt;br /&gt;
* évaluation des probabilités : en se basant sur les probabilités des différents déciles, évaluer le résultat le plus probable pour chaque option. Voir, à titre d&#039;exemple, la section suivante (« Comment gérer l&#039;apport d&#039;engrais azoté en tenant compte des risques climatiques ? ») ; &lt;br /&gt;
* décision : prendre une décision en fonction de l&#039;évaluation effectuée et de votre tolérance au risque.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la section suivante, nous appliquons cette technique d&#039;analyse à la décision — comportant des risques climatiques — de l&#039;apport d&#039;engrais azoté en couverture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Comment gérer la fertilisation azotée en tenant compte des risques climatiques ? ===&lt;br /&gt;
Cette section montre comment intégrer les prévisions climatiques dans la décision concernant la quantité d&#039;azote à apporter à une culture. En appliquant les étapes de la méthode d&#039;analyse décisionnelle décrites précédemment, le problème se formule ainsi : dois-je apporter une dose élevée ou faible d&#039;azote à une culture de blé ? Les options et les incertitudes sont clairement définies : il s&#039;agit, d&#039;une part, de la dose d&#039;azote appliquée et, d&#039;autre part, du décile de précipitations.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Arbre_de_decision_azote.jpg|centré|vignette|800x800px|Arbre de décision simple identifiant les options et les résultats liés à l&#039;utilisation d&#039;engrais azoté sur le blé]]&lt;br /&gt;
Un aspect essentiel de cette décision consiste à accepter que le regret soit inévitable lorsque l&#039;on prend des décisions dans un contexte d&#039;incertitude. Il peut être utile de comparer mentalement le regret lié à la prudence (manquer une opportunité) à celui lié à l&#039;optimisme (apporter plus d&#039;azote que nécessaire pour l&#039;année donnée). Si la plupart d&#039;entre nous peinent à jongler mentalement avec quatre scénarios d&#039;avenir, l&#039;exercice est aisé sur papier ou dans un tableur. La figure suivante présente un arbre de décision simple pour la gestion de l&#039;azote. Cette décision sera influencée par des prévisions fiables indiquant la probabilité de précipitations supérieures ou inférieures à la moyenne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Application de la technique d&#039;analyse décisionnelle à la gestion de l&#039;azote en tant que décision comportant des risques ====&lt;br /&gt;
Il serait évidemment préférable de connaître l&#039;issue de la saison afin de savoir quel décile viser. Or, nous sommes confrontés à une décision risquée : soit adopter une approche prudente en tablant sur une pluviométrie inférieure à la moyenne (au risque d&#039;une sous-fertilisation pour les déciles 6 à 10), soit opter pour une approche optimiste en misant sur une pluviométrie supérieure à la moyenne (au risque d&#039;une surfertilisation pour les déciles 1 à 4).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien que les prévisions saisonnières s&#039;améliorent, elles relèvent encore d&#039;un domaine scientifique incertain ; il convient donc de prendre en compte les conséquences d&#039;une fausse alerte ou, à l&#039;inverse, de l&#039;absence d&#039;avertissement en cas de conditions sèches.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour mettre en œuvre la technique d&#039;analyse décisionnelle, nous devons évaluer et mesurer les résultats associés à des doses d&#039;engrais élevées ou faibles selon les différents déciles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Évaluation et mesure des résultats pour un décile donné ====&lt;br /&gt;
On dispose de nombreuses connaissances sur la réponse des cultures céréalières à l&#039;azote. Les résultats de recherches antérieures ont été mis en pratique grâce à la méthode du bilan azoté, en s&#039;appuyant sur une règle simple et éprouvée : &#039;&#039;&#039;30 kg d&#039;azote&#039;&#039;&#039; sont nécessaires pour produire une tonne de blé. Cette règle repose sur le fait qu&#039;une tonne de blé prélève environ 15 kg d&#039;azote, &#039;&#039;&#039;en supposant un taux de valorisation de l&#039;engrais azoté&#039;&#039;&#039; d&#039;environ 50 %. Lorsque l&#039;azote coûtait environ 0.45 euro le kilogramme, investir 14 euros en engrais sur une culture de blé pour obtenir une tonne de grain supplémentaire représentait un excellent investissement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Même lorsque le coût de l&#039;urée est élevé par rapport au prix du blé, le retour sur investissement reste positif avec un taux de valorisation de l&#039;engrais d&#039;environ 50 %. Par exemple, si l&#039;urée coûte 600 euros la tonne et le blé 230 euros la tonne, un taux d&#039;efficacité de 50 % génère un rendement de 5.88 euros pour chaque euro investi (&#039;&#039;&#039;en tenant compte de l&#039;hypothèse effectuée pour le taux de valorisation de l&#039;engrais, qui peut en effet varier!&#039;&#039;&#039;). Comme les céréaliculteurs le savent, le risque réside dans une moindre valorisation de l&#039;engrais. Ce risque a une incidence sur la rentabilité pour le producteur. Une étude australienne a révélé que l&#039;une des principales causes d&#039;une faible efficience de l&#039;utilisation de l&#039;eau était la prudence excessive des producteurs quant à l&#039;apport d&#039;azote.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On dispose de nombreuses connaissances sur la réponse des cultures céréalières à l&#039;azote. Les résultats de recherches antérieures ont été mis en pratique grâce à la méthode du bilan azoté, en s&#039;appuyant sur une règle simple et éprouvée : &#039;&#039;&#039;30 kg d&#039;azote&#039;&#039;&#039; sont nécessaires pour produire une tonne de blé. Cette règle repose sur le fait qu&#039;une tonne de blé prélève environ 15 kg d&#039;azote, &#039;&#039;&#039;en supposant un taux de valorisation de l&#039;engrais azoté&#039;&#039;&#039; d&#039;environ 50 %. Lorsque l&#039;azote coûtait environ 0.45 euro le kilogramme, investir 14 euros en engrais sur une culture de blé pour obtenir une tonne de grain supplémentaire représentait un excellent investissement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Même lorsque le coût de l&#039;urée est élevé par rapport au prix du blé, le retour sur investissement reste positif avec un taux de valorisation de l&#039;engrais d&#039;environ 50 %. Par exemple, si l&#039;urée coûte 600 euros la tonne et le blé 230 euros la tonne, un taux d&#039;efficacité de 50 % génère un rendement de 5.88 euros pour chaque euro investi (&#039;&#039;&#039;en tenant compte de l&#039;hypothèse effectuée pour le taux de valorisation de l&#039;engrais, qui peut en effet varier!&#039;&#039;&#039;). Comme les céréaliculteurs le savent, le risque réside dans une moindre valorisation de l&#039;engrais. Ce risque a une incidence sur la rentabilité pour le producteur. Une étude australienne a révélé que l&#039;une des principales causes d&#039;une faible efficience de l&#039;utilisation de l&#039;eau était la prudence excessive des producteurs quant à l&#039;apport d&#039;azote.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il convient de prendre en compte le taux de valorisation de l&#039;engrais et le reliquat d&#039;azote. De faibles précipitations printanières, réduisant les besoins en azote des cultures, constituent la cause la plus fréquente d&#039;une faible valorisation de l&#039;engrais sur la plupart des sols de la zone céréalière. Une faible valorisation de l&#039;azote peut aussi résulter de pertes par volatilisation lors de l&#039;épandage, ou par lessivage et dénitrification lors de saisons humides sur certains sols ; toutefois, ces pertes restent rares et généralement négligeables dans le cadre de l&#039;approche courante fondée sur le bilan azoté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le taux de valorisation de l&#039;engrais azoté est généralement calculé sur la base de l&#039;année d&#039;épandage. Il est toutefois clairement établi qu&#039;une partie au moins de l&#039;azote non utilisé reste disponible pour les années suivantes, ce qui peut conduire à une situation où le taux de valorisation s&#039;élève à 30 % la première année et à 20 % la deuxième.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La ​​prise en compte de ce reliquat peut être complexifiée par la nécessité d&#039;envisager différentes voies de perte ainsi que la probabilité qu&#039;une année sèche soit suivie d&#039;une série de saisons défavorables.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les implications du reliquat d&#039;azote en matière de risques liés à l&#039;azote constituent un aspect important que nous aborderons plus loin dans cette section.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Évaluation des résultats selon les différents déciles ====&lt;br /&gt;
Le climat constitue une &#039;&#039;&#039;source majeure d&#039;incertitude&#039;&#039;&#039; ; toutefois, grâce à l&#039;utilisation de déciles et de règles robustes de bilan azoté, il est possible de réduire cette incertitude et d&#039;évaluer le risque.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien que la pratique du bilan azoté soit répandue, elle s&#039;applique généralement à un seul objectif de rendement. Les producteurs visent souvent le décile 3 par prudence, les déciles 7 ou 8 s&#039;ils sont très optimistes, ou le décile 5 pour une moyenne. Pour prendre une décision impliquant une prise de risque, il peut être utile de considérer le « regret » lié à la prudence (viser le décile 3 alors que la saison correspond au décile 7) et celui lié à l&#039;optimisme (viser le décile 7 alors que la saison correspond au décile 3).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La ​​figure suivante (a) présente les rendements limités par l&#039;eau et par l&#039;azote en fonction des déciles de précipitations pour un site spécifique caractérisé par une pluviométrie moyenne. Chaque site présentera une courbe différente pour le rendement limité par l&#039;eau (en fonction de la réserve en eau initiale du sol et des précipitations) et une courbe différente pour le rendement limité par l&#039;azote (en fonction de la teneur initiale du sol en azote). Ce graphique correspond, en fait, à la répétition du calcul du bilan azoté pour chaque décile. Le rendement limité par l&#039;eau (courbe bleue) passe de moins de 1 t/ha lors d&#039;une saison défavorable à plus de 5 t/ha lors d&#039;une saison favorable. Dans les zones à faible pluviométrie, ces valeurs pourraient être ajustées pour se situer entre 0,5 et 4 t/ha, tandis que dans les zones à forte pluviométrie, elles varieraient de 4 t/ha à plus de 9 ou 10 t/ha.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la figure a), le rendement limité par l&#039;azote (ligne verte) est identique au rendement limité par l&#039;eau dans des conditions très sèches, mais correspondant à une pluviométrie supérieure à celle du premier décile. Un écart croissant apparaît entre le rendement sans apport d&#039;engrais azoté (rendement limité par l&#039;azote) et celui obtenu avec un apport adéquat d&#039;engrais azoté (rendement limité par l&#039;eau). C&#039;est cet écart entre les rendements limités par l&#039;eau et par l&#039;azote qui rend la décision risquée. Le tableau situé sous le graphique présente l&#039;écart entre les deux courbes, exprimé à la fois en termes de rendement du blé et de besoins en engrais. La figure b) illustre un cas où la teneur initiale en azote du sol est bien plus élevée ; ici, la courbe du rendement limité par l&#039;azote suit celle du rendement limité par l&#039;eau, sauf pour les déciles correspondant aux conditions les plus humides.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un agriculteur confronté à la situation de la figure a) doit prendre une décision risquée — en raison des aléas climatiques — quant à la quantité d&#039;engrais azoté à utiliser ; à l&#039;inverse, celui qui a amélioré la fertilité de son sol grâce à une phase réussie de pâturage à base de légumineuses (figure b) a peu de chances d&#039;apporter de l&#039;engrais. Cela ne signifie pas pour autant que l&#039;agriculteur cultivant une parcelle après une phase de pâturage soit indifférent au déroulement de la saison ; il subira tout de même les conséquences d&#039;une mauvaise année, mais il n&#039;aura pas à éprouver les regrets liés à un excès d&#039;optimisme, contrairement à celui qui a apporté de l&#039;azote. Lorsque le risque de regret est limité, la décision devient moins risquée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File: Rendement limité par l&#039;eau et l&#039;azote pour différents déciles.jpg]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Évaluation des probabilités ====&lt;br /&gt;
Représenter l&#039;apport d&#039;azote sous forme de profit par hectare pour chaque décile constitue un moyen efficace d&#039;évaluer le rapport risque/rendement. Les producteurs et les agronomes peuvent élaborer les courbes de rentabilité de l&#039;azote illustrées à la figure ci-dessous  afin d&#039;orienter leurs décisions concernant les quantités d&#039;engrais à appliquer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le graphique supérieur de la figure présente la courbe de rentabilité de l&#039;azote correspondant à un objectif de saison de décile 3 (ligne verte) ou de décile 7 (ligne brune), en supposant une probabilité égale pour tous les déciles. Le profit moyen tous déciles confondus s&#039;élève à 203 €/ha pour un objectif de décile 7, contre 128 €/ha pour un objectif de décile 5. Toutefois, viser le décile 7 accroît les pertes lors des saisons très sèches ; un producteur averse au risque pourrait donc préférer le gain de 149 €/ha associé à un risque moindre. Les graphiques central et inférieur de la figure 8.8 présentent les mêmes informations, mais décalées vers la gauche ou la droite pour tenir compte des saisons où les probabilités de chaque décile ne sont pas égales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une prévision indiquant seulement 30 % de chances de dépasser la médiane (par exemple, une prévision de type El Niño) décale la courbe vers la droite. Le profit associé à un décile donné reste inchangé ; une prévision n&#039;influence pas les résultats eux-mêmes, mais en modifie la probabilité. Cette prévision accentue le risque de baisse et réduit le potentiel de gain lié à un objectif de décile 7. Dans ces conditions, viser le décile 7 conduit à un rendement moyen pondéré par la probabilité de 135 €/ha, contre 102 €/ha pour le décile 3 ; l&#039;option est donc plus rentable, mais l&#039;écart se resserre considérablement, de sorte que les producteurs pourraient juger que le gain potentiel ne justifie pas le risque accru.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une prévision indiquant 70 % de chances de dépasser la médiane (par exemple, un indice dipôle de l&#039;océan Indien [IOD] négatif ou un épisode La Niña) décale la courbe vers la gauche, augmentant ainsi la probabilité de survenue des déciles correspondant à des conditions plus humides. Le rendement moyen pondéré par la probabilité à l&#039;hectare est nettement plus élevé pour toutes les stratégies dans l&#039;hypothèse d&#039;une probabilité accrue de conditions plus humides. Sans surprise, la dose d&#039;azote plus élevée s&#039;avère encore plus avantageuse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Gérer les risques dans un climat en évolution ===&lt;br /&gt;
Les questions que se posent couramment les céréaliculteurs au sujet du changement climatique vont de la plus générale — « Qu’est-ce que le changement climatique ? » — à la plus localisée — « Quels sont les changements probables de température et de précipitations dans ma région ? » — en passant par une question pratique : « Quels en seront les impacts et comment y faire face ? ». Vous trouverez ci-dessous des réponses à ces trois questions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Qu’est-ce que le changement climatique et en quoi diffère-t-il de la variabilité climatique ? ====&lt;br /&gt;
La &#039;&#039;&#039;variabilité climatique&#039;&#039;&#039; désigne les &#039;&#039;&#039;fluctuations d’une année à l’autre des conditions saisonnières&#039;&#039;&#039;, résultant de &#039;&#039;&#039;forçages internes au système climatique&#039;&#039;&#039;, tels que l’oscillation australe El Niño (ENSO) ou le dipôle de l’océan Indien (IOD). Le &#039;&#039;&#039;changement climatique&#039;&#039;&#039; correspond à une &#039;&#039;&#039;tendance à plus long terme induite par des forçages externes&#039;&#039;&#039; d’origine astronomique (distance par rapport au Soleil), volcanique ou liés aux variations des concentrations de gaz à effet de serre. Le changement climatique d’origine humaine, ou l’effet de serre accentué, renvoie aux &#039;&#039;&#039;modifications des propriétés radiatives&#039;&#039;&#039; de l’atmosphère &#039;&#039;&#039;causées par les activités humaines.&#039;&#039;&#039; Les précédents rapports du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) affirmaient que le réchauffement du système climatique était sans équivoque. Le cinquième rapport d’évaluation indique que « l’influence humaine sur le système climatique est manifeste » et qu’il existe une probabilité de 95 à 100 % que cette influence ait été la cause prédominante du réchauffement planétaire au cours des 50 dernières années. L’identification de la cause du réchauffement renforce la confiance dans cette tendance et montre que &#039;&#039;&#039;l’avenir dépend des choix effectués par la communauté internationale&#039;&#039;&#039;. Une analogie simple mais percutante, utilisée par le climatologue Stephen Schneider, consiste à comparer un système vulnérable (comme une culture céréalière) soumis à des impacts à un château de sable exposé aux vagues (variabilité climatique) et aux marées (changement climatique). À la suite de sécheresses, d’incendies, de vagues de chaleur ou d’inondations, on se demande souvent quelle part peut être attribuée au changement climatique (la marée) et quelle part à la variabilité climatique (la vague). C’est presque toujours la vague qui détruit le château de sable, mais les vagues causent davantage de dégâts lorsque la marée monte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Quelles sont les évolutions prévues des températures et des précipitations pour mon emplacement ? ====&lt;br /&gt;
En France, des &#039;&#039;&#039;outils numériques&#039;&#039;&#039; permettent de fournir des &#039;&#039;&#039;informations sur l&#039;évolution du climat&#039;&#039;&#039;, comme Climadiag Agriculture et Forêt, un service climatique en accès libre pour les acteurs agricoles et forestiers : il permet de calculer localement des indicateurs par secteur afin d’évaluer les nouveaux enjeux de vulnérabilité à venir. Ces indicateurs sont construits selon la trajectoire de réchauffement de référence pour l’adaptation au changement climatique. On peut également citer DRIAS Les futurs du climat, mis en œuvre par Météo-France en lien avec la communauté scientifique nationale du climat (IPSL, CERFACS, CNRM)  et qui a pour vocation de mettre à disposition les projections climatiques régionalisées de référence, pour l&#039;adaptation en France. Les informations climatiques sont délivrées sous différentes formes graphiques ou numériques et intègrent également la représentation selon la Trajectoire de Réchauffement de Référence pour l&#039;Adaptation au Changement Climatique (TRACC).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Comment s&#039;adapter pour réduire les risques négatifs et saisir les opportunités ? ====&lt;br /&gt;
La vulnérabilité d&#039;un système naturel ou géré face au climat peut être considérée comme la différence entre l&#039;impact et la capacité d&#039;adaptation (Figure 8.13). Dans ce schéma simplifié, l&#039;impact du climat résulte de l&#039;exposition et de la sensibilité. Une culture horticole à haute valeur ajoutée sous serre est sensible au climat mais n&#039;y est pas exposée, tandis qu&#039;un arbuste de parcours à croissance lente est exposé mais moins sensible. Les saisons récentes ont mis en évidence le fait que la filière céréalière australienne est à la fois exposée et sensible aux conditions climatiques défavorables telles que la sécheresse, le gel et la chaleur. Dans un système géré comme la culture céréalière, la capacité d&#039;adaptation englobe les variétés, les équipements, les produits chimiques et le savoir-faire permettant de faire face à un climat variable et en évolution. Les récoltes remarquables obtenues dans des conditions difficiles ces dernières années témoignent de la grande capacité d&#039;adaptation de la filière céréalière australienne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le Tableau 8.2, le concept général de changement climatique est décliné en plusieurs composantes : chaleur saisonnière, chaleur extrême, gel, précipitations saisonnières, épisodes de pluies extrêmes et variations des niveaux de CO2. Cette approche permet d&#039;évaluer le degré de confiance des différentes disciplines : la climatologie concernant l&#039;exposition, la science des cultures concernant la sensibilité et l&#039;agronomie concernant la gestion.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources ==&lt;br /&gt;
Grains Research and Development Corporation, 2023, &#039;&#039;Strategies for optimising water use efficiency in grain growing systems,&#039;&#039; disponible à l&#039;adresse : &amp;lt;nowiki&amp;gt;https://grdc.com.au/__data/assets/pdf_file/0032/633938/water-smart-farming-manual-grdc-20260217.pdf&amp;lt;/nowiki&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des adaptations de ce document ont été réalisées pour correspondre au territoire français (notamment les coûts, qui diffèrent d&#039;un pays et d&#039;une monnaie à l&#039;autre, et les quantités d&#039;engrais).{{Pages liées}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Soline Littolff (3857106693)</name></author>
	</entry>
	<entry>
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		<updated>2026-09-18T16:22:16Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Soline Littolff (3857106693) : Image issue du pdf : https://grdc.com.au/__data/assets/pdf_file/0032/633938/water-smart-farming-manual-grdc-20260217.pdf&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Description ==&lt;br /&gt;
Image issue du pdf : https://grdc.com.au/__data/assets/pdf_file/0032/633938/water-smart-farming-manual-grdc-20260217.pdf&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Soline Littolff (3857106693)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Maximiser_l%27accumulation_de_l%27eau_dans_le_sol_durant_l%27interculture_:_leviers_agronomiques_et_gestion_des_r%C3%A9sidus&amp;diff=198080</id>
		<title>Maximiser l&#039;accumulation de l&#039;eau dans le sol durant l&#039;interculture : leviers agronomiques et gestion des résidus</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Maximiser_l%27accumulation_de_l%27eau_dans_le_sol_durant_l%27interculture_:_leviers_agronomiques_et_gestion_des_r%C3%A9sidus&amp;diff=198080"/>
		<updated>2026-09-18T16:09:48Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Soline Littolff (3857106693) : /* Incidence de la gestion des chaumes sur le stockage de l&amp;#039;eau */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Pratique&lt;br /&gt;
|Objectif=Gestion de l’eau&lt;br /&gt;
|Mots-clés=Gestion de l’eau, eau, sol&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
Cette série d&#039;articles propose  des stratégies pour améliorer l&#039;utilisation de l&#039;eau, augmenter les rendements, les bénéfices agricoles et la résilience face aux variations des précipitations. Cet article est axé sur la préparation de la saison de croissance des cultures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Pratiques pouvant améliorer l&#039;efficience d&#039;utilisation de l&#039;eau avant le début de la saison de croissance ==&lt;br /&gt;
La période précédant la culture est une phase importante du système agricole qui influence le rendement des cultures de la saison en cours. La gestion de la parcelle &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
l&#039;année précédant la culture actuelle influe sur la quantité d&#039;eau et d&#039;azote disponibles pour les plantes, ainsi que sur la pression des adventices et des maladies.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La figure suivante présente les pratiques de gestion en amont des cultures qui influencent le rendement et l&#039;efficience d&#039;utilisation de l&#039;eau (EUE). Une étude montre que des améliorations significatives de l’efficacité d’utilisation de l’eau peuvent être attribuées à certaines pratiques de pré culture, le contrôle des adventices en jachère permettant des améliorations de cette efficacité de 38 à 140 % et les cultures de rupture entre 18 et 82 %.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Image|Image=Diagramme pratiques de gestion.jpg|Légende=Diagramme  montrant  les  différentes  options  de  gestion  disponibles  pour  les  producteurs  afin  d&#039;améliorer  l&#039;efficacité  de  l&#039;utilisation  de  l&#039;eau  des  &lt;br /&gt;
cultures  et  le  rendement  en  grains.|Alignement=Center|Frame=True}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Comment la mise en jachère influence-t-elle les réserves d&#039;eau ? ===&lt;br /&gt;
La &#039;&#039;&#039;jachère&#039;&#039;&#039; permet de compléter les précipitations de saison afin d&#039;améliorer le rendement et de réduire la variabilité saisonnière des récoltes de céréales. Son intérêt pour la production de cultures d&#039;hiver varie considérablement selon les régions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les avantages de la jachère sont variables ====&lt;br /&gt;
Les &#039;&#039;&#039;précipitations&#039;&#039;&#039; durant la saison de culture peuvent constituer un facteur déterminant de l&#039;augmentation du rendement liée à la mise en jachère. La réponse du rendement à la jachère est généralement plus faible lors d&#039;une année humide que lors d&#039;une année sèche. Cela peut s&#039;expliquer par le fait que la disponibilité en eau devient un &#039;&#039;&#039;facteur moins limitant&#039;&#039;&#039;, réduisant ainsi &#039;&#039;&#039;la valeur de l&#039;humidité du sol conservée durant la jachère&#039;&#039;&#039;, ou par le fait que l&#039;utilisation de l&#039;eau du sol est de plus en plus limitée par la disponibilité en azote. Par conséquent, disposer d&#039;une quantité suffisante d&#039;azote — que ce soit grâce à la jachère ou à un programme de fertilisation adapté — est essentiel pour tirer le meilleur parti de l&#039;humidité conservée dans le sol.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Qu&#039;est-ce que l&#039;efficacité de la jachère ? ====&lt;br /&gt;
L&#039;efficacité de la jachère correspond à la &#039;&#039;&#039;proportion des précipitations&#039;&#039;&#039; survenant durant la période de jachère qui est &#039;&#039;&#039;stockée et conservée pour la culture suivante&#039;&#039;&#039;. La principale cause de perte d&#039;humidité est l&#039;évaporation, mais la transpiration des adventices, le drainage au-delà de la zone racinaire et le ruissellement y contribuent également.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La formule la plus couramment utilisée pour calculer l&#039;efficacité de la jachère est indiquée ci-dessous, le résultat étant exprimé en pourcentage :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Efficacité de la jachère = (Eau utile disponible en fin de jachère – Eau utile disponible en début de jachère) / Précipitations reçues pendant la jachère&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour être efficace, la pluie tombant durant la période de jachère doit &#039;&#039;&#039;s&#039;infiltrer au-delà de la zone d&#039;évaporation&#039;&#039;&#039; située dans la couche superficielle du sol. La profondeur de cette zone varie selon la texture du sol : elle est plus importante dans les sols à texture grossière (plus sableux) que dans les sols à texture fine, en raison de la porosité plus élevée des premiers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On utilise souvent une règle empirique fixant l&#039;efficacité de la jachère à &#039;&#039;&#039;25 %&#039;&#039;&#039;, mais il convient de l&#039;appliquer avec prudence, car des variations considérables peuvent être observées. Les facteurs influençant l&#039;efficacité de la jachère sont les suivants :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;teneur initiale en eau du sol&#039;&#039;&#039; – les jachères débutant en conditions sèches présentent généralement une efficacité supérieure à celles débutant en conditions humides ;&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;quantité de résidus de culture&#039;&#039;&#039; durant la période de jachère – des quantités plus importantes de résidus peuvent améliorer l&#039;efficacité de la jachère dans la région nord ;&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;durée de la jachère&#039;&#039;&#039; – les jachères longues affichent généralement une efficacité moindre que les jachères courtes lorsqu&#039;elles sont comparées dans un même environnement ;&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;type de culture&#039;&#039;&#039; – des travaux menés en Australie indiquent que la culture précédente peut influencer la quantité d&#039;eau stockée ainsi que l&#039;efficacité de la jachère ;&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;intensité et fréquence des précipitations&#039;&#039;&#039; – le stockage de l&#039;eau dans le sol et l&#039;efficacité de la jachère sont plus faibles lorsque les pluies se manifestent sous forme d&#039;averses fréquentes mais légères. Des averses moins fréquentes mais plus intenses peuvent favoriser une meilleure infiltration de l&#039;eau au-delà de la zone d&#039;évaporation ; &lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;texture du sol&#039;&#039;&#039; – cet effet semble varier selon qu&#039;il s&#039;agit de jachères longues ou de jachères estivales courtes : pour les jachères longues, un stockage d&#039;eau et une efficacité accrus sont observés sur des sols à texture fine. Pour les jachères courtes, c&#039;est souvent l&#039;inverse qui semble se produire, ou bien la différence observée est minime.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Importance de la profondeur de stockage de l&#039;eau ====&lt;br /&gt;
La valeur de l&#039;humidité accumulée durant une période de jachère dépend non seulement de la quantité d&#039;eau stockée, mais aussi de la &#039;&#039;&#039;profondeur de ce stockage&#039;&#039;&#039;. L&#039;eau présente en profondeur dans le profil du sol au moment du semis confère une &#039;&#039;&#039;efficacité d&#039;utilisation de l&#039;eau supérieure à celle des précipitations reçues durant la saison de culture&#039;&#039;&#039; ; ainsi, même une légère augmentation de l&#039;humidité du sous-sol pendant la jachère peut s&#039;avérer très bénéfique pour le rendement en grains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;efficacité d&#039;utilisation d&#039;eau associée à l&#039;humidité du sous-sol est appelée « efficacité marginale d&#039;utilisation de l&#039;eau ». Pour le blé, des valeurs d&#039;efficacité d&#039;utilisation d&#039;eau marginale pouvant atteindre 30 à 40 kg/ha sont possibles. Cette humidité du sous-sol est d&#039;autant plus précieuse que la culture présente un fort potentiel de rendement et qu&#039;un stress hydrique survient aux stades de la floraison et du début du remplissage du grain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des mesures effectuées au champ et des simulations de culture indiquent que les avantages liés à l&#039;humidité du sous-sol sont maximaux lorsque l&#039;eau est stockée à une profondeur supérieure à environ 1,2 m, et qu&#039;ils diminuent lorsque le stockage s&#039;effectue dans des couches plus superficielles. Cela s&#039;explique par le fait qu&#039;&#039;&#039;&#039;une grande partie de l&#039;eau stockée au-dessus d&#039;un mètre de profondeur est consommée plus tôt dans la saison&#039;&#039;&#039;, moment où son impact sur le rendement est potentiellement moindre. Par ailleurs, la présence de contraintes pédologiques en profondeur peut limiter l&#039;utilisation de l&#039;eau située dans les couches inférieures du profil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les sondes d&#039;humidité du sol permettent d&#039;obtenir des informations sur la profondeur de stockage de l&#039;eau ainsi que sur le gain potentiel lié à l&#039;efficacité marginale d&#039;utilisation d&#039;eau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Lutte contre les adventices durant la jachère ====&lt;br /&gt;
La lutte efficace contre les adventices est sans doute la pratique de gestion la plus importante influençant la réserve en eau du sol durant la période de jachère. Une prolifération de adventices sur la jachère peut réduire les rendements en diminuant la quantité d&#039;eau et d&#039;azote minéral disponibles dans le sol. Par exemple, deux essais au champ distincts menés en Australie ont révélé que les adventices réduisaient de 40 à 50 % la réserve en eau du sol au moment du semis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;ampleur de cette perte dépend des conditions saisonnières, mais elle peut contribuer à une baisse du rendement. Plusieurs études ont mis en évidence des réductions de rendement importantes causées par les adventices en période de jachère, comme l&#039;illustre la figure ci-dessous laquelle montre une chute du rendement de plus de moitié en fonction de la densité des adventices estivales.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Relation_adventices_rendement.jpg|centré|vignette|700x700px|Relation entre la densité d&#039;adventices estivales (héliotrope commun et céréales spontanées) et le rendement ultérieur en grain de blé en Australie.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Incidence de la gestion des chaumes sur le stockage de l&#039;eau ===&lt;br /&gt;
[[Fichier:Relation_couverture_du_sol_et_erosion.jpg|centré|vignette|700x700px|Relation entre la couverture du sol et les pertes de sol par érosion : érosion éolienne sur des résidus de lupin à une vitesse du vent de 30 km/h en Australie Occidentale.]]&lt;br /&gt;
L&#039;effet principal des résidus de culture sur la rétention d&#039;eau dans le sol consiste à &#039;&#039;&#039;réduire le ruissellement et à favoriser l&#039;infiltration&#039;&#039;&#039; — ce qui accroît l&#039;humidité du sol — plutôt qu&#039;à limiter l&#039;évaporation durant la jachère. Dans les zones où les risques d&#039;érosion hydrique sont élevés en raison d&#039;orages estivaux violents, la présence de résidus de culture réduit le ruissellement, améliore l&#039;infiltration de l&#039;eau et &#039;&#039;&#039;limite l&#039;érosion&#039;&#039;&#039;. Ces résidus atténuent également l&#039;intensité de l&#039;érosion éolienne. À titre indicatif, une couverture du sol par des résidus de culture égale ou supérieure à 50 % permet de minimiser les effets de l&#039;érosion hydrique et éolienne (Figure suivante).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La majeure partie de la perte d&#039;eau durant la période de jachère est due à &#039;&#039;&#039;l&#039;évaporation&#039;&#039;&#039;. Toutefois, la quantité de résidus de culture (chaumes) a peu d&#039;incidence sur les pertes par évaporation. Ces résidus ralentissent le taux d&#039;évaporation, mais en cas de forte demande évaporative prolongée, la différence d&#039;évaporation totale entre les différentes quantités de résidus reste minime. Une réduction significative des pertes par évaporation ne s&#039;observe qu&#039;avec une couverture dense de résidus, typique des cultures à haut rendement (par exemple, supérieures à 6 t/ha). L&#039;utilité des résidus dépend également de la répartition des précipitations durant la jachère, facteur qui détermine la profondeur d&#039;infiltration. Les faibles averses ou les épisodes pluvieux très espacés dans le temps s&#039;évaporent rapidement, même en présence de résidus. Pour que l&#039;eau soit efficacement stockée durant la jachère, elle doit &#039;&#039;&#039;s&#039;infiltrer au-delà de la zone d&#039;évaporation superficielle pour atteindre le sous-sol&#039;&#039;&#039;. Cela se produit &#039;&#039;&#039;lorsque des précipitations surviennent de manière rapprochée&#039;&#039;&#039;, permettant aux infiltrations successives de se chevaucher ; dans ces conditions, les résidus de culture contribuent à améliorer le stockage de l&#039;eau. Bien que les résidus de culture aient peu d&#039;effet sur les pertes d&#039;eau du sol par évaporation en été, leur influence est plus marquée lorsque la demande évaporative est faible, à l&#039;automne et au début de l&#039;hiver. Dans les régions à régime pluviométrique hivernal, la présence de résidus de culture peut accroître l&#039;efficacité des précipitations plus fréquentes de l&#039;automne. Réduire les pertes par évaporation à cette période peut favoriser un semis précoce des cultures d&#039;hiver.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le pâturage des résidus de culture réduit-il l&#039;humidité du sol ? ====&lt;br /&gt;
Le pâturage des résidus de culture a généralement &#039;&#039;&#039;peu d&#039;incidence sur la rétention d&#039;humidité du sol et le rendement en grains&#039;&#039;&#039;. Une augmentation de la densité apparente et une réduction de la vitesse d&#039;infiltration ont été observées à la suite du pâturage, mais ces effets restent superficiels et sont annulés par les processus naturels du sol (tels que les cycles d&#039;humectation et de dessiccation ou l&#039;activité biologique) ou par le travail du sol lié au semis. Les pertes de résidus de culture durant le pâturage sont souvent faibles, le bétail ayant tendance à coucher les chaumes plutôt qu&#039;à en consommer de grandes quantités. Un pâturage intensif et prolongé, surtout lorsque le sol est humide, peut toutefois entraîner une dégradation du sol et nuire à la croissance des cultures ; une bonne connaissance des risques permet cependant d&#039;éviter ces dommages.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les couverts végétaux affectent-ils la réserve en eau du sol ? ===&lt;br /&gt;
L&#039;intérêt pour l&#039;utilisation de [[couverts végétaux]] s&#039;est accru, notamment pour remplacer les jachères chimiques ou nues lorsque l&#039;efficacité de ces dernières est faible. Une culture de couverture est une culture non commerciale (qu&#039;il s&#039;agisse d&#039;une monoculture ou d&#039;un mélange) implantée avant une culture de vente, mais détruite avant sa maturité. Cette destruction peut s&#039;effectuer par application d&#039;herbicides ou par des moyens mécaniques, comme le roulage-foulage (passage d&#039;un rouleau cannelé). Les couverts végétaux peuvent être implantées en été ou en hiver, occuper une partie de la période de jachère ou remplacer une culture de vente. Elles présentent des avantages susceptibles de favoriser la productivité des cultures suivantes : &#039;&#039;&#039;protection du sol&#039;&#039;&#039; contre l&#039;érosion, le ruissellement ou l&#039;impact des gouttes de pluie grâce à une couverture végétale accrue, &#039;&#039;&#039;enrichissement en matière organique&#039;&#039;&#039;, &#039;&#039;&#039;stimulation du cycle des nutriments&#039;&#039;&#039;, &#039;&#039;&#039;réduction du lessivage des nitrates&#039;&#039;&#039;, &#039;&#039;&#039;rupture du cycle des maladies&#039;&#039;&#039; et, dans certaines conditions, &#039;&#039;&#039;amélioration de la conservation de l&#039;humidité&#039;&#039;&#039;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des essais menés dans en Australie ont démontré que des couverts végétaux telles que le millet ou le sorgho, semées au printemps et détruites après deux ou trois mois, permettent de maintenir la couverture du sol sans perte notable (voire sans aucune perte) d&#039;eau disponible pour la culture d&#039;hiver suivante au moment du semis. Une destruction précoce est cruciale pour permettre la reconstitution des réserves en eau du sol vers la fin de la période de jachère. Ces travaux ont également montré que les couverts végétaux peuvent offrir de meilleures conditions de semis en &#039;&#039;&#039;augmentant l&#039;humidité des horizons superficiels du sol&#039;&#039;&#039; par rapport à une jachère conventionnelle, grâce à une réduction de l&#039;évaporation. La réussite de cette pratique dépend toutefois de précipitations suffisantes pour reconstituer les réserves en eau du sol après la culture de couverture. En cas de précipitations limitées après la destruction de la culture, la quantité d&#039;eau disponible pour la culture suivante peut être réduite, entraînant une baisse &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
des rendements. Cependant ces résultats dépendent du contexte géographique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Incidence de la culture précédente sur les réserves d&#039;eau du sol ===&lt;br /&gt;
Les cultures des années précédentes peuvent avoir une &#039;&#039;&#039;influence significative sur la croissance et le rendement de la culture en cours&#039;&#039;&#039;, principalement en raison de leurs effets sur la &#039;&#039;&#039;disponibilité de l&#039;eau et de l&#039;azote&#039;&#039;&#039;. Les cultures de rupture peuvent laisser des quantités variables d&#039;eau disponible au moment du semis de la culture suivante, en raison des différences de développement racinaire. Les cultures de rupture autres que les céréales peuvent également influer sur la capacité de la culture à utiliser l&#039;eau résiduelle du sol, en améliorant la santé racinaire grâce à une rupture du cycle des maladies et en augmentant la quantité d&#039;azote résiduel dans le sol. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De nombreuses expériences menées dans l&#039;est de l&#039;Australie ont révélé que les légumineuses ont tendance à laisser davantage d&#039;humidité résiduelle dans le sol au moment de la récolte que les céréales d&#039;hiver ou le colza. Cela s&#039;explique par des différences de profondeur d&#039;enracinement, de vitesse de sénescence et de besoins en eau. La durée de la saison est également un facteur déterminant pour l&#039;humidité résiduelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, ces écarts d&#039;humidité résiduelle à la récolte ne se traduisent pas systématiquement par des différences d&#039;humidité du sol au moment du semis ou de rendement en grains, en raison de la moindre efficacité de la jachère après les légumineuses à graines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des différences ont été observées quant aux effets résiduels des cultures d&#039;été. Le coton peut laisser le sol plus sec de 20 à 30 mm par rapport au maïs ou au sorgho, ce qui peut entraîner des rendements inférieurs après le coton comparativement aux céréales d&#039;été. À l&#039;inverse, le haricot mungo a tendance à laisser plus d&#039;humidité résiduelle que les céréales d&#039;été ; cependant, en raison de sa faible couverture du sol, cet écart s&#039;amenuise à la fin de la période de jachère, au point qu&#039;il peut ne subsister aucune différence de rendement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources ==&lt;br /&gt;
Grains Research and Development Corporation, 2023, &#039;&#039;Strategies for optimising water use efficiency in grain growing systems,&#039;&#039; disponible à l&#039;adresse : https://grdc.com.au/__data/assets/pdf_file/0032/633938/water-smart-farming-manual-grdc-20260217.pdf&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Soline Littolff (3857106693)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:Relation_couverture_du_sol_et_erosion.jpg&amp;diff=198079</id>
		<title>Fichier:Relation couverture du sol et erosion.jpg</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:Relation_couverture_du_sol_et_erosion.jpg&amp;diff=198079"/>
		<updated>2026-09-18T16:08:45Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Soline Littolff (3857106693) : Image issue du pdf : https://grdc.com.au/__data/assets/pdf_file/0032/633938/water-smart-farming-manual-grdc-20260217.pdf&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Description ==&lt;br /&gt;
Image issue du pdf : https://grdc.com.au/__data/assets/pdf_file/0032/633938/water-smart-farming-manual-grdc-20260217.pdf&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Soline Littolff (3857106693)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Maximiser_l%27accumulation_de_l%27eau_dans_le_sol_durant_l%27interculture_:_leviers_agronomiques_et_gestion_des_r%C3%A9sidus&amp;diff=198078</id>
		<title>Maximiser l&#039;accumulation de l&#039;eau dans le sol durant l&#039;interculture : leviers agronomiques et gestion des résidus</title>
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		<updated>2026-09-18T16:04:35Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Soline Littolff (3857106693) : /* Lutte contre les adventices durant la jachère */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Pratique&lt;br /&gt;
|Objectif=Gestion de l’eau&lt;br /&gt;
|Mots-clés=Gestion de l’eau, eau, sol&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
Cette série d&#039;articles propose  des stratégies pour améliorer l&#039;utilisation de l&#039;eau, augmenter les rendements, les bénéfices agricoles et la résilience face aux variations des précipitations. Cet article est axé sur la préparation de la saison de croissance des cultures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Pratiques pouvant améliorer l&#039;efficience d&#039;utilisation de l&#039;eau avant le début de la saison de croissance ==&lt;br /&gt;
La période précédant la culture est une phase importante du système agricole qui influence le rendement des cultures de la saison en cours. La gestion de la parcelle &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
l&#039;année précédant la culture actuelle influe sur la quantité d&#039;eau et d&#039;azote disponibles pour les plantes, ainsi que sur la pression des adventices et des maladies.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La figure suivante présente les pratiques de gestion en amont des cultures qui influencent le rendement et l&#039;efficience d&#039;utilisation de l&#039;eau (EUE). Une étude montre que des améliorations significatives de l’efficacité d’utilisation de l’eau peuvent être attribuées à certaines pratiques de pré culture, le contrôle des adventices en jachère permettant des améliorations de cette efficacité de 38 à 140 % et les cultures de rupture entre 18 et 82 %.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Image|Image=Diagramme pratiques de gestion.jpg|Légende=Diagramme  montrant  les  différentes  options  de  gestion  disponibles  pour  les  producteurs  afin  d&#039;améliorer  l&#039;efficacité  de  l&#039;utilisation  de  l&#039;eau  des  &lt;br /&gt;
cultures  et  le  rendement  en  grains.|Alignement=Center|Frame=True}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Comment la mise en jachère influence-t-elle les réserves d&#039;eau ? ===&lt;br /&gt;
La &#039;&#039;&#039;jachère&#039;&#039;&#039; permet de compléter les précipitations de saison afin d&#039;améliorer le rendement et de réduire la variabilité saisonnière des récoltes de céréales. Son intérêt pour la production de cultures d&#039;hiver varie considérablement selon les régions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les avantages de la jachère sont variables ====&lt;br /&gt;
Les &#039;&#039;&#039;précipitations&#039;&#039;&#039; durant la saison de culture peuvent constituer un facteur déterminant de l&#039;augmentation du rendement liée à la mise en jachère. La réponse du rendement à la jachère est généralement plus faible lors d&#039;une année humide que lors d&#039;une année sèche. Cela peut s&#039;expliquer par le fait que la disponibilité en eau devient un &#039;&#039;&#039;facteur moins limitant&#039;&#039;&#039;, réduisant ainsi &#039;&#039;&#039;la valeur de l&#039;humidité du sol conservée durant la jachère&#039;&#039;&#039;, ou par le fait que l&#039;utilisation de l&#039;eau du sol est de plus en plus limitée par la disponibilité en azote. Par conséquent, disposer d&#039;une quantité suffisante d&#039;azote — que ce soit grâce à la jachère ou à un programme de fertilisation adapté — est essentiel pour tirer le meilleur parti de l&#039;humidité conservée dans le sol.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Qu&#039;est-ce que l&#039;efficacité de la jachère ? ====&lt;br /&gt;
L&#039;efficacité de la jachère correspond à la &#039;&#039;&#039;proportion des précipitations&#039;&#039;&#039; survenant durant la période de jachère qui est &#039;&#039;&#039;stockée et conservée pour la culture suivante&#039;&#039;&#039;. La principale cause de perte d&#039;humidité est l&#039;évaporation, mais la transpiration des adventices, le drainage au-delà de la zone racinaire et le ruissellement y contribuent également.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La formule la plus couramment utilisée pour calculer l&#039;efficacité de la jachère est indiquée ci-dessous, le résultat étant exprimé en pourcentage :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Efficacité de la jachère = (Eau utile disponible en fin de jachère – Eau utile disponible en début de jachère) / Précipitations reçues pendant la jachère&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour être efficace, la pluie tombant durant la période de jachère doit &#039;&#039;&#039;s&#039;infiltrer au-delà de la zone d&#039;évaporation&#039;&#039;&#039; située dans la couche superficielle du sol. La profondeur de cette zone varie selon la texture du sol : elle est plus importante dans les sols à texture grossière (plus sableux) que dans les sols à texture fine, en raison de la porosité plus élevée des premiers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On utilise souvent une règle empirique fixant l&#039;efficacité de la jachère à &#039;&#039;&#039;25 %&#039;&#039;&#039;, mais il convient de l&#039;appliquer avec prudence, car des variations considérables peuvent être observées. Les facteurs influençant l&#039;efficacité de la jachère sont les suivants :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;teneur initiale en eau du sol&#039;&#039;&#039; – les jachères débutant en conditions sèches présentent généralement une efficacité supérieure à celles débutant en conditions humides ;&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;quantité de résidus de culture&#039;&#039;&#039; durant la période de jachère – des quantités plus importantes de résidus peuvent améliorer l&#039;efficacité de la jachère dans la région nord ;&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;durée de la jachère&#039;&#039;&#039; – les jachères longues affichent généralement une efficacité moindre que les jachères courtes lorsqu&#039;elles sont comparées dans un même environnement ;&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;type de culture&#039;&#039;&#039; – des travaux menés en Australie indiquent que la culture précédente peut influencer la quantité d&#039;eau stockée ainsi que l&#039;efficacité de la jachère ;&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;intensité et fréquence des précipitations&#039;&#039;&#039; – le stockage de l&#039;eau dans le sol et l&#039;efficacité de la jachère sont plus faibles lorsque les pluies se manifestent sous forme d&#039;averses fréquentes mais légères. Des averses moins fréquentes mais plus intenses peuvent favoriser une meilleure infiltration de l&#039;eau au-delà de la zone d&#039;évaporation ; &lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;texture du sol&#039;&#039;&#039; – cet effet semble varier selon qu&#039;il s&#039;agit de jachères longues ou de jachères estivales courtes : pour les jachères longues, un stockage d&#039;eau et une efficacité accrus sont observés sur des sols à texture fine. Pour les jachères courtes, c&#039;est souvent l&#039;inverse qui semble se produire, ou bien la différence observée est minime.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Importance de la profondeur de stockage de l&#039;eau ====&lt;br /&gt;
La valeur de l&#039;humidité accumulée durant une période de jachère dépend non seulement de la quantité d&#039;eau stockée, mais aussi de la &#039;&#039;&#039;profondeur de ce stockage&#039;&#039;&#039;. L&#039;eau présente en profondeur dans le profil du sol au moment du semis confère une &#039;&#039;&#039;efficacité d&#039;utilisation de l&#039;eau supérieure à celle des précipitations reçues durant la saison de culture&#039;&#039;&#039; ; ainsi, même une légère augmentation de l&#039;humidité du sous-sol pendant la jachère peut s&#039;avérer très bénéfique pour le rendement en grains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;efficacité d&#039;utilisation d&#039;eau associée à l&#039;humidité du sous-sol est appelée « efficacité marginale d&#039;utilisation de l&#039;eau ». Pour le blé, des valeurs d&#039;efficacité d&#039;utilisation d&#039;eau marginale pouvant atteindre 30 à 40 kg/ha sont possibles. Cette humidité du sous-sol est d&#039;autant plus précieuse que la culture présente un fort potentiel de rendement et qu&#039;un stress hydrique survient aux stades de la floraison et du début du remplissage du grain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des mesures effectuées au champ et des simulations de culture indiquent que les avantages liés à l&#039;humidité du sous-sol sont maximaux lorsque l&#039;eau est stockée à une profondeur supérieure à environ 1,2 m, et qu&#039;ils diminuent lorsque le stockage s&#039;effectue dans des couches plus superficielles. Cela s&#039;explique par le fait qu&#039;&#039;&#039;&#039;une grande partie de l&#039;eau stockée au-dessus d&#039;un mètre de profondeur est consommée plus tôt dans la saison&#039;&#039;&#039;, moment où son impact sur le rendement est potentiellement moindre. Par ailleurs, la présence de contraintes pédologiques en profondeur peut limiter l&#039;utilisation de l&#039;eau située dans les couches inférieures du profil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les sondes d&#039;humidité du sol permettent d&#039;obtenir des informations sur la profondeur de stockage de l&#039;eau ainsi que sur le gain potentiel lié à l&#039;efficacité marginale d&#039;utilisation d&#039;eau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Lutte contre les adventices durant la jachère ====&lt;br /&gt;
La lutte efficace contre les adventices est sans doute la pratique de gestion la plus importante influençant la réserve en eau du sol durant la période de jachère. Une prolifération de adventices sur la jachère peut réduire les rendements en diminuant la quantité d&#039;eau et d&#039;azote minéral disponibles dans le sol. Par exemple, deux essais au champ distincts menés en Australie ont révélé que les adventices réduisaient de 40 à 50 % la réserve en eau du sol au moment du semis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;ampleur de cette perte dépend des conditions saisonnières, mais elle peut contribuer à une baisse du rendement. Plusieurs études ont mis en évidence des réductions de rendement importantes causées par les adventices en période de jachère, comme l&#039;illustre la figure ci-dessous laquelle montre une chute du rendement de plus de moitié en fonction de la densité des adventices estivales.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Relation_adventices_rendement.jpg|centré|vignette|700x700px|Relation entre la densité d&#039;adventices estivales (héliotrope commun et céréales spontanées) et le rendement ultérieur en grain de blé en Australie.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Incidence de la gestion des chaumes sur le stockage de l&#039;eau ===&lt;br /&gt;
L&#039;effet principal des résidus de culture sur la rétention d&#039;eau dans le sol consiste à &#039;&#039;&#039;réduire le ruissellement et à favoriser l&#039;infiltration&#039;&#039;&#039; — ce qui accroît l&#039;humidité du sol — plutôt qu&#039;à limiter l&#039;évaporation durant la jachère. Dans les zones où les risques d&#039;érosion hydrique sont élevés en raison d&#039;orages estivaux violents, la présence de résidus de culture réduit le ruissellement, améliore l&#039;infiltration de l&#039;eau et &#039;&#039;&#039;limite l&#039;érosion&#039;&#039;&#039;. Ces résidus atténuent également l&#039;intensité de l&#039;érosion éolienne. À titre indicatif, une couverture du sol par des résidus de culture égale ou supérieure à 50 % permet de minimiser les effets de l&#039;érosion hydrique et éolienne (Figure suivante).[[File: relation couverture du sol et erosion.jpg]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La majeure partie de la perte d&#039;eau durant la période de jachère est due à &#039;&#039;&#039;l&#039;évaporation&#039;&#039;&#039;. Toutefois, la quantité de résidus de culture (chaumes) a peu d&#039;incidence sur les pertes par évaporation. Ces résidus ralentissent le taux d&#039;évaporation, mais en cas de forte demande évaporative prolongée, la différence d&#039;évaporation totale entre les différentes quantités de résidus reste minime. Une réduction significative des pertes par évaporation ne s&#039;observe qu&#039;avec une couverture dense de résidus, typique des cultures à haut rendement (par exemple, supérieures à 6 t/ha). L&#039;utilité des résidus dépend également de la répartition des précipitations durant la jachère, facteur qui détermine la profondeur d&#039;infiltration. Les faibles averses ou les épisodes pluvieux très espacés dans le temps s&#039;évaporent rapidement, même en présence de résidus. Pour que l&#039;eau soit efficacement stockée durant la jachère, elle doit &#039;&#039;&#039;s&#039;infiltrer au-delà de la zone d&#039;évaporation superficielle pour atteindre le sous-sol&#039;&#039;&#039;. Cela se produit &#039;&#039;&#039;lorsque des précipitations surviennent de manière rapprochée&#039;&#039;&#039;, permettant aux infiltrations successives de se chevaucher ; dans ces conditions, les résidus de culture contribuent à améliorer le stockage de l&#039;eau. Bien que les résidus de culture aient peu d&#039;effet sur les pertes d&#039;eau du sol par évaporation en été, leur influence est plus marquée lorsque la demande évaporative est faible, à l&#039;automne et au début de l&#039;hiver. Dans les régions à régime pluviométrique hivernal, la présence de résidus de culture peut accroître l&#039;efficacité des précipitations plus fréquentes de l&#039;automne. Réduire les pertes par évaporation à cette période peut favoriser un semis précoce des cultures d&#039;hiver.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le pâturage des résidus de culture réduit-il l&#039;humidité du sol ? ====&lt;br /&gt;
Le pâturage des résidus de culture a généralement &#039;&#039;&#039;peu d&#039;incidence sur la rétention d&#039;humidité du sol et le rendement en grains&#039;&#039;&#039;. Une augmentation de la densité apparente et une réduction de la vitesse d&#039;infiltration ont été observées à la suite du pâturage, mais ces effets restent superficiels et sont annulés par les processus naturels du sol (tels que les cycles d&#039;humectation et de dessiccation ou l&#039;activité biologique) ou par le travail du sol lié au semis. Les pertes de résidus de culture durant le pâturage sont souvent faibles, le bétail ayant tendance à coucher les chaumes plutôt qu&#039;à en consommer de grandes quantités. Un pâturage intensif et prolongé, surtout lorsque le sol est humide, peut toutefois entraîner une dégradation du sol et nuire à la croissance des cultures ; une bonne connaissance des risques permet cependant d&#039;éviter ces dommages.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les couverts végétaux affectent-ils la réserve en eau du sol ? ===&lt;br /&gt;
L&#039;intérêt pour l&#039;utilisation de [[couverts végétaux]] s&#039;est accru, notamment pour remplacer les jachères chimiques ou nues lorsque l&#039;efficacité de ces dernières est faible. Une culture de couverture est une culture non commerciale (qu&#039;il s&#039;agisse d&#039;une monoculture ou d&#039;un mélange) implantée avant une culture de vente, mais détruite avant sa maturité. Cette destruction peut s&#039;effectuer par application d&#039;herbicides ou par des moyens mécaniques, comme le roulage-foulage (passage d&#039;un rouleau cannelé). Les couverts végétaux peuvent être implantées en été ou en hiver, occuper une partie de la période de jachère ou remplacer une culture de vente. Elles présentent des avantages susceptibles de favoriser la productivité des cultures suivantes : &#039;&#039;&#039;protection du sol&#039;&#039;&#039; contre l&#039;érosion, le ruissellement ou l&#039;impact des gouttes de pluie grâce à une couverture végétale accrue, &#039;&#039;&#039;enrichissement en matière organique&#039;&#039;&#039;, &#039;&#039;&#039;stimulation du cycle des nutriments&#039;&#039;&#039;, &#039;&#039;&#039;réduction du lessivage des nitrates&#039;&#039;&#039;, &#039;&#039;&#039;rupture du cycle des maladies&#039;&#039;&#039; et, dans certaines conditions, &#039;&#039;&#039;amélioration de la conservation de l&#039;humidité&#039;&#039;&#039;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des essais menés dans en Australie ont démontré que des couverts végétaux telles que le millet ou le sorgho, semées au printemps et détruites après deux ou trois mois, permettent de maintenir la couverture du sol sans perte notable (voire sans aucune perte) d&#039;eau disponible pour la culture d&#039;hiver suivante au moment du semis. Une destruction précoce est cruciale pour permettre la reconstitution des réserves en eau du sol vers la fin de la période de jachère. Ces travaux ont également montré que les couverts végétaux peuvent offrir de meilleures conditions de semis en &#039;&#039;&#039;augmentant l&#039;humidité des horizons superficiels du sol&#039;&#039;&#039; par rapport à une jachère conventionnelle, grâce à une réduction de l&#039;évaporation. La réussite de cette pratique dépend toutefois de précipitations suffisantes pour reconstituer les réserves en eau du sol après la culture de couverture. En cas de précipitations limitées après la destruction de la culture, la quantité d&#039;eau disponible pour la culture suivante peut être réduite, entraînant une baisse &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
des rendements. Cependant ces résultats dépendent du contexte géographique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Incidence de la culture précédente sur les réserves d&#039;eau du sol ===&lt;br /&gt;
Les cultures des années précédentes peuvent avoir une &#039;&#039;&#039;influence significative sur la croissance et le rendement de la culture en cours&#039;&#039;&#039;, principalement en raison de leurs effets sur la &#039;&#039;&#039;disponibilité de l&#039;eau et de l&#039;azote&#039;&#039;&#039;. Les cultures de rupture peuvent laisser des quantités variables d&#039;eau disponible au moment du semis de la culture suivante, en raison des différences de développement racinaire. Les cultures de rupture autres que les céréales peuvent également influer sur la capacité de la culture à utiliser l&#039;eau résiduelle du sol, en améliorant la santé racinaire grâce à une rupture du cycle des maladies et en augmentant la quantité d&#039;azote résiduel dans le sol. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De nombreuses expériences menées dans l&#039;est de l&#039;Australie ont révélé que les légumineuses ont tendance à laisser davantage d&#039;humidité résiduelle dans le sol au moment de la récolte que les céréales d&#039;hiver ou le colza. Cela s&#039;explique par des différences de profondeur d&#039;enracinement, de vitesse de sénescence et de besoins en eau. La durée de la saison est également un facteur déterminant pour l&#039;humidité résiduelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, ces écarts d&#039;humidité résiduelle à la récolte ne se traduisent pas systématiquement par des différences d&#039;humidité du sol au moment du semis ou de rendement en grains, en raison de la moindre efficacité de la jachère après les légumineuses à graines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des différences ont été observées quant aux effets résiduels des cultures d&#039;été. Le coton peut laisser le sol plus sec de 20 à 30 mm par rapport au maïs ou au sorgho, ce qui peut entraîner des rendements inférieurs après le coton comparativement aux céréales d&#039;été. À l&#039;inverse, le haricot mungo a tendance à laisser plus d&#039;humidité résiduelle que les céréales d&#039;été ; cependant, en raison de sa faible couverture du sol, cet écart s&#039;amenuise à la fin de la période de jachère, au point qu&#039;il peut ne subsister aucune différence de rendement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources ==&lt;br /&gt;
Grains Research and Development Corporation, 2023, &#039;&#039;Strategies for optimising water use efficiency in grain growing systems,&#039;&#039; disponible à l&#039;adresse : https://grdc.com.au/__data/assets/pdf_file/0032/633938/water-smart-farming-manual-grdc-20260217.pdf&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Soline Littolff (3857106693)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:Relation_adventices_rendement.jpg&amp;diff=198077</id>
		<title>Fichier:Relation adventices rendement.jpg</title>
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		<updated>2026-09-18T16:03:05Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Soline Littolff (3857106693) : Image issue du pdf : https://grdc.com.au/__data/assets/pdf_file/0032/633938/water-smart-farming-manual-grdc-20260217.pdf&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Description ==&lt;br /&gt;
Image issue du pdf : https://grdc.com.au/__data/assets/pdf_file/0032/633938/water-smart-farming-manual-grdc-20260217.pdf&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Soline Littolff (3857106693)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Comprendre_les_co%C3%BBts_de_m%C3%A9canisation&amp;diff=198076</id>
		<title>Comprendre les coûts de mécanisation</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Comprendre_les_co%C3%BBts_de_m%C3%A9canisation&amp;diff=198076"/>
		<updated>2026-09-18T15:41:58Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Soline Littolff (3857106693) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Pratique&lt;br /&gt;
|Image=Agricultural machinery.jpg&lt;br /&gt;
|Objectif=Réduction des charges@ Réduction des coûts de mécanisation&lt;br /&gt;
|Mots-clés=Mécanisation&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
Les &#039;&#039;&#039;coûts de mécanisation&#039;&#039;&#039; varient de &#039;&#039;&#039;400 €&#039;&#039;&#039; à &#039;&#039;&#039;600 € par hectare&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;https://ouest.cuma.fr/cout-de-mecanisation-des-exploitations-en-pays-de-la-loire-2024/&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cette différence élevée montre l’importance de comprendre comment les coûts de mécanisation sont calculés et par quels moyens ils peuvent être réduits à l’échelle d’une exploitation agricole. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En effet, &#039;&#039;&#039;la réduction des coûts&#039;&#039;&#039; de mécanisation est un moyen efficace d’&#039;&#039;&#039;améliorer la rentabilité&#039;&#039;&#039; d’une exploitation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le barème d’entraide ==&lt;br /&gt;
Le &#039;&#039;&#039;barème d’entraide&#039;&#039;&#039; est publié chaque année par les conseillers machinisme des Chambres d’agriculture et les CUMA. Il sert de &#039;&#039;&#039;référence pour évaluer le coût des échanges de matériel et de main-d’œuvre entre agriculteurs&#039;&#039;&#039;. Ce document permet d’estimer les coûts des opérations culturales, et donc de chiffrer les échanges de services entre agriculteurs&amp;lt;ref&amp;gt;https://bfc.cuma.fr/les-essentiels-des-prix-de-revient/&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les tarifs proposés prennent en compte les principaux coûts liés à l’utilisation des matériels : les charges fixes, notamment l’amortissement du matériel et les intérêts d’emprunt, et les charges variables, qui comprennent notamment le carburant, l’entretien et les pneumatiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces coûts sont calculés en considérant une utilisation annuelle optimale du matériel. Le barème permet ainsi de déterminer un &#039;&#039;&#039;tarif indicatif pour les travaux réalisés en entraide et de disposer d&#039;une base commune entre agriculteurs&#039;&#039;&#039;. Les valeurs du barème peuvent également servir de référence pour facturer des travaux ou des échanges de matériel et de main-d’œuvre entre agriculteurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Liens vers les différents barèmes d’entraide : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Centre Val de Loire : https://centre-valdeloire.chambres-agriculture.fr/sinformer/machinisme/bareme-dentraide&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Grand Est 2025 : https://meurthe-et-moselle.chambres-agriculture.fr/sinformer/ressources-documentation/machinisme-mecanisation/bareme-dentraide &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Hauts de France : https://hautsdefrance.chambres-agriculture.fr/resultats-de-recherche?tx_solr%5Bq%5D=bar%C3%A8me+d%27entraide&lt;br /&gt;
* Nouvelle Aquitaine : https://nouvelle-aquitaine.chambres-agriculture.fr/sinformer/toutes-les-publications/publication/bareme-dentraide-regional &lt;br /&gt;
* Occitanie 2025 : https://occitanie.chambres-agriculture.fr/sinformer/ressources-documentation/toutes-les-publications/publication/couts-des-operations-culturales-2025-7&lt;br /&gt;
* Ardennes : https://ardennes.cuma.fr/bareme-entraide/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Comprendre le calcul ==&lt;br /&gt;
Les &#039;&#039;&#039;coûts des opérations culturales,&#039;&#039;&#039; aussi appelés  coûts de chantier, sont calculés à partir des Coûts Prévisionnels Indicatifs de l’année, selon la méthode définie par Chambres d’agriculture France. Cette méthode permet d’estimer le coût d’utilisation des matériels agricoles&amp;lt;ref&amp;gt;https://agriia.fr/calculettes/bareme-entraide&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;https://meurthe-et-moselle.chambres-agriculture.fr/sinformer/ressources-documentation/machinisme-mecanisation/bareme-dentraide&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le coût d’utilisation d’un matériel repose sur plusieurs types de charges :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* les &#039;&#039;&#039;charges fixes&#039;&#039;&#039;, liées notamment à la dépréciation du matériel et aux intérêts du capital ;&lt;br /&gt;
* les &#039;&#039;&#039;frais variables&#039;&#039;&#039;, liés à son utilisation et à son entretien ;&lt;br /&gt;
* les &#039;&#039;&#039;frais de carburant&#039;&#039;&#039; ;&lt;br /&gt;
* les &#039;&#039;&#039;frais de main-d’œuvre&#039;&#039;&#039;, pour le tractoriste ou tout autre opérateur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les charges fixes ===&lt;br /&gt;
Pour calculer les charges fixes, un &#039;&#039;&#039;taux global moyen de dépréciation est appliqué&#039;&#039;&#039;. Ce taux varie selon le type de matériel afin de tenir compte de ses caractéristiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour les tracteurs et autres matériels de traction, le taux de dépréciation est également modulé en fonction de la durée d’utilisation. L’objectif est de mieux prendre en compte la dépréciation réellement observée sur le terrain, notamment à partir des valeurs de reprise des tracteurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les intérêts du capital sont directement intégrés dans ce taux global.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les volumes de travail annuels ====&lt;br /&gt;
Le calcul prend en compte le &#039;&#039;&#039;volume de travail annuel réalisable par le matériel&#039;&#039;&#039;. Dans la plupart des barèmes, la surface travaillée par an est donnée en face de chaque ligne (2 passages sur 30ha correspond à une surface travaillée de 60ha). Pour certaines machines, ce volume est exprimé en heures d’utilisation ou bien en passages.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Principe du calcul ====&lt;br /&gt;
On calcule les &#039;&#039;&#039;charges fixes d’amortissement&#039;&#039;&#039; de la manière suivante : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* On part du prix neuf (par exemple 100 000€)&lt;br /&gt;
* On décide d’une durée d’amortissement, c’est à dire après laquelle on considère qu’on souhaitera renouveler le matériel (par exemple 10 ans)&lt;br /&gt;
* On établit le nombre d’hectares, d’heures ou bien de passages par an (par exemple 700 passages pour une tonne à lisier)&lt;br /&gt;
* On divise le prix neuf par la durée et l’usage : prix de revient par passage : &#039;&#039;&#039;100 000€ ÷ 10 ans ÷ 700 passages = 14 €/passage&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Prix des matériels ====&lt;br /&gt;
Le prix retenu pour un matériel neuf correspond à un prix moyen hors taxes, chez les concessionnaires locaux. &#039;&#039;&#039;Le prix réellement payé varie selon les régions, les besoins des utilisateurs et la politique commerciale des constructeurs&#039;&#039;&#039;. Les prix sont hors aides éventuelles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis plusieurs années, les achats de tracteurs et d’autres automoteurs sont de plus en plus souvent associés à des extensions de garantie et à des contrats de maintenance. En pratique, cela veut dire qu’on augmente le coût à l’achat tout en baissant les coûts d’entretien. Cela veut dire que même si on prend ce type d’option, le calcul du barème reste valide.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Coût d’un chantier agricole ===&lt;br /&gt;
Le coût d’une opération culturale ne correspond pas simplement au coût d’utilisation d’un outil. Un chantier associe généralement plusieurs éléments, par exemple un tracteur, un outil et de la main-d’œuvre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour calculer le coût complet d’un chantier à l’hectare, on additionne donc :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Coût à l’hectare = (coût horaire de l’outil + coût horaire du tracteur + coût horaire de la main-d’œuvre) ÷ débit de chantier.&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par exemple, pour implanter un hectare de céréales, le chantier peut comprendre un labour puis un semis combiné. Pour le labour, le barème indique un coût de 40,50 €/h pour un tracteur de 150 ch, auquel s’ajoutent 18,30 €/ha pour une charrue 5 corps et 1 heure de main-d’œuvre. Le semis combiné associe ensuite un tracteur de 130 ch utilisé pendant 0,7 h, un combiné de 3,50 m à 32,70 €/ha et 0,7 h de main-d’œuvre. L&#039;ensemble représente un coût d&#039;environ 153,60 €/ha pour le chantier (les coûts machine comprenant amortissement et fonctionnement, dont GNR).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Guide des coûts de revient ==&lt;br /&gt;
Le &#039;&#039;&#039;guide des coûts de revient&#039;&#039;&#039; (édité par les CUMA) est complémentaire des barèmes d’entraide. Il analyse les coûts d’amortissement du matériel effectivement acheté par les CUMA et permet d’identifier les prix de revient sur la base d’un amortissement et d’une utilisation typique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce guide permet de comprendre l’analyse faite lors du calcul d’un coût fixe de matériel (amortissement, entretien), sur la base d’un parc matériel réel et de simulations pour du matériel neuf.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lien : &amp;lt;nowiki&amp;gt;https://www.cuma.fr/resource/guide-des-couts-de-revient-gpr-edition-est-2025-2026/&amp;lt;/nowiki&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les données de référence (prix du gnr, du travail à l’h) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Prix du GNR :&#039;&#039;&#039; entre 1€/L et 2€/L selon les années &lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Prix du travail à l’heure :&#039;&#039;&#039; 18 à 25€/h, varie selon la technicité du travail, le type de matériel utilisé et la qualification du chauffeur. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Débits de chantier ==&lt;br /&gt;
Le &#039;&#039;&#039;débit de chantier&#039;&#039;&#039; représente le nombre d’hectares réalisés par heure. Dans le cadre de travaux agricoles. Cette mesure permet d’évaluer la performance d’une machine ou d’une équipe sur un chantier agricole, et d’ajuster les paramètres pour maximiser l’efficacité&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot;&amp;gt;https://smag.tech/blog/calcul-debit-chantier-agricole/&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Calcul des débits de chantier ===&lt;br /&gt;
Le calcul du débit de chantier se base sur la formule :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Débit de chantier = (Largeur de travail x Vitesse de travail x Coefficient d’efficacité) / 10&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Largeur de travail : La largeur effective de la machine, en mètres.&lt;br /&gt;
* Vitesse de travail : La vitesse de déplacement sur le terrain, en km/h.&lt;br /&gt;
* Coefficient d’efficacité (voir ci-dessous) : Pour prendre en compte les temps de manœuvre, de remplissage, de vidange et d’arrêt. Ce coefficient est généralement compris entre 0,5 et 0,9. Le coefficient aurait une valeur de 1 dans des conditions de travail parfaites (aucun arrêt de machine, aucune panne), ce qui n’est pas réalisable en réalité.&lt;br /&gt;
* Diviseur 10 : Il permet de convertir le résultat en hectares par heure.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Exemple de calcul :&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour une moissonneuse-batteuse avec une largeur de travail de 6 mètres, une vitesse de 5 km/h, et un coefficient d’efficacité de 0,75 :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Débit = (6 x 5 x 0,75) / 10 = 2,25 hectares/heure.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le débit de chantier ne se limite pas uniquement à la largeur et à la vitesse de la machine. Il est important d’inclure l’ensemble des temps nécessaires à la réalisation du travail, notamment :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Temps de travail effectif :&#039;&#039;&#039; C’est le temps réellement passé à travailler (labourer, semer, moissonner, etc.).&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Temps de manœuvre :&#039;&#039;&#039; Les temps de demi-tours, de réglages ou de changements de parcelles.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Temps d’arrêt :&#039;&#039;&#039; Les interruptions pour le ravitaillement en carburant, l’entretien des machines, ou le transfert des récoltes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La prise en compte de ces temps permet d’ajuster le coefficient d’efficacité dans le calcul du débit. Plus les arrêts et les manœuvres sont fréquents, plus ce coefficient sera faible. Un chantier fluide et bien préparé se situe vers le haut de la fourchette (≈ 0,8–0,9), tandis qu’un chantier avec de nombreuses interruptions se rapproche de 0,5–0,7. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’optimisation du débit de chantier repose sur une planification et une gestion rigoureuse :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Choisir la machine adaptée :&#039;&#039;&#039; Opter pour des machines de largeur adaptée à la taille des parcelles et aux conditions du terrain.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Améliorer les manœuvres :&#039;&#039;&#039; Minimiser les temps de demi-tours en planifiant des itinéraires optimisés.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Limiter les temps d’arrêt :&#039;&#039;&#039; Préparer le ravitaillement en carburant, en semences ou en eau pour réduire les interruptions.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Adapter la vitesse :&#039;&#039;&#039; Trouver un équilibre entre vitesse et qualité du travail pour maximiser l’efficacité.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Entretenir les machines :&#039;&#039;&#039; Un entretien régulier assure un fonctionnement optimal et réduit les risques de panne&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Réduire les charges de mécanisation ==&lt;br /&gt;
Différents points sont à surveiller pour limiter les charges de mécanisation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe deux leviers principaux pour tamponner une hausse de charge de mécanisation : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Produire plus de volume par UTH&#039;&#039;&#039; (augmenter la productivité pour diluer le coût)&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Faire moins d’interventions sur la parcelle&#039;&#039;&#039; (par exemple par du [[Techniques culturales simplifiées (TCS)|TCS]] ou de l’[[Agriculture de conservation des sols (ACS)|ACS]])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour réduire ces charges, il faut être attentif à l’&#039;&#039;&#039;adéquation entre tracteur et outil&#039;&#039;&#039; : un tracteur trop puissant par rapport aux outils conduit à une perte économique. Il est important de bien choisir la performance et la technologie des outils en fonction des besoins. Pour faire ce choix, il faut réfléchir en fonction de la surface à traiter, la surmécanisation ne dépend pas de la taille de la machine mais plutôt de la surface. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une autre notion importante est de ne pas confondre puissance et effort de traction (force) :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Si on veut un effort de traction supérieur, il faut un tracteur plus lourd, il ne faut pas acheter un tracteur plus puissant mais lester le tracteur.&lt;br /&gt;
* Par contre, si le débit de chantier doit augmenter on peut investir dans la puissance pour augmenter la surface travaillée dans le même temps&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.youtube.com/watch?v=OndxxRxVrFM&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Attention : si le tracteur est trop lourd il consomme plus et compacte aussi plus le sol, ce qui finit par provoquer des baisses de rendement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Bien choisir son matériel ===&lt;br /&gt;
Le bon matériel est avant tout celui qui correspond aux &#039;&#039;&#039;besoins de l’exploitation et à la main-d’œuvre disponible&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’objectif est de pouvoir réaliser les travaux au bon moment, avec le matériel et les personnes dont on dispose. Il faut notamment tenir compte du &#039;&#039;&#039;nombre de jours où les conditions permettent réellement d’intervenir dans les champs&#039;&#039;&#039;, en fonction du sol et de la météo (conditions pédoclimatiques).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D’autres critères peuvent aussi entrer en compte dans le choix du matériel : &#039;&#039;&#039;le confort de travail, la sécurité, la prise de risque, le temps que l’on souhaite consacrer à l’exploitation&#039;&#039;&#039;, ou encore les avantages fiscaux qu’il est possible de mobiliser&amp;lt;ref name=&amp;quot;:1&amp;quot;&amp;gt;https://www.arvalis.fr/infos-techniques/dans-quelle-mesure-est-il-possible-de-reduire-les-charges-de-mecanisation&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Réduire les charges de mécanisation ===&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Faire moins de passages dans les champs peut permettre de réduire les coûts de matériel et de main-d’œuvre.&#039;&#039;&#039; Mais il faut vérifier que cette réduction des interventions reste cohérente avec les besoins des cultures, notamment sur plusieurs années.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une première question à se poser est : &#039;&#039;&#039;quelle surface l’exploitation peut-on réellement travailler avec le matériel et la main-d’œuvre disponibles ?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si du temps et du matériel sont disponibles, plusieurs possibilités existent :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;augmenter la surface cultivée&#039;&#039;&#039;, par exemple en reprenant des terres ;&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;réaliser des travaux pour d’autres agriculteurs&#039;&#039;&#039;, si la demande existe localement ;&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;mettre du matériel à disposition d’autres agriculteurs&#039;&#039;&#039;, notamment grâce aux plateformes et applications en ligne ;&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;partager du matériel&#039;&#039;&#039;, par exemple avec une CUMA ou dans le cadre d&#039;une copropriété ;&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;faire réaliser certaines opérations par une entreprise&#039;&#039;&#039;, lorsque cela revient moins cher que d’avoir et d’entretenir soi-même le matériel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, plusieurs exploitations peuvent aller plus loin en &#039;&#039;&#039;organisant ensemble leurs cultures et leur matériel&#039;&#039;&#039;. Cela peut permettre de réaliser des économies importantes, mais demande une bonne organisation et une relation de confiance entre les agriculteurs&amp;lt;ref name=&amp;quot;:1&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Mutualisation ===&lt;br /&gt;
La mutualisation consiste à &#039;&#039;&#039;mettre en commun du matériel agricole entre plusieurs agriculteurs&#039;&#039;&#039;. C’est notamment le principe des Coopératives d’Utilisation de Matériel Agricole (CUMA), qui regroupent de nombreux agriculteurs. L’objectif est de &#039;&#039;&#039;mieux utiliser le matériel et de répartir les coûts entre les exploitations&#039;&#039;&#039;, en raisonnant à l’échelle d’un groupe ou d’un territoire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette organisation permet de limiter le poids des investissements pour chaque exploitation. En revanche, elle ne règle pas toujours le problème du manque de main-d’œuvre. C’est pourquoi de plus en plus de CUMA &#039;&#039;&#039;emploient des chauffeurs&#039;&#039;&#039; pour réaliser les travaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est également possible &#039;&#039;&#039;d’acheter du matériel à plusieurs&#039;&#039;&#039;, en copropriété, afin de partager les coûts. Cette solution peut permettre d’accéder à des machines plus puissantes et plus performantes, qu’un agriculteur seul ne pourrait pas forcément financer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une autre possibilité consiste à &#039;&#039;&#039;louer du matériel agricole&#039;&#039;&#039;, auprès d’un concessionnaire ou d’un autre agriculteur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Délégation de travaux agricoles ===&lt;br /&gt;
Lorsqu’un agriculteur ne possède pas le matériel nécessaire ou manque de main-d’œuvre pour réaliser ses travaux, il peut &#039;&#039;&#039;faire appel à un prestataire extérieur&#039;&#039;&#039;. Il peut s’agir d’une Entreprise de Travaux Agricoles (ETA), d’une CUMA ou d’un autre agriculteur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette solution n’est pas forcément adaptée à toutes les exploitations. Il est donc important de &#039;&#039;&#039;comparer le coût des travaux réalisés soi-même avec celui d’une prestation extérieure&#039;&#039;&#039;. La délégation peut permettre de réduire les coûts, notamment lorsqu’elle évite d’acheter et d’entretenir du matériel qui serait peu utilisé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La sous-traitance des travaux agricoles augmente de &#039;&#039;&#039;2,7 % par an depuis 2000&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;:2&amp;quot;&amp;gt;https://www.agrifind.fr/baisser-charges-mecanisation/&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La délégation intégrale ===&lt;br /&gt;
La délégation intégrale consiste à &#039;&#039;&#039;confier l’ensemble des travaux agricoles à des prestataires extérieurs&#039;&#039;&#039;. Selon le recensement général agricole de 2016, 7,1 % des exploitations avaient déclaré avoir délégué intégralement leurs travaux de culture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une étude menée auprès de 1 000 exploitations de l’Oise montre qu’une &#039;&#039;&#039;économie de 70 € par hectare&#039;&#039;&#039; peut être réalisée en confiant l’ensemble des travaux à des prestataires. Dans ce département, la conduite d’un hectare de blé revient en moyenne à &#039;&#039;&#039;450 € en délégation intégrale&#039;&#039;&#039;, contre &#039;&#039;&#039;530 € lorsque tous les travaux sont réalisés par l’exploitation&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;:2&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Acheter neuf ou d’occasion ===&lt;br /&gt;
Lorsque l’achat de matériel est nécessaire, &#039;&#039;&#039;le choix entre neuf et occasion peut avoir un impact important sur le budget de l’exploitation&#039;&#039;&#039;. Les deux solutions présentent des avantages et des inconvénients.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon le type de matériel et son utilisation, &#039;&#039;&#039;acheter d’occasion peut être intéressant&#039;&#039;&#039;. Une machine bien entretenue par son précédent propriétaire peut encore être utilisée pendant plusieurs années. Le choix doit donc se faire au cas par cas, en fonction des besoins de l’exploitation et de l’état du matériel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D’autres solutions d’achat se développent également. Comme pour certains intrants, des agriculteurs se regroupent pour &#039;&#039;&#039;acheter du matériel à plusieurs et négocier les prix&#039;&#039;&#039; auprès des constructeurs ou des concessionnaires. D’après le rapport du CGAAER n° 20064, cette pratique a permis de &#039;&#039;&#039;réduire de 20 % le prix d’achat du matériel&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces différentes solutions montrent l’intérêt de &#039;&#039;&#039;raisonner les investissements en matériel en fonction des besoins et des objectifs de l’exploitation&#039;&#039;&#039;, plutôt que de se baser uniquement sur une envie d’achat, une opportunité fiscale ou une pression sociale&amp;lt;ref name=&amp;quot;:2&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
{{Pages liées}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Soline Littolff (3857106693)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Comprendre_les_co%C3%BBts_de_m%C3%A9canisation&amp;diff=198075</id>
		<title>Comprendre les coûts de mécanisation</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Comprendre_les_co%C3%BBts_de_m%C3%A9canisation&amp;diff=198075"/>
		<updated>2026-09-18T15:41:30Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Soline Littolff (3857106693) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Pratique&lt;br /&gt;
|Objectif=Réduction des charges@ Réduction des coûts de mécanisation&lt;br /&gt;
|Mots-clés=Mécanisation&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
Les &#039;&#039;&#039;coûts de mécanisation&#039;&#039;&#039; varient de &#039;&#039;&#039;400 €&#039;&#039;&#039; à &#039;&#039;&#039;600 € par hectare&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;https://ouest.cuma.fr/cout-de-mecanisation-des-exploitations-en-pays-de-la-loire-2024/&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cette différence élevée montre l’importance de comprendre comment les coûts de mécanisation sont calculés et par quels moyens ils peuvent être réduits à l’échelle d’une exploitation agricole. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En effet, &#039;&#039;&#039;la réduction des coûts&#039;&#039;&#039; de mécanisation est un moyen efficace d’&#039;&#039;&#039;améliorer la rentabilité&#039;&#039;&#039; d’une exploitation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le barème d’entraide ==&lt;br /&gt;
Le &#039;&#039;&#039;barème d’entraide&#039;&#039;&#039; est publié chaque année par les conseillers machinisme des Chambres d’agriculture et les CUMA. Il sert de &#039;&#039;&#039;référence pour évaluer le coût des échanges de matériel et de main-d’œuvre entre agriculteurs&#039;&#039;&#039;. Ce document permet d’estimer les coûts des opérations culturales, et donc de chiffrer les échanges de services entre agriculteurs&amp;lt;ref&amp;gt;https://bfc.cuma.fr/les-essentiels-des-prix-de-revient/&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les tarifs proposés prennent en compte les principaux coûts liés à l’utilisation des matériels : les charges fixes, notamment l’amortissement du matériel et les intérêts d’emprunt, et les charges variables, qui comprennent notamment le carburant, l’entretien et les pneumatiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces coûts sont calculés en considérant une utilisation annuelle optimale du matériel. Le barème permet ainsi de déterminer un &#039;&#039;&#039;tarif indicatif pour les travaux réalisés en entraide et de disposer d&#039;une base commune entre agriculteurs&#039;&#039;&#039;. Les valeurs du barème peuvent également servir de référence pour facturer des travaux ou des échanges de matériel et de main-d’œuvre entre agriculteurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Liens vers les différents barèmes d’entraide : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Centre Val de Loire : https://centre-valdeloire.chambres-agriculture.fr/sinformer/machinisme/bareme-dentraide&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Grand Est 2025 : https://meurthe-et-moselle.chambres-agriculture.fr/sinformer/ressources-documentation/machinisme-mecanisation/bareme-dentraide &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Hauts de France : https://hautsdefrance.chambres-agriculture.fr/resultats-de-recherche?tx_solr%5Bq%5D=bar%C3%A8me+d%27entraide&lt;br /&gt;
* Nouvelle Aquitaine : https://nouvelle-aquitaine.chambres-agriculture.fr/sinformer/toutes-les-publications/publication/bareme-dentraide-regional &lt;br /&gt;
* Occitanie 2025 : https://occitanie.chambres-agriculture.fr/sinformer/ressources-documentation/toutes-les-publications/publication/couts-des-operations-culturales-2025-7&lt;br /&gt;
* Ardennes : https://ardennes.cuma.fr/bareme-entraide/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Comprendre le calcul ==&lt;br /&gt;
Les &#039;&#039;&#039;coûts des opérations culturales,&#039;&#039;&#039; aussi appelés  coûts de chantier, sont calculés à partir des Coûts Prévisionnels Indicatifs de l’année, selon la méthode définie par Chambres d’agriculture France. Cette méthode permet d’estimer le coût d’utilisation des matériels agricoles&amp;lt;ref&amp;gt;https://agriia.fr/calculettes/bareme-entraide&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;https://meurthe-et-moselle.chambres-agriculture.fr/sinformer/ressources-documentation/machinisme-mecanisation/bareme-dentraide&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le coût d’utilisation d’un matériel repose sur plusieurs types de charges :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* les &#039;&#039;&#039;charges fixes&#039;&#039;&#039;, liées notamment à la dépréciation du matériel et aux intérêts du capital ;&lt;br /&gt;
* les &#039;&#039;&#039;frais variables&#039;&#039;&#039;, liés à son utilisation et à son entretien ;&lt;br /&gt;
* les &#039;&#039;&#039;frais de carburant&#039;&#039;&#039; ;&lt;br /&gt;
* les &#039;&#039;&#039;frais de main-d’œuvre&#039;&#039;&#039;, pour le tractoriste ou tout autre opérateur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les charges fixes ===&lt;br /&gt;
Pour calculer les charges fixes, un &#039;&#039;&#039;taux global moyen de dépréciation est appliqué&#039;&#039;&#039;. Ce taux varie selon le type de matériel afin de tenir compte de ses caractéristiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour les tracteurs et autres matériels de traction, le taux de dépréciation est également modulé en fonction de la durée d’utilisation. L’objectif est de mieux prendre en compte la dépréciation réellement observée sur le terrain, notamment à partir des valeurs de reprise des tracteurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les intérêts du capital sont directement intégrés dans ce taux global.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les volumes de travail annuels ====&lt;br /&gt;
Le calcul prend en compte le &#039;&#039;&#039;volume de travail annuel réalisable par le matériel&#039;&#039;&#039;. Dans la plupart des barèmes, la surface travaillée par an est donnée en face de chaque ligne (2 passages sur 30ha correspond à une surface travaillée de 60ha). Pour certaines machines, ce volume est exprimé en heures d’utilisation ou bien en passages.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Principe du calcul ====&lt;br /&gt;
On calcule les &#039;&#039;&#039;charges fixes d’amortissement&#039;&#039;&#039; de la manière suivante : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* On part du prix neuf (par exemple 100 000€)&lt;br /&gt;
* On décide d’une durée d’amortissement, c’est à dire après laquelle on considère qu’on souhaitera renouveler le matériel (par exemple 10 ans)&lt;br /&gt;
* On établit le nombre d’hectares, d’heures ou bien de passages par an (par exemple 700 passages pour une tonne à lisier)&lt;br /&gt;
* On divise le prix neuf par la durée et l’usage : prix de revient par passage : &#039;&#039;&#039;100 000€ ÷ 10 ans ÷ 700 passages = 14 €/passage&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Prix des matériels ====&lt;br /&gt;
Le prix retenu pour un matériel neuf correspond à un prix moyen hors taxes, chez les concessionnaires locaux. &#039;&#039;&#039;Le prix réellement payé varie selon les régions, les besoins des utilisateurs et la politique commerciale des constructeurs&#039;&#039;&#039;. Les prix sont hors aides éventuelles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis plusieurs années, les achats de tracteurs et d’autres automoteurs sont de plus en plus souvent associés à des extensions de garantie et à des contrats de maintenance. En pratique, cela veut dire qu’on augmente le coût à l’achat tout en baissant les coûts d’entretien. Cela veut dire que même si on prend ce type d’option, le calcul du barème reste valide.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Coût d’un chantier agricole ===&lt;br /&gt;
Le coût d’une opération culturale ne correspond pas simplement au coût d’utilisation d’un outil. Un chantier associe généralement plusieurs éléments, par exemple un tracteur, un outil et de la main-d’œuvre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour calculer le coût complet d’un chantier à l’hectare, on additionne donc :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Coût à l’hectare = (coût horaire de l’outil + coût horaire du tracteur + coût horaire de la main-d’œuvre) ÷ débit de chantier.&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par exemple, pour implanter un hectare de céréales, le chantier peut comprendre un labour puis un semis combiné. Pour le labour, le barème indique un coût de 40,50 €/h pour un tracteur de 150 ch, auquel s’ajoutent 18,30 €/ha pour une charrue 5 corps et 1 heure de main-d’œuvre. Le semis combiné associe ensuite un tracteur de 130 ch utilisé pendant 0,7 h, un combiné de 3,50 m à 32,70 €/ha et 0,7 h de main-d’œuvre. L&#039;ensemble représente un coût d&#039;environ 153,60 €/ha pour le chantier (les coûts machine comprenant amortissement et fonctionnement, dont GNR).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Guide des coûts de revient ==&lt;br /&gt;
Le &#039;&#039;&#039;guide des coûts de revient&#039;&#039;&#039; (édité par les CUMA) est complémentaire des barèmes d’entraide. Il analyse les coûts d’amortissement du matériel effectivement acheté par les CUMA et permet d’identifier les prix de revient sur la base d’un amortissement et d’une utilisation typique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce guide permet de comprendre l’analyse faite lors du calcul d’un coût fixe de matériel (amortissement, entretien), sur la base d’un parc matériel réel et de simulations pour du matériel neuf.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lien : &amp;lt;nowiki&amp;gt;https://www.cuma.fr/resource/guide-des-couts-de-revient-gpr-edition-est-2025-2026/&amp;lt;/nowiki&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les données de référence (prix du gnr, du travail à l’h) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Prix du GNR :&#039;&#039;&#039; entre 1€/L et 2€/L selon les années &lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Prix du travail à l’heure :&#039;&#039;&#039; 18 à 25€/h, varie selon la technicité du travail, le type de matériel utilisé et la qualification du chauffeur. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Débits de chantier ==&lt;br /&gt;
Le &#039;&#039;&#039;débit de chantier&#039;&#039;&#039; représente le nombre d’hectares réalisés par heure. Dans le cadre de travaux agricoles. Cette mesure permet d’évaluer la performance d’une machine ou d’une équipe sur un chantier agricole, et d’ajuster les paramètres pour maximiser l’efficacité&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot;&amp;gt;https://smag.tech/blog/calcul-debit-chantier-agricole/&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Calcul des débits de chantier ===&lt;br /&gt;
Le calcul du débit de chantier se base sur la formule :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Débit de chantier = (Largeur de travail x Vitesse de travail x Coefficient d’efficacité) / 10&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Largeur de travail : La largeur effective de la machine, en mètres.&lt;br /&gt;
* Vitesse de travail : La vitesse de déplacement sur le terrain, en km/h.&lt;br /&gt;
* Coefficient d’efficacité (voir ci-dessous) : Pour prendre en compte les temps de manœuvre, de remplissage, de vidange et d’arrêt. Ce coefficient est généralement compris entre 0,5 et 0,9. Le coefficient aurait une valeur de 1 dans des conditions de travail parfaites (aucun arrêt de machine, aucune panne), ce qui n’est pas réalisable en réalité.&lt;br /&gt;
* Diviseur 10 : Il permet de convertir le résultat en hectares par heure.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Exemple de calcul :&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour une moissonneuse-batteuse avec une largeur de travail de 6 mètres, une vitesse de 5 km/h, et un coefficient d’efficacité de 0,75 :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Débit = (6 x 5 x 0,75) / 10 = 2,25 hectares/heure.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le débit de chantier ne se limite pas uniquement à la largeur et à la vitesse de la machine. Il est important d’inclure l’ensemble des temps nécessaires à la réalisation du travail, notamment :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Temps de travail effectif :&#039;&#039;&#039; C’est le temps réellement passé à travailler (labourer, semer, moissonner, etc.).&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Temps de manœuvre :&#039;&#039;&#039; Les temps de demi-tours, de réglages ou de changements de parcelles.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Temps d’arrêt :&#039;&#039;&#039; Les interruptions pour le ravitaillement en carburant, l’entretien des machines, ou le transfert des récoltes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La prise en compte de ces temps permet d’ajuster le coefficient d’efficacité dans le calcul du débit. Plus les arrêts et les manœuvres sont fréquents, plus ce coefficient sera faible. Un chantier fluide et bien préparé se situe vers le haut de la fourchette (≈ 0,8–0,9), tandis qu’un chantier avec de nombreuses interruptions se rapproche de 0,5–0,7. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’optimisation du débit de chantier repose sur une planification et une gestion rigoureuse :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Choisir la machine adaptée :&#039;&#039;&#039; Opter pour des machines de largeur adaptée à la taille des parcelles et aux conditions du terrain.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Améliorer les manœuvres :&#039;&#039;&#039; Minimiser les temps de demi-tours en planifiant des itinéraires optimisés.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Limiter les temps d’arrêt :&#039;&#039;&#039; Préparer le ravitaillement en carburant, en semences ou en eau pour réduire les interruptions.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Adapter la vitesse :&#039;&#039;&#039; Trouver un équilibre entre vitesse et qualité du travail pour maximiser l’efficacité.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Entretenir les machines :&#039;&#039;&#039; Un entretien régulier assure un fonctionnement optimal et réduit les risques de panne&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Réduire les charges de mécanisation ==&lt;br /&gt;
Différents points sont à surveiller pour limiter les charges de mécanisation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe deux leviers principaux pour tamponner une hausse de charge de mécanisation : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Produire plus de volume par UTH&#039;&#039;&#039; (augmenter la productivité pour diluer le coût)&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Faire moins d’interventions sur la parcelle&#039;&#039;&#039; (par exemple par du [[Techniques culturales simplifiées (TCS)|TCS]] ou de l’[[Agriculture de conservation des sols (ACS)|ACS]])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour réduire ces charges, il faut être attentif à l’&#039;&#039;&#039;adéquation entre tracteur et outil&#039;&#039;&#039; : un tracteur trop puissant par rapport aux outils conduit à une perte économique. Il est important de bien choisir la performance et la technologie des outils en fonction des besoins. Pour faire ce choix, il faut réfléchir en fonction de la surface à traiter, la surmécanisation ne dépend pas de la taille de la machine mais plutôt de la surface. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une autre notion importante est de ne pas confondre puissance et effort de traction (force) :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Si on veut un effort de traction supérieur, il faut un tracteur plus lourd, il ne faut pas acheter un tracteur plus puissant mais lester le tracteur.&lt;br /&gt;
* Par contre, si le débit de chantier doit augmenter on peut investir dans la puissance pour augmenter la surface travaillée dans le même temps&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.youtube.com/watch?v=OndxxRxVrFM&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Attention : si le tracteur est trop lourd il consomme plus et compacte aussi plus le sol, ce qui finit par provoquer des baisses de rendement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Bien choisir son matériel ===&lt;br /&gt;
Le bon matériel est avant tout celui qui correspond aux &#039;&#039;&#039;besoins de l’exploitation et à la main-d’œuvre disponible&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’objectif est de pouvoir réaliser les travaux au bon moment, avec le matériel et les personnes dont on dispose. Il faut notamment tenir compte du &#039;&#039;&#039;nombre de jours où les conditions permettent réellement d’intervenir dans les champs&#039;&#039;&#039;, en fonction du sol et de la météo (conditions pédoclimatiques).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D’autres critères peuvent aussi entrer en compte dans le choix du matériel : &#039;&#039;&#039;le confort de travail, la sécurité, la prise de risque, le temps que l’on souhaite consacrer à l’exploitation&#039;&#039;&#039;, ou encore les avantages fiscaux qu’il est possible de mobiliser&amp;lt;ref name=&amp;quot;:1&amp;quot;&amp;gt;https://www.arvalis.fr/infos-techniques/dans-quelle-mesure-est-il-possible-de-reduire-les-charges-de-mecanisation&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Réduire les charges de mécanisation ===&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Faire moins de passages dans les champs peut permettre de réduire les coûts de matériel et de main-d’œuvre.&#039;&#039;&#039; Mais il faut vérifier que cette réduction des interventions reste cohérente avec les besoins des cultures, notamment sur plusieurs années.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une première question à se poser est : &#039;&#039;&#039;quelle surface l’exploitation peut-on réellement travailler avec le matériel et la main-d’œuvre disponibles ?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si du temps et du matériel sont disponibles, plusieurs possibilités existent :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;augmenter la surface cultivée&#039;&#039;&#039;, par exemple en reprenant des terres ;&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;réaliser des travaux pour d’autres agriculteurs&#039;&#039;&#039;, si la demande existe localement ;&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;mettre du matériel à disposition d’autres agriculteurs&#039;&#039;&#039;, notamment grâce aux plateformes et applications en ligne ;&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;partager du matériel&#039;&#039;&#039;, par exemple avec une CUMA ou dans le cadre d&#039;une copropriété ;&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;faire réaliser certaines opérations par une entreprise&#039;&#039;&#039;, lorsque cela revient moins cher que d’avoir et d’entretenir soi-même le matériel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, plusieurs exploitations peuvent aller plus loin en &#039;&#039;&#039;organisant ensemble leurs cultures et leur matériel&#039;&#039;&#039;. Cela peut permettre de réaliser des économies importantes, mais demande une bonne organisation et une relation de confiance entre les agriculteurs&amp;lt;ref name=&amp;quot;:1&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Mutualisation ===&lt;br /&gt;
La mutualisation consiste à &#039;&#039;&#039;mettre en commun du matériel agricole entre plusieurs agriculteurs&#039;&#039;&#039;. C’est notamment le principe des Coopératives d’Utilisation de Matériel Agricole (CUMA), qui regroupent de nombreux agriculteurs. L’objectif est de &#039;&#039;&#039;mieux utiliser le matériel et de répartir les coûts entre les exploitations&#039;&#039;&#039;, en raisonnant à l’échelle d’un groupe ou d’un territoire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette organisation permet de limiter le poids des investissements pour chaque exploitation. En revanche, elle ne règle pas toujours le problème du manque de main-d’œuvre. C’est pourquoi de plus en plus de CUMA &#039;&#039;&#039;emploient des chauffeurs&#039;&#039;&#039; pour réaliser les travaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est également possible &#039;&#039;&#039;d’acheter du matériel à plusieurs&#039;&#039;&#039;, en copropriété, afin de partager les coûts. Cette solution peut permettre d’accéder à des machines plus puissantes et plus performantes, qu’un agriculteur seul ne pourrait pas forcément financer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une autre possibilité consiste à &#039;&#039;&#039;louer du matériel agricole&#039;&#039;&#039;, auprès d’un concessionnaire ou d’un autre agriculteur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Délégation de travaux agricoles ===&lt;br /&gt;
Lorsqu’un agriculteur ne possède pas le matériel nécessaire ou manque de main-d’œuvre pour réaliser ses travaux, il peut &#039;&#039;&#039;faire appel à un prestataire extérieur&#039;&#039;&#039;. Il peut s’agir d’une Entreprise de Travaux Agricoles (ETA), d’une CUMA ou d’un autre agriculteur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette solution n’est pas forcément adaptée à toutes les exploitations. Il est donc important de &#039;&#039;&#039;comparer le coût des travaux réalisés soi-même avec celui d’une prestation extérieure&#039;&#039;&#039;. La délégation peut permettre de réduire les coûts, notamment lorsqu’elle évite d’acheter et d’entretenir du matériel qui serait peu utilisé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La sous-traitance des travaux agricoles augmente de &#039;&#039;&#039;2,7 % par an depuis 2000&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;:2&amp;quot;&amp;gt;https://www.agrifind.fr/baisser-charges-mecanisation/&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La délégation intégrale ===&lt;br /&gt;
La délégation intégrale consiste à &#039;&#039;&#039;confier l’ensemble des travaux agricoles à des prestataires extérieurs&#039;&#039;&#039;. Selon le recensement général agricole de 2016, 7,1 % des exploitations avaient déclaré avoir délégué intégralement leurs travaux de culture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une étude menée auprès de 1 000 exploitations de l’Oise montre qu’une &#039;&#039;&#039;économie de 70 € par hectare&#039;&#039;&#039; peut être réalisée en confiant l’ensemble des travaux à des prestataires. Dans ce département, la conduite d’un hectare de blé revient en moyenne à &#039;&#039;&#039;450 € en délégation intégrale&#039;&#039;&#039;, contre &#039;&#039;&#039;530 € lorsque tous les travaux sont réalisés par l’exploitation&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;:2&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Acheter neuf ou d’occasion ===&lt;br /&gt;
Lorsque l’achat de matériel est nécessaire, &#039;&#039;&#039;le choix entre neuf et occasion peut avoir un impact important sur le budget de l’exploitation&#039;&#039;&#039;. Les deux solutions présentent des avantages et des inconvénients.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon le type de matériel et son utilisation, &#039;&#039;&#039;acheter d’occasion peut être intéressant&#039;&#039;&#039;. Une machine bien entretenue par son précédent propriétaire peut encore être utilisée pendant plusieurs années. Le choix doit donc se faire au cas par cas, en fonction des besoins de l’exploitation et de l’état du matériel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D’autres solutions d’achat se développent également. Comme pour certains intrants, des agriculteurs se regroupent pour &#039;&#039;&#039;acheter du matériel à plusieurs et négocier les prix&#039;&#039;&#039; auprès des constructeurs ou des concessionnaires. D’après le rapport du CGAAER n° 20064, cette pratique a permis de &#039;&#039;&#039;réduire de 20 % le prix d’achat du matériel&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces différentes solutions montrent l’intérêt de &#039;&#039;&#039;raisonner les investissements en matériel en fonction des besoins et des objectifs de l’exploitation&#039;&#039;&#039;, plutôt que de se baser uniquement sur une envie d’achat, une opportunité fiscale ou une pression sociale&amp;lt;ref name=&amp;quot;:2&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
{{Pages liées}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Soline Littolff (3857106693)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Comprendre_les_co%C3%BBts_de_m%C3%A9canisation&amp;diff=198074</id>
		<title>Comprendre les coûts de mécanisation</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Comprendre_les_co%C3%BBts_de_m%C3%A9canisation&amp;diff=198074"/>
		<updated>2026-09-18T14:50:41Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Soline Littolff (3857106693) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Pratique&lt;br /&gt;
|Objectif=Réduction des charges@ Réduction des coûts de mécanisation&lt;br /&gt;
|Mots-clés=Mécanisation&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
Les &#039;&#039;&#039;coûts de mécanisation&#039;&#039;&#039; varient de &#039;&#039;&#039;400 €&#039;&#039;&#039; à &#039;&#039;&#039;600 € par hectare&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;https://ouest.cuma.fr/cout-de-mecanisation-des-exploitations-en-pays-de-la-loire-2024/&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cette différence élevée montre l’importance de comprendre comment les coûts de mécanisation sont calculés et par quels moyens ils peuvent être réduits à l’échelle d’une exploitation agricole. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En effet, &#039;&#039;&#039;la réduction des coûts&#039;&#039;&#039; de mécanisation est un moyen efficace d’&#039;&#039;&#039;améliorer la rentabilité&#039;&#039;&#039; d’une exploitation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le barème d’entraide ==&lt;br /&gt;
Le &#039;&#039;&#039;barème d’entraide&#039;&#039;&#039; est publié chaque année par les conseillers machinisme des Chambres d’agriculture et les CUMA. Il sert de &#039;&#039;&#039;référence pour évaluer le coût des échanges de matériel et de main-d’œuvre entre agriculteurs&#039;&#039;&#039;. Ce document permet d’estimer les coûts des opérations culturales, et donc de chiffrer les échanges de services entre agriculteurs&amp;lt;ref&amp;gt;https://bfc.cuma.fr/les-essentiels-des-prix-de-revient/&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les tarifs proposés prennent en compte les principaux coûts liés à l’utilisation des matériels : les charges fixes, notamment l’amortissement du matériel et les intérêts d’emprunt, et les charges variables, qui comprennent notamment le carburant, l’entretien et les pneumatiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces coûts sont calculés en considérant une utilisation annuelle optimale du matériel. Le barème permet ainsi de déterminer un &#039;&#039;&#039;tarif indicatif pour les travaux réalisés en entraide et de disposer d&#039;une base commune entre agriculteurs&#039;&#039;&#039;. Les valeurs du barème peuvent également servir de référence pour facturer des travaux ou des échanges de matériel et de main-d’œuvre entre agriculteurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Liens vers les différents barèmes d’entraide : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Comprendre le calcul ==&lt;br /&gt;
Les &#039;&#039;&#039;coûts des opérations culturales,&#039;&#039;&#039; aussi appelés  coûts de chantier, sont calculés à partir des Coûts Prévisionnels Indicatifs de l’année, selon la méthode définie par Chambres d’agriculture France. Cette méthode permet d’estimer le coût d’utilisation des matériels agricoles&amp;lt;ref&amp;gt;https://agriia.fr/calculettes/bareme-entraide&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;https://meurthe-et-moselle.chambres-agriculture.fr/sinformer/ressources-documentation/machinisme-mecanisation/bareme-dentraide&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le coût d’utilisation d’un matériel repose sur plusieurs types de charges :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* les &#039;&#039;&#039;charges fixes&#039;&#039;&#039;, liées notamment à la dépréciation du matériel et aux intérêts du capital ;&lt;br /&gt;
* les &#039;&#039;&#039;frais variables&#039;&#039;&#039;, liés à son utilisation et à son entretien ;&lt;br /&gt;
* les &#039;&#039;&#039;frais de carburant&#039;&#039;&#039; ;&lt;br /&gt;
* les &#039;&#039;&#039;frais de main-d’œuvre&#039;&#039;&#039;, pour le tractoriste ou tout autre opérateur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les charges fixes ===&lt;br /&gt;
Pour calculer les charges fixes, un &#039;&#039;&#039;taux global moyen de dépréciation est appliqué&#039;&#039;&#039;. Ce taux varie selon le type de matériel afin de tenir compte de ses caractéristiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour les tracteurs et autres matériels de traction, le taux de dépréciation est également modulé en fonction de la durée d’utilisation. L’objectif est de mieux prendre en compte la dépréciation réellement observée sur le terrain, notamment à partir des valeurs de reprise des tracteurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les intérêts du capital sont directement intégrés dans ce taux global.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les volumes de travail annuels ====&lt;br /&gt;
Le calcul prend en compte le &#039;&#039;&#039;volume de travail annuel réalisable par le matériel&#039;&#039;&#039;. Dans la plupart des barèmes, la surface travaillée par an est donnée en face de chaque ligne (2 passages sur 30ha correspond à une surface travaillée de 60ha). Pour certaines machines, ce volume est exprimé en heures d’utilisation ou bien en passages.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Principe du calcul ====&lt;br /&gt;
On calcule les &#039;&#039;&#039;charges fixes d’amortissement&#039;&#039;&#039; de la manière suivante : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* On part du prix neuf (par exemple 100 000€)&lt;br /&gt;
* On décide d’une durée d’amortissement, c’est à dire après laquelle on considère qu’on souhaitera renouveler le matériel (par exemple 10 ans)&lt;br /&gt;
* On établit le nombre d’hectares, d’heures ou bien de passages par an (par exemple 700 passages pour une tonne à lisier)&lt;br /&gt;
* On divise le prix neuf par la durée et l’usage : prix de revient par passage : &#039;&#039;&#039;100 000€ ÷ 10 ans ÷ 700 passages = 14 €/passage&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Prix des matériels ====&lt;br /&gt;
Le prix retenu pour un matériel neuf correspond à un prix moyen hors taxes, chez les concessionnaires locaux. &#039;&#039;&#039;Le prix réellement payé varie selon les régions, les besoins des utilisateurs et la politique commerciale des constructeurs&#039;&#039;&#039;. Les prix sont hors aides éventuelles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis plusieurs années, les achats de tracteurs et d’autres automoteurs sont de plus en plus souvent associés à des extensions de garantie et à des contrats de maintenance. En pratique, cela veut dire qu’on augmente le coût à l’achat tout en baissant les coûts d’entretien. Cela veut dire que même si on prend ce type d’option, le calcul du barème reste valide.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Coût d’un chantier agricole ===&lt;br /&gt;
Le coût d’une opération culturale ne correspond pas simplement au coût d’utilisation d’un outil. Un chantier associe généralement plusieurs éléments, par exemple un tracteur, un outil et de la main-d’œuvre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour calculer le coût complet d’un chantier à l’hectare, on additionne donc :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Coût à l’hectare = (coût horaire de l’outil + coût horaire du tracteur + coût horaire de la main-d’œuvre) ÷ débit de chantier.&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par exemple, pour implanter un hectare de céréales, le chantier peut comprendre un labour puis un semis combiné. Pour le labour, le barème indique un coût de 40,50 €/h pour un tracteur de 150 ch, auquel s’ajoutent 18,30 €/ha pour une charrue 5 corps et 1 heure de main-d’œuvre. Le semis combiné associe ensuite un tracteur de 130 ch utilisé pendant 0,7 h, un combiné de 3,50 m à 32,70 €/ha et 0,7 h de main-d’œuvre. L&#039;ensemble représente un coût d&#039;environ 153,60 €/ha pour le chantier (les coûts machine comprenant amortissement et fonctionnement, dont GNR).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Guide des coûts de revient ==&lt;br /&gt;
Le &#039;&#039;&#039;guide des coûts de revient&#039;&#039;&#039; (édité par les CUMA) est complémentaire des barèmes d’entraide. Il analyse les coûts d’amortissement du matériel effectivement acheté par les CUMA et permet d’identifier les prix de revient sur la base d’un amortissement et d’une utilisation typique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce guide permet de comprendre l’analyse faite lors du calcul d’un coût fixe de matériel (amortissement, entretien), sur la base d’un parc matériel réel et de simulations pour du matériel neuf.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lien : &amp;lt;nowiki&amp;gt;https://www.cuma.fr/resource/guide-des-couts-de-revient-gpr-edition-est-2025-2026/&amp;lt;/nowiki&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les données de référence (prix du gnr, du travail à l’h) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Prix du GNR :&#039;&#039;&#039; entre 1€/L et 2€/L selon les années &lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Prix du travail à l’heure :&#039;&#039;&#039; 18 à 25€/h, varie selon la technicité du travail, le type de matériel utilisé et la qualification du chauffeur. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Débits de chantier ==&lt;br /&gt;
Le &#039;&#039;&#039;débit de chantier&#039;&#039;&#039; représente le nombre d’hectares réalisés par heure. Dans le cadre de travaux agricoles. Cette mesure permet d’évaluer la performance d’une machine ou d’une équipe sur un chantier agricole, et d’ajuster les paramètres pour maximiser l’efficacité&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot;&amp;gt;https://smag.tech/blog/calcul-debit-chantier-agricole/&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Calcul des débits de chantier ===&lt;br /&gt;
Le calcul du débit de chantier se base sur la formule :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Débit de chantier = (Largeur de travail x Vitesse de travail x Coefficient d’efficacité) / 10&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Largeur de travail : La largeur effective de la machine, en mètres.&lt;br /&gt;
* Vitesse de travail : La vitesse de déplacement sur le terrain, en km/h.&lt;br /&gt;
* Coefficient d’efficacité (voir ci-dessous) : Pour prendre en compte les temps de manœuvre, de remplissage, de vidange et d’arrêt. Ce coefficient est généralement compris entre 0,5 et 0,9. Le coefficient aurait une valeur de 1 dans des conditions de travail parfaites (aucun arrêt de machine, aucune panne), ce qui n’est pas réalisable en réalité.&lt;br /&gt;
* Diviseur 10 : Il permet de convertir le résultat en hectares par heure.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Exemple de calcul :&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour une moissonneuse-batteuse avec une largeur de travail de 6 mètres, une vitesse de 5 km/h, et un coefficient d’efficacité de 0,75 :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Débit = (6 x 5 x 0,75) / 10 = 2,25 hectares/heure.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le débit de chantier ne se limite pas uniquement à la largeur et à la vitesse de la machine. Il est important d’inclure l’ensemble des temps nécessaires à la réalisation du travail, notamment :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Temps de travail effectif :&#039;&#039;&#039; C’est le temps réellement passé à travailler (labourer, semer, moissonner, etc.).&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Temps de manœuvre :&#039;&#039;&#039; Les temps de demi-tours, de réglages ou de changements de parcelles.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Temps d’arrêt :&#039;&#039;&#039; Les interruptions pour le ravitaillement en carburant, l’entretien des machines, ou le transfert des récoltes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La prise en compte de ces temps permet d’ajuster le coefficient d’efficacité dans le calcul du débit. Plus les arrêts et les manœuvres sont fréquents, plus ce coefficient sera faible. Un chantier fluide et bien préparé se situe vers le haut de la fourchette (≈ 0,8–0,9), tandis qu’un chantier avec de nombreuses interruptions se rapproche de 0,5–0,7. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’optimisation du débit de chantier repose sur une planification et une gestion rigoureuse :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Choisir la machine adaptée :&#039;&#039;&#039; Opter pour des machines de largeur adaptée à la taille des parcelles et aux conditions du terrain.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Améliorer les manœuvres :&#039;&#039;&#039; Minimiser les temps de demi-tours en planifiant des itinéraires optimisés.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Limiter les temps d’arrêt :&#039;&#039;&#039; Préparer le ravitaillement en carburant, en semences ou en eau pour réduire les interruptions.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Adapter la vitesse :&#039;&#039;&#039; Trouver un équilibre entre vitesse et qualité du travail pour maximiser l’efficacité.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Entretenir les machines :&#039;&#039;&#039; Un entretien régulier assure un fonctionnement optimal et réduit les risques de panne&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Réduire les charges de mécanisation ==&lt;br /&gt;
Différents points sont à surveiller pour limiter les charges de mécanisation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe deux leviers principaux pour tamponner une hausse de charge de mécanisation : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Produire plus de volume par UTH&#039;&#039;&#039; (augmenter la productivité pour diluer le coût)&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Faire moins d’interventions sur la parcelle&#039;&#039;&#039; (par exemple par du [[Techniques culturales simplifiées (TCS)|TCS]] ou de l’[[Agriculture de conservation des sols (ACS)|ACS]])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour réduire ces charges, il faut être attentif à l’&#039;&#039;&#039;adéquation entre tracteur et outil&#039;&#039;&#039; : un tracteur trop puissant par rapport aux outils conduit à une perte économique. Il est important de bien choisir la performance et la technologie des outils en fonction des besoins. Pour faire ce choix, il faut réfléchir en fonction de la surface à traiter, la surmécanisation ne dépend pas de la taille de la machine mais plutôt de la surface. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une autre notion importante est de ne pas confondre puissance et effort de traction (force) :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Si on veut un effort de traction supérieur, il faut un tracteur plus lourd, il ne faut pas acheter un tracteur plus puissant mais lester le tracteur.&lt;br /&gt;
* Par contre, si le débit de chantier doit augmenter on peut investir dans la puissance pour augmenter la surface travaillée dans le même temps&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.youtube.com/watch?v=OndxxRxVrFM&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Attention : si le tracteur est trop lourd il consomme plus et compacte aussi plus le sol, ce qui finit par provoquer des baisses de rendement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Bien choisir son matériel ===&lt;br /&gt;
Le bon matériel est avant tout celui qui correspond aux &#039;&#039;&#039;besoins de l’exploitation et à la main-d’œuvre disponible&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’objectif est de pouvoir réaliser les travaux au bon moment, avec le matériel et les personnes dont on dispose. Il faut notamment tenir compte du &#039;&#039;&#039;nombre de jours où les conditions permettent réellement d’intervenir dans les champs&#039;&#039;&#039;, en fonction du sol et de la météo (conditions pédoclimatiques).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D’autres critères peuvent aussi entrer en compte dans le choix du matériel : &#039;&#039;&#039;le confort de travail, la sécurité, la prise de risque, le temps que l’on souhaite consacrer à l’exploitation&#039;&#039;&#039;, ou encore les avantages fiscaux qu’il est possible de mobiliser&amp;lt;ref name=&amp;quot;:1&amp;quot;&amp;gt;https://www.arvalis.fr/infos-techniques/dans-quelle-mesure-est-il-possible-de-reduire-les-charges-de-mecanisation&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Réduire les charges de mécanisation ===&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Faire moins de passages dans les champs peut permettre de réduire les coûts de matériel et de main-d’œuvre.&#039;&#039;&#039; Mais il faut vérifier que cette réduction des interventions reste cohérente avec les besoins des cultures, notamment sur plusieurs années.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une première question à se poser est : &#039;&#039;&#039;quelle surface l’exploitation peut-on réellement travailler avec le matériel et la main-d’œuvre disponibles ?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si du temps et du matériel sont disponibles, plusieurs possibilités existent :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;augmenter la surface cultivée&#039;&#039;&#039;, par exemple en reprenant des terres ;&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;réaliser des travaux pour d’autres agriculteurs&#039;&#039;&#039;, si la demande existe localement ;&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;mettre du matériel à disposition d’autres agriculteurs&#039;&#039;&#039;, notamment grâce aux plateformes et applications en ligne ;&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;partager du matériel&#039;&#039;&#039;, par exemple avec une CUMA ou dans le cadre d&#039;une copropriété ;&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;faire réaliser certaines opérations par une entreprise&#039;&#039;&#039;, lorsque cela revient moins cher que d’avoir et d’entretenir soi-même le matériel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, plusieurs exploitations peuvent aller plus loin en &#039;&#039;&#039;organisant ensemble leurs cultures et leur matériel&#039;&#039;&#039;. Cela peut permettre de réaliser des économies importantes, mais demande une bonne organisation et une relation de confiance entre les agriculteurs&amp;lt;ref name=&amp;quot;:1&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Mutualisation ===&lt;br /&gt;
La mutualisation consiste à &#039;&#039;&#039;mettre en commun du matériel agricole entre plusieurs agriculteurs&#039;&#039;&#039;. C’est notamment le principe des Coopératives d’Utilisation de Matériel Agricole (CUMA), qui regroupent de nombreux agriculteurs. L’objectif est de &#039;&#039;&#039;mieux utiliser le matériel et de répartir les coûts entre les exploitations&#039;&#039;&#039;, en raisonnant à l’échelle d’un groupe ou d’un territoire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette organisation permet de limiter le poids des investissements pour chaque exploitation. En revanche, elle ne règle pas toujours le problème du manque de main-d’œuvre. C’est pourquoi de plus en plus de CUMA &#039;&#039;&#039;emploient des chauffeurs&#039;&#039;&#039; pour réaliser les travaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est également possible &#039;&#039;&#039;d’acheter du matériel à plusieurs&#039;&#039;&#039;, en copropriété, afin de partager les coûts. Cette solution peut permettre d’accéder à des machines plus puissantes et plus performantes, qu’un agriculteur seul ne pourrait pas forcément financer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une autre possibilité consiste à &#039;&#039;&#039;louer du matériel agricole&#039;&#039;&#039;, auprès d’un concessionnaire ou d’un autre agriculteur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Délégation de travaux agricoles ===&lt;br /&gt;
Lorsqu’un agriculteur ne possède pas le matériel nécessaire ou manque de main-d’œuvre pour réaliser ses travaux, il peut &#039;&#039;&#039;faire appel à un prestataire extérieur&#039;&#039;&#039;. Il peut s’agir d’une Entreprise de Travaux Agricoles (ETA), d’une CUMA ou d’un autre agriculteur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette solution n’est pas forcément adaptée à toutes les exploitations. Il est donc important de &#039;&#039;&#039;comparer le coût des travaux réalisés soi-même avec celui d’une prestation extérieure&#039;&#039;&#039;. La délégation peut permettre de réduire les coûts, notamment lorsqu’elle évite d’acheter et d’entretenir du matériel qui serait peu utilisé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La sous-traitance des travaux agricoles augmente de &#039;&#039;&#039;2,7 % par an depuis 2000&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;:2&amp;quot;&amp;gt;https://www.agrifind.fr/baisser-charges-mecanisation/&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La délégation intégrale ===&lt;br /&gt;
La délégation intégrale consiste à &#039;&#039;&#039;confier l’ensemble des travaux agricoles à des prestataires extérieurs&#039;&#039;&#039;. Selon le recensement général agricole de 2016, 7,1 % des exploitations avaient déclaré avoir délégué intégralement leurs travaux de culture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une étude menée auprès de 1 000 exploitations de l’Oise montre qu’une &#039;&#039;&#039;économie de 70 € par hectare&#039;&#039;&#039; peut être réalisée en confiant l’ensemble des travaux à des prestataires. Dans ce département, la conduite d’un hectare de blé revient en moyenne à &#039;&#039;&#039;450 € en délégation intégrale&#039;&#039;&#039;, contre &#039;&#039;&#039;530 € lorsque tous les travaux sont réalisés par l’exploitation&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;:2&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Acheter neuf ou d’occasion ===&lt;br /&gt;
Lorsque l’achat de matériel est nécessaire, &#039;&#039;&#039;le choix entre neuf et occasion peut avoir un impact important sur le budget de l’exploitation&#039;&#039;&#039;. Les deux solutions présentent des avantages et des inconvénients.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon le type de matériel et son utilisation, &#039;&#039;&#039;acheter d’occasion peut être intéressant&#039;&#039;&#039;. Une machine bien entretenue par son précédent propriétaire peut encore être utilisée pendant plusieurs années. Le choix doit donc se faire au cas par cas, en fonction des besoins de l’exploitation et de l’état du matériel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D’autres solutions d’achat se développent également. Comme pour certains intrants, des agriculteurs se regroupent pour &#039;&#039;&#039;acheter du matériel à plusieurs et négocier les prix&#039;&#039;&#039; auprès des constructeurs ou des concessionnaires. D’après le rapport du CGAAER n° 20064, cette pratique a permis de &#039;&#039;&#039;réduire de 20 % le prix d’achat du matériel&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces différentes solutions montrent l’intérêt de &#039;&#039;&#039;raisonner les investissements en matériel en fonction des besoins et des objectifs de l’exploitation&#039;&#039;&#039;, plutôt que de se baser uniquement sur une envie d’achat, une opportunité fiscale ou une pression sociale&amp;lt;ref name=&amp;quot;:2&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
{{Pages liées}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Soline Littolff (3857106693)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Comprendre_les_co%C3%BBts_de_m%C3%A9canisation&amp;diff=198067</id>
		<title>Comprendre les coûts de mécanisation</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Comprendre_les_co%C3%BBts_de_m%C3%A9canisation&amp;diff=198067"/>
		<updated>2026-09-17T09:42:27Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Soline Littolff (3857106693) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Pratique&lt;br /&gt;
|Objectif=Réduction des charges@ Réduction des coûts de mécanisation&lt;br /&gt;
|Mots-clés=Mécanisation&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
Les &#039;&#039;&#039;coûts de mécanisation&#039;&#039;&#039; varient de &#039;&#039;&#039;400 €&#039;&#039;&#039; à &#039;&#039;&#039;600 € par hectare&#039;&#039;&#039;. Cette différence élevée montre l’importance de comprendre comment les coûts de mécanisation sont calculés et par quels moyens ils peuvent être réduits à l’échelle d’une exploitation agricole. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En effet, &#039;&#039;&#039;la réduction des coûts&#039;&#039;&#039; de mécanisation est un moyen efficace d’&#039;&#039;&#039;améliorer la rentabilité&#039;&#039;&#039; d’une exploitation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le barème d’entraide ==&lt;br /&gt;
Le barème d’entraide est publié chaque année par les conseillers machinisme des Chambres d’agriculture et les CUMA. Il sert de référence pour évaluer le coût des échanges de matériel et de main-d’œuvre entre agriculteurs. Ce document permet d’estimer les coûts des opérations culturales, et donc de chiffrer les échanges de services entre agriculteurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les tarifs proposés prennent en compte les principaux coûts liés à l’utilisation des matériels : les charges fixes, notamment l’amortissement du matériel et les intérêts d’emprunt, et les charges variables, qui comprennent notamment le carburant, l’entretien et les pneumatiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces coûts sont calculés en considérant une utilisation annuelle optimale du matériel. Le barème permet ainsi de déterminer un tarif indicatif pour les travaux réalisés en entraide et de disposer d&#039;une base commune entre agriculteurs. Les valeurs du barème peuvent également servir de référence pour facturer des travaux ou des échanges de matériel et de main-d’œuvre entre agriculteurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Liens vers les différents barèmes d’entraide : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Comprendre le calcul ==&lt;br /&gt;
Les coûts des opérations culturales, aussi appelés  coûts de chantier, sont calculés à partir des Coûts Prévisionnels Indicatifs de l’année, selon la méthode définie par Chambres d’agriculture France. Cette méthode permet d’estimer le coût d’utilisation des matériels agricoles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le coût d’utilisation d’un matériel repose sur plusieurs types de charges :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* les charges fixes, liées notamment à la dépréciation du matériel et aux intérêts du capital ;&lt;br /&gt;
* les frais variables, liés à son utilisation et à son entretien ;&lt;br /&gt;
* les frais de carburant ;&lt;br /&gt;
* les frais de main-d’œuvre, pour le tractoriste ou tout autre opérateur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les charges fixes ===&lt;br /&gt;
Pour calculer les charges fixes, un taux global moyen de dépréciation est appliqué. Ce taux varie selon le type de matériel afin de tenir compte de ses caractéristiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour les tracteurs et autres matériels de traction, le taux de dépréciation est également modulé en fonction de la durée d’utilisation. L’objectif est de mieux prendre en compte la dépréciation réellement observée sur le terrain, notamment à partir des valeurs de reprise des tracteurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les intérêts du capital sont directement intégrés dans ce taux global.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les volumes de travail annuels ====&lt;br /&gt;
Le calcul prend en compte le volume de travail annuel réalisable par le matériel. Dans la plupart des barèmes, la surface travaillée par an est donnée en face de chaque ligne (2 passages sur 30ha correspond à une surface travaillée de 60ha). Pour certaines machines, ce volume est exprimé en heures d’utilisation ou bien en passages.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Principe du calcul ====&lt;br /&gt;
On calcule les charges fixes d’amortissement de la manière suivante : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* On part du prix neuf (par exemple 100 000€)&lt;br /&gt;
* On décide d’une durée d’amortissement, c’est à dire après laquelle on considère qu’on souhaitera renouveler le matériel (par exemple 10 ans)&lt;br /&gt;
* On établit le nombre d’hectares, d’heures ou bien de passages par an (par exemple 700 passages pour une tonne à lisier)&lt;br /&gt;
* On divise le prix neuf par la durée et l’usage : prix de revient par passage : &#039;&#039;&#039;100 000€ ÷ 10 ans ÷ 700 passages = 14 €/passage&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Prix des matériels ====&lt;br /&gt;
Le prix retenu pour un matériel neuf correspond à un prix moyen hors taxes, chez les concessionnaires locaux. Le prix réellement payé varie selon les régions, les besoins des utilisateurs et la politique commerciale des constructeurs. Les prix sont hors aides éventuelles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis plusieurs années, les achats de tracteurs et d’autres automoteurs sont de plus en plus souvent associés à des extensions de garantie et à des contrats de maintenance. En pratique, cela veut dire qu’on augmente le coût à l’achat tout en baissant les coûts d’entretien. Celà veut dire que même si on prend ce type d’option, le calcul du barème reste valide.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Coût d’un chantier agricole ===&lt;br /&gt;
Le coût d’une opération culturale ne correspond pas simplement au coût d’utilisation d’un outil. Un chantier associe généralement plusieurs éléments, par exemple un tracteur, un outil et de la main-d’œuvre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour calculer le coût complet d’un chantier à l’hectare, on additionne donc :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Coût à l’hectare = (coût horaire de l’outil + coût horaire du tracteur + coût horaire de la main-d’œuvre) ÷ débit de chantier.&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par exemple, pour implanter un hectare de céréales, le chantier peut comprendre un labour puis un semis combiné. Pour le labour, le barème indique un coût de 40,50 €/h pour un tracteur de 150 ch, auquel s’ajoutent 18,30 €/ha pour une charrue 5 corps et 1 heure de main-d’œuvre. Le semis combiné associe ensuite un tracteur de 130 ch utilisé pendant 0,7 h, un combiné de 3,50 m à 32,70 €/ha et 0,7 h de main-d’œuvre. L&#039;ensemble représente un coût d&#039;environ 153,60 €/ha pour le chantier (les coûts machine comprenant amortissement et fonctionnement, dont GNR).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Guide des coûts de revient ==&lt;br /&gt;
Le guide des coûts de revient (édité par les CUMA) est complémentaire des barèmes d’entraide. Il analyse les coûts d’amortissement du matériel effectivement acheté par les CUMA et permet d’identifier les prix de revient sur la base d’un amortissement et d’une utilisation typique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce guide permet de comprendre l’analyse faite lors du calcul d’un coût fixe de matériel (amortissement, entretien), sur la base d’un parc matériel réel et de simulations pour du matériel neuf.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lien : &amp;lt;nowiki&amp;gt;https://www.cuma.fr/resource/guide-des-couts-de-revient-gpr-edition-est-2025-2026/&amp;lt;/nowiki&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les données de référence (prix du gnr, du travail à l’h) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Prix du GNR : entre 1€/L et 2€/L selon les années &lt;br /&gt;
* Prix du travail à l’heure : 18 à 25€/h, varie selon la technicité du travail, le type de matériel utilisé et la qualification du chauffeur. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Débits de chantier ==&lt;br /&gt;
Le débit de chantier représente le nombre d’hectares réalisés par heure. Dans le cadre de travaux agricoles. Cette mesure permet d’évaluer la performance d’une machine ou d’une équipe sur un chantier agricole, et d’ajuster les paramètres pour maximiser l’efficacité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Calcul des débits de chantier ===&lt;br /&gt;
Le calcul du débit de chantier se base sur la formule :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Débit de chantier = (Largeur de travail x Vitesse de travail x Coefficient d’efficacité) / 10&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Largeur de travail : La largeur effective de la machine, en mètres.&lt;br /&gt;
* Vitesse de travail : La vitesse de déplacement sur le terrain, en km/h.&lt;br /&gt;
* Coefficient d’efficacité (voir ci-dessous) : Pour prendre en compte les temps de manœuvre, de remplissage, de vidange et d’arrêt. Ce coefficient est généralement compris entre 0,5 et 0,9. Le coefficient aurait une valeur de 1 dans des conditions de travail parfaites (aucun arrêt de machine, aucune panne), ce qui n’est pas réalisable en réalité.&lt;br /&gt;
* Diviseur 10 : Il permet de convertir le résultat en hectares par heure.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exemple de calcul :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour une moissonneuse-batteuse avec une largeur de travail de 6 mètres, une vitesse de 5 km/h, et un coefficient d’efficacité de 0,75 :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Débit = (6 x 5 x 0,75) / 10 = 2,25 hectares/heure.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le débit de chantier ne se limite pas uniquement à la largeur et à la vitesse de la machine. Il est important d’inclure l’ensemble des temps nécessaires à la réalisation du travail, notamment :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Temps de travail effectif : C’est le temps réellement passé à travailler (labourer, semer, moissonner, etc.).&lt;br /&gt;
* Temps de manœuvre : Les temps de demi-tours, de réglages ou de changements de parcelles.&lt;br /&gt;
* Temps d’arrêt : Les interruptions pour le ravitaillement en carburant, l’entretien des machines, ou le transfert des récoltes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La prise en compte de ces temps permet d’ajuster le coefficient d’efficacité dans le calcul du débit. Plus les arrêts et les manœuvres sont fréquents, plus ce coefficient sera faible. Un chantier fluide et bien préparé se situe vers le haut de la fourchette (≈ 0,8–0,9), tandis qu’un chantier avec de nombreuses interruptions se rapproche de 0,5–0,7. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’optimisation du débit de chantier repose sur une planification et une gestion rigoureuse :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Choisir la machine adaptée : Opter pour des machines de largeur adaptée à la taille des parcelles et aux conditions du terrain.&lt;br /&gt;
* Améliorer les manœuvres : Minimiser les temps de demi-tours en planifiant des itinéraires optimisés.&lt;br /&gt;
* Limiter les temps d’arrêt : Préparer le ravitaillement en carburant, en semences ou en eau pour réduire les interruptions.&lt;br /&gt;
* Adapter la vitesse : Trouver un équilibre entre vitesse et qualité du travail pour maximiser l’efficacité.&lt;br /&gt;
* Entretenir les machines : Un entretien régulier assure un fonctionnement optimal et réduit les risques de panne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Réduire les charges de mécanisation ==&lt;br /&gt;
Différents points sont à surveiller pour limiter les charges de mécanisation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe deux leviers principaux pour tamponner une hausse de charge de mécanisation : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Produire plus de volume par UTH (augmenter la productivité pour diluer le coût)&lt;br /&gt;
* Faire moins d’interventions sur la parcelle (par exemple par du TCS ou de l’ACS)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour réduire ces charges, il faut être attentif à l’adéquation entre tracteur et outil : un tracteur trop puissant par rapport aux outils conduit à une perte économique. Il est important de bien choisir la performance et la technologie des outils en fonction des besoins. Pour faire ce choix, il faut réfléchir en fonction de la surface à traiter, la surmécanisation ne dépend pas de la taille de la machine mais plutôt de la surface. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une autre notion importante est de ne pas confondre puissance et effort de traction (force) :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Si on veut un effort de traction supérieur, il faut un tracteur plus lourd, il ne faut pas acheter un tracteur plus puissant mais lester le tracteur.&lt;br /&gt;
* Par contre, si le débit de chantier doit augmenter on peut investir dans la puissance pour augmenter la surface travaillée dans le même temps. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Attention : si le tracteur est trop lourd il consomme plus et compacte aussi plus le sol, ce qui finit par provoquer des baisses de rendement.{{Pages liées}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Soline Littolff (3857106693)</name></author>
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	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Comprendre_les_co%C3%BBts_de_m%C3%A9canisation&amp;diff=198062</id>
		<title>Comprendre les coûts de mécanisation</title>
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		<updated>2026-09-17T08:27:18Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Soline Littolff (3857106693) : Page créée avec « {{Pratique |Objectif=Réduction des charges@ Réduction des coûts de mécanisation |Mots-clés=Mécanisation }} Les coûts de mécanisation moyens varient de 400 à 600 €/ha en agriculture. Cette différence élevée montre l’importance de comprendre comment les coûts de mécanisation peuvent être calculés et par quels moyens ils peuvent être réduits à l’échelle d’une exploitation agricole. En effet, la réduction des coûts de mécanisation est u... »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Pratique&lt;br /&gt;
|Objectif=Réduction des charges@ Réduction des coûts de mécanisation&lt;br /&gt;
|Mots-clés=Mécanisation&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
Les coûts de mécanisation moyens varient de 400 à 600 €/ha en agriculture. Cette différence élevée montre l’importance de comprendre comment les coûts de mécanisation peuvent être calculés et par quels moyens ils peuvent être réduits à l’échelle d’une exploitation agricole. En effet, la réduction des coûts de mécanisation est un moyen efficace d’améliorer la rentabilité d’une exploitation.&lt;br /&gt;
{{Pages liées}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Soline Littolff (3857106693)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Bourdon&amp;diff=198019</id>
		<title>Bourdon</title>
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		<updated>2026-09-16T11:45:24Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Soline Littolff (3857106693) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Auxiliaire&lt;br /&gt;
| Nom = Bourdon&lt;br /&gt;
| Image = image_bourdon.jpg&lt;br /&gt;
| ImageCaption = &lt;br /&gt;
| Sous-categorie = Pollinisateurs}}&lt;br /&gt;
Les &#039;&#039;&#039;bourdons&#039;&#039;&#039; sont des &#039;&#039;&#039;insectes [[Pollinisateur|pollinisateurs]]&#039;&#039;&#039; du genre &#039;&#039;Bombus&#039;&#039; et de la famille des Apidae. Les différentes espèces de bourdons se nourrissent du nectar des fleurs et récoltent le pollen pour nourrir leurs larves. Quelques espèces (du sous-genre Psithyrus) sont exclusivement parasites et ne produisent pas de caste ouvrière&amp;lt;ref&amp;gt;https://fr.wikipedia.org/wiki/Bombus&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Caractéristiques ==&lt;br /&gt;
En France, il existe 45 espèces de bourdons du genre &#039;&#039;Bombus sp.&#039;&#039; Le Bourdon terrestre &#039;&#039;Bombus terrestris&#039;&#039; est un grand bourdon avec des bandes jaunes et noires et la queue blanche. Son nid est volumineux, placé sous terre, il compte en moyenne 300 ouvrières. Ce bourdon est l&#039;une des premières espèces d&#039;insectes à sortir de l&#039;hibernation dès le mois de février dans le sud. C&#039;est un grand pollinisateur nécessaire aux écosystèmes et à la production de nos fruits et légumes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Bourdon terrestre est réputé pour être &#039;&#039;&#039;plus efficace que les abeilles&#039;&#039;&#039; car il pollinise dès l&#039;aube, au printemps à des températures inférieures à 15 °C, par temps couvert, pluvieux et même venteux. &#039;&#039;&#039;Les reines sortent très tôt de leur hibernation&#039;&#039;&#039; et peuvent polliniser les premiers pissenlits dès le mois de février alors que les abeilles ne sont pas sorties&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.lpo.fr/decouvrir-la-nature/fiches-especes/fiches-especes/invertebres/bourdon-terrestre&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Menaces ==&lt;br /&gt;
Les bourdons, et autres espèces pollinisatrices, sont aujourd’hui des &#039;&#039;&#039;espèces menacées&#039;&#039;&#039;. Une étude publiée en 2023 a révélé des effets indésirables sur les populations de bourdons liés à l’emploi des &#039;&#039;&#039;produits phytosanitaires&#039;&#039;&#039;. En effet, sur les sites où la plus grande quantité de résidus de produits a été mesurée, les colonies ont moins de descendants et un poids réduit&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.anses.fr/fr/content/les-bourdons-impactes-par-lusage-de-pesticides&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Annexes ==&lt;br /&gt;
{{Pages liées}}&lt;br /&gt;
{{Techniques en lien avec cet auxiliaire}}&lt;br /&gt;
{{#set: Import GECO le = 01/02/2021}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Pollinisateurs]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Soline Littolff (3857106693)</name></author>
	</entry>
	<entry>
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		<title>Bourdon</title>
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		<updated>2026-09-16T11:44:52Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Soline Littolff (3857106693) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Auxiliaire&lt;br /&gt;
| Nom = Bourdon&lt;br /&gt;
| Image = image_bourdon.jpg&lt;br /&gt;
| ImageCaption = &lt;br /&gt;
| Sous-categorie = Pollinisateurs}}&lt;br /&gt;
Les &#039;&#039;&#039;bourdons&#039;&#039;&#039; sont des &#039;&#039;&#039;insectes [[Pollinisateur|pollinisateurs]]&#039;&#039;&#039; du genre &#039;&#039;Bombus&#039;&#039; et de la famille des Apidae. Les différentes espèces de bourdons se nourrissent du nectar des fleurs et récoltent le pollen pour nourrir leurs larves. Quelques espèces (du sous-genre Psithyrus) sont exclusivement parasites et ne produisent pas de caste ouvrière&amp;lt;ref&amp;gt;https://fr.wikipedia.org/wiki/Bombus&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En France, il existe 45 espèces de bourdons du genre &#039;&#039;Bombus sp.&#039;&#039; Le Bourdon terrestre &#039;&#039;Bombus terrestris&#039;&#039; est un grand bourdon avec des bandes jaunes et noires et la queue blanche. Son nid est volumineux, placé sous terre, il compte en moyenne 300 ouvrières. Ce bourdon est l&#039;une des premières espèces d&#039;insectes à sortir de l&#039;hibernation dès le mois de février dans le sud. C&#039;est un grand pollinisateur nécessaire aux écosystèmes et à la production de nos fruits et légumes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Bourdon terrestre est réputé pour être &#039;&#039;&#039;plus efficace que les abeilles&#039;&#039;&#039; car il pollinise dès l&#039;aube, au printemps à des températures inférieures à 15 °C, par temps couvert, pluvieux et même venteux. &#039;&#039;&#039;Les reines sortent très tôt de leur hibernation&#039;&#039;&#039; et peuvent polliniser les premiers pissenlits dès le mois de février alors que les abeilles ne sont pas sorties&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.lpo.fr/decouvrir-la-nature/fiches-especes/fiches-especes/invertebres/bourdon-terrestre&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les bourdons, et autres espèces pollinisatrices, sont aujourd’hui des &#039;&#039;&#039;espèces menacées&#039;&#039;&#039;. Une étude publiée en 2023 a révélé des effets indésirables sur les populations de bourdons liés à l’emploi des &#039;&#039;&#039;produits phytosanitaires&#039;&#039;&#039;. En effet, sur les sites où la plus grande quantité de résidus de produits a été mesurée, les colonies ont moins de descendants et un poids réduit&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.anses.fr/fr/content/les-bourdons-impactes-par-lusage-de-pesticides&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Annexes ==&lt;br /&gt;
{{Pages liées}}&lt;br /&gt;
{{Techniques en lien avec cet auxiliaire}}&lt;br /&gt;
{{#set: Import GECO le = 01/02/2021}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Pollinisateurs]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Soline Littolff (3857106693)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Cat%C3%A9gorie:Millet&amp;diff=198009</id>
		<title>Catégorie:Millet</title>
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		<updated>2026-09-14T14:09:35Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Soline Littolff (3857106693) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Culture&lt;br /&gt;
| Nom = Millet&lt;br /&gt;
| Image = image_millet.jpg&lt;br /&gt;
| ImageCaption = &lt;br /&gt;
| Glyph = Millet&lt;br /&gt;
| Sous-categorie = Plante de service}}Le &#039;&#039;&#039;millet&#039;&#039;&#039; est une plante de la famille des &#039;&#039;&#039;Graminées&#039;&#039;&#039;. Cette céréale peu cultivée en France est une céréale rustique très répandue en Afrique et en Asie, où elle est &#039;&#039;&#039;capable de résister aux sols pauvres et à la sécheresse&#039;&#039;&#039;. Cette plante est une herbacée annuelle avec des tiges velues pouvant atteindre 1.50 m de hauteur. Elle possède une panicule dense, ramifiée et retombante à maturité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En France, le millet est cultivé pour la filière oisellerie et pour l’alimentation humaine. La graine de millet utilisée pour l’alimentation humaine doit être décortiquée et la paille peut convenir à l’alimentation des vaches taries ou à des génisses. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Intérêts de l’utilisation du millet ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Intérêts agronomiques ===&lt;br /&gt;
Le millet présente plusieurs avantages. C’est une culture &#039;&#039;&#039;résistante à la sécheresse&#039;&#039;&#039; et donc très adaptée à des conditions estivales. Elle permet de &#039;&#039;&#039;diversifier l’assolement&#039;&#039;&#039; en introduisant une céréale à cycle court (entre 90 et 110 jours). Son itinéraire technique est plutôt simple et elle est &#039;&#039;&#039;économe en intrants&#039;&#039;&#039; : il n’y a pas besoin d’irrigation ni de désherbage et la fertilisation n’est nécessaire que si le précédent cultural n’est pas une légumineuse ou une prairie&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot;&amp;gt;https://www.civam-paysdelaloire.org/wp-content/uploads/2020/12/fiche-culture-du-millet-44_compressed.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Intérêts alimentaires ===&lt;br /&gt;
Cette céréale a l’avantage de &#039;&#039;&#039;ne pas contenir de gluten&#039;&#039;&#039;, et d’être riche en [[magnésium]], [[phosphore]] ainsi qu’en vitamines A, C, B1, B2, B5, PP. Le millet est également riche en minéraux (silice, [[zinc]], [[fer]], [[manganèse]]) et il permet de diversifier ses apports en céréales&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Itinéraire technique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Préparation du sol ===&lt;br /&gt;
Afin d’assurer un démarrage rapide et homogène,  le semis s’effectue dans un &#039;&#039;&#039;lit de semences suffisamment réchauffé (entre 12 et 15 °C minimum)&#039;&#039;&#039;, ce qui correspond souvent à la mi-mai. Il est également important de veiller à une levée de culture rapide. Le millet ne supporte pas les sols lourds, tassés et les couches hydromorphes&amp;lt;ref name=&amp;quot;:1&amp;quot;&amp;gt;https://opera-connaissances.chambres-agriculture.fr/doc_num.php?explnum_id=207728&amp;lt;/ref&amp;gt;. Après un couvert végétal, il est donc conseillé d&#039;effectuer un passage de rotavator, [[Déchaumeur à disques|déchaumeur à disque]] puis rouleau&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;:2&amp;quot;&amp;gt;https://www.lafranceagricole.fr/cereales/article/738568/le-millet-source-de-diversification&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Semis ===&lt;br /&gt;
Le semis se fait de &#039;&#039;&#039;mi-mai à début juin&#039;&#039;&#039; avec un semoir à céréales et une &#039;&#039;&#039;densité de semis de 35kg/ha&#039;&#039;&#039;. L’humidité doit être présente ou arriver rapidement pour une levée rapide&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot; /&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Gestion des adventices ===&lt;br /&gt;
Le millet a une &#039;&#039;&#039;croissance lente entre la levée et le stade 5 feuilles&#039;&#039;&#039;. Il est donc en concurrence avec les adventices, et vaut mieux privilégier les parcelles “propres” initialement pour le semis. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut également &#039;&#039;&#039;éviter de placer le millet avant ou après un [[maïs]]&#039;&#039;&#039; lors de la rotation car ces deux cultures ont le même type d’adventices. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau des interventions, un ou deux faux semis avant la mise en culture permettent de limiter le stock de graines. Il est aussi possible d’effectuer une lutte mécanique avec un ou deux passages de herse étrille jusqu’au stade cinq feuilles&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Fertilisation ===&lt;br /&gt;
Cette culture est économe en intrants, cependant si le précédent cultural n’est pas une légumineuse, un &#039;&#039;&#039;apport d&#039;engrais de ferme est possible&#039;&#039;&#039; (&#039;&#039;&#039;30 unités d’N&#039;&#039;&#039; pour un objectif de 25-30 qx/ha)&amp;lt;ref name=&amp;quot;:1&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Récolte et rendements ===&lt;br /&gt;
La récolte s’effectue en &#039;&#039;&#039;septembre&#039;&#039;&#039; à l’aide d’une [[Moissonneuse-batteuse|moissonneuse batteuse]] réglée comme pour le [[colza]]. La récolte se fait à 15 % d’humidité au moins. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le critère de déclenchement qui permet de vérifier si la culture est prête à être récoltée est que 2-3 grains se détachent en tapant sur l’épi. Attention, la plante s’égrène rapidement les jours suivants. Les oiseaux ne s’attaquent pas aux épis mais picorent post-moisson&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;:1&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Séchage - triage - décorticage ===&lt;br /&gt;
Comme d&#039;autres graines destinées à l&#039;alimentation humaine, le millet nécessite des &#039;&#039;&#039;équipements spécifiques&#039;&#039;&#039;. Il est important de se renseigner en amont, il existe des &#039;&#039;&#039;prestataires&#039;&#039;&#039; et il est également possible &#039;&#039;&#039;d&#039;adapter des matériels servant à d&#039;autres cultures&#039;&#039;&#039;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le millet doit être &#039;&#039;&#039;séché immédiatement après la récolte&#039;&#039;&#039;, dans les 4 heures, jusqu&#039;à 9-10 % d&#039;humidité. Cela conditionne la qualité de la récolte et du rendement final après décorticage. Plusieurs solutions sont possibles : séchoir à maïs, émort ventilé, prestation, etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le millet est ensuite stocké (humidité réduite à 12-13 %), puis trié à l&#039;auscultateur/séparateur et trieur optique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour l’alimentation humaine, &#039;&#039;&#039;le millet doit être décortiqué car sa coque trop riche en fibres n&#039;est pas digestible&#039;&#039;&#039;. Cette étape entraîne des pertes (environ 25 %). À l&#039;issue du décorticage, on récupère du grain entier et, selon le procédé utilisé, du millet concassé, de la farine. Ces résidus de décorticage peuvent être valorisés en alimentation humaine et animale, en textile (oreillers), etc&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Maladies et ravageurs ==&lt;br /&gt;
Le millet présente une &#039;&#039;&#039;grande résistance aux maladies&#039;&#039;&#039;. Cependant &#039;&#039;&#039;plusieurs [[ravageurs]] sont à surveiller dès l’émergence des plantules&#039;&#039;&#039;. Très appétents, en cas de printemps humide ces derniers peuvent être rapidement dévorés par les limaces. Et depuis quelques années, des dégâts de [[pyrale du maïs]] sont également observés&amp;lt;ref name=&amp;quot;:2&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Annexes ==&lt;br /&gt;
{{Pages liées}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{#set: Import GECO le = 01/02/2021}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Plante de service]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Soline Littolff (3857106693)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Cat%C3%A9gorie:Millet&amp;diff=198008</id>
		<title>Catégorie:Millet</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Cat%C3%A9gorie:Millet&amp;diff=198008"/>
		<updated>2026-09-14T14:06:41Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Soline Littolff (3857106693) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Culture&lt;br /&gt;
| Nom = Millet&lt;br /&gt;
| Image = image_millet.jpg&lt;br /&gt;
| ImageCaption = &lt;br /&gt;
| Glyph = Millet&lt;br /&gt;
| Sous-categorie = Plante de service}}Le &#039;&#039;&#039;millet&#039;&#039;&#039; est une plante de la famille des &#039;&#039;&#039;Graminées&#039;&#039;&#039;. Cette céréale peu cultivée en France est une céréale rustique très répandue en Afrique et en Asie, où elle est &#039;&#039;&#039;capable de résister aux sols pauvres et à la sécheresse&#039;&#039;&#039;. Cette plante est une herbacée annuelle avec des tiges velues pouvant atteindre 1.50 m de hauteur. Elle possède une panicule dense, ramifiée et retombante à maturité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En France, le millet est cultivé pour la filière oisellerie et pour l’alimentation humaine. La graine de millet utilisée pour l’alimentation humaine doit être décortiquée et la paille peut convenir à l’alimentation des vaches taries ou à des génisses. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Intérêts de l’utilisation du millet ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Intérêts agronomiques ===&lt;br /&gt;
Le millet présente plusieurs avantages. C’est une culture &#039;&#039;&#039;résistante à la sécheresse&#039;&#039;&#039; et donc très adaptée à des conditions estivales. Elle permet de &#039;&#039;&#039;diversifier l’assolement&#039;&#039;&#039; en introduisant une céréale à cycle court (entre 90 et 110 jours). Son itinéraire technique est plutôt simple et elle est &#039;&#039;&#039;économe en intrants&#039;&#039;&#039; : il n’y a pas besoin d’irrigation ni de désherbage et la fertilisation n’est nécessaire que si le précédent cultural n’est pas une légumineuse ou une prairie&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot;&amp;gt;https://www.civam-paysdelaloire.org/wp-content/uploads/2020/12/fiche-culture-du-millet-44_compressed.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Intérêts alimentaires ===&lt;br /&gt;
Cette céréale a l’avantage de &#039;&#039;&#039;ne pas contenir de gluten&#039;&#039;&#039;, et d’être riche en magnésium, phosphore ainsi qu’en vitamines A, C, B1, B2, B5, PP. Le millet est également riche en minéraux (silice, zinc, fer, manganèse) et il permet de diversifier ses apports en céréales&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Itinéraire technique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Préparation du sol ===&lt;br /&gt;
Afin d’assurer un démarrage rapide et homogène,  le semis s’effectue dans un &#039;&#039;&#039;lit de semences suffisamment réchauffé (entre 12 et 15 °C minimum)&#039;&#039;&#039;, ce qui correspond souvent à la mi-mai. Il est également important de veiller à une levée de culture rapide. Le millet ne supporte pas les sols lourds, tassés et les couches hydromorphes&amp;lt;ref name=&amp;quot;:1&amp;quot;&amp;gt;https://opera-connaissances.chambres-agriculture.fr/doc_num.php?explnum_id=207728&amp;lt;/ref&amp;gt;. Après un couvert végétal, il est donc conseillé d&#039;effectuer un passage de rotavator, déchaumeur à disque puis rouleau&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;:2&amp;quot;&amp;gt;https://www.lafranceagricole.fr/cereales/article/738568/le-millet-source-de-diversification&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Semis ===&lt;br /&gt;
Le semis se fait de mi-mai à début juin avec un semoir à céréales et une densité de semis de 35kg/ha. L’humidité doit être présente ou arriver rapidement pour une levée rapide&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot; /&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Gestion des adventices ===&lt;br /&gt;
Le millet a une croissance lente entre la levée et le stade 5 feuilles. Il est donc en concurrence avec les adventices, et vaut mieux privilégier les parcelles “propres” initialement pour le semis. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut également éviter de placer le millet avant ou après un maïs lors de la rotation car ces deux cultures ont le même type d’adventices. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau des interventions, un ou deux faux semis avant la mise en culture permettent de limiter le stock de graines. Il est aussi possible d’effectuer une lutte mécanique avec un ou deux passages de herse étrille jusqu’au stade cinq feuilles&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Fertilisation ===&lt;br /&gt;
Cette culture est économe en intrants, cependant si le précédent cultural n’est pas une légumineuse, un apport d&#039;engrais de ferme est possible (30 unités d’N pour un objectif de 25-30 qx/ha)&amp;lt;ref name=&amp;quot;:1&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Récolte et rendements ===&lt;br /&gt;
La récolte s’effectue en septembre à l’aide d’une moissonneuse batteuse réglée comme pour le colza. La récolte se fait à 15 % d’humidité au moins. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le critère de déclenchement qui permet de vérifier si la culture est prête à être récoltée est que 2-3 grains se détachent en tapant sur l’épi. Attention, la plante s’égrène rapidement les jours suivants. Les oiseaux ne s’attaquent pas aux épis mais picorent post-moisson&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;:1&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Séchage - triage - décorticage ===&lt;br /&gt;
Comme d&#039;autres graines destinées à l&#039;alimentation humaine, le millet nécessite des équipements spécifiques. Il est important de se renseigner en amont, il existe des prestataires et il est également possible d&#039;adapter des matériels servant à d&#039;autres cultures. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le millet doit être séché immédiatement après la récolte, dans les 4 heures, jusqu&#039;à 9-10 % d&#039;humidité. Cela conditionne la qualité de la récolte et du rendement final après décorticage. Plusieurs solutions sont possibles : séchoir à maïs, émort ventilé, prestation, etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le millet est ensuite stocké (humidité réduite à 12-13 %), puis trié à l&#039;auscultateur/séparateur et trieur optique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour l’alimentation humaine, le millet doit être décortiqué car sa coque trop riche en fibres n&#039;est pas digestible. Cette étape entraîne des pertes (environ 25 %). À l&#039;issue du décorticage, on récupère du grain entier et, selon le procédé utilisé, du millet concassé, de la farine. Ces résidus de décorticage peuvent être valorisés en alimentation humaine et animale, en textile (oreillers), etc&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Maladies et ravageurs ==&lt;br /&gt;
Le millet présente une grande résistance aux maladies. Cependant plusieurs ravageurs sont à surveiller dès l’émergence des plantules. Très appétents, en cas de printemps humide ces derniers peuvent être rapidement dévorés par les limaces. Et depuis quelques années, des dégâts de pyrale du maïs sont également observés&amp;lt;ref name=&amp;quot;:2&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Annexes ==&lt;br /&gt;
{{Pages liées}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{#set: Import GECO le = 01/02/2021}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Plante de service]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Soline Littolff (3857106693)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Cat%C3%A9gorie:Millet&amp;diff=198007</id>
		<title>Catégorie:Millet</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Cat%C3%A9gorie:Millet&amp;diff=198007"/>
		<updated>2026-09-14T10:04:17Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Soline Littolff (3857106693) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Culture&lt;br /&gt;
| Nom = Millet&lt;br /&gt;
| Image = image_millet.jpg&lt;br /&gt;
| ImageCaption = &lt;br /&gt;
| Glyph = Millet&lt;br /&gt;
| Sous-categorie = Plante de service}}Le &#039;&#039;&#039;millet&#039;&#039;&#039; est une plante de la famille des &#039;&#039;&#039;Graminées&#039;&#039;&#039;. Cette céréale peu cultivée en France est une céréale rustique très répandue en Afrique et en Asie, où elle est &#039;&#039;&#039;capable de résister aux sols pauvres et à la sécheresse&#039;&#039;&#039;. Cette plante est une herbacée annuelle avec des tiges velues pouvant atteindre 1.50 m de hauteur. Elle possède une panicule dense, ramifiée et retombante à maturité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En France, le millet est cultivé pour la filière oisellerie et pour l’alimentation humaine. La graine de millet utilisée pour l’alimentation humaine doit être décortiquée et la paille peut convenir à l’alimentation des vaches taries ou à des génisses. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Intérêts de l’utilisation du millet ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Intérêts agronomiques ===&lt;br /&gt;
Le millet présente plusieurs avantages. C’est une culture &#039;&#039;&#039;résistante à la sécheresse&#039;&#039;&#039; et donc très adaptée à des conditions estivales. Elle permet de &#039;&#039;&#039;diversifier l’assolement&#039;&#039;&#039; en introduisant une céréale à cycle court (entre 90 et 110 jours). Son itinéraire technique est plutôt simple et elle est &#039;&#039;&#039;économe en intrants&#039;&#039;&#039; : il n’y a pas besoin d’irrigation ni de désherbage et la fertilisation n’est nécessaire que si le précédent cultural n’est pas une légumineuse ou une prairie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Intérêts alimentaires ===&lt;br /&gt;
Cette céréale a l’avantage de &#039;&#039;&#039;ne pas contenir de gluten&#039;&#039;&#039;, et d’être riche en magnésium, phosphore ainsi qu’en vitamines A, C, B1, B2, B5, PP. Le millet est également riche en minéraux (silice, zinc, fer, manganèse) et il permet de diversifier ses apports en céréales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Itinéraire technique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Préparation du sol ===&lt;br /&gt;
Afin d’assurer un démarrage rapide et homogène,  le semis s’effectue dans un &#039;&#039;&#039;lit de semences suffisamment réchauffé (entre 12 et 15 °C minimum)&#039;&#039;&#039;, ce qui correspond souvent à la mi-mai. Il est également important de veiller à une levée de culture rapide. Le millet ne supporte pas les sols lourds, tassés et les couches hydromorphes. Après un couvert végétal, il est donc conseillé d&#039;effectuer un passage de rotavator, déchaumeur à disque puis rouleau. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Semis ===&lt;br /&gt;
Le semis se fait de mi-mai à début juin avec un semoir à céréales et une densité de semis de 35kg/ha. L’humidité doit être présente ou arriver rapidement pour une levée rapide. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Gestion des adventices ===&lt;br /&gt;
Le millet a une croissance lente entre la levée et le stade 5 feuilles. Il est donc en concurrence avec les adventices, et vaut mieux privilégier les parcelles “propres” initialement pour le semis. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut également éviter de placer le millet avant ou après un maïs lors de la rotation car ces deux cultures ont le même type d’adventices. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau des interventions, un ou deux faux semis avant la mise en culture permettent de limiter le stock de graines. Il est aussi possible d’effectuer une lutte mécanique avec un ou deux passages de herse étrille jusqu’au stade cinq feuilles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Fertilisation ===&lt;br /&gt;
Cette culture est économe en intrants, cependant si le précédent cultural n’est pas une légumineuse, un apport d&#039;engrais de ferme est possible (30 unités d’N pour un objectif de 25-30 qx/ha).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Annexes ==&lt;br /&gt;
{{Pages liées}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{#set: Import GECO le = 01/02/2021}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Plante de service]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Soline Littolff (3857106693)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Sainfoin&amp;diff=197925</id>
		<title>Sainfoin</title>
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		<updated>2026-09-08T07:12:24Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Soline Littolff (3857106693) : /* Semis */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Culture&lt;br /&gt;
| Nom = Sainfoin&lt;br /&gt;
| Image = image_sainfoin.jpg&lt;br /&gt;
| ImageCaption = &lt;br /&gt;
| Sous-categorie = Cultures fourragères&lt;br /&gt;
|Icone = Luzerne.png&lt;br /&gt;
| Glyph = Luzerne}}Le &#039;&#039;&#039;sainfoin&#039;&#039;&#039;, aussi appelé esparcette cultivée ou esparcette à feuilles de vesce, est une [[Fabacées|Fabacée]] pouvant atteindre une &#039;&#039;&#039;hauteur de 50 à 70 cm de haut&#039;&#039;&#039; et d’une durée de vie de deux à cinq ans selon les variétés. Très reconnaissable par ses fleurs roses groupées en grappes allongées très appréciées des [[:Catégorie:Pollinisateurs|pollinisateurs]], le sainfoin était cultivé partout au début du siècle mais a ensuite perdu du terrain, notamment face à la [[:Catégorie:Luzerne|luzerne]]. Sa rusticité, sa souplesse d&#039;utilisation et ses qualités nutritives lui ont valu un regain d&#039;intérêt chez les éleveurs, notamment dans les régions calcaires sèches. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En France, le sainfoin est cultivé dans de nombreuses régions, mais il est particulièrement présent dans le &#039;&#039;&#039;Sud-Ouest et le sud de la France&#039;&#039;&#039;, où les conditions sont &#039;&#039;&#039;idéales pour son développement&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Caractéristiques ==&lt;br /&gt;
Le sainfoin s’adapte très bien aux &#039;&#039;&#039;sols calcaires peu profonds&#039;&#039;&#039; mais aussi aux sols sableux et caillouteux. En effet ses racines profondes (environ 3 à 4 mètres) permettent de &#039;&#039;&#039;puiser l&#039;eau en profondeur&#039;&#039;&#039; ainsi que les minéraux nécessaires à sa croissance. Cette Fabacée &#039;&#039;&#039;supporte ainsi très bien la sécheresse mais également le froid&#039;&#039;&#039;, elle peut résister au gel de printemps jusqu’à -4°C&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot;&amp;gt;https://opera-connaissances.chambres-agriculture.fr/doc_num.php?explnum_id=208618&amp;lt;/ref&amp;gt;. Elle est cependant sensible aux fortes chaleurs au moment du semis&amp;lt;ref name=&amp;quot;:1&amp;quot;&amp;gt;https://www.fermedesaintemarthe.com/blogs/comment-reussir-la-culture-de/reussir-la-culture-du-sainfoin?srsltid=AfmBOoqo3DD-W_e3dWL3iD8EMMZW8HHC7XBnOwuVr4nN_U6WbFdPLCK4&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus, le sainfoin vit en &#039;&#039;&#039;symbiose avec des bactéries appelées rhizobiums&#039;&#039;&#039; qui se développent dans de petits nodules sur ses racines. Ces bactéries ont la capacité de capter l&#039;azote de l&#039;air et de le transformer en une forme utilisable par la plante. Elle est donc &#039;&#039;&#039;déconseillée sur sols argileux&#039;&#039;&#039; : des sols argileux ou hydromorphes empêchent les bactéries symbiotiques qui lui apportent de l’azote de se développer&amp;lt;ref name=&amp;quot;:2&amp;quot;&amp;gt;https://www.agro-league.com/sainfoin&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, le sainfoin est adapté aux sols à pH alcalin ou neutre mais déconseillé sur sol acide&amp;lt;ref name=&amp;quot;:2&amp;quot; /&amp;gt;. Il est également sensible au piétinement, aux excès d’eau et il est conseillé de surveiller les [[Sitone|sitones]] à l’implantation&amp;lt;ref name=&amp;quot;:3&amp;quot;&amp;gt;https://opera-connaissances.chambres-agriculture.fr/doc_num.php?explnum_id=219226&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Intérêts et utilisations ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Fauche ===&lt;br /&gt;
Une des utilisations du sainfoin peut être la &#039;&#039;&#039;fauche&#039;&#039;&#039;. Celle-ci donne de très bons rendements les premières années en première coupe (4 à 6 tMS/ha). Le stade optimal pour la fauche est le &#039;&#039;&#039;début de la floraison&#039;&#039;&#039; (avant 1050 °CJ) car les valeurs nutritives du fourrage ont tendance à diminuer dans le cas d’une récolte plus tardive. Le sainfoin est une [[:Catégorie:Grandes cultures légumineuses|légumineuse]] fragile comme la luzerne. Pour une récolte en fourrage sec, il est conseillé d’&#039;&#039;&#039;éviter de le travailler en plein soleil&#039;&#039;&#039; pour ne pas briser les feuilles. Il est préférable de le travailler plutôt en fin de journée, voire de nuit, pour récolter la plante entière et conserver au mieux la qualité du fourrage&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot; /&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le fauchage du sainfoin est un geste important, surtout s&#039;il est utilisé comme fourrage. Voici quelques conseils pour réussir cette étape : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Outil :&#039;&#039;&#039; Pour de petites surfaces, une faux ou une débroussailleuse peut être utilisée. Pour des surfaces plus grandes, il est préférable d&#039;utiliser une faucheuse mécanique.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Hauteur de coupe :&#039;&#039;&#039; Il est déconseillé de couper trop ras. Laisser une hauteur de coupe d&#039;au moins 5 à 7 cm du sol permet à la plante de bien redémarrer pour la coupe suivante.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Séchage :&#039;&#039;&#039; Il est conseillé de laisser le sainfoin coupé sur le terrain pour qu&#039;il sèche. Vous pourrez ensuite le botteler pour le stocker et en faire du foin&amp;lt;ref name=&amp;quot;:1&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Pâturage ===&lt;br /&gt;
Le sainfoin peut aussi être utilisé en &#039;&#039;&#039;pâturage&#039;&#039;&#039;. En effet, la plante est très &#039;&#039;&#039;appétente&#039;&#039;&#039; pour les animaux, mais elle est également &#039;&#039;&#039;riche en tanins condensés et non météorisante&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot; /&amp;gt;. Les tanins condensés permettent de limiter le passage de l’azote dans les urines des animaux, et une plante non météorisante évite le gonflement de la panse des ruminants. Ainsi, le sainfoin &#039;&#039;&#039;limite les émissions d’azote et de méthane&#039;&#039;&#039; des élevages. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sainfoin est également riche en protéines et équilibré en énergie, il est ainsi digestible et bon pour la santé des animaux&amp;lt;ref name=&amp;quot;:4&amp;quot;&amp;gt;https://afpf-asso.fr/le-sainfoin&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le pâturage peut commencer à partir de 30 à 40 cm. Le sainfoin est sensible au piétinement et au pâturage trop intensif. Il faut éviter de laisser « raser » la parcelle sinon les repousses et la pérennité seront limitées. Un déprimage modéré tôt au printemps est possible mais il est déconseillé si l’on souhaite assurer la première coupe avant les périodes sèches de l’été.  Le pâturage à l’automne après un semis au printemps est possible, mais certains éleveurs préfèrent l’éviter pour ne pas risquer de fragiliser le sainfoin jeune&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Engrais vert et structure du sol ===&lt;br /&gt;
Le sainfoin est considéré comme une plante améliorante pour le sol, principalement pour deux raisons, sa &#039;&#039;&#039;capacité à fixer l&#039;azote et ses racines profondes&#039;&#039;&#039; qui agissent sur la structure de la terre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La capacité du sainfoin à fixer l’azote par les &#039;&#039;&#039;nodosités de ses racines&#039;&#039;&#039; lui confère de nombreux avantages agronomiques. C’est une plante pionnière, qui va coloniser une parcelle avant les adventices indésirables, du fait de sa ressource en azote. Le système racinaire profond (jusqu’à 4 mètres) et pivotant du sainfoin permet également de décompacter le sol, de favoriser un meilleur drainage et de remonter en surface eau et éléments minéraux qui profiteront aux cultures. En se décomposant, la racine laisse de la matière organique en profondeur, ce qui améliore la fertilité et la rétention d&#039;eau du sol sur le long terme&amp;lt;ref name=&amp;quot;:2&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Plante mellifère ===&lt;br /&gt;
Le sainfoin est également très attractif pour les [[Abeille|abeilles]] et d’autres pollinisateurs. Cette &#039;&#039;&#039;plante mellifère&#039;&#039;&#039; stimule l’activité des abeilles pour la fabrication du miel et contribue à améliorer la biodiversité des parcelles. Le miel de sainfoin, prisé pour son goût unique, peut fortement augmenter la valeur ajoutée de ce couvert végétal&amp;lt;ref name=&amp;quot;:2&amp;quot; /&amp;gt;. Les agriculteurs récoltant les graines ont tout intérêt à permettre une bonne pollinisation pour favoriser le brassage génétique et la qualité des graines. La sortie des abeilles a lieu en journée, il est donc important de &#039;&#039;&#039;faucher tôt le matin ou tard le soir pour ne pas fragiliser voir tuer les abeilles&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Couvert végétal ===&lt;br /&gt;
Au vu de toutes ses caractéristiques intéressantes (fixation de l&#039;azote, résistance à la sécheresse et au froid, plante mellifère, système racinaire profond et pivotant), le sainfoin est un &#039;&#039;&#039;[[Couverts végétaux|couvert végétal]] polyvalent.&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Itinéraire technique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Choix de la variété ===&lt;br /&gt;
Il existe deux grands types de variété de sainfoin : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le &#039;&#039;&#039;sainfoin simple&#039;&#039;&#039;, qui donne un cycle de floraison par année et donc une seule fauche possible. Sa &#039;&#039;&#039;pérennité est de 3 à 5 ans&#039;&#039;&#039;. Ce type de variété est bien adapté au pâturage.&lt;br /&gt;
* Le &#039;&#039;&#039;sainfoin double&#039;&#039;&#039; qui peut faire deux cycles de floraison par année et donc plusieurs coupes sont possibles si les conditions sont favorables. Il est donc &#039;&#039;&#039;plus productif mais sa pérennité est plus faible&#039;&#039;&#039; : 3 ans maximum&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;:4&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Semis ===&lt;br /&gt;
Le semis du sainfoin peut s’effectuer au &#039;&#039;&#039;printemps&#039;&#039;&#039; (entre février et mai) ou bien en &#039;&#039;&#039;fin d’été&#039;&#039;&#039; (août-septembre). La densité de semis dépend de la forme des graines : &#039;&#039;&#039;140 à 150 kg par hectare&#039;&#039;&#039; pour des graines encore en cosse, autour de &#039;&#039;&#039;50 kg/ha&#039;&#039;&#039; pour des graines décortiquées, plus chères. La profondeur de semis du sainfoin varie entre &#039;&#039;&#039;2 et 4 cm&#039;&#039;&#039;, selon l’humidité du sol&amp;lt;ref name=&amp;quot;:2&amp;quot; /&amp;gt;. Le semoir utilisé peut être un semoir à dent ou à disque&amp;lt;ref name=&amp;quot;:3&amp;quot; /&amp;gt;&#039;&#039;&#039;.&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien que le semis direct ait donné des résultats intéressants, une préparation du sol (par exemple avec un labour) peut être utile pour augmenter les chances de réussite. Il est également conseillé d’éliminer les adventices car le sainfoin est une culture peu compétitive en phase d’implantation. Le terrain doit être ensuite &amp;quot;rappuyé&amp;quot; en profondeur, et nivelé avec soin mais en un minimum de passages. Le sainfoin est cependant moins exigeant que la luzerne&amp;lt;ref name=&amp;quot;:4&amp;quot; /&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Point de vigilance :&#039;&#039;&#039; Bien qu’il soit résistant une fois développé, &#039;&#039;&#039;au semis le sainfoin ne tolère pas de températures supérieures à 30°C&#039;&#039;&#039;. Il s’adapte par contre à une sécheresse modérée du lit de semence&amp;lt;ref name=&amp;quot;:2&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Fertilisation ===&lt;br /&gt;
Grâce à sa symbiose et à son système racinaire profond, le sainfoin est &#039;&#039;&#039;autonome en azote et économe en intrants&#039;&#039;&#039;. Il est possible d&#039;apporter du fumier ou de l&#039;engrais binaire PK 15 t/ha de fumier de bovins ou 10 t/ha de fumier d’ovins et 40 P et 160 K pour compenser les exportations&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;:3&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Récolte ===&lt;br /&gt;
Comme vu précédemment, le sainfoin peut être utilisé de différentes manières :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;en fauche au printemps&#039;&#039;&#039;, au stade &amp;quot;début floraison&amp;quot;, pour assurer des réserves de qualité,&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;en pâturage au printemps&#039;&#039;&#039;, car le sainfoin démarre assez tôt à cette époque,&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;en pâturage d&#039;automne&#039;&#039;&#039;, même tard en arrière saison car il résiste bien aux gelées précoces&amp;lt;ref name=&amp;quot;:4&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici quelques conseils pour la récolte : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Période de récolte :&#039;&#039;&#039; Une coupe par an.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Partie de la plante :&#039;&#039;&#039; La plante entière.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Stade :&#039;&#039;&#039; Récolte au stade &amp;quot;début de floraison&amp;quot; pour le fourrage&amp;lt;ref name=&amp;quot;:1&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Rotations et associations de culture ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Rotation conseillée ===&lt;br /&gt;
Le sainfoin est un &#039;&#039;&#039;excellent précédent pour toutes les céréales&#039;&#039;&#039;, dont il pourra augmenter le rendement suite à &#039;&#039;&#039;l’apport d’azote&#039;&#039;&#039; de ses nodosités. Il est également intéressant avant un colza, aux besoins en azote souvent élevés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Rotation déconseillée ===&lt;br /&gt;
Un couvert permanent de sainfoin est &#039;&#039;&#039;impossible à combiner avec des [[Betterave|betteraves]]&#039;&#039;&#039;, du fait de la &#039;&#039;&#039;trop forte concurrence&#039;&#039;&#039; sur la culture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Associations conseillées ===&lt;br /&gt;
Le sainfoin peut se cultiver pur ou en association au sein de mélanges fourragers diversifiés.  Valorisé en pâturage, le sainfoin associé à des graminées telles que la [[fétuque]] ou le [[dactyle]] permettent de &#039;&#039;&#039;produire une alimentation complète&#039;&#039;&#039;. L’ajout au sainfoin très rustique d’une autre légumineuse telle que la luzerne, plus sensible aux sécheresses mais productive, permet également de &#039;&#039;&#039;maintenir la production du couvert&#039;&#039;&#039; sur toute sa durée d’implantation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Associations déconseillées ===&lt;br /&gt;
Dans un mélange avec des espèces très vigoureuses (brome ou certaines crucifères), le sainfoin à la croissance plus lente pourrait être étouffé par ces dernières et donc ne pas se développer. &#039;&#039;&#039;On privilégiera donc des plantes de vigueurs semblables&#039;&#039;&#039; pour un couvert associé au sainfoin&amp;lt;ref name=&amp;quot;:2&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Maladies et ravageurs ==&lt;br /&gt;
Le sainfoin, globalement &#039;&#039;&#039;résistant aux maladies et ravageurs&#039;&#039;&#039;, est une culture économe en produits phytosanitaires&amp;lt;ref name=&amp;quot;:1&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;:4&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Annexes ==&lt;br /&gt;
{{Pages liées}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{#set: Import GECO le = 01/02/2021}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Cultures fourragères]]&lt;br /&gt;
[[de:Esparsetten]]&lt;br /&gt;
[[en:Onobrychis]]&lt;br /&gt;
[[es:Onobrychis]]&lt;br /&gt;
[[fi:Esparsetit]]&lt;br /&gt;
[[pl:Sparceta]]&lt;br /&gt;
[[pt:Onobrychis]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Soline Littolff (3857106693)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Sainfoin&amp;diff=197911</id>
		<title>Sainfoin</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Sainfoin&amp;diff=197911"/>
		<updated>2026-09-07T15:35:25Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Soline Littolff (3857106693) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Culture&lt;br /&gt;
| Nom = Sainfoin&lt;br /&gt;
| Image = image_sainfoin.jpg&lt;br /&gt;
| ImageCaption = &lt;br /&gt;
| Sous-categorie = Cultures fourragères&lt;br /&gt;
|Icone = Luzerne.png&lt;br /&gt;
| Glyph = Luzerne}}Le &#039;&#039;&#039;sainfoin&#039;&#039;&#039;, aussi appelé esparcette cultivée ou esparcette à feuilles de vesce, est une [[Fabacées|Fabacée]] pouvant atteindre une &#039;&#039;&#039;hauteur de 50 à 70 cm de haut&#039;&#039;&#039; et d’une durée de vie de deux à cinq ans selon les variétés. Très reconnaissable par ses fleurs roses groupées en grappes allongées très appréciées des [[:Catégorie:Pollinisateurs|pollinisateurs]], le sainfoin était cultivé partout au début du siècle mais a ensuite perdu du terrain, notamment face à la [[:Catégorie:Luzerne|luzerne]]. Sa rusticité, sa souplesse d&#039;utilisation et ses qualités nutritives lui ont valu un regain d&#039;intérêt chez les éleveurs, notamment dans les régions calcaires sèches. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En France, le sainfoin est cultivé dans de nombreuses régions, mais il est particulièrement présent dans le &#039;&#039;&#039;Sud-Ouest et le sud de la France&#039;&#039;&#039;, où les conditions sont &#039;&#039;&#039;idéales pour son développement&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Caractéristiques ==&lt;br /&gt;
Le sainfoin s’adapte très bien aux &#039;&#039;&#039;sols calcaires peu profonds&#039;&#039;&#039; mais aussi aux sols sableux et caillouteux. En effet ses racines profondes (environ 3 à 4 mètres) permettent de &#039;&#039;&#039;puiser l&#039;eau en profondeur&#039;&#039;&#039; ainsi que les minéraux nécessaires à sa croissance. Cette Fabacée &#039;&#039;&#039;supporte ainsi très bien la sécheresse mais également le froid&#039;&#039;&#039;, elle peut résister au gel de printemps jusqu’à -4°C&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot;&amp;gt;https://opera-connaissances.chambres-agriculture.fr/doc_num.php?explnum_id=208618&amp;lt;/ref&amp;gt;. Elle est cependant sensible aux fortes chaleurs au moment du semis&amp;lt;ref name=&amp;quot;:1&amp;quot;&amp;gt;https://www.fermedesaintemarthe.com/blogs/comment-reussir-la-culture-de/reussir-la-culture-du-sainfoin?srsltid=AfmBOoqo3DD-W_e3dWL3iD8EMMZW8HHC7XBnOwuVr4nN_U6WbFdPLCK4&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus, le sainfoin vit en &#039;&#039;&#039;symbiose avec des bactéries appelées rhizobiums&#039;&#039;&#039; qui se développent dans de petits nodules sur ses racines. Ces bactéries ont la capacité de capter l&#039;azote de l&#039;air et de le transformer en une forme utilisable par la plante. Elle est donc &#039;&#039;&#039;déconseillée sur sols argileux&#039;&#039;&#039; : des sols argileux ou hydromorphes empêchent les bactéries symbiotiques qui lui apportent de l’azote de se développer&amp;lt;ref name=&amp;quot;:2&amp;quot;&amp;gt;https://www.agro-league.com/sainfoin&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, le sainfoin est adapté aux sols à pH alcalin ou neutre mais déconseillé sur sol acide&amp;lt;ref name=&amp;quot;:2&amp;quot; /&amp;gt;. Il est également sensible au piétinement, aux excès d’eau et il est conseillé de surveiller les [[Sitone|sitones]] à l’implantation&amp;lt;ref name=&amp;quot;:3&amp;quot;&amp;gt;https://opera-connaissances.chambres-agriculture.fr/doc_num.php?explnum_id=219226&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Intérêts et utilisations ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Fauche ===&lt;br /&gt;
Une des utilisations du sainfoin peut être la &#039;&#039;&#039;fauche&#039;&#039;&#039;. Celle-ci donne de très bons rendements les premières années en première coupe (4 à 6 tMS/ha). Le stade optimal pour la fauche est le &#039;&#039;&#039;début de la floraison&#039;&#039;&#039; (avant 1050 °CJ) car les valeurs nutritives du fourrage ont tendance à diminuer dans le cas d’une récolte plus tardive. Le sainfoin est une [[:Catégorie:Grandes cultures légumineuses|légumineuse]] fragile comme la luzerne. Pour une récolte en fourrage sec, il est conseillé d’&#039;&#039;&#039;éviter de le travailler en plein soleil&#039;&#039;&#039; pour ne pas briser les feuilles. Il est préférable de le travailler plutôt en fin de journée, voire de nuit, pour récolter la plante entière et conserver au mieux la qualité du fourrage&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot; /&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le fauchage du sainfoin est un geste important, surtout s&#039;il est utilisé comme fourrage. Voici quelques conseils pour réussir cette étape : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Outil :&#039;&#039;&#039; Pour de petites surfaces, une faux ou une débroussailleuse peut être utilisée. Pour des surfaces plus grandes, il est préférable d&#039;utiliser une faucheuse mécanique.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Hauteur de coupe :&#039;&#039;&#039; Il est déconseillé de couper trop ras. Laisser une hauteur de coupe d&#039;au moins 5 à 7 cm du sol permet à la plante de bien redémarrer pour la coupe suivante.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Séchage :&#039;&#039;&#039; Il est conseillé de laisser le sainfoin coupé sur le terrain pour qu&#039;il sèche. Vous pourrez ensuite le botteler pour le stocker et en faire du foin&amp;lt;ref name=&amp;quot;:1&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Pâturage ===&lt;br /&gt;
Le sainfoin peut aussi être utilisé en &#039;&#039;&#039;pâturage&#039;&#039;&#039;. En effet, la plante est très &#039;&#039;&#039;appétente&#039;&#039;&#039; pour les animaux, mais elle est également &#039;&#039;&#039;riche en tanins condensés et non météorisante&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot; /&amp;gt;. Les tanins condensés permettent de limiter le passage de l’azote dans les urines des animaux, et une plante non météorisante évite le gonflement de la panse des ruminants. Ainsi, le sainfoin &#039;&#039;&#039;limite les émissions d’azote et de méthane&#039;&#039;&#039; des élevages. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sainfoin est également riche en protéines et équilibré en énergie, il est ainsi digestible et bon pour la santé des animaux&amp;lt;ref name=&amp;quot;:4&amp;quot;&amp;gt;https://afpf-asso.fr/le-sainfoin&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le pâturage peut commencer à partir de 30 à 40 cm. Le sainfoin est sensible au piétinement et au pâturage trop intensif. Il faut éviter de laisser « raser » la parcelle sinon les repousses et la pérennité seront limitées. Un déprimage modéré tôt au printemps est possible mais il est déconseillé si l’on souhaite assurer la première coupe avant les périodes sèches de l’été.  Le pâturage à l’automne après un semis au printemps est possible, mais certains éleveurs préfèrent l’éviter pour ne pas risquer de fragiliser le sainfoin jeune&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Engrais vert et structure du sol ===&lt;br /&gt;
Le sainfoin est considéré comme une plante améliorante pour le sol, principalement pour deux raisons, sa &#039;&#039;&#039;capacité à fixer l&#039;azote et ses racines profondes&#039;&#039;&#039; qui agissent sur la structure de la terre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La capacité du sainfoin à fixer l’azote par les &#039;&#039;&#039;nodosités de ses racines&#039;&#039;&#039; lui confère de nombreux avantages agronomiques. C’est une plante pionnière, qui va coloniser une parcelle avant les adventices indésirables, du fait de sa ressource en azote. Le système racinaire profond (jusqu’à 4 mètres) et pivotant du sainfoin permet également de décompacter le sol, de favoriser un meilleur drainage et de remonter en surface eau et éléments minéraux qui profiteront aux cultures. En se décomposant, la racine laisse de la matière organique en profondeur, ce qui améliore la fertilité et la rétention d&#039;eau du sol sur le long terme&amp;lt;ref name=&amp;quot;:2&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Plante mellifère ===&lt;br /&gt;
Le sainfoin est également très attractif pour les [[Abeille|abeilles]] et d’autres pollinisateurs. Cette &#039;&#039;&#039;plante mellifère&#039;&#039;&#039; stimule l’activité des abeilles pour la fabrication du miel et contribue à améliorer la biodiversité des parcelles. Le miel de sainfoin, prisé pour son goût unique, peut fortement augmenter la valeur ajoutée de ce couvert végétal&amp;lt;ref name=&amp;quot;:2&amp;quot; /&amp;gt;. Les agriculteurs récoltant les graines ont tout intérêt à permettre une bonne pollinisation pour favoriser le brassage génétique et la qualité des graines. La sortie des abeilles a lieu en journée, il est donc important de &#039;&#039;&#039;faucher tôt le matin ou tard le soir pour ne pas fragiliser voir tuer les abeilles&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Couvert végétal ===&lt;br /&gt;
Au vu de toutes ses caractéristiques intéressantes (fixation de l&#039;azote, résistance à la sécheresse et au froid, plante mellifère, système racinaire profond et pivotant), le sainfoin est un &#039;&#039;&#039;[[Couverts végétaux|couvert végétal]] polyvalent.&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Itinéraire technique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Choix de la variété ===&lt;br /&gt;
Il existe deux grands types de variété de sainfoin : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le &#039;&#039;&#039;sainfoin simple&#039;&#039;&#039;, qui donne un cycle de floraison par année et donc une seule fauche possible. Sa &#039;&#039;&#039;pérennité est de 3 à 5 ans&#039;&#039;&#039;. Ce type de variété est bien adapté au pâturage.&lt;br /&gt;
* Le &#039;&#039;&#039;sainfoin double&#039;&#039;&#039; qui peut faire deux cycles de floraison par année et donc plusieurs coupes sont possibles si les conditions sont favorables. Il est donc &#039;&#039;&#039;plus productif mais sa pérennité est plus faible&#039;&#039;&#039; : 3 ans maximum&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;:4&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Semis ===&lt;br /&gt;
Le semis du sainfoin peut s’effectuer au &#039;&#039;&#039;printemps&#039;&#039;&#039; (entre février et mai) ou bien en &#039;&#039;&#039;fin d’été&#039;&#039;&#039; (août-septembre). La densité de semis dépend de la forme des graines : &#039;&#039;&#039;140 à 150 kg par hectare&#039;&#039;&#039; pour des graines encore en cosse, autour de &#039;&#039;&#039;50 kg/ha&#039;&#039;&#039; pour des graines décortiquées, plus chères. La profondeur de semis du sainfoin varie entre &#039;&#039;&#039;2 et 4 cm&#039;&#039;&#039;, selon l’humidité du sol&amp;lt;ref name=&amp;quot;:2&amp;quot; /&amp;gt;. Le semoir utilisé peut être un semoir à dent ou à disque&amp;lt;ref name=&amp;quot;:3&amp;quot; /&amp;gt;&#039;&#039;&#039;.&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien que le semis direct ait donné des résultats intéressants, une préparation du sol (par exemple avec un labour) peut être utile pour augmenter les chances de réussite. Il est également conseillé d’éliminer les adventices car le sainfoin est une culture peu compétitive en phase d’implantation. Le terrain doit être ensuite &amp;quot;rappuyé&amp;quot; en profondeur, et nivelé avec soin mais en un minimum de passages. Le sainfoin est cependant moins exigeant que la luzerne&amp;lt;ref name=&amp;quot;:4&amp;quot; /&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Point de vigilance :&#039;&#039;&#039; Bien qu’il soit résistante une fois développé, &#039;&#039;&#039;au semis le sainfoin ne tolère pas de températures supérieures à 30°C&#039;&#039;&#039;. Il s’adapte par contre à une sécheresse modérée du lit de semence&amp;lt;ref name=&amp;quot;:2&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Fertilisation ===&lt;br /&gt;
Grâce à sa symbiose et à son système racinaire profond, le sainfoin est &#039;&#039;&#039;autonome en azote et économe en intrants&#039;&#039;&#039;. Il est possible d&#039;apporter du fumier ou de l&#039;engrais binaire PK 15 t/ha de fumier de bovins ou 10 t/ha de fumier d’ovins et 40 P et 160 K pour compenser les exportations&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;:3&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Récolte ===&lt;br /&gt;
Comme vu précédemment, le sainfoin peut être utilisé de différentes manières :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;en fauche au printemps&#039;&#039;&#039;, au stade &amp;quot;début floraison&amp;quot;, pour assurer des réserves de qualité,&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;en pâturage au printemps&#039;&#039;&#039;, car le sainfoin démarre assez tôt à cette époque,&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;en pâturage d&#039;automne&#039;&#039;&#039;, même tard en arrière saison car il résiste bien aux gelées précoces&amp;lt;ref name=&amp;quot;:4&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici quelques conseils pour la récolte : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Période de récolte :&#039;&#039;&#039; Une coupe par an.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Partie de la plante :&#039;&#039;&#039; La plante entière.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Stade :&#039;&#039;&#039; Récolte au stade &amp;quot;début de floraison&amp;quot; pour le fourrage&amp;lt;ref name=&amp;quot;:1&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Rotations et associations de culture ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Rotation conseillée ===&lt;br /&gt;
Le sainfoin est un &#039;&#039;&#039;excellent précédent pour toutes les céréales&#039;&#039;&#039;, dont il pourra augmenter le rendement suite à &#039;&#039;&#039;l’apport d’azote&#039;&#039;&#039; de ses nodosités. Il est également intéressant avant un colza, aux besoins en azote souvent élevés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Rotation déconseillée ===&lt;br /&gt;
Un couvert permanent de sainfoin est &#039;&#039;&#039;impossible à combiner avec des [[Betterave|betteraves]]&#039;&#039;&#039;, du fait de la &#039;&#039;&#039;trop forte concurrence&#039;&#039;&#039; sur la culture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Associations conseillées ===&lt;br /&gt;
Le sainfoin peut se cultiver pur ou en association au sein de mélanges fourragers diversifiés.  Valorisé en pâturage, le sainfoin associé à des graminées telles que la [[fétuque]] ou le [[dactyle]] permettent de &#039;&#039;&#039;produire une alimentation complète&#039;&#039;&#039;. L’ajout au sainfoin très rustique d’une autre légumineuse telle que la luzerne, plus sensible aux sécheresses mais productive, permet également de &#039;&#039;&#039;maintenir la production du couvert&#039;&#039;&#039; sur toute sa durée d’implantation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Associations déconseillées ===&lt;br /&gt;
Dans un mélange avec des espèces très vigoureuses (brome ou certaines crucifères), le sainfoin à la croissance plus lente pourrait être étouffé par ces dernières et donc ne pas se développer. &#039;&#039;&#039;On privilégiera donc des plantes de vigueurs semblables&#039;&#039;&#039; pour un couvert associé au sainfoin&amp;lt;ref name=&amp;quot;:2&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Maladies et ravageurs ==&lt;br /&gt;
Le sainfoin, globalement &#039;&#039;&#039;résistant aux maladies et ravageurs&#039;&#039;&#039;, est une culture économe en produits phytosanitaires&amp;lt;ref name=&amp;quot;:1&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;:4&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Annexes ==&lt;br /&gt;
{{Pages liées}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{#set: Import GECO le = 01/02/2021}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Cultures fourragères]]&lt;br /&gt;
[[de:Esparsetten]]&lt;br /&gt;
[[en:Onobrychis]]&lt;br /&gt;
[[es:Onobrychis]]&lt;br /&gt;
[[fi:Esparsetit]]&lt;br /&gt;
[[pl:Sparceta]]&lt;br /&gt;
[[pt:Onobrychis]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Soline Littolff (3857106693)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Sainfoin&amp;diff=197910</id>
		<title>Sainfoin</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Sainfoin&amp;diff=197910"/>
		<updated>2026-09-07T15:09:24Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Soline Littolff (3857106693) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Culture&lt;br /&gt;
| Nom = Sainfoin&lt;br /&gt;
| Image = image_sainfoin.jpg&lt;br /&gt;
| ImageCaption = &lt;br /&gt;
| Sous-categorie = Cultures fourragères&lt;br /&gt;
|Icone = Luzerne.png&lt;br /&gt;
| Glyph = Luzerne}}Le &#039;&#039;&#039;sainfoin&#039;&#039;&#039;, aussi appelé esparcette cultivée ou esparcette à feuilles de vesce, est une [[Fabacées|Fabacée]] pouvant atteindre une &#039;&#039;&#039;hauteur de 50 à 70 cm de haut&#039;&#039;&#039; et d’une durée de vie de deux à cinq ans selon les variétés. Très reconnaissable par ses fleurs roses groupées en grappes allongées très appréciées des [[:Catégorie:Pollinisateurs|pollinisateurs]], le sainfoin était cultivé partout au début du siècle mais a ensuite perdu du terrain, notamment face à la [[:Catégorie:Luzerne|luzerne]]. Sa rusticité, sa souplesse d&#039;utilisation et ses qualités nutritives lui ont valu un regain d&#039;intérêt chez les éleveurs, notamment dans les régions calcaires sèches. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En France, le sainfoin est cultivé dans de nombreuses régions, mais il est particulièrement présent dans le &#039;&#039;&#039;Sud-Ouest et le sud de la France&#039;&#039;&#039;, où les conditions sont &#039;&#039;&#039;idéales pour son développement&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Caractéristiques ==&lt;br /&gt;
Le sainfoin s’adapte très bien aux &#039;&#039;&#039;sols calcaires peu profonds&#039;&#039;&#039; mais aussi aux sols sableux et caillouteux. En effet ses racines profondes (environ 3 à 4 mètres) permettent de &#039;&#039;&#039;puiser l&#039;eau en profondeur&#039;&#039;&#039; ainsi que les minéraux nécessaires à sa croissance. Cette Fabacée &#039;&#039;&#039;supporte ainsi très bien la sécheresse mais également le froid&#039;&#039;&#039;, elle peut résister au gel de printemps jusqu’à -4°C. Elle est cependant sensible aux fortes chaleurs au moment du semis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus, le sainfoin vit en &#039;&#039;&#039;symbiose avec des bactéries appelées rhizobiums&#039;&#039;&#039; qui se développent dans de petits nodules sur ses racines. Ces bactéries ont la capacité de capter l&#039;azote de l&#039;air et de le transformer en une forme utilisable par la plante. Elle est donc &#039;&#039;&#039;déconseillée sur sols argileux&#039;&#039;&#039; : des sols argileux ou hydromorphes empêchent les bactéries symbiotiques qui lui apportent de l’azote de se développer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, le sainfoin est adapté aux sols à pH alcalin ou neutre mais déconseillé sur sol acide. Il est également sensible au piétinement, aux excès d’eau et il est conseillé de surveiller les [[Sitone|sitones]] à l’implantation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Intérêts et utilisations ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Fauche ===&lt;br /&gt;
Une des utilisations du sainfoin peut être la &#039;&#039;&#039;fauche&#039;&#039;&#039;. Celle-ci donne de très bons rendements les premières années en première coupe (4 à 6 tMS/ha). Le stade optimal pour la fauche est le &#039;&#039;&#039;début de la floraison&#039;&#039;&#039; (avant 1050 °CJ) car les valeurs nutritives du fourrage ont tendance à diminuer dans le cas d’une récolte plus tardive. Le sainfoin est une [[:Catégorie:Grandes cultures légumineuses|légumineuse]] fragile comme la luzerne. Pour une récolte en fourrage sec, il est conseillé d’&#039;&#039;&#039;éviter de le travailler en plein soleil&#039;&#039;&#039; pour ne pas briser les feuilles. Il est préférable de le travailler plutôt en fin de journée, voire de nuit, pour récolter la plante entière et conserver au mieux la qualité du fourrage. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le fauchage du sainfoin est un geste important, surtout s&#039;il est utilisé comme fourrage. Voici quelques conseils pour réussir cette étape : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Outil :&#039;&#039;&#039; Pour de petites surfaces, une faux ou une débroussailleuse peut être utilisée. Pour des surfaces plus grandes, il est préférable d&#039;utiliser une faucheuse mécanique.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Hauteur de coupe :&#039;&#039;&#039; Il est déconseillé de couper trop ras. Laisser une hauteur de coupe d&#039;au moins 5 à 7 cm du sol permet à la plante de bien redémarrer pour la coupe suivante.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Séchage :&#039;&#039;&#039; Il est conseillé de laisser le sainfoin coupé sur le terrain pour qu&#039;il sèche. Vous pourrez ensuite le botteler pour le stocker et en faire du foin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Pâturage ===&lt;br /&gt;
Le sainfoin peut aussi être utilisé en &#039;&#039;&#039;pâturage&#039;&#039;&#039;. En effet, la plante est très &#039;&#039;&#039;appétente&#039;&#039;&#039; pour les animaux, mais elle est également &#039;&#039;&#039;riche en tanins condensés et non météorisante&#039;&#039;&#039;. Les tanins condensés permettent de limiter le passage de l’azote dans les urines des animaux, et une plante non météorisante évite le gonflement de la panse des ruminants. Ainsi, le sainfoin &#039;&#039;&#039;limite les émissions d’azote et de méthane&#039;&#039;&#039; des élevages. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sainfoin est également riche en protéines et équilibré en énergie, il est ainsi digestible et bon pour la santé des animaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le pâturage peut commencer à partir de 30 à 40 cm. Le sainfoin est sensible au piétinement et au pâturage trop intensif. Il faut éviter de laisser « raser » la parcelle sinon les repousses et la pérennité seront limitées. Un déprimage modéré tôt au printemps est possible mais il est déconseillé si l’on souhaite assurer la première coupe avant les périodes sèches de l’été.  Le pâturage à l’automne après un semis au printemps est possible, mais certains éleveurs préfèrent l’éviter pour ne pas risquer de fragiliser le sainfoin jeune.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Engrais vert et structure du sol ===&lt;br /&gt;
Le sainfoin est considéré comme une plante améliorante pour le sol, principalement pour deux raisons, sa &#039;&#039;&#039;capacité à fixer l&#039;azote et ses racines profondes&#039;&#039;&#039; qui agissent sur la structure de la terre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La capacité du sainfoin à fixer l’azote par les &#039;&#039;&#039;nodosités de ses racines&#039;&#039;&#039; lui confère de nombreux avantages agronomiques. C’est une plante pionnière, qui va coloniser une parcelle avant les adventices indésirables, du fait de sa ressource en azote. Le système racinaire profond (jusqu’à 4 mètres) et pivotant du sainfoin permet également de décompacter le sol, de favoriser un meilleur drainage et de remonter en surface eau et éléments minéraux qui profiteront aux cultures. En se décomposant, la racine laisse de la matière organique en profondeur, ce qui améliore la fertilité et la rétention d&#039;eau du sol sur le long terme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Plante mellifère ===&lt;br /&gt;
Le sainfoin est également très attractif pour les [[Abeille|abeilles]] et d’autres pollinisateurs. Cette &#039;&#039;&#039;plante mellifère&#039;&#039;&#039; stimule l’activité des abeilles pour la fabrication du miel et contribue à améliorer la biodiversité des parcelles. Le miel de sainfoin, prisé pour son goût unique, peut fortement augmenter la valeur ajoutée de ce couvert végétal. Les agriculteurs récoltant les graines ont tout intérêt à permettre une bonne pollinisation pour favoriser le brassage génétique et la qualité des graines. La sortie des abeilles a lieu en journée, il est donc important de &#039;&#039;&#039;faucher tôt le matin ou tard le soir pour ne pas fragiliser voir tuer les abeilles&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Couvert végétal ===&lt;br /&gt;
Au vu de toutes ses caractéristiques intéressantes (fixation de l&#039;azote, résistance à la sécheresse et au froid, plante mellifère, système racinaire profond et pivotant), le sainfoin est un &#039;&#039;&#039;[[Couverts végétaux|couvert végétal]] polyvalent.&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Itinéraire technique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Choix de la variété ===&lt;br /&gt;
Il existe deux grands types de variété de sainfoin : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le &#039;&#039;&#039;sainfoin simple&#039;&#039;&#039;, qui donne un cycle de floraison par année et donc une seule fauche possible. Sa &#039;&#039;&#039;pérennité est de 3 à 5 ans&#039;&#039;&#039;. Ce type de variété est bien adapté au pâturage.&lt;br /&gt;
* Le &#039;&#039;&#039;sainfoin double&#039;&#039;&#039; qui peut faire deux cycles de floraison par année et donc plusieurs coupes sont possibles si les conditions sont favorables. Il est donc &#039;&#039;&#039;plus productif mais sa pérennité est plus faible&#039;&#039;&#039; : 3 ans maximum.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Semis ===&lt;br /&gt;
Le semis du sainfoin peut s’effectuer au &#039;&#039;&#039;printemps&#039;&#039;&#039; (entre février et mai) ou bien en &#039;&#039;&#039;fin d’été&#039;&#039;&#039; (août-septembre). La densité de semis dépend de la forme des graines : &#039;&#039;&#039;140 à 150 kg par hectare&#039;&#039;&#039; pour des graines encore en cosse, autour de &#039;&#039;&#039;50 kg/ha&#039;&#039;&#039; pour des graines décortiquées, plus chères. La profondeur de semis du sainfoin varie entre &#039;&#039;&#039;2 et 4 cm&#039;&#039;&#039;, selon l’humidité du sol. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien que le semis direct ait donné des résultats intéressants, une préparation du sol (par exemple avec un labour) peut être utile pour augmenter les chances de réussite. Il est également conseillé d’éliminer les adventices car le sainfoin est une culture peu compétitive en phase d’implantation. Le terrain doit être ensuite &amp;quot;rappuyé&amp;quot; en profondeur, et nivelé avec soin mais en un minimum de passages. Le sainfoin est cependant moins exigeant que la luzerne. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Point de vigilance :&#039;&#039;&#039; Bien qu’il soit résistante une fois développé, &#039;&#039;&#039;au semis le sainfoin ne tolère pas de températures supérieures à 30°C&#039;&#039;&#039;. Il s’adapte par contre à une sécheresse modérée du lit de semence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Fertilisation ===&lt;br /&gt;
Grâce à sa symbiose et à son système racinaire profond, le sainfoin est &#039;&#039;&#039;autonome en azote et économe en intrants&#039;&#039;&#039;. Il est possible d&#039;apporter du fumier ou de l&#039;engrais binaire PK 15 t/ha de fumier de bovins ou 10 t/ha de fumier d’ovins et 40 P et 160 K pour compenser les exportations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Récolte ===&lt;br /&gt;
Comme vu précédemment, le sainfoin peut être utilisé de différentes manières :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;en fauche au printemps&#039;&#039;&#039;, au stade &amp;quot;début floraison&amp;quot;, pour assurer des réserves de qualité,&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;en pâturage au printemps&#039;&#039;&#039;, car le sainfoin démarre assez tôt à cette époque,&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;en pâturage d&#039;automne&#039;&#039;&#039;, même tard en arrière saison car il résiste bien aux gelées précoces.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici quelques conseils pour la récolte : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Période de récolte :&#039;&#039;&#039; Une coupe par an.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Partie de la plante :&#039;&#039;&#039; La plante entière.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Stade :&#039;&#039;&#039; Récolte au stade &amp;quot;début de floraison&amp;quot; pour le fourrage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Rotations et associations de culture ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Rotation conseillée ===&lt;br /&gt;
Le sainfoin est un &#039;&#039;&#039;excellent précédent pour toutes les céréales&#039;&#039;&#039;, dont il pourra augmenter le rendement suite à &#039;&#039;&#039;l’apport d’azote&#039;&#039;&#039; de ses nodosités. Il est également intéressant avant un colza, aux besoins en azote souvent élevés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Rotation déconseillée ===&lt;br /&gt;
Un couvert permanent de sainfoin est &#039;&#039;&#039;impossible à combiner avec des [[Betterave|betteraves]]&#039;&#039;&#039;, du fait de la &#039;&#039;&#039;trop forte concurrence&#039;&#039;&#039; sur la culture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Associations conseillées ===&lt;br /&gt;
Le sainfoin peut se cultiver pur ou en association au sein de mélanges fourragers diversifiés.  Valorisé en pâturage, le sainfoin associé à des graminées telles que la [[fétuque]] ou le [[dactyle]] permettent de &#039;&#039;&#039;produire une alimentation complète&#039;&#039;&#039;. L’ajout au sainfoin très rustique d’une autre légumineuse telle que la luzerne, plus sensible aux sécheresses mais productive, permet également de &#039;&#039;&#039;maintenir la production du couvert&#039;&#039;&#039; sur toute sa durée d’implantation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Associations déconseillées ===&lt;br /&gt;
Dans un mélange avec des espèces très vigoureuses (brome ou certaines crucifères), le sainfoin à la croissance plus lente pourrait être étouffé par ces dernières et donc ne pas se développer. &#039;&#039;&#039;On privilégiera donc des plantes de vigueurs semblables&#039;&#039;&#039; pour un couvert associé au sainfoin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Maladies et ravageurs ==&lt;br /&gt;
Le sainfoin, globalement &#039;&#039;&#039;résistant aux maladies et ravageurs&#039;&#039;&#039;, est une culture économe en produits phytosanitaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Annexes ==&lt;br /&gt;
{{Pages liées}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{#set: Import GECO le = 01/02/2021}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Cultures fourragères]]&lt;br /&gt;
[[de:Esparsetten]]&lt;br /&gt;
[[en:Onobrychis]]&lt;br /&gt;
[[es:Onobrychis]]&lt;br /&gt;
[[fi:Esparsetit]]&lt;br /&gt;
[[pl:Sparceta]]&lt;br /&gt;
[[pt:Onobrychis]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Soline Littolff (3857106693)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Sainfoin&amp;diff=197889</id>
		<title>Sainfoin</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Sainfoin&amp;diff=197889"/>
		<updated>2026-09-07T11:58:45Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Soline Littolff (3857106693) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Culture&lt;br /&gt;
| Nom = Sainfoin&lt;br /&gt;
| Image = image_sainfoin.jpg&lt;br /&gt;
| ImageCaption = &lt;br /&gt;
| Sous-categorie = Cultures fourragères&lt;br /&gt;
|Icone = Luzerne.png&lt;br /&gt;
| Glyph = Luzerne}}Le &#039;&#039;&#039;sainfoin&#039;&#039;&#039;, aussi appelé esparcette cultivée ou esparcette à feuilles de vesce, est une [[Fabacées|Fabacée]] pouvant atteindre une &#039;&#039;&#039;hauteur de 50 à 70 cm de haut&#039;&#039;&#039; et d’une durée de vie de deux à cinq ans selon les variétés. Très reconnaissable par ses fleurs roses groupées en grappes allongées très appréciées des [[:Catégorie:Pollinisateurs|pollinisateurs]], le sainfoin était cultivé partout au début du siècle mais a ensuite perdu du terrain, notamment face à la [[:Catégorie:Luzerne|luzerne]]. Sa rusticité, sa souplesse d&#039;utilisation et ses qualités nutritives lui ont valu un regain d&#039;intérêt chez les éleveurs, notamment dans les régions calcaires sèches. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En France, le sainfoin est cultivé dans de nombreuses régions, mais il est particulièrement présent dans le &#039;&#039;&#039;Sud-Ouest et le sud de la France&#039;&#039;&#039;, où les conditions sont &#039;&#039;&#039;idéales pour son développement&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Caractéristiques ==&lt;br /&gt;
Le sainfoin s’adapte très bien aux &#039;&#039;&#039;sols calcaires peu profonds&#039;&#039;&#039; mais aussi aux sols sableux et caillouteux. En effet ses racines profondes (environ 3 à 4 mètres) permettent de &#039;&#039;&#039;puiser l&#039;eau en profondeur&#039;&#039;&#039; ainsi que les minéraux nécessaires à sa croissance. Cette Fabacée &#039;&#039;&#039;supporte ainsi très bien la sécheresse mais également le froid&#039;&#039;&#039;, elle peut résister au gel de printemps jusqu’à -4°C. Elle est cependant sensible aux fortes chaleurs au moment du semis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus, le sainfoin vit en &#039;&#039;&#039;symbiose avec des bactéries appelées rhizobiums&#039;&#039;&#039; qui se développent dans de petits nodules sur ses racines. Ces bactéries ont la capacité de capter l&#039;azote de l&#039;air et de le transformer en une forme utilisable par la plante. Elle est donc &#039;&#039;&#039;déconseillée sur sols argileux&#039;&#039;&#039; : des sols argileux ou hydromorphes empêchent les bactéries symbiotiques qui lui apportent de l’azote de se développer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, le sainfoin est adapté aux sols à pH alcalin ou neutre mais déconseillé sur sol acide. Il est également sensible au piétinement, aux excès d’eau et il est conseillé de surveiller les sitones à l’implantation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Intérêts et utilisations ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Fauche ===&lt;br /&gt;
Une des utilisations du sainfoin peut être la &#039;&#039;&#039;fauche&#039;&#039;&#039;. Celle-ci donne de très bons rendements les premières années en première coupe (4 à 6 tMS/ha). Le stade optimal pour la fauche est le &#039;&#039;&#039;début de la floraison&#039;&#039;&#039; (avant 1050 °CJ) car les valeurs nutritives du fourrage ont tendance à diminuer dans le cas d’une récolte plus tardive. Le sainfoin est une [[:Catégorie:Grandes cultures légumineuses|légumineuse]] fragile comme la luzerne. Pour une récolte en fourrage sec, il est conseillé d’&#039;&#039;&#039;éviter de le travailler en plein soleil&#039;&#039;&#039; pour ne pas briser les feuilles. Il est préférable de le travailler plutôt en fin de journée, voire de nuit, pour récolter la plante entière et conserver au mieux la qualité du fourrage. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le fauchage du sainfoin est un geste important, surtout s&#039;il est utilisé comme fourrage. Voici quelques conseils pour réussir cette étape : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Outil :&#039;&#039;&#039; Pour de petites surfaces, une faux ou une débroussailleuse peut être utilisée. Pour des surfaces plus grandes, il est préférable d&#039;utiliser une faucheuse mécanique.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Hauteur de coupe :&#039;&#039;&#039; Il est déconseillé de couper trop ras. Laisser une hauteur de coupe d&#039;au moins 5 à 7 cm du sol permet à la plante de bien redémarrer pour la coupe suivante.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Séchage :&#039;&#039;&#039; Il est conseillé de laisser le sainfoin coupé sur le terrain pour qu&#039;il sèche. Vous pourrez ensuite le botteler pour le stocker et en faire du foin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Pâturage ===&lt;br /&gt;
Le sainfoin peut aussi être utilisé en pâturage. En effet, la plante est très appétente pour les animaux, mais elle est également riche en tanins condensés et non météorisante. Les tanins condensés permettent de limiter le passage de l’azote dans les urines des animaux, et une plante non météorisante évite le gonflement de la panse des ruminants. Ainsi, le sainfoin limite les émissions d’azote et de méthane des élevages. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sainfoin est également riche en protéines et équilibré en énergie, il est ainsi digestible et bon pour la santé des animaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le pâturage peut commencer à partir de 30 à 40 cm. Le sainfoin est sensible au piétinement et au pâturage trop intensif. Il faut éviter de laisser « raser » la parcelle sinon les repousses et la pérennité seront limitées.  Un déprimage modéré tôt au printemps est possible mais il est déconseillé si l’on souhaite assurer la première coupe avant les périodes sèches de l’été.  Le pâturage à l’automne après un semis au printemps est possible, mais certains éleveurs préfèrent l’éviter pour ne pas risquer de fragiliser le sainfoin jeune.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Engrais vert et structure du sol ===&lt;br /&gt;
Le sainfoin est considéré comme une plante améliorante pour le sol, principalement pour deux raisons, sa capacité à fixer l&#039;azote et ses racines profondes qui agissent sur la structure de la terre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La capacité du sainfoin à fixer l’azote par les nodosités de ses racines lui confère de nombreux avantages agronomiques. C’est une plante pionnière, qui va coloniser une parcelle avant les adventices indésirables, du fait de sa ressource en azote. Le système racinaire profond (jusqu’à 4 mètres) et pivotant du sainfoin permet également de décompacter le sol, de favoriser un meilleur drainage et de remonter en surface eau et éléments minéraux qui profiteront aux cultures. En se décomposant, la racine laisse de la matière organique en profondeur, ce qui améliore la fertilité et la rétention d&#039;eau du sol sur le long terme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Plante mellifère ===&lt;br /&gt;
Le sainfoin est également très attractif pour les abeilles et d’autres pollinisateurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette plante mellifère stimule l’activité des abeilles pour la fabrication du miel et contribue à améliorer la biodiversité des parcelles. Le miel de sainfoin, prisé pour son goût unique, peut fortement augmenter la valeur ajoutée de ce couvert végétal. Les agriculteurs récoltant les graines ont tout intérêt à permettre une bonne pollinisation pour favoriser le brassage génétique et la qualité des graines. La sortie des abeilles a lieu en journée, il est donc important de faucher tôt le matin ou tard le soir pour ne pas fragiliser voir tuer les abeilles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Couvert végétal ===&lt;br /&gt;
Au vu de toutes ses caractéristiques intéressantes (fixation de l&#039;azote, résistance à la sécheresse et au froid, plante mellifère, système racinaire profond et pivotant), le sainfoin est un couvert végétal polyvalent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Itinéraire technique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Choix de la variété ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Semis ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Fertilisation ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Récolte ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Rotations et associations de culture ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Maladies et ravageurs ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Annexes ==&lt;br /&gt;
{{Pages liées}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{#set: Import GECO le = 01/02/2021}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Cultures fourragères]]&lt;br /&gt;
[[de:Esparsetten]]&lt;br /&gt;
[[en:Onobrychis]]&lt;br /&gt;
[[es:Onobrychis]]&lt;br /&gt;
[[fi:Esparsetit]]&lt;br /&gt;
[[pl:Sparceta]]&lt;br /&gt;
[[pt:Onobrychis]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Soline Littolff (3857106693)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Sainfoin&amp;diff=197888</id>
		<title>Sainfoin</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Sainfoin&amp;diff=197888"/>
		<updated>2026-09-07T11:39:28Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Soline Littolff (3857106693) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Culture&lt;br /&gt;
| Nom = Sainfoin&lt;br /&gt;
| Image = image_sainfoin.jpg&lt;br /&gt;
| ImageCaption = &lt;br /&gt;
| Sous-categorie = Cultures fourragères&lt;br /&gt;
|Icone = Luzerne.png&lt;br /&gt;
| Glyph = Luzerne}}Le &#039;&#039;&#039;sainfoin&#039;&#039;&#039;, aussi appelé esparcette cultivée ou esparcette à feuilles de vesce, est une [[Fabacées|Fabacée]] pouvant atteindre une &#039;&#039;&#039;hauteur de 50 à 70 cm de haut&#039;&#039;&#039; et d’une durée de vie de deux à cinq ans selon les variétés. Très reconnaissable par ses fleurs roses groupées en grappes allongées très appréciées des [[:Catégorie:Pollinisateurs|pollinisateurs]], le sainfoin était cultivé partout au début du siècle mais a ensuite perdu du terrain, notamment face à la [[:Catégorie:Luzerne|luzerne]]. Sa rusticité, sa souplesse d&#039;utilisation et ses qualités nutritives lui ont valu un regain d&#039;intérêt chez les éleveurs, notamment dans les régions calcaires sèches. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En France, le sainfoin est cultivé dans de nombreuses régions, mais il est particulièrement présent dans le &#039;&#039;&#039;Sud-Ouest et le sud de la France&#039;&#039;&#039;, où les conditions sont &#039;&#039;&#039;idéales pour son développement&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Caractéristiques ==&lt;br /&gt;
Le sainfoin s’adapte très bien aux &#039;&#039;&#039;sols calcaires peu profonds&#039;&#039;&#039; mais aussi aux sols sableux et caillouteux. En effet ses racines profondes (environ 3 à 4 mètres) permettent de &#039;&#039;&#039;puiser l&#039;eau en profondeur&#039;&#039;&#039; ainsi que les minéraux nécessaires à sa croissance. Cette Fabacée &#039;&#039;&#039;supporte ainsi très bien la sécheresse mais également le froid&#039;&#039;&#039;, elle peut résister au gel de printemps jusqu’à -4°C. Elle est cependant sensible aux fortes chaleurs au moment du semis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus, le sainfoin vit en &#039;&#039;&#039;symbiose avec des bactéries appelées rhizobiums&#039;&#039;&#039; qui se développent dans de petits nodules sur ses racines. Ces bactéries ont la capacité de capter l&#039;azote de l&#039;air et de le transformer en une forme utilisable par la plante. Elle est donc &#039;&#039;&#039;déconseillée sur sols argileux&#039;&#039;&#039; : des sols argileux ou hydromorphes empêchent les bactéries symbiotiques qui lui apportent de l’azote de se développer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, le sainfoin est adapté aux sols à pH alcalin ou neutre mais déconseillé sur sol acide. Il est également sensible au piétinement, aux excès d’eau et il est conseillé de surveiller les sitones à l’implantation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Intérêts et utilisations ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Fauche ===&lt;br /&gt;
Une des utilisations du sainfoin peut être la &#039;&#039;&#039;fauche&#039;&#039;&#039;. Celle-ci donne de très bons rendements les premières années en première coupe (4 à 6 tMS/ha). Le stade optimal pour la fauche est le &#039;&#039;&#039;début de la floraison&#039;&#039;&#039; (avant 1050 °CJ) car les valeurs nutritives du fourrage ont tendance à diminuer dans le cas d’une récolte plus tardive. Le sainfoin est une [[:Catégorie:Grandes cultures légumineuses|légumineuse]] fragile comme la luzerne. Pour une récolte en fourrage sec, il est conseillé d’&#039;&#039;&#039;éviter de le travailler en plein soleil&#039;&#039;&#039; pour ne pas briser les feuilles. Il est préférable de le travailler plutôt en fin de journée, voire de nuit, pour récolter la plante entière et conserver au mieux la qualité du fourrage. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le fauchage du sainfoin est un geste important, surtout s&#039;il est utilisé comme fourrage. Voici quelques conseils pour réussir cette étape : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Outil :&#039;&#039;&#039; Pour de petites surfaces, une faux ou une débroussailleuse peut être utilisée. Pour des surfaces plus grandes, il est préférable d&#039;utiliser une faucheuse mécanique.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Hauteur de coupe :&#039;&#039;&#039; Il est déconseillé de couper trop ras. Laisser une hauteur de coupe d&#039;au moins 5 à 7 cm du sol permet à la plante de bien redémarrer pour la coupe suivante.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Séchage :&#039;&#039;&#039; Il est conseillé de laisser le sainfoin coupé sur le terrain pour qu&#039;il sèche. Vous pourrez ensuite le botteler pour le stocker et en faire du foin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Annexes ==&lt;br /&gt;
{{Pages liées}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{#set: Import GECO le = 01/02/2021}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Cultures fourragères]]&lt;br /&gt;
[[de:Esparsetten]]&lt;br /&gt;
[[en:Onobrychis]]&lt;br /&gt;
[[es:Onobrychis]]&lt;br /&gt;
[[fi:Esparsetit]]&lt;br /&gt;
[[pl:Sparceta]]&lt;br /&gt;
[[pt:Onobrychis]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Soline Littolff (3857106693)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Plantations_syntropiques_au_verger_Au_Bois_Gourmand&amp;diff=197711</id>
		<title>Plantations syntropiques au verger Au Bois Gourmand</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Plantations_syntropiques_au_verger_Au_Bois_Gourmand&amp;diff=197711"/>
		<updated>2026-09-04T09:57:38Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Soline Littolff (3857106693) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Exemple de mise en œuvre&lt;br /&gt;
|Nom de l&#039;agriculteur=François Robin&lt;br /&gt;
|Nom de l&#039;exploitation=Le Verger au Bois Gourmand&lt;br /&gt;
|Département=Morbihan (département)&lt;br /&gt;
|Description de sol=Sablo argilo limoneux très drainant&lt;br /&gt;
|Programme=Améliorer la triple performance des fermes maraîchères&lt;br /&gt;
|Mots-clés=Syntropie&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Contexte ==&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Nom de la ferme :&#039;&#039;&#039;  Le Verger au bois gourmand &lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Nom/prénom du gérant de la ferme :&#039;&#039;&#039; François Robin&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Localisation :&#039;&#039;&#039; Melrand&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Date de plantation :&#039;&#039;&#039; Entre Décembre à fin avril 2025&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Date du suivi :&#039;&#039;&#039; 18/08/2026&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Conditions climatiques récentes (pluie, sécheresse, gel…) :&#039;&#039;&#039; Sécheresse &lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Type de sol :&#039;&#039;&#039; Sablo argilo limoneux très drainant avec une partie plus argileuse, certaines zones sont drainées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Historique et état initial de la parcelle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Précédent cultural ===&lt;br /&gt;
Rotation céréalière de 2018 à 2020 ([[blé]], [[orge]]), suivie en 2021 d&#039;un couvert de [[niger]], [[tournesol]] et [[moha]], puis d&#039;une prairie diversifiée en 2022 ([[trèfle blanc]], [[ray-grass]], [[fétuque]]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== État initial du sol ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Matière organique&#039;&#039;&#039; : Taux correct, mais [[Activité biologique des sols|activité biologique]] limitée.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Hydromorphie&#039;&#039;&#039; : Parcelle classée en zone humide partielle, avec présence de veines d&#039;eau persistantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Contraintes identifiées&#039;&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Hydromorphie temporaire&#039;&#039;&#039; : Stagnation d&#039;eau pendant 1 à 2 semaines après les épisodes pluvieux.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Sécheresse estivale&#039;&#039;&#039; : Stress hydrique récurrent affectant le développement des jeunes plantations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Préparation du sol avant implantation ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Travail du sol&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Sous-solage superficiel suivi d’un &#039;&#039;&#039;travail de surface&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
* En septembre 2021 : incorporation au sol d’un couvert de niger, tournesol et moha, broyé puis enfoui à l’aide d’un &#039;&#039;&#039;canadien et d’une [[sous-soleuse]]&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
* Implantation ultérieure d’une &#039;&#039;&#039;prairie diversifiée&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Outils utilisés&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Grelinette et semi-grelinette&lt;br /&gt;
* Semoir pour couvert (seigle, vesce, phacélie)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Apports organiques&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Fumier&#039;&#039;&#039; : 75 tonnes/hectare (correction : le volume initialement prévu était de 35 tonnes/hectare).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Gestion des adventices en amont&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Bâchage&#039;&#039;&#039; : Étouffement des adventices de fin mai à septembre 2021.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Qualité de la préparation&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Fauche du couvert végétal préalable.&lt;br /&gt;
* Structure du sol : Sol très facile à implanter après préparation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Design général ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Disposition générale ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Lignes principales (A et B) : 8 lignes d’environ 45 mètres chacune.&lt;br /&gt;
* Lignes de [[Kiwi|kiwis]] : Parcelles plus réduites de 18 à 25 mètres.&lt;br /&gt;
* Total : 500 mètres linéaires de plantation.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Exemple_ligne_syntropie.jpg|centré|vignette|700x700px|Exemple de la ligne A]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Structure des lignes ===&lt;br /&gt;
3 types de lignes ont été implantés :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Ligne A : Strate arborée centrale (arbres fruitiers) encadrée par une bordure vivante (espèces pérennes en bordure et inter-rangs).&lt;br /&gt;
* Ligne B : Strate arbustive (petits fruits) en remplacement de la strate arborée, avec une bordure vivante similaire.&lt;br /&gt;
* Ligne kiwi : plantation de kiwi tous les 2,5 m avec sur la même ligne des baies de mai, du peuplier et du noisetier en support&lt;br /&gt;
[[Fichier:Exemple_bordure_syntropie.jpg|centré|vignette|700x700px|Exemple de la ligne B. Les nids de graines sont composés de noyaux pépins glands, fruits etc…(pêches, abricots, pomme, prunes, châtaignes, glands, érables, frêne, genêts marron, fusain, bouleaux)]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Exemple_ligne_kiwi_syntropie.jpg|centré|vignette|700x700px|Exemple de la ligne kiwi]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Composition des inter-rangs : ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Framboise|Framboisiers]], [[Artichaut|artichauts]], [[rhubarbe]] implantés entre les fruitiers. &lt;br /&gt;
* Interrang planté sur 1m avec 50 cm de passe pied .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Paramètre&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Ligne A&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Ligne B&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Ligne kiwi&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Espacement entre plants fruitiers&lt;br /&gt;
|5 mètres&lt;br /&gt;
|1 mètre&lt;br /&gt;
|2,5 mètres ( à changer pour 4 m)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Largeur des lignes&lt;br /&gt;
|80 cm&lt;br /&gt;
|80 cm&lt;br /&gt;
|80 cm&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Espacement inter-rangs&lt;br /&gt;
|2,80 mètres&lt;br /&gt;
|2,80 mètres&lt;br /&gt;
|2,80 mètres&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Période&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Actions&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Décembre&lt;br /&gt;
|Plantation des arbres et arbustes fruitiers&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Janvier&lt;br /&gt;
|Semis des nids de graines&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Février&lt;br /&gt;
|Bouturage&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Mars - Avril&lt;br /&gt;
|Implantation des bordures vivantes&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Gestion de l’eau ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== À l’implantation : ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Arrosage à la plantation : Non car il y a eu suffisamment de précipitations à ce moment-là.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Système d’irrigation et gestion de l’eau ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Sources d’eau et infrastructure ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Récupération d’eau de pluie&#039;&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
** Réserve de 11 m³ installée en juin 2025.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Étang voisin&#039;&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
** Accès autorisé pour pompage via un système de goutte-à-goutte en parapluie (buses espacées de 40 cm).&lt;br /&gt;
** Zones arrosées :&lt;br /&gt;
*** Ligne par ligne sur la zone arborée (Ligne A et B).&lt;br /&gt;
*** Zone kiwi : Pratiquement jamais arrosée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Équipements et capacités d’arrosage ====&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Année&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Équipement&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Puissance/Capacité&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Autonomie&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Remarques&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;2025&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|Pompe Ecoflow&lt;br /&gt;
|Fonctionnement sans électricité&lt;br /&gt;
|1 heure max par ligne&lt;br /&gt;
|Limitation due à l’absence d’électricité sur site.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;2026&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|Canon à eau + Pompe 2200 W&lt;br /&gt;
|5 m³/h&lt;br /&gt;
|Groupe électrogène&lt;br /&gt;
|Rotation : 1h à 360° ou 40 min à 180°.&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Calendrier et fréquence d’arrosage ====&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Année&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Période&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Fréquence&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Volume estimé&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Événements marquants&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;2025&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|Juin à fin août&lt;br /&gt;
|Tous les 3 jours&lt;br /&gt;
|Non estimé&lt;br /&gt;
|Réserve de 11 m³ partiellement épuisée en 1 semaine fin avril.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;2026&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|Début mars&lt;br /&gt;
|Variable&lt;br /&gt;
|Non estimé&lt;br /&gt;
|Arrosages intensifiés avec nouveau matériel. Réserves vidées le 17 juillet.&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Effets observés et indicateurs de stress hydrique ====&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Signes déclenchant l’arrosage&#039;&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Sol craquelé.&lt;br /&gt;
* Couvert végétal en difficulté pour émerger.&lt;br /&gt;
* Trèfle blanc non levé.&lt;br /&gt;
* 20% du sol nu (couvert végétal mort).&lt;br /&gt;
* Agrumes : Feuillage changeant de couleur (indicateur de stress hydrique).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Impact sur les arbres&#039;&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Survie et croissance significativement améliorées dans les zones arrosées par rapport aux zones non arrosées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Reprise des plants/fonctions des plants implantés/Développement des plants ==&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Fonction&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Espèce&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Méthode&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Taux de reprise&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Variétés/croissance/remarques&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| rowspan=&amp;quot;5&amp;quot; |Plante support&lt;br /&gt;
|Buddleia&lt;br /&gt;
|bouture en place&lt;br /&gt;
|****&lt;br /&gt;
|Résilience : Excellente résistance à la sécheresse, avec une reprise tardive mais efficace.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Croissance la première année :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* 30 à 40 cm en conditions normales.&lt;br /&gt;
* Jusqu’à 60-80 cm dans des conditions pédoclimatiques favorables.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Sureau&lt;br /&gt;
|bouture en place&lt;br /&gt;
|*&lt;br /&gt;
|Résultats de plantation : échec de reprise, le sureau n’a pas survécu malgré une sortie de feuilles initiale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cause probable : Stress hydrique (feuilles grillées après émergence).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Recommandation pour 2026 : Replantation en septembre si les conditions pluviométriques le permettent.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|[[Peuplier]]&lt;br /&gt;
|bouture en place&lt;br /&gt;
|**&lt;br /&gt;
|Résultats de reprise :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Espèce la plus résiliente parmi les ligneux implantés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Croissance enregistrée : 50 à 75 cm sur la première saison.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Ronce fruitière&lt;br /&gt;
|bouture en place&lt;br /&gt;
|0&lt;br /&gt;
|Résultats de reprise :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Échec global : La majorité des plants n’ont pas survécu.&lt;br /&gt;
* Exception : Quelques pieds, implantés en automne, ont repris.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Analyse :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Sensibilité au stress hydrique : Les ronces fruitières semblent particulièrement vulnérables aux conditions de sécheresse estivale.&lt;br /&gt;
* Période de plantation optimale : Une implantation en période automnale améliore significativement les chances de reprise.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|[[Saule]]&lt;br /&gt;
|bouture en place&lt;br /&gt;
|*&lt;br /&gt;
|Résultats de reprise : Reprise satisfaisante après plantation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Croissance initiale : Développement correct avant le dépérissement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Analyse des causes de dépérissement :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Stress thermique et hydrique : Exposition excessive au soleil (manque d’ombrage ou d’adaptation progressive).&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| rowspan=&amp;quot;18&amp;quot; |Plantes fruitières&lt;br /&gt;
|[[Figue|Figuier]]&lt;br /&gt;
|Achat&lt;br /&gt;
|***&lt;br /&gt;
|Conditions initiales de plantation :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Taille des plants : 20 cm (trop petits pour une reprise optimale).&lt;br /&gt;
* Recommandation : Utiliser des plants de 3 ans en pots de 4 L pour une meilleure résistance et développement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Variétés testées :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Gouttes d’or&lt;br /&gt;
* Rouge d’Argenteuil&lt;br /&gt;
* Ronde de Bordeaux&lt;br /&gt;
* Brown Turkey&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|[[Pommier]]&lt;br /&gt;
|Achat&lt;br /&gt;
|****&lt;br /&gt;
|Conditions de reprise :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Atteintes par les chevreuils : Frottements répétés sur le sujet.&lt;br /&gt;
* Résistance globale : Bonne reprise malgré les agressions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Croissance enregistrée :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* 2025 : +15 cm&lt;br /&gt;
* 2026 : +15 cm&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bilan : Croissance régulière mais peu de vigueur&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Variétés testées :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Karminj de Sonnaville&lt;br /&gt;
* Fign Tillish&lt;br /&gt;
* Germaine de Braspart&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Analyse :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Résistance exceptionnelle parmi les fruitiers implantés.&lt;br /&gt;
* Adaptation favorable au climat local&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Asiminier&lt;br /&gt;
|Achat&lt;br /&gt;
|**&lt;br /&gt;
|Conditions de reprise :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Sensibilité au soleil : Nécessitent une zone d’ombrage (mi-ombre) pour éviter les brûlures.&lt;br /&gt;
* État actuel : Manque d’ombrage → risque de brûlures foliaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Croissance enregistrée : Vitesse très lente : +5 cm par an maximum.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Variétés testées :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Tropical Treat&lt;br /&gt;
* Allegheny&lt;br /&gt;
* Prima 1216&lt;br /&gt;
* Wabash&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Analyse :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Adaptation difficile en plein soleil.&lt;br /&gt;
* Recommandation : Planter en zone ombragée pour favoriser leur développement.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Kiwi&lt;br /&gt;
|Achat&lt;br /&gt;
|0&lt;br /&gt;
|Conditions de reprise :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Sensibilité à l’ensoleillement : Mortalité totale des plants due à un excès de soleil.&lt;br /&gt;
* Recommandation : Implanter plus tard dans le système pour bénéficier d’une protection naturelle (ombrage partiel).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Variété testée : Hayward&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Analyse :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Échec de reprise lié à un stress hydrique et thermique.&lt;br /&gt;
* Solution : Décalage de la plantation vers des zones plus ombragées ou intégration dans un système agroforestier mature.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Groseille&lt;br /&gt;
|Bouture&lt;br /&gt;
|*&lt;br /&gt;
|Conditions de reprise : Départ prometteur, bonne reprise initiale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cause de la mortalité : Sécheresse prolongée, perte quasi totale des plants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Variété testée : Junifer&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Analyse :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Sensibilité marquée à la sécheresse.&lt;br /&gt;
* Recommandation : Irrigation régulière et implantation de trèfle pour garder l’humidité au pied&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Groseille&lt;br /&gt;
|Achat&lt;br /&gt;
|***&lt;br /&gt;
|Conditions de reprise :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Excellente reprise en racine nues : Très bonne reprise dès la plantation.&lt;br /&gt;
* Production précoce : Première production observée dans la partie argileuse du terrain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Croissance vigoureuse :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Hauteur : 50 à 80 cm de pousse annuelle.&lt;br /&gt;
* Reprise de basitonie : Multiplication des tiges depuis la base.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Variété : Gloire des sablons&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Goseille à maquereau&lt;br /&gt;
|Achat&lt;br /&gt;
|****&lt;br /&gt;
|Variété Captivator (racines nues)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conditions de reprise :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Taux de reprise élevé : Très bonne reprise dès la plantation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Croissance :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Croissance lente : Développement progressif mais modéré.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Données 2026 :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Aucune croissance enregistrée cette année (à analyser : stress hydrique, conditions pédoclimatiques, etc.).&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|[[Cassis]]&lt;br /&gt;
|Bouture&lt;br /&gt;
|***&lt;br /&gt;
|Variété Arno&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conditions de reprise :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Bonne reprise globale malgré une exposition aux vents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mortalité partielle : Quelques sujets perdus sur le linéaire le moins abrité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Croissance :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Croissance limitée : Quelques centimètres de pousse annuelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Analyse :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Sensibilité au vent : Impact sur la reprise et la croissance.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Casseille&lt;br /&gt;
|Bouture&lt;br /&gt;
|0&lt;br /&gt;
|Variété Josta&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conditions de reprise :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Mortalité totale après débourrage.&lt;br /&gt;
* Cause identifiée : Manque d’eau, incapacité à développer un système racinaire suffisant pour assurer la survie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Analyse : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Extrême sensibilité à la sécheresse au stade critique du débourrage.&lt;br /&gt;
* Incompatibilité avec les conditions pédoclimatiques locales en période de stress hydrique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Recommandation :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Planter en automne&lt;br /&gt;
* Tester d’autres variétés plus résistantes à la sécheresse.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Caseille&lt;br /&gt;
|Achat&lt;br /&gt;
|***&lt;br /&gt;
|Variété Anita (casseille – plants en godet)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conditions de reprise :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Résistance confirmée : Les plants ont bien résisté aux conditions climatiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Croissance :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Croissance très limitée : Pousse de seulement 2 cm cette année.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Analyse :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Stress post-repiquage : Possible adaptation lente au nouveau milieu.&lt;br /&gt;
* Conditions climatiques défavorables : Impact sur la vigueur de la croissance.&lt;br /&gt;
* Potentiel génétique : Variété peut-être moins vigoureuse que d’autres hybrides.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Myrtille&lt;br /&gt;
|Achat&lt;br /&gt;
|*&lt;br /&gt;
|Variétés Duck, Collins et Reka&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conditions de reprise :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Survie uniquement dans la zone argileuse : Les plants ont résisté uniquement dans cette zone, suggérant une meilleure adaptation à ce type de sol et surtout un sol qui retient mieux l’eau.&lt;br /&gt;
* Mortalité totale dans les autres zones : Absence de reprise dans les sols plus secs ou moins adaptés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Croissance :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Pousse annuelle : 10 cm par an dans la zone argileuse.&lt;br /&gt;
* Couverture végétale : Beau couvert végétal observé, indiquant une bonne santé globale malgré la croissance modérée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Analyse :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Adaptation spécifique : Les myrtilliers de ces variétés semblent mieux tolérer les sols argileux en période de sécheresse, mais leur croissance reste limitée.&lt;br /&gt;
* Stress hydrique&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Recommandations :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Tester des variétés plus résistantes (ex. Bluecrop, Duke)&lt;br /&gt;
* Planter sous couvert végétal pour limiter l’évaporation et protéger les jeunes plants.&lt;br /&gt;
* Gestion de l’ombre&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Rhubarbe&lt;br /&gt;
|Division&lt;br /&gt;
|*&lt;br /&gt;
|Variété Victoria (rhubarbe – division de plants)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conditions initiales :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Division des plants : Technique courante pour multiplier les pieds de rhubarbe.&lt;br /&gt;
* Disparition des plants : Perte totale des plants divisés au printemps/été.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Reprise automnale :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Résilience confirmée : Les plants ont repris spontanément à l’automne (septembre/octobre 2025).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Analyse :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Stress post-division : La division des plants peut affaiblir temporairement les rhizomes, les rendant vulnérables aux conditions climatiques&lt;br /&gt;
* Vigueur racinaire : Les rhizomes de rhubarbe sont résistants et capables de redémarrer même après un déclin apparent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Recommandations :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Optimiser la période de division :&lt;br /&gt;
* Privilégier l’automne (septembre)&lt;br /&gt;
* Choix des plants : Privilégier les plants âgés de 2-3 ans pour une meilleure reprise. Éviter les divisions trop petites (risque de mortalité accru).&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Rhubarbe&lt;br /&gt;
|Achat&lt;br /&gt;
|0&lt;br /&gt;
|Variétés Frambozen et Champagne Red (rhubarbe – plants achetés en pépinière)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conditions initiales :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Plants achetés en godet : transplantation directe en pleine terre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
État actuel :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Mortalité quasi totale : La majorité des plants ont disparus ou sont en très mauvais état.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Perspective de reprise : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Une légère reprise est possible, mais incertaine à ce stade (août 2026).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Causes probables de la mortalité :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Choc de transplantation : Les plants en godet sont souvent jeunes et peu enracinés, rendant leur adaptation difficile.&lt;br /&gt;
* Manque d’acclimatation avant la plantation définitive.&lt;br /&gt;
* Stress hydrique : Sécheresse estivale 2026 : Les jeunes plants n’ont pas eu le temps de développer un système racinaire profond pour accéder à l’eau.&lt;br /&gt;
* Qualité des plants : Possible mauvaise santé initiale des plants achetés (stockage prolongé, plants affaiblis).&lt;br /&gt;
* Variétés moins rustiques que Victoria (adaptation au climat local).&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Artichaut&lt;br /&gt;
|Division&lt;br /&gt;
|*&lt;br /&gt;
|Variété Petit Violet de Provence&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conditions de reprise :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Bonne reprise globale : Malgré des pertes importantes, Résilience variétale : La variété Petit Violet de Provence&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Performances observées :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Survie sélective : Seuls les plants de cette variété (ou d’un type proche) ont résisté, suggérant une meilleure tolérance aux stress (sécheresse, chaleur, maladies).&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Artichaut&lt;br /&gt;
|Achat&lt;br /&gt;
|0&lt;br /&gt;
|Variété Impérial Star (artichaut – plants achetés en godet)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conditions initiales :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Plants en godet : transplantation directe en pleine terre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
État actuel :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Mortalité totale : 100 % des plants ont disparu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Causes identifiées :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Manque de résistance à la chaleur : La variété Impérial Star est peu adaptée aux étés chauds et secs&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Sensibilité au stress hydrique : Les plants en godet, avec un système racinaire peu développé, n’ont pas pu survivre à la sécheresse estivale 2026.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Prédation par les [[Mulot sylvestre|mulots]] : Les [[:Catégorie:Rongeur|rongeurs]] (mulots, [[:Catégorie:Campagnol|campagnols]]) ont grignoté les rhizomes ou les jeunes pousses, aggravant l’affaiblissement des plants. Rhizomes tendres, appétissants alors que le petit violet de provence est plus fibreux&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Éviter Impérial Star dans les régions soumises à des étés chauds et secs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Privilégier les variétés rustiques : Petit Violet de Provence (résistante à la sécheresse et aux mulots).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Violet de Toscane (adaptée aux climats méditerranéens).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Demander des plants issus de division plutôt qu’en godet pour une meilleure reprise.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Framboise remontante&lt;br /&gt;
|Division&lt;br /&gt;
|****&lt;br /&gt;
|Variétés Meeker, Topla, Willamette&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Division de plants matures : méthode fiable et résiliente pour les framboisiers car ils ont bien repris&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avantages :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Système racinaire déjà développé (meilleure résistance au stress).&lt;br /&gt;
* Adaptation génétique aux conditions locales (les plants sont issus du même environnement).&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Framboise remontant&lt;br /&gt;
|Achat&lt;br /&gt;
|0&lt;br /&gt;
|Conditions de reprise&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Plants : Achetés en godet (qualité médiocre).&lt;br /&gt;
* Météo : Mars sec&lt;br /&gt;
* Résultat : 0 % de reprise.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Ronce fruitière hybride&lt;br /&gt;
|Division&lt;br /&gt;
|***&lt;br /&gt;
|Variété Tayberry&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conditions de reprise : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Méthodes : Marcottage + division.&lt;br /&gt;
* Résultat : Très bonne reprise, plants résistants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Croissance : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Pousse moyenne : 1 m (cannes fines).&lt;br /&gt;
* Production : 1 petite canne en reprise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Analyse rapide : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Points forts : Bonne reprise et résistance.&lt;br /&gt;
* Points faibles : Croissance faible (cannes fines), production limitée. Amélioration : Taille pour favoriser les cannes vigoureuses.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| rowspan=&amp;quot;3&amp;quot; |Bordure vivante&lt;br /&gt;
|Consoude&lt;br /&gt;
|Division&lt;br /&gt;
|**&lt;br /&gt;
|Conditions de reprise&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Automne 2025 : Très bonne reprise (boutures de racine et feuille).&lt;br /&gt;
* Printemps 2026 : Mauvais taux de reprise (boutures de racine et feuille).&lt;br /&gt;
* Cause : Manque d’eau (sécheresse printanière).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Croissance&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Automne : Reprise optimale.&lt;br /&gt;
* Printemps : Échec partiel (peu de reprise).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Analyse :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Favoriser la plantation en automne.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Menthe&lt;br /&gt;
|Bouture&lt;br /&gt;
|****&lt;br /&gt;
|Conditions de reprise&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Méthode : Bouturage printanier.&lt;br /&gt;
* Résultat : Très bon taux de reprise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Croissance&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Développement : Bonne reprise, probablement en pleine expansion.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Analyse&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Couper régulièrement en période hors sécheresse pour stimuler la croissance.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Melisse&lt;br /&gt;
|Bouture&lt;br /&gt;
|****&lt;br /&gt;
|Conditions de reprise&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Méthode : Bouturage printanier.&lt;br /&gt;
* Résultat : Très bon taux de reprise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Croissance&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Développement : Reprise optimale des boutures du printemps&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conseils pour la suite&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Exposition : Mi-ombre ou soleil léger (éviter le plein soleil brûlant).&lt;br /&gt;
* Tailler en perturbation les tiges pour favoriser la ramification et éviter la floraison précoce&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Couvert&lt;br /&gt;
|Couvert végétal&lt;br /&gt;
|Achat&lt;br /&gt;
|**&lt;br /&gt;
|Couvert agrosemences – Mélange Super Wolf (19 espèces)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1. Localisation et conditions&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Zone : Argileuse (humide, favorable à la rétention d’eau).&lt;br /&gt;
* Couvert : Mélange Wolf (19 espèces) avec trèfle blanc (rampant, semi-érigé et érigé).&lt;br /&gt;
* Couverture : 100% dans cette zone.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2. Résultats observés&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Couverture optimale dans la zone argileuse :&lt;br /&gt;
* Trèfle blanc très présent (adapté aux sols humides).&lt;br /&gt;
* Effet &amp;quot;frais&amp;quot; apporté par le couvert (protection contre la sécheresse, maintien de l’humidité).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autres zones :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Peu de levée (sécheresse, sol moins adapté).&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Réaction aux pratiques ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Stratégie de taille appliquée ===&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;2025&#039;&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Période&#039;&#039;&#039; : Septembre à début octobre.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Action&#039;&#039;&#039; : Taille légère sur les bordures vivantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;2026&#039;&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Printemps&#039;&#039;&#039; : &#039;&#039;&#039;Taille de perturbation&#039;&#039;&#039; sur les bordures vivantes avec &#039;&#039;&#039;P55 déporté&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Période de sécheresse&#039;&#039;&#039; : &#039;&#039;&#039;Aucune taille supplémentaire&#039;&#039;&#039; pour éviter d’affaiblir davantage les arbres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Observations et réactions ===&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Reprise végétative&#039;&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Dépendante du retour des pluies&#039;&#039;&#039; après la sécheresse.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Aucune taille sur les ligneux&#039;&#039;&#039; pour préserver leur vigueur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Dynamique du système ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Biodiversité et vie du sol ===&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Augmentation significative de la biodiversité fonctionnelle&#039;&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Faune&#039;&#039;&#039; : Forte présence d’insectes et d’oiseaux.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Flore&#039;&#039;&#039; : Couverts végétaux très actifs (trèfle blanc dominant, mélange Wolf performant).&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Faune auxiliaire&#039;&#039;&#039; : &#039;&#039;&#039;Observation d’une mante religieuse&#039;&#039;&#039; (indicateur d’un écosystème équilibré et sain).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Zones clés et leur rôle ===&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Zone kiwi :&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Sol&#039;&#039;&#039; : Plus argileux, favorable à la rétention d’eau.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Protection&#039;&#039;&#039; : Moins exposée aux vents.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Atouts&#039;&#039;&#039; : Proximité d’un ruisseau → &#039;&#039;&#039;milieu plus poussant&#039;&#039;&#039;, croissance optimale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Synthèse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Écosystème en bonne santé&#039;&#039;&#039; : Dynamique positive entre sol, végétaux et faune.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Résilience&#039;&#039;&#039; : Les zones humides et abritées (comme la parcelle kiwi) montrent une &#039;&#039;&#039;meilleure reprise végétative&#039;&#039;&#039; et une &#039;&#039;&#039;productivité accrue&#039;&#039;&#039; tandis que le reste de la parcelle souffre fortement de la sécheresse et de la chaleur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Coûts et investissements ==&lt;br /&gt;
[[Fichier:Matériel_syntropie.jpg|cadre|Matériel utilisé avec de haut en bas et de gauche à droite : débroussailleuse, broyeur, outils de taille]]&lt;br /&gt;
* Achat du terrain : 11500 € frais de notaire compris&lt;br /&gt;
* Serre : 10 000€ (base + bâches + fils + location de pelle)&lt;br /&gt;
* Tracteur tondeuse : 1600 € &lt;br /&gt;
* P55 : 1800 €&lt;br /&gt;
* Broyeur et débroussailleuse : 1800 € &lt;br /&gt;
* Matériel de taille : 300 €&lt;br /&gt;
* Divers matériels : 500 € &lt;br /&gt;
* Irrigation : pompe 250€ , groupe électrogène 700€, tuyauterie 500€, canon à eau 150 €&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Plants de la campagne de plantation :&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* 2022 : 5500 € &lt;br /&gt;
* 2023 : 2500 €&lt;br /&gt;
* 2025 : 3500 € pour la zone suivie dans ce document&lt;br /&gt;
* 2026 : 3000 € de plants &lt;br /&gt;
* CV 800 € au total &lt;br /&gt;
* Coût des intrants (amendements, paillage…) : 50€ pour la zone 3 sinon 200€&lt;br /&gt;
* Irrigation : pompe 250€ , groupe électrogène 700€, tuyauterie 500€, canon à eau 150 €&lt;br /&gt;
* Coût main-d’œuvre : 50h/semaine pendant 6 mois pour 2026  pour 1UTH au global du système et pour la zone 3. 50h en UTH pour 7 mois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Analyse globale et perspectives ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le système mis en place en Bretagne a révélé des &#039;&#039;&#039;forces majeures&#039;&#039;&#039;, mais aussi des &#039;&#039;&#039;limites&#039;&#039;&#039; qui obligent à repenser profondément l’approche initiale. La déception est réelle : après avoir cru avoir trouvé un modèle adapté au climat breton, les &#039;&#039;&#039;vagues de chaleur&#039;&#039;&#039; et les printemps secs ont fait s’effondrer une partie des rendements et ont mis à mal la reprise des plantations. Pourtant, cette expérience a aussi mis en lumière des &#039;&#039;&#039;solutions concrètes&#039;&#039;&#039;, notamment grâce à l’observation fine des dynamiques naturelles. L’enseignement principal ? Il faut désormais s’inspirer des techniques marocaines, où la &#039;&#039;&#039;[[gestion de l’eau]]&#039;&#039;&#039; et la &#039;&#039;&#039;sélection de plantes résistantes à la sécheresse&#039;&#039;&#039; sont des piliers essentiels.&lt;br /&gt;
* Un succès inattendu : les [[couverts végétaux]], et en particulier le [[trèfle blanc]] associé à des mélanges diversifiés comme le Wolf 19, ont démontré leur efficacité. Leur capacité à &#039;&#039;&#039;créer de la verticalité dans le système&#039;&#039;&#039; avec des strates multiples de plantes s’est avérée déterminante pour la réussite de l’implantation. Ces couverts ont non seulement protégé le sol, mais aussi favorisé une explosion de &#039;&#039;&#039;biodiversité fonctionnelle&#039;&#039;&#039;, avec une présence accrue d’insectes et d’oiseaux, dont une mante religieuse, signe d’un écosystème équilibré. La zone kiwi, avec son sol argileux et son ruisseau, illustre parfaitement ce potentiel : moins exposée au vent et mieux irriguée, elle a montré une croissance bien plus vigoureuse que les autres parcelles.&lt;br /&gt;
* Cependant, les défis climatiques ont révélé des &#039;&#039;&#039;failles structurelles&#039;&#039;&#039;. Les printemps secs et les étés caniculaires ont mis à mal les cultures, obligeant à revoir en profondeur la stratégie. La gestion de l’eau devient prioritaire : le système actuel d’étang et de canon bien que fonctionnel, reste insuffisant face à des besoins accrus. L’inspiration marocaine s’impose : il faut &#039;&#039;&#039;anticiper les stress hydriques dès le printemps&#039;&#039;&#039;, choisir des espèces adaptées à la sécheresse (comme l’argousier ou le buddleia), et optimiser l’ombrage pour limiter l’évaporation. Les ajustements déjà engagés – comme la réduction de l’espacement des petits fruits à 1 mètre au lieu de 1,5 m, ou l’intégration de ronces fruitières devenues des plantes de biomasse vont dans le bon sens, mais doivent être amplifiés.&lt;br /&gt;
* Les difficultés rencontrées – météo capricieuse et effort physique important pour planter les interlignes – ont aussi poussé à &#039;&#039;&#039;repenser l’organisation du travail&#039;&#039;&#039;. La plantation en différé et la création de bosquets apparaissent comme des solutions pragmatiques pour réduire la charge tout en maintenant la productivité. Les écarts par rapport au design initial, comme l’ajout de vigne et de plantes grimpantes (glycine, clématite persistante), répondent à un &#039;&#039;&#039;besoin croissant d’ombrage et de diversification&#039;&#039;&#039;. Ces choix semblent pertinents : ils permettent de créer des microclimats favorables et d’augmenter la résilience du système.&lt;br /&gt;
* Les besoins techniques et d’accompagnement sont désormais clairs : il faut &#039;&#039;&#039;former les équipes à l’adaptation climatique&#039;&#039;&#039;, maîtriser les techniques d’irrigation intelligente (avec des sondes d’humidité du sol), et sélectionner des espèces résistantes et aussi &#039;&#039;&#039;revoir les périodes d’implantations&#039;&#039;&#039; et implantant en année n les plantes support et en n+1 ou n+2 les plantes productives. &lt;br /&gt;
* Pour l’avenir, trois axes se dégagent : premièrement, &#039;&#039;&#039;poursuivre la diversification des couverts&#039;&#039;&#039; en intégrant davantage de légumineuses et de plantes de service, tout en &#039;&#039;&#039;testant des espèces méditerranéennes&#039;&#039;&#039; en parcelles pilotes. Deuxièmement, &#039;&#039;&#039;structurer le territoire en bosquets plutôt qu’en linéaires&#039;&#039;&#039;, pour gagner en résilience et réduire la main-d’œuvre. Enfin, &#039;&#039;&#039;systématiser l’ombrage via des plantes grimpantes&#039;&#039;&#039;, surtout pour les arbres les plus sensibles.&lt;br /&gt;
* En conclusion, si le système a montré ses limites face aux nouvelles contraintes climatiques, il a aussi révélé des leviers puissants : la biodiversité, les couverts végétaux et l’adaptabilité. La Bretagne n’est plus le climat qu’elle était, mais cette mutation offre une &#039;&#039;&#039;opportunité unique de repenser l’agroécologie&#039;&#039;&#039;. En s’inspirant des modèles méditerranéens tout en capitalisant sur les atouts locaux, le système peut devenir non seulement résilient, mais aussi productif et autonome. L’enjeu maintenant ? Passer de l’expérimentation à la généralisation, avec un &#039;&#039;&#039;accompagnement technique renforcé&#039;&#039;&#039; et une &#039;&#039;&#039;gestion fine des ressources&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources ==&lt;br /&gt;
Retour d&#039;expérience rédigé à la suite d&#039;un entretien avec François Robin en 2026{{Pages liées}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Soline Littolff (3857106693)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:Mat%C3%A9riel_syntropie.jpg&amp;diff=197710</id>
		<title>Fichier:Matériel syntropie.jpg</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:Mat%C3%A9riel_syntropie.jpg&amp;diff=197710"/>
		<updated>2026-09-04T09:55:25Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Soline Littolff (3857106693) : Matériel utilisé sur une exploitation avec plantations syntropiques&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Description ==&lt;br /&gt;
Matériel utilisé sur une exploitation avec plantations syntropiques&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Soline Littolff (3857106693)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Plantations_syntropiques_au_verger_Au_Bois_Gourmand&amp;diff=197709</id>
		<title>Plantations syntropiques au verger Au Bois Gourmand</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Plantations_syntropiques_au_verger_Au_Bois_Gourmand&amp;diff=197709"/>
		<updated>2026-09-04T09:54:41Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Soline Littolff (3857106693) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Exemple de mise en œuvre&lt;br /&gt;
|Nom de l&#039;agriculteur=François Robin&lt;br /&gt;
|Nom de l&#039;exploitation=Le Verger au Bois Gourmand&lt;br /&gt;
|Département=Morbihan (département)&lt;br /&gt;
|Description de sol=Sablo argilo limoneux très drainant&lt;br /&gt;
|Programme=Améliorer la triple performance des fermes maraîchères&lt;br /&gt;
|Mots-clés=Syntropie&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Contexte ==&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Nom de la ferme :&#039;&#039;&#039;  Le Verger au bois gourmand &lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Nom/prénom du gérant de la ferme :&#039;&#039;&#039; François Robin&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Localisation :&#039;&#039;&#039; Melrand&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Date de plantation :&#039;&#039;&#039; Entre Décembre à fin avril 2025&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Date du suivi :&#039;&#039;&#039; 18/08/2026&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Conditions climatiques récentes (pluie, sécheresse, gel…) :&#039;&#039;&#039; Sécheresse &lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Type de sol :&#039;&#039;&#039; Sablo argilo limoneux très drainant avec une partie plus argileuse, certaines zones sont drainées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Historique et état initial de la parcelle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Précédent cultural ===&lt;br /&gt;
Rotation céréalière de 2018 à 2020 ([[blé]], [[orge]]), suivie en 2021 d&#039;un couvert de [[niger]], [[tournesol]] et [[moha]], puis d&#039;une prairie diversifiée en 2022 ([[trèfle blanc]], [[ray-grass]], [[fétuque]]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== État initial du sol ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Matière organique&#039;&#039;&#039; : Taux correct, mais [[Activité biologique des sols|activité biologique]] limitée.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Hydromorphie&#039;&#039;&#039; : Parcelle classée en zone humide partielle, avec présence de veines d&#039;eau persistantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Contraintes identifiées&#039;&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Hydromorphie temporaire&#039;&#039;&#039; : Stagnation d&#039;eau pendant 1 à 2 semaines après les épisodes pluvieux.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Sécheresse estivale&#039;&#039;&#039; : Stress hydrique récurrent affectant le développement des jeunes plantations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Préparation du sol avant implantation ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Travail du sol&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Sous-solage superficiel suivi d’un &#039;&#039;&#039;travail de surface&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
* En septembre 2021 : incorporation au sol d’un couvert de niger, tournesol et moha, broyé puis enfoui à l’aide d’un &#039;&#039;&#039;canadien et d’une [[sous-soleuse]]&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
* Implantation ultérieure d’une &#039;&#039;&#039;prairie diversifiée&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Outils utilisés&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Grelinette et semi-grelinette&lt;br /&gt;
* Semoir pour couvert (seigle, vesce, phacélie)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Apports organiques&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Fumier&#039;&#039;&#039; : 75 tonnes/hectare (correction : le volume initialement prévu était de 35 tonnes/hectare).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Gestion des adventices en amont&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Bâchage&#039;&#039;&#039; : Étouffement des adventices de fin mai à septembre 2021.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Qualité de la préparation&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Fauche du couvert végétal préalable.&lt;br /&gt;
* Structure du sol : Sol très facile à implanter après préparation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Design général ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Disposition générale ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Lignes principales (A et B) : 8 lignes d’environ 45 mètres chacune.&lt;br /&gt;
* Lignes de [[Kiwi|kiwis]] : Parcelles plus réduites de 18 à 25 mètres.&lt;br /&gt;
* Total : 500 mètres linéaires de plantation.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Exemple_ligne_syntropie.jpg|centré|vignette|700x700px|Exemple de la ligne A]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Structure des lignes ===&lt;br /&gt;
3 types de lignes ont été implantés :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Ligne A : Strate arborée centrale (arbres fruitiers) encadrée par une bordure vivante (espèces pérennes en bordure et inter-rangs).&lt;br /&gt;
* Ligne B : Strate arbustive (petits fruits) en remplacement de la strate arborée, avec une bordure vivante similaire.&lt;br /&gt;
* Ligne kiwi : plantation de kiwi tous les 2,5 m avec sur la même ligne des baies de mai, du peuplier et du noisetier en support&lt;br /&gt;
[[Fichier:Exemple_bordure_syntropie.jpg|centré|vignette|700x700px|Exemple de la ligne B. Les nids de graines sont composés de noyaux pépins glands, fruits etc…(pêches, abricots, pomme, prunes, châtaignes, glands, érables, frêne, genêts marron, fusain, bouleaux)]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Exemple_ligne_kiwi_syntropie.jpg|centré|vignette|700x700px|Exemple de la ligne kiwi]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Composition des inter-rangs : ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Framboise|Framboisiers]], [[Artichaut|artichauts]], [[rhubarbe]] implantés entre les fruitiers. &lt;br /&gt;
* Interrang planté sur 1m avec 50 cm de passe pied .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Paramètre&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Ligne A&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Ligne B&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Ligne kiwi&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Espacement entre plants fruitiers&lt;br /&gt;
|5 mètres&lt;br /&gt;
|1 mètre&lt;br /&gt;
|2,5 mètres ( à changer pour 4 m)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Largeur des lignes&lt;br /&gt;
|80 cm&lt;br /&gt;
|80 cm&lt;br /&gt;
|80 cm&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Espacement inter-rangs&lt;br /&gt;
|2,80 mètres&lt;br /&gt;
|2,80 mètres&lt;br /&gt;
|2,80 mètres&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Période&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Actions&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Décembre&lt;br /&gt;
|Plantation des arbres et arbustes fruitiers&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Janvier&lt;br /&gt;
|Semis des nids de graines&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Février&lt;br /&gt;
|Bouturage&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Mars - Avril&lt;br /&gt;
|Implantation des bordures vivantes&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Gestion de l’eau ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== À l’implantation : ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Arrosage à la plantation : Non car il y a eu suffisamment de précipitations à ce moment-là.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Système d’irrigation et gestion de l’eau ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Sources d’eau et infrastructure ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Récupération d’eau de pluie&#039;&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
** Réserve de 11 m³ installée en juin 2025.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Étang voisin&#039;&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
** Accès autorisé pour pompage via un système de goutte-à-goutte en parapluie (buses espacées de 40 cm).&lt;br /&gt;
** Zones arrosées :&lt;br /&gt;
*** Ligne par ligne sur la zone arborée (Ligne A et B).&lt;br /&gt;
*** Zone kiwi : Pratiquement jamais arrosée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Équipements et capacités d’arrosage ====&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Année&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Équipement&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Puissance/Capacité&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Autonomie&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Remarques&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;2025&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|Pompe Ecoflow&lt;br /&gt;
|Fonctionnement sans électricité&lt;br /&gt;
|1 heure max par ligne&lt;br /&gt;
|Limitation due à l’absence d’électricité sur site.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;2026&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|Canon à eau + Pompe 2200 W&lt;br /&gt;
|5 m³/h&lt;br /&gt;
|Groupe électrogène&lt;br /&gt;
|Rotation : 1h à 360° ou 40 min à 180°.&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Calendrier et fréquence d’arrosage ====&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Année&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Période&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Fréquence&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Volume estimé&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Événements marquants&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;2025&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|Juin à fin août&lt;br /&gt;
|Tous les 3 jours&lt;br /&gt;
|Non estimé&lt;br /&gt;
|Réserve de 11 m³ partiellement épuisée en 1 semaine fin avril.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;2026&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|Début mars&lt;br /&gt;
|Variable&lt;br /&gt;
|Non estimé&lt;br /&gt;
|Arrosages intensifiés avec nouveau matériel. Réserves vidées le 17 juillet.&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Effets observés et indicateurs de stress hydrique ====&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Signes déclenchant l’arrosage&#039;&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Sol craquelé.&lt;br /&gt;
* Couvert végétal en difficulté pour émerger.&lt;br /&gt;
* Trèfle blanc non levé.&lt;br /&gt;
* 20% du sol nu (couvert végétal mort).&lt;br /&gt;
* Agrumes : Feuillage changeant de couleur (indicateur de stress hydrique).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Impact sur les arbres&#039;&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Survie et croissance significativement améliorées dans les zones arrosées par rapport aux zones non arrosées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Reprise des plants/fonctions des plants implantés/Développement des plants ==&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Fonction&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Espèce&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Méthode&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Taux de reprise&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Variétés/croissance/remarques&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| rowspan=&amp;quot;5&amp;quot; |Plante support&lt;br /&gt;
|Buddleia&lt;br /&gt;
|bouture en place&lt;br /&gt;
|****&lt;br /&gt;
|Résilience : Excellente résistance à la sécheresse, avec une reprise tardive mais efficace.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Croissance la première année :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* 30 à 40 cm en conditions normales.&lt;br /&gt;
* Jusqu’à 60-80 cm dans des conditions pédoclimatiques favorables.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Sureau&lt;br /&gt;
|bouture en place&lt;br /&gt;
|*&lt;br /&gt;
|Résultats de plantation : échec de reprise, le sureau n’a pas survécu malgré une sortie de feuilles initiale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cause probable : Stress hydrique (feuilles grillées après émergence).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Recommandation pour 2026 : Replantation en septembre si les conditions pluviométriques le permettent.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|[[Peuplier]]&lt;br /&gt;
|bouture en place&lt;br /&gt;
|**&lt;br /&gt;
|Résultats de reprise :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Espèce la plus résiliente parmi les ligneux implantés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Croissance enregistrée : 50 à 75 cm sur la première saison.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Ronce fruitière&lt;br /&gt;
|bouture en place&lt;br /&gt;
|0&lt;br /&gt;
|Résultats de reprise :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Échec global : La majorité des plants n’ont pas survécu.&lt;br /&gt;
* Exception : Quelques pieds, implantés en automne, ont repris.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Analyse :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Sensibilité au stress hydrique : Les ronces fruitières semblent particulièrement vulnérables aux conditions de sécheresse estivale.&lt;br /&gt;
* Période de plantation optimale : Une implantation en période automnale améliore significativement les chances de reprise.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|[[Saule]]&lt;br /&gt;
|bouture en place&lt;br /&gt;
|*&lt;br /&gt;
|Résultats de reprise : Reprise satisfaisante après plantation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Croissance initiale : Développement correct avant le dépérissement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Analyse des causes de dépérissement :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Stress thermique et hydrique : Exposition excessive au soleil (manque d’ombrage ou d’adaptation progressive).&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| rowspan=&amp;quot;18&amp;quot; |Plantes fruitières&lt;br /&gt;
|[[Figue|Figuier]]&lt;br /&gt;
|Achat&lt;br /&gt;
|***&lt;br /&gt;
|Conditions initiales de plantation :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Taille des plants : 20 cm (trop petits pour une reprise optimale).&lt;br /&gt;
* Recommandation : Utiliser des plants de 3 ans en pots de 4 L pour une meilleure résistance et développement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Variétés testées :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Gouttes d’or&lt;br /&gt;
* Rouge d’Argenteuil&lt;br /&gt;
* Ronde de Bordeaux&lt;br /&gt;
* Brown Turkey&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|[[Pommier]]&lt;br /&gt;
|Achat&lt;br /&gt;
|****&lt;br /&gt;
|Conditions de reprise :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Atteintes par les chevreuils : Frottements répétés sur le sujet.&lt;br /&gt;
* Résistance globale : Bonne reprise malgré les agressions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Croissance enregistrée :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* 2025 : +15 cm&lt;br /&gt;
* 2026 : +15 cm&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bilan : Croissance régulière mais peu de vigueur&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Variétés testées :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Karminj de Sonnaville&lt;br /&gt;
* Fign Tillish&lt;br /&gt;
* Germaine de Braspart&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Analyse :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Résistance exceptionnelle parmi les fruitiers implantés.&lt;br /&gt;
* Adaptation favorable au climat local&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Asiminier&lt;br /&gt;
|Achat&lt;br /&gt;
|**&lt;br /&gt;
|Conditions de reprise :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Sensibilité au soleil : Nécessitent une zone d’ombrage (mi-ombre) pour éviter les brûlures.&lt;br /&gt;
* État actuel : Manque d’ombrage → risque de brûlures foliaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Croissance enregistrée : Vitesse très lente : +5 cm par an maximum.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Variétés testées :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Tropical Treat&lt;br /&gt;
* Allegheny&lt;br /&gt;
* Prima 1216&lt;br /&gt;
* Wabash&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Analyse :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Adaptation difficile en plein soleil.&lt;br /&gt;
* Recommandation : Planter en zone ombragée pour favoriser leur développement.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Kiwi&lt;br /&gt;
|Achat&lt;br /&gt;
|0&lt;br /&gt;
|Conditions de reprise :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Sensibilité à l’ensoleillement : Mortalité totale des plants due à un excès de soleil.&lt;br /&gt;
* Recommandation : Implanter plus tard dans le système pour bénéficier d’une protection naturelle (ombrage partiel).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Variété testée : Hayward&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Analyse :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Échec de reprise lié à un stress hydrique et thermique.&lt;br /&gt;
* Solution : Décalage de la plantation vers des zones plus ombragées ou intégration dans un système agroforestier mature.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Groseille&lt;br /&gt;
|Bouture&lt;br /&gt;
|*&lt;br /&gt;
|Conditions de reprise : Départ prometteur, bonne reprise initiale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cause de la mortalité : Sécheresse prolongée, perte quasi totale des plants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Variété testée : Junifer&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Analyse :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Sensibilité marquée à la sécheresse.&lt;br /&gt;
* Recommandation : Irrigation régulière et implantation de trèfle pour garder l’humidité au pied&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Groseille&lt;br /&gt;
|Achat&lt;br /&gt;
|***&lt;br /&gt;
|Conditions de reprise :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Excellente reprise en racine nues : Très bonne reprise dès la plantation.&lt;br /&gt;
* Production précoce : Première production observée dans la partie argileuse du terrain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Croissance vigoureuse :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Hauteur : 50 à 80 cm de pousse annuelle.&lt;br /&gt;
* Reprise de basitonie : Multiplication des tiges depuis la base.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Variété : Gloire des sablons&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Goseille à maquereau&lt;br /&gt;
|Achat&lt;br /&gt;
|****&lt;br /&gt;
|Variété Captivator (racines nues)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conditions de reprise :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Taux de reprise élevé : Très bonne reprise dès la plantation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Croissance :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Croissance lente : Développement progressif mais modéré.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Données 2026 :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Aucune croissance enregistrée cette année (à analyser : stress hydrique, conditions pédoclimatiques, etc.).&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|[[Cassis]]&lt;br /&gt;
|Bouture&lt;br /&gt;
|***&lt;br /&gt;
|Variété Arno&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conditions de reprise :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Bonne reprise globale malgré une exposition aux vents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mortalité partielle : Quelques sujets perdus sur le linéaire le moins abrité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Croissance :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Croissance limitée : Quelques centimètres de pousse annuelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Analyse :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Sensibilité au vent : Impact sur la reprise et la croissance.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Casseille&lt;br /&gt;
|Bouture&lt;br /&gt;
|0&lt;br /&gt;
|Variété Josta&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conditions de reprise :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Mortalité totale après débourrage.&lt;br /&gt;
* Cause identifiée : Manque d’eau, incapacité à développer un système racinaire suffisant pour assurer la survie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Analyse : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Extrême sensibilité à la sécheresse au stade critique du débourrage.&lt;br /&gt;
* Incompatibilité avec les conditions pédoclimatiques locales en période de stress hydrique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Recommandation :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Planter en automne&lt;br /&gt;
* Tester d’autres variétés plus résistantes à la sécheresse.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Caseille&lt;br /&gt;
|Achat&lt;br /&gt;
|***&lt;br /&gt;
|Variété Anita (casseille – plants en godet)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conditions de reprise :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Résistance confirmée : Les plants ont bien résisté aux conditions climatiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Croissance :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Croissance très limitée : Pousse de seulement 2 cm cette année.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Analyse :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Stress post-repiquage : Possible adaptation lente au nouveau milieu.&lt;br /&gt;
* Conditions climatiques défavorables : Impact sur la vigueur de la croissance.&lt;br /&gt;
* Potentiel génétique : Variété peut-être moins vigoureuse que d’autres hybrides.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Myrtille&lt;br /&gt;
|Achat&lt;br /&gt;
|*&lt;br /&gt;
|Variétés Duck, Collins et Reka&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conditions de reprise :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Survie uniquement dans la zone argileuse : Les plants ont résisté uniquement dans cette zone, suggérant une meilleure adaptation à ce type de sol et surtout un sol qui retient mieux l’eau.&lt;br /&gt;
* Mortalité totale dans les autres zones : Absence de reprise dans les sols plus secs ou moins adaptés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Croissance :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Pousse annuelle : 10 cm par an dans la zone argileuse.&lt;br /&gt;
* Couverture végétale : Beau couvert végétal observé, indiquant une bonne santé globale malgré la croissance modérée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Analyse :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Adaptation spécifique : Les myrtilliers de ces variétés semblent mieux tolérer les sols argileux en période de sécheresse, mais leur croissance reste limitée.&lt;br /&gt;
* Stress hydrique&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Recommandations :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Tester des variétés plus résistantes (ex. Bluecrop, Duke)&lt;br /&gt;
* Planter sous couvert végétal pour limiter l’évaporation et protéger les jeunes plants.&lt;br /&gt;
* Gestion de l’ombre&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Rhubarbe&lt;br /&gt;
|Division&lt;br /&gt;
|*&lt;br /&gt;
|Variété Victoria (rhubarbe – division de plants)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conditions initiales :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Division des plants : Technique courante pour multiplier les pieds de rhubarbe.&lt;br /&gt;
* Disparition des plants : Perte totale des plants divisés au printemps/été.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Reprise automnale :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Résilience confirmée : Les plants ont repris spontanément à l’automne (septembre/octobre 2025).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Analyse :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Stress post-division : La division des plants peut affaiblir temporairement les rhizomes, les rendant vulnérables aux conditions climatiques&lt;br /&gt;
* Vigueur racinaire : Les rhizomes de rhubarbe sont résistants et capables de redémarrer même après un déclin apparent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Recommandations :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Optimiser la période de division :&lt;br /&gt;
* Privilégier l’automne (septembre)&lt;br /&gt;
* Choix des plants : Privilégier les plants âgés de 2-3 ans pour une meilleure reprise. Éviter les divisions trop petites (risque de mortalité accru).&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Rhubarbe&lt;br /&gt;
|Achat&lt;br /&gt;
|0&lt;br /&gt;
|Variétés Frambozen et Champagne Red (rhubarbe – plants achetés en pépinière)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conditions initiales :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Plants achetés en godet : transplantation directe en pleine terre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
État actuel :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Mortalité quasi totale : La majorité des plants ont disparus ou sont en très mauvais état.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Perspective de reprise : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Une légère reprise est possible, mais incertaine à ce stade (août 2026).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Causes probables de la mortalité :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Choc de transplantation : Les plants en godet sont souvent jeunes et peu enracinés, rendant leur adaptation difficile.&lt;br /&gt;
* Manque d’acclimatation avant la plantation définitive.&lt;br /&gt;
* Stress hydrique : Sécheresse estivale 2026 : Les jeunes plants n’ont pas eu le temps de développer un système racinaire profond pour accéder à l’eau.&lt;br /&gt;
* Qualité des plants : Possible mauvaise santé initiale des plants achetés (stockage prolongé, plants affaiblis).&lt;br /&gt;
* Variétés moins rustiques que Victoria (adaptation au climat local).&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Artichaut&lt;br /&gt;
|Division&lt;br /&gt;
|*&lt;br /&gt;
|Variété Petit Violet de Provence&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conditions de reprise :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Bonne reprise globale : Malgré des pertes importantes, Résilience variétale : La variété Petit Violet de Provence&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Performances observées :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Survie sélective : Seuls les plants de cette variété (ou d’un type proche) ont résisté, suggérant une meilleure tolérance aux stress (sécheresse, chaleur, maladies).&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Artichaut&lt;br /&gt;
|Achat&lt;br /&gt;
|0&lt;br /&gt;
|Variété Impérial Star (artichaut – plants achetés en godet)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conditions initiales :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Plants en godet : transplantation directe en pleine terre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
État actuel :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Mortalité totale : 100 % des plants ont disparu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Causes identifiées :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Manque de résistance à la chaleur : La variété Impérial Star est peu adaptée aux étés chauds et secs&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Sensibilité au stress hydrique : Les plants en godet, avec un système racinaire peu développé, n’ont pas pu survivre à la sécheresse estivale 2026.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Prédation par les [[Mulot sylvestre|mulots]] : Les [[:Catégorie:Rongeur|rongeurs]] (mulots, [[:Catégorie:Campagnol|campagnols]]) ont grignoté les rhizomes ou les jeunes pousses, aggravant l’affaiblissement des plants. Rhizomes tendres, appétissants alors que le petit violet de provence est plus fibreux&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Éviter Impérial Star dans les régions soumises à des étés chauds et secs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Privilégier les variétés rustiques : Petit Violet de Provence (résistante à la sécheresse et aux mulots).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Violet de Toscane (adaptée aux climats méditerranéens).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Demander des plants issus de division plutôt qu’en godet pour une meilleure reprise.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Framboise remontante&lt;br /&gt;
|Division&lt;br /&gt;
|****&lt;br /&gt;
|Variétés Meeker, Topla, Willamette&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Division de plants matures : méthode fiable et résiliente pour les framboisiers car ils ont bien repris&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avantages :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Système racinaire déjà développé (meilleure résistance au stress).&lt;br /&gt;
* Adaptation génétique aux conditions locales (les plants sont issus du même environnement).&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Framboise remontant&lt;br /&gt;
|Achat&lt;br /&gt;
|0&lt;br /&gt;
|Conditions de reprise&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Plants : Achetés en godet (qualité médiocre).&lt;br /&gt;
* Météo : Mars sec&lt;br /&gt;
* Résultat : 0 % de reprise.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Ronce fruitière hybride&lt;br /&gt;
|Division&lt;br /&gt;
|***&lt;br /&gt;
|Variété Tayberry&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conditions de reprise : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Méthodes : Marcottage + division.&lt;br /&gt;
* Résultat : Très bonne reprise, plants résistants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Croissance : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Pousse moyenne : 1 m (cannes fines).&lt;br /&gt;
* Production : 1 petite canne en reprise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Analyse rapide : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Points forts : Bonne reprise et résistance.&lt;br /&gt;
* Points faibles : Croissance faible (cannes fines), production limitée. Amélioration : Taille pour favoriser les cannes vigoureuses.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| rowspan=&amp;quot;3&amp;quot; |Bordure vivante&lt;br /&gt;
|Consoude&lt;br /&gt;
|Division&lt;br /&gt;
|**&lt;br /&gt;
|Conditions de reprise&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Automne 2025 : Très bonne reprise (boutures de racine et feuille).&lt;br /&gt;
* Printemps 2026 : Mauvais taux de reprise (boutures de racine et feuille).&lt;br /&gt;
* Cause : Manque d’eau (sécheresse printanière).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Croissance&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Automne : Reprise optimale.&lt;br /&gt;
* Printemps : Échec partiel (peu de reprise).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Analyse :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Favoriser la plantation en automne.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Menthe&lt;br /&gt;
|Bouture&lt;br /&gt;
|****&lt;br /&gt;
|Conditions de reprise&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Méthode : Bouturage printanier.&lt;br /&gt;
* Résultat : Très bon taux de reprise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Croissance&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Développement : Bonne reprise, probablement en pleine expansion.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Analyse&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Couper régulièrement en période hors sécheresse pour stimuler la croissance.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Melisse&lt;br /&gt;
|Bouture&lt;br /&gt;
|****&lt;br /&gt;
|Conditions de reprise&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Méthode : Bouturage printanier.&lt;br /&gt;
* Résultat : Très bon taux de reprise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Croissance&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Développement : Reprise optimale des boutures du printemps&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conseils pour la suite&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Exposition : Mi-ombre ou soleil léger (éviter le plein soleil brûlant).&lt;br /&gt;
* Tailler en perturbation les tiges pour favoriser la ramification et éviter la floraison précoce&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Couvert&lt;br /&gt;
|Couvert végétal&lt;br /&gt;
|Achat&lt;br /&gt;
|**&lt;br /&gt;
|Couvert agrosemences – Mélange Super Wolf (19 espèces)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1. Localisation et conditions&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Zone : Argileuse (humide, favorable à la rétention d’eau).&lt;br /&gt;
* Couvert : Mélange Wolf (19 espèces) avec trèfle blanc (rampant, semi-érigé et érigé).&lt;br /&gt;
* Couverture : 100% dans cette zone.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2. Résultats observés&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Couverture optimale dans la zone argileuse :&lt;br /&gt;
* Trèfle blanc très présent (adapté aux sols humides).&lt;br /&gt;
* Effet &amp;quot;frais&amp;quot; apporté par le couvert (protection contre la sécheresse, maintien de l’humidité).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autres zones :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Peu de levée (sécheresse, sol moins adapté).&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Réaction aux pratiques ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Stratégie de taille appliquée ===&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;2025&#039;&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Période&#039;&#039;&#039; : Septembre à début octobre.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Action&#039;&#039;&#039; : Taille légère sur les bordures vivantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;2026&#039;&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Printemps&#039;&#039;&#039; : &#039;&#039;&#039;Taille de perturbation&#039;&#039;&#039; sur les bordures vivantes avec &#039;&#039;&#039;P55 déporté&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Période de sécheresse&#039;&#039;&#039; : &#039;&#039;&#039;Aucune taille supplémentaire&#039;&#039;&#039; pour éviter d’affaiblir davantage les arbres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Observations et réactions ===&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Reprise végétative&#039;&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Dépendante du retour des pluies&#039;&#039;&#039; après la sécheresse.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Aucune taille sur les ligneux&#039;&#039;&#039; pour préserver leur vigueur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Dynamique du système ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Biodiversité et vie du sol ===&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Augmentation significative de la biodiversité fonctionnelle&#039;&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Faune&#039;&#039;&#039; : Forte présence d’insectes et d’oiseaux.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Flore&#039;&#039;&#039; : Couverts végétaux très actifs (trèfle blanc dominant, mélange Wolf performant).&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Faune auxiliaire&#039;&#039;&#039; : &#039;&#039;&#039;Observation d’une mante religieuse&#039;&#039;&#039; (indicateur d’un écosystème équilibré et sain).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Zones clés et leur rôle ===&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Zone kiwi :&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Sol&#039;&#039;&#039; : Plus argileux, favorable à la rétention d’eau.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Protection&#039;&#039;&#039; : Moins exposée aux vents.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Atouts&#039;&#039;&#039; : Proximité d’un ruisseau → &#039;&#039;&#039;milieu plus poussant&#039;&#039;&#039;, croissance optimale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Synthèse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Écosystème en bonne santé&#039;&#039;&#039; : Dynamique positive entre sol, végétaux et faune.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Résilience&#039;&#039;&#039; : Les zones humides et abritées (comme la parcelle kiwi) montrent une &#039;&#039;&#039;meilleure reprise végétative&#039;&#039;&#039; et une &#039;&#039;&#039;productivité accrue&#039;&#039;&#039; tandis que le reste de la parcelle souffre fortement de la sécheresse et de la chaleur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Coûts et investissements ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Achat du terrain : 11500 € frais de notaire compris&lt;br /&gt;
* Serre : 10 000€ (base + bâches + fils + location de pelle)&lt;br /&gt;
* Tracteur tondeuse : 1600 € &lt;br /&gt;
* P55 : 1800 €&lt;br /&gt;
* Broyeur et débroussailleuse : 1800 € &lt;br /&gt;
* Matériel de taille : 300 €&lt;br /&gt;
* Divers matériels : 500 € &lt;br /&gt;
* Irrigation : pompe 250€ , groupe électrogène 700€, tuyauterie 500€, canon à eau 150 €&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File : Matériel syntropie.jpg]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Plants de la campagne de plantation :&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* 2022 : 5500 € &lt;br /&gt;
* 2023 : 2500 €&lt;br /&gt;
* 2025 : 3500 € pour la zone suivie dans ce document&lt;br /&gt;
* 2026 : 3000 € de plants &lt;br /&gt;
* CV 800 € au total &lt;br /&gt;
* Coût des intrants (amendements, paillage…) : 50€ pour la zone 3 sinon 200€&lt;br /&gt;
* Irrigation : pompe 250€ , groupe électrogène 700€, tuyauterie 500€, canon à eau 150 €&lt;br /&gt;
* Coût main-d’œuvre : 50h/semaine pendant 6 mois pour 2026  pour 1UTH au global du système et pour la zone 3. 50h en UTH pour 7 mois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Analyse globale et perspectives ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le système mis en place en Bretagne a révélé des &#039;&#039;&#039;forces majeures&#039;&#039;&#039;, mais aussi des &#039;&#039;&#039;limites&#039;&#039;&#039; qui obligent à repenser profondément l’approche initiale. La déception est réelle : après avoir cru avoir trouvé un modèle adapté au climat breton, les &#039;&#039;&#039;vagues de chaleur&#039;&#039;&#039; et les printemps secs ont fait s’effondrer une partie des rendements et ont mis à mal la reprise des plantations. Pourtant, cette expérience a aussi mis en lumière des &#039;&#039;&#039;solutions concrètes&#039;&#039;&#039;, notamment grâce à l’observation fine des dynamiques naturelles. L’enseignement principal ? Il faut désormais s’inspirer des techniques marocaines, où la &#039;&#039;&#039;[[gestion de l’eau]]&#039;&#039;&#039; et la &#039;&#039;&#039;sélection de plantes résistantes à la sécheresse&#039;&#039;&#039; sont des piliers essentiels.&lt;br /&gt;
* Un succès inattendu : les [[couverts végétaux]], et en particulier le [[trèfle blanc]] associé à des mélanges diversifiés comme le Wolf 19, ont démontré leur efficacité. Leur capacité à &#039;&#039;&#039;créer de la verticalité dans le système&#039;&#039;&#039; avec des strates multiples de plantes s’est avérée déterminante pour la réussite de l’implantation. Ces couverts ont non seulement protégé le sol, mais aussi favorisé une explosion de &#039;&#039;&#039;biodiversité fonctionnelle&#039;&#039;&#039;, avec une présence accrue d’insectes et d’oiseaux, dont une mante religieuse, signe d’un écosystème équilibré. La zone kiwi, avec son sol argileux et son ruisseau, illustre parfaitement ce potentiel : moins exposée au vent et mieux irriguée, elle a montré une croissance bien plus vigoureuse que les autres parcelles.&lt;br /&gt;
* Cependant, les défis climatiques ont révélé des &#039;&#039;&#039;failles structurelles&#039;&#039;&#039;. Les printemps secs et les étés caniculaires ont mis à mal les cultures, obligeant à revoir en profondeur la stratégie. La gestion de l’eau devient prioritaire : le système actuel d’étang et de canon bien que fonctionnel, reste insuffisant face à des besoins accrus. L’inspiration marocaine s’impose : il faut &#039;&#039;&#039;anticiper les stress hydriques dès le printemps&#039;&#039;&#039;, choisir des espèces adaptées à la sécheresse (comme l’argousier ou le buddleia), et optimiser l’ombrage pour limiter l’évaporation. Les ajustements déjà engagés – comme la réduction de l’espacement des petits fruits à 1 mètre au lieu de 1,5 m, ou l’intégration de ronces fruitières devenues des plantes de biomasse vont dans le bon sens, mais doivent être amplifiés.&lt;br /&gt;
* Les difficultés rencontrées – météo capricieuse et effort physique important pour planter les interlignes – ont aussi poussé à &#039;&#039;&#039;repenser l’organisation du travail&#039;&#039;&#039;. La plantation en différé et la création de bosquets apparaissent comme des solutions pragmatiques pour réduire la charge tout en maintenant la productivité. Les écarts par rapport au design initial, comme l’ajout de vigne et de plantes grimpantes (glycine, clématite persistante), répondent à un &#039;&#039;&#039;besoin croissant d’ombrage et de diversification&#039;&#039;&#039;. Ces choix semblent pertinents : ils permettent de créer des microclimats favorables et d’augmenter la résilience du système.&lt;br /&gt;
* Les besoins techniques et d’accompagnement sont désormais clairs : il faut &#039;&#039;&#039;former les équipes à l’adaptation climatique&#039;&#039;&#039;, maîtriser les techniques d’irrigation intelligente (avec des sondes d’humidité du sol), et sélectionner des espèces résistantes et aussi &#039;&#039;&#039;revoir les périodes d’implantations&#039;&#039;&#039; et implantant en année n les plantes support et en n+1 ou n+2 les plantes productives. &lt;br /&gt;
* Pour l’avenir, trois axes se dégagent : premièrement, &#039;&#039;&#039;poursuivre la diversification des couverts&#039;&#039;&#039; en intégrant davantage de légumineuses et de plantes de service, tout en &#039;&#039;&#039;testant des espèces méditerranéennes&#039;&#039;&#039; en parcelles pilotes. Deuxièmement, &#039;&#039;&#039;structurer le territoire en bosquets plutôt qu’en linéaires&#039;&#039;&#039;, pour gagner en résilience et réduire la main-d’œuvre. Enfin, &#039;&#039;&#039;systématiser l’ombrage via des plantes grimpantes&#039;&#039;&#039;, surtout pour les arbres les plus sensibles.&lt;br /&gt;
* En conclusion, si le système a montré ses limites face aux nouvelles contraintes climatiques, il a aussi révélé des leviers puissants : la biodiversité, les couverts végétaux et l’adaptabilité. La Bretagne n’est plus le climat qu’elle était, mais cette mutation offre une &#039;&#039;&#039;opportunité unique de repenser l’agroécologie&#039;&#039;&#039;. En s’inspirant des modèles méditerranéens tout en capitalisant sur les atouts locaux, le système peut devenir non seulement résilient, mais aussi productif et autonome. L’enjeu maintenant ? Passer de l’expérimentation à la généralisation, avec un &#039;&#039;&#039;accompagnement technique renforcé&#039;&#039;&#039; et une &#039;&#039;&#039;gestion fine des ressources&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources ==&lt;br /&gt;
Retour d&#039;expérience rédigé à la suite d&#039;un entretien avec François Robin en 2026{{Pages liées}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Soline Littolff (3857106693)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Plantations_syntropiques_au_verger_Au_Bois_Gourmand&amp;diff=197708</id>
		<title>Plantations syntropiques au verger Au Bois Gourmand</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Plantations_syntropiques_au_verger_Au_Bois_Gourmand&amp;diff=197708"/>
		<updated>2026-09-04T09:44:56Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Soline Littolff (3857106693) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Exemple de mise en œuvre&lt;br /&gt;
|Nom de l&#039;agriculteur=François Robin&lt;br /&gt;
|Nom de l&#039;exploitation=Le Verger au Bois Gourmand&lt;br /&gt;
|Département=Morbihan (département)&lt;br /&gt;
|Description de sol=Sablo argilo limoneux très drainant&lt;br /&gt;
|Programme=Améliorer la triple performance des fermes maraîchères&lt;br /&gt;
|Mots-clés=Syntropie&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Contexte ==&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Nom de la ferme :&#039;&#039;&#039;  Le Verger au bois gourmand &lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Nom/prénom du gérant de la ferme :&#039;&#039;&#039; François Robin&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Localisation :&#039;&#039;&#039; Melrand&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Date de plantation :&#039;&#039;&#039; Entre Décembre à fin avril 2025&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Date du suivi :&#039;&#039;&#039; 18/08/2026&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Conditions climatiques récentes (pluie, sécheresse, gel…) :&#039;&#039;&#039; Sécheresse &lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Type de sol :&#039;&#039;&#039; Sablo argilo limoneux très drainant avec une partie plus argileuse, certaines zones sont drainées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Historique et état initial de la parcelle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Précédent cultural ===&lt;br /&gt;
Rotation céréalière de 2018 à 2020 ([[blé]], [[orge]]), suivie en 2021 d&#039;un couvert de [[niger]], [[tournesol]] et [[moha]], puis d&#039;une prairie diversifiée en 2022 ([[trèfle blanc]], [[ray-grass]], [[fétuque]]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== État initial du sol ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Matière organique&#039;&#039;&#039; : Taux correct, mais [[Activité biologique des sols|activité biologique]] limitée.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Hydromorphie&#039;&#039;&#039; : Parcelle classée en zone humide partielle, avec présence de veines d&#039;eau persistantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Contraintes identifiées&#039;&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Hydromorphie temporaire&#039;&#039;&#039; : Stagnation d&#039;eau pendant 1 à 2 semaines après les épisodes pluvieux.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Sécheresse estivale&#039;&#039;&#039; : Stress hydrique récurrent affectant le développement des jeunes plantations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Préparation du sol avant implantation ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Travail du sol&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Sous-solage superficiel suivi d’un &#039;&#039;&#039;travail de surface&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
* En septembre 2021 : incorporation au sol d’un couvert de niger, tournesol et moha, broyé puis enfoui à l’aide d’un &#039;&#039;&#039;canadien et d’une [[sous-soleuse]]&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
* Implantation ultérieure d’une &#039;&#039;&#039;prairie diversifiée&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Outils utilisés&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Grelinette et semi-grelinette&lt;br /&gt;
* Semoir pour couvert (seigle, vesce, phacélie)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Apports organiques&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Fumier&#039;&#039;&#039; : 75 tonnes/hectare (correction : le volume initialement prévu était de 35 tonnes/hectare).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Gestion des adventices en amont&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Bâchage&#039;&#039;&#039; : Étouffement des adventices de fin mai à septembre 2021.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Qualité de la préparation&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Fauche du couvert végétal préalable.&lt;br /&gt;
* Structure du sol : Sol très facile à implanter après préparation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Design général ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Disposition générale ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Lignes principales (A et B) : 8 lignes d’environ 45 mètres chacune.&lt;br /&gt;
* Lignes de [[Kiwi|kiwis]] : Parcelles plus réduites de 18 à 25 mètres.&lt;br /&gt;
* Total : 500 mètres linéaires de plantation.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Exemple_ligne_syntropie.jpg|centré|vignette|700x700px|Exemple de la ligne A]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Structure des lignes ===&lt;br /&gt;
3 types de lignes ont été implantés :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Ligne A : Strate arborée centrale (arbres fruitiers) encadrée par une bordure vivante (espèces pérennes en bordure et inter-rangs).&lt;br /&gt;
* Ligne B : Strate arbustive (petits fruits) en remplacement de la strate arborée, avec une bordure vivante similaire.&lt;br /&gt;
* Ligne kiwi : plantation de kiwi tous les 2,5 m avec sur la même ligne des baies de mai, du peuplier et du noisetier en support&lt;br /&gt;
[[Fichier:Exemple_bordure_syntropie.jpg|centré|vignette|700x700px|Exemple de la ligne B. Les nids de graines sont composés de noyaux pépins glands, fruits etc…(pêches, abricots, pomme, prunes, châtaignes, glands, érables, frêne, genêts marron, fusain, bouleaux)]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Exemple_ligne_kiwi_syntropie.jpg|centré|vignette|700x700px|Exemple de la ligne kiwi]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Composition des inter-rangs : ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Framboise|Framboisiers]], [[Artichaut|artichauts]], [[rhubarbe]] implantés entre les fruitiers. &lt;br /&gt;
* Interrang planté sur 1m avec 50 cm de passe pied .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Paramètre&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Ligne A&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Ligne B&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Ligne kiwi&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Espacement entre plants fruitiers&lt;br /&gt;
|5 mètres&lt;br /&gt;
|1 mètre&lt;br /&gt;
|2,5 mètres ( à changer pour 4 m)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Largeur des lignes&lt;br /&gt;
|80 cm&lt;br /&gt;
|80 cm&lt;br /&gt;
|80 cm&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Espacement inter-rangs&lt;br /&gt;
|2,80 mètres&lt;br /&gt;
|2,80 mètres&lt;br /&gt;
|2,80 mètres&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Période&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Actions&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Décembre&lt;br /&gt;
|Plantation des arbres et arbustes fruitiers&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Janvier&lt;br /&gt;
|Semis des nids de graines&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Février&lt;br /&gt;
|Bouturage&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Mars - Avril&lt;br /&gt;
|Implantation des bordures vivantes&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Gestion de l’eau ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== À l’implantation : ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Arrosage à la plantation : Non car il y a eu suffisamment de précipitations à ce moment-là.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Système d’irrigation et gestion de l’eau ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Sources d’eau et infrastructure ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Récupération d’eau de pluie&#039;&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
** Réserve de 11 m³ installée en juin 2025.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Étang voisin&#039;&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
** Accès autorisé pour pompage via un système de goutte-à-goutte en parapluie (buses espacées de 40 cm).&lt;br /&gt;
** Zones arrosées :&lt;br /&gt;
*** Ligne par ligne sur la zone arborée (Ligne A et B).&lt;br /&gt;
*** Zone kiwi : Pratiquement jamais arrosée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Équipements et capacités d’arrosage ====&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Année&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Équipement&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Puissance/Capacité&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Autonomie&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Remarques&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;2025&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|Pompe Ecoflow&lt;br /&gt;
|Fonctionnement sans électricité&lt;br /&gt;
|1 heure max par ligne&lt;br /&gt;
|Limitation due à l’absence d’électricité sur site.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;2026&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|Canon à eau + Pompe 2200 W&lt;br /&gt;
|5 m³/h&lt;br /&gt;
|Groupe électrogène&lt;br /&gt;
|Rotation : 1h à 360° ou 40 min à 180°.&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Calendrier et fréquence d’arrosage ====&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Année&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Période&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Fréquence&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Volume estimé&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Événements marquants&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;2025&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|Juin à fin août&lt;br /&gt;
|Tous les 3 jours&lt;br /&gt;
|Non estimé&lt;br /&gt;
|Réserve de 11 m³ partiellement épuisée en 1 semaine fin avril.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;2026&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|Début mars&lt;br /&gt;
|Variable&lt;br /&gt;
|Non estimé&lt;br /&gt;
|Arrosages intensifiés avec nouveau matériel. Réserves vidées le 17 juillet.&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Effets observés et indicateurs de stress hydrique ====&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Signes déclenchant l’arrosage&#039;&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Sol craquelé.&lt;br /&gt;
* Couvert végétal en difficulté pour émerger.&lt;br /&gt;
* Trèfle blanc non levé.&lt;br /&gt;
* 20% du sol nu (couvert végétal mort).&lt;br /&gt;
* Agrumes : Feuillage changeant de couleur (indicateur de stress hydrique).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Impact sur les arbres&#039;&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Survie et croissance significativement améliorées dans les zones arrosées par rapport aux zones non arrosées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Reprise des plants/fonctions des plants implantés/Développement des plants ==&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Fonction&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Espèce&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Méthode&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Taux de reprise&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Variétés/croissance/remarques&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| rowspan=&amp;quot;5&amp;quot; |Plante support&lt;br /&gt;
|Buddleia&lt;br /&gt;
|bouture en place&lt;br /&gt;
|****&lt;br /&gt;
|Résilience : Excellente résistance à la sécheresse, avec une reprise tardive mais efficace.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Croissance la première année :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* 30 à 40 cm en conditions normales.&lt;br /&gt;
* Jusqu’à 60-80 cm dans des conditions pédoclimatiques favorables.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Sureau&lt;br /&gt;
|bouture en place&lt;br /&gt;
|*&lt;br /&gt;
|Résultats de plantation : échec de reprise, le sureau n’a pas survécu malgré une sortie de feuilles initiale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cause probable : Stress hydrique (feuilles grillées après émergence).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Recommandation pour 2026 : Replantation en septembre si les conditions pluviométriques le permettent.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|[[Peuplier]]&lt;br /&gt;
|bouture en place&lt;br /&gt;
|**&lt;br /&gt;
|Résultats de reprise :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Espèce la plus résiliente parmi les ligneux implantés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Croissance enregistrée : 50 à 75 cm sur la première saison.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Ronce fruitière&lt;br /&gt;
|bouture en place&lt;br /&gt;
|0&lt;br /&gt;
|Résultats de reprise :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Échec global : La majorité des plants n’ont pas survécu.&lt;br /&gt;
* Exception : Quelques pieds, implantés en automne, ont repris.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Analyse :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Sensibilité au stress hydrique : Les ronces fruitières semblent particulièrement vulnérables aux conditions de sécheresse estivale.&lt;br /&gt;
* Période de plantation optimale : Une implantation en période automnale améliore significativement les chances de reprise.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|[[Saule]]&lt;br /&gt;
|bouture en place&lt;br /&gt;
|*&lt;br /&gt;
|Résultats de reprise : Reprise satisfaisante après plantation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Croissance initiale : Développement correct avant le dépérissement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Analyse des causes de dépérissement :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Stress thermique et hydrique : Exposition excessive au soleil (manque d’ombrage ou d’adaptation progressive).&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| rowspan=&amp;quot;18&amp;quot; |Plantes fruitières&lt;br /&gt;
|[[Figue|Figuier]]&lt;br /&gt;
|Achat&lt;br /&gt;
|***&lt;br /&gt;
|Conditions initiales de plantation :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Taille des plants : 20 cm (trop petits pour une reprise optimale).&lt;br /&gt;
* Recommandation : Utiliser des plants de 3 ans en pots de 4 L pour une meilleure résistance et développement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Variétés testées :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Gouttes d’or&lt;br /&gt;
* Rouge d’Argenteuil&lt;br /&gt;
* Ronde de Bordeaux&lt;br /&gt;
* Brown Turkey&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|[[Pommier]]&lt;br /&gt;
|Achat&lt;br /&gt;
|****&lt;br /&gt;
|Conditions de reprise :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Atteintes par les chevreuils : Frottements répétés sur le sujet.&lt;br /&gt;
* Résistance globale : Bonne reprise malgré les agressions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Croissance enregistrée :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* 2025 : +15 cm&lt;br /&gt;
* 2026 : +15 cm&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bilan : Croissance régulière mais peu de vigueur&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Variétés testées :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Karminj de Sonnaville&lt;br /&gt;
* Fign Tillish&lt;br /&gt;
* Germaine de Braspart&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Analyse :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Résistance exceptionnelle parmi les fruitiers implantés.&lt;br /&gt;
* Adaptation favorable au climat local&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Asiminier&lt;br /&gt;
|Achat&lt;br /&gt;
|**&lt;br /&gt;
|Conditions de reprise :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Sensibilité au soleil : Nécessitent une zone d’ombrage (mi-ombre) pour éviter les brûlures.&lt;br /&gt;
* État actuel : Manque d’ombrage → risque de brûlures foliaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Croissance enregistrée : Vitesse très lente : +5 cm par an maximum.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Variétés testées :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Tropical Treat&lt;br /&gt;
* Allegheny&lt;br /&gt;
* Prima 1216&lt;br /&gt;
* Wabash&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Analyse :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Adaptation difficile en plein soleil.&lt;br /&gt;
* Recommandation : Planter en zone ombragée pour favoriser leur développement.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Kiwi&lt;br /&gt;
|Achat&lt;br /&gt;
|0&lt;br /&gt;
|Conditions de reprise :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Sensibilité à l’ensoleillement : Mortalité totale des plants due à un excès de soleil.&lt;br /&gt;
* Recommandation : Implanter plus tard dans le système pour bénéficier d’une protection naturelle (ombrage partiel).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Variété testée : Hayward&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Analyse :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Échec de reprise lié à un stress hydrique et thermique.&lt;br /&gt;
* Solution : Décalage de la plantation vers des zones plus ombragées ou intégration dans un système agroforestier mature.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Groseille&lt;br /&gt;
|Bouture&lt;br /&gt;
|*&lt;br /&gt;
|Conditions de reprise : Départ prometteur, bonne reprise initiale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cause de la mortalité : Sécheresse prolongée, perte quasi totale des plants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Variété testée : Junifer&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Analyse :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Sensibilité marquée à la sécheresse.&lt;br /&gt;
* Recommandation : Irrigation régulière et implantation de trèfle pour garder l’humidité au pied&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Groseille&lt;br /&gt;
|Achat&lt;br /&gt;
|***&lt;br /&gt;
|Conditions de reprise :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Excellente reprise en racine nues : Très bonne reprise dès la plantation.&lt;br /&gt;
* Production précoce : Première production observée dans la partie argileuse du terrain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Croissance vigoureuse :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Hauteur : 50 à 80 cm de pousse annuelle.&lt;br /&gt;
* Reprise de basitonie : Multiplication des tiges depuis la base.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Variété : Gloire des sablons&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Goseille à maquereau&lt;br /&gt;
|Achat&lt;br /&gt;
|****&lt;br /&gt;
|Variété Captivator (racines nues)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conditions de reprise :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Taux de reprise élevé : Très bonne reprise dès la plantation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Croissance :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Croissance lente : Développement progressif mais modéré.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Données 2026 :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Aucune croissance enregistrée cette année (à analyser : stress hydrique, conditions pédoclimatiques, etc.).&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|[[Cassis]]&lt;br /&gt;
|Bouture&lt;br /&gt;
|***&lt;br /&gt;
|Variété Arno&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conditions de reprise :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Bonne reprise globale malgré une exposition aux vents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mortalité partielle : Quelques sujets perdus sur le linéaire le moins abrité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Croissance :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Croissance limitée : Quelques centimètres de pousse annuelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Analyse :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Sensibilité au vent : Impact sur la reprise et la croissance.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Casseille&lt;br /&gt;
|Bouture&lt;br /&gt;
|0&lt;br /&gt;
|Variété Josta&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conditions de reprise :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Mortalité totale après débourrage.&lt;br /&gt;
* Cause identifiée : Manque d’eau, incapacité à développer un système racinaire suffisant pour assurer la survie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Analyse : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Extrême sensibilité à la sécheresse au stade critique du débourrage.&lt;br /&gt;
* Incompatibilité avec les conditions pédoclimatiques locales en période de stress hydrique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Recommandation :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Planter en automne&lt;br /&gt;
* Tester d’autres variétés plus résistantes à la sécheresse.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Caseille&lt;br /&gt;
|Achat&lt;br /&gt;
|***&lt;br /&gt;
|Variété Anita (casseille – plants en godet)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conditions de reprise :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Résistance confirmée : Les plants ont bien résisté aux conditions climatiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Croissance :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Croissance très limitée : Pousse de seulement 2 cm cette année.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Analyse :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Stress post-repiquage : Possible adaptation lente au nouveau milieu.&lt;br /&gt;
* Conditions climatiques défavorables : Impact sur la vigueur de la croissance.&lt;br /&gt;
* Potentiel génétique : Variété peut-être moins vigoureuse que d’autres hybrides.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Myrtille&lt;br /&gt;
|Achat&lt;br /&gt;
|*&lt;br /&gt;
|Variétés Duck, Collins et Reka&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conditions de reprise :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Survie uniquement dans la zone argileuse : Les plants ont résisté uniquement dans cette zone, suggérant une meilleure adaptation à ce type de sol et surtout un sol qui retient mieux l’eau.&lt;br /&gt;
* Mortalité totale dans les autres zones : Absence de reprise dans les sols plus secs ou moins adaptés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Croissance :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Pousse annuelle : 10 cm par an dans la zone argileuse.&lt;br /&gt;
* Couverture végétale : Beau couvert végétal observé, indiquant une bonne santé globale malgré la croissance modérée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Analyse :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Adaptation spécifique : Les myrtilliers de ces variétés semblent mieux tolérer les sols argileux en période de sécheresse, mais leur croissance reste limitée.&lt;br /&gt;
* Stress hydrique&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Recommandations :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Tester des variétés plus résistantes (ex. Bluecrop, Duke)&lt;br /&gt;
* Planter sous couvert végétal pour limiter l’évaporation et protéger les jeunes plants.&lt;br /&gt;
* Gestion de l’ombre&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Rhubarbe&lt;br /&gt;
|Division&lt;br /&gt;
|*&lt;br /&gt;
|Variété Victoria (rhubarbe – division de plants)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conditions initiales :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Division des plants : Technique courante pour multiplier les pieds de rhubarbe.&lt;br /&gt;
* Disparition des plants : Perte totale des plants divisés au printemps/été.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Reprise automnale :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Résilience confirmée : Les plants ont repris spontanément à l’automne (septembre/octobre 2025).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Analyse :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Stress post-division : La division des plants peut affaiblir temporairement les rhizomes, les rendant vulnérables aux conditions climatiques&lt;br /&gt;
* Vigueur racinaire : Les rhizomes de rhubarbe sont résistants et capables de redémarrer même après un déclin apparent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Recommandations :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Optimiser la période de division :&lt;br /&gt;
* Privilégier l’automne (septembre)&lt;br /&gt;
* Choix des plants : Privilégier les plants âgés de 2-3 ans pour une meilleure reprise. Éviter les divisions trop petites (risque de mortalité accru).&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Rhubarbe&lt;br /&gt;
|Achat&lt;br /&gt;
|0&lt;br /&gt;
|Variétés Frambozen et Champagne Red (rhubarbe – plants achetés en pépinière)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conditions initiales :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Plants achetés en godet : transplantation directe en pleine terre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
État actuel :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Mortalité quasi totale : La majorité des plants ont disparus ou sont en très mauvais état.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Perspective de reprise : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Une légère reprise est possible, mais incertaine à ce stade (août 2026).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Causes probables de la mortalité :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Choc de transplantation : Les plants en godet sont souvent jeunes et peu enracinés, rendant leur adaptation difficile.&lt;br /&gt;
* Manque d’acclimatation avant la plantation définitive.&lt;br /&gt;
* Stress hydrique : Sécheresse estivale 2026 : Les jeunes plants n’ont pas eu le temps de développer un système racinaire profond pour accéder à l’eau.&lt;br /&gt;
* Qualité des plants : Possible mauvaise santé initiale des plants achetés (stockage prolongé, plants affaiblis).&lt;br /&gt;
* Variétés moins rustiques que Victoria (adaptation au climat local).&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Artichaut&lt;br /&gt;
|Division&lt;br /&gt;
|*&lt;br /&gt;
|Variété Petit Violet de Provence&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conditions de reprise :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Bonne reprise globale : Malgré des pertes importantes, Résilience variétale : La variété Petit Violet de Provence&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Performances observées :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Survie sélective : Seuls les plants de cette variété (ou d’un type proche) ont résisté, suggérant une meilleure tolérance aux stress (sécheresse, chaleur, maladies).&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Artichaut&lt;br /&gt;
|Achat&lt;br /&gt;
|0&lt;br /&gt;
|Variété Impérial Star (artichaut – plants achetés en godet)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conditions initiales :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Plants en godet : transplantation directe en pleine terre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
État actuel :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Mortalité totale : 100 % des plants ont disparu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Causes identifiées :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Manque de résistance à la chaleur : La variété Impérial Star est peu adaptée aux étés chauds et secs&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Sensibilité au stress hydrique : Les plants en godet, avec un système racinaire peu développé, n’ont pas pu survivre à la sécheresse estivale 2026.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Prédation par les [[Mulot sylvestre|mulots]] : Les [[:Catégorie:Rongeur|rongeurs]] (mulots, [[:Catégorie:Campagnol|campagnols]]) ont grignoté les rhizomes ou les jeunes pousses, aggravant l’affaiblissement des plants. Rhizomes tendres, appétissants alors que le petit violet de provence est plus fibreux&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Éviter Impérial Star dans les régions soumises à des étés chauds et secs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Privilégier les variétés rustiques : Petit Violet de Provence (résistante à la sécheresse et aux mulots).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Violet de Toscane (adaptée aux climats méditerranéens).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Demander des plants issus de division plutôt qu’en godet pour une meilleure reprise.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Framboise remontante&lt;br /&gt;
|Division&lt;br /&gt;
|****&lt;br /&gt;
|Variétés Meeker, Topla, Willamette&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Division de plants matures : méthode fiable et résiliente pour les framboisiers car ils ont bien repris&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avantages :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Système racinaire déjà développé (meilleure résistance au stress).&lt;br /&gt;
* Adaptation génétique aux conditions locales (les plants sont issus du même environnement).&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Framboise remontant&lt;br /&gt;
|Achat&lt;br /&gt;
|0&lt;br /&gt;
|Conditions de reprise&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Plants : Achetés en godet (qualité médiocre).&lt;br /&gt;
* Météo : Mars sec&lt;br /&gt;
* Résultat : 0 % de reprise.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Ronce fruitière hybride&lt;br /&gt;
|Division&lt;br /&gt;
|***&lt;br /&gt;
|Variété Tayberry&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conditions de reprise : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Méthodes : Marcottage + division.&lt;br /&gt;
* Résultat : Très bonne reprise, plants résistants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Croissance : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Pousse moyenne : 1 m (cannes fines).&lt;br /&gt;
* Production : 1 petite canne en reprise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Analyse rapide : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Points forts : Bonne reprise et résistance.&lt;br /&gt;
* Points faibles : Croissance faible (cannes fines), production limitée. Amélioration : Taille pour favoriser les cannes vigoureuses.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| rowspan=&amp;quot;3&amp;quot; |Bordure vivante&lt;br /&gt;
|Consoude&lt;br /&gt;
|Division&lt;br /&gt;
|**&lt;br /&gt;
|Conditions de reprise&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Automne 2025 : Très bonne reprise (boutures de racine et feuille).&lt;br /&gt;
* Printemps 2026 : Mauvais taux de reprise (boutures de racine et feuille).&lt;br /&gt;
* Cause : Manque d’eau (sécheresse printanière).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Croissance&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Automne : Reprise optimale.&lt;br /&gt;
* Printemps : Échec partiel (peu de reprise).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Analyse :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Favoriser la plantation en automne.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Menthe&lt;br /&gt;
|Bouture&lt;br /&gt;
|****&lt;br /&gt;
|Conditions de reprise&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Méthode : Bouturage printanier.&lt;br /&gt;
* Résultat : Très bon taux de reprise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Croissance&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Développement : Bonne reprise, probablement en pleine expansion.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Analyse&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Couper régulièrement en période hors sécheresse pour stimuler la croissance.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Melisse&lt;br /&gt;
|Bouture&lt;br /&gt;
|****&lt;br /&gt;
|Conditions de reprise&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Méthode : Bouturage printanier.&lt;br /&gt;
* Résultat : Très bon taux de reprise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Croissance&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Développement : Reprise optimale des boutures du printemps&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conseils pour la suite&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Exposition : Mi-ombre ou soleil léger (éviter le plein soleil brûlant).&lt;br /&gt;
* Tailler en perturbation les tiges pour favoriser la ramification et éviter la floraison précoce&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Couvert&lt;br /&gt;
|Couvert végétal&lt;br /&gt;
|Achat&lt;br /&gt;
|**&lt;br /&gt;
|Couvert agrosemences – Mélange Super Wolf (19 espèces)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1. Localisation et conditions&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Zone : Argileuse (humide, favorable à la rétention d’eau).&lt;br /&gt;
* Couvert : Mélange Wolf (19 espèces) avec trèfle blanc (rampant, semi-érigé et érigé).&lt;br /&gt;
* Couverture : 100% dans cette zone.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2. Résultats observés&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Couverture optimale dans la zone argileuse :&lt;br /&gt;
* Trèfle blanc très présent (adapté aux sols humides).&lt;br /&gt;
* Effet &amp;quot;frais&amp;quot; apporté par le couvert (protection contre la sécheresse, maintien de l’humidité).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autres zones :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Peu de levée (sécheresse, sol moins adapté).&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Réaction aux pratiques ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Stratégie de taille appliquée ===&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;2025&#039;&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Période&#039;&#039;&#039; : Septembre à début octobre.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Action&#039;&#039;&#039; : Taille légère sur les bordures vivantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;2026&#039;&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Printemps&#039;&#039;&#039; : &#039;&#039;&#039;Taille de perturbation&#039;&#039;&#039; sur les bordures vivantes avec &#039;&#039;&#039;P55 déporté&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Période de sécheresse&#039;&#039;&#039; : &#039;&#039;&#039;Aucune taille supplémentaire&#039;&#039;&#039; pour éviter d’affaiblir davantage les arbres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Observations et réactions ===&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Reprise végétative&#039;&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Dépendante du retour des pluies&#039;&#039;&#039; après la sécheresse.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Aucune taille sur les ligneux&#039;&#039;&#039; pour préserver leur vigueur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Dynamique du système ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Biodiversité et vie du sol ===&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Augmentation significative de la biodiversité fonctionnelle&#039;&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Faune&#039;&#039;&#039; : Forte présence d’insectes et d’oiseaux.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Flore&#039;&#039;&#039; : Couverts végétaux très actifs (trèfle blanc dominant, mélange Wolf performant).&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Faune auxiliaire&#039;&#039;&#039; : &#039;&#039;&#039;Observation d’une mante religieuse&#039;&#039;&#039; (indicateur d’un écosystème équilibré et sain).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Zones clés et leur rôle ===&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Zone kiwi :&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Sol&#039;&#039;&#039; : Plus argileux, favorable à la rétention d’eau.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Protection&#039;&#039;&#039; : Moins exposée aux vents.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Atouts&#039;&#039;&#039; : Proximité d’un ruisseau → &#039;&#039;&#039;milieu plus poussant&#039;&#039;&#039;, croissance optimale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Synthèse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Écosystème en bonne santé&#039;&#039;&#039; : Dynamique positive entre sol, végétaux et faune.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Résilience&#039;&#039;&#039; : Les zones humides et abritées (comme la parcelle kiwi) montrent une &#039;&#039;&#039;meilleure reprise végétative&#039;&#039;&#039; et une &#039;&#039;&#039;productivité accrue&#039;&#039;&#039; tandis que le reste de la parcelle souffre fortement de la sécheresse et de la chaleur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Coûts et investissements ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Achat du terrain : 11500 € frais de notaire compris&lt;br /&gt;
* Serre : 10 000€ (base + bâches + fils + location de pelle)&lt;br /&gt;
* Tracteur tondeuse : 1600 € &lt;br /&gt;
* P55 : 1800 €&lt;br /&gt;
* Broyeur et débroussailleuse : 1800 € &lt;br /&gt;
* Matériel de taille : 300 €&lt;br /&gt;
* Divers matériels : 500 € &lt;br /&gt;
* Irrigation : pompe 250€ , groupe électrogène 700€, tuyauterie 500€, canon à eau 150 €&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Plants de la campagne de plantation :&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* 2022 : 5500 € &lt;br /&gt;
* 2023 : 2500 €&lt;br /&gt;
* 2025 : 3500 € pour la zone suivie dans ce document&lt;br /&gt;
* 2026 : 3000 € de plants &lt;br /&gt;
* CV 800 € au total &lt;br /&gt;
* Coût des intrants (amendements, paillage…) : 50€ pour la zone 3 sinon 200€&lt;br /&gt;
* Irrigation : pompe 250€ , groupe électrogène 700€, tuyauterie 500€, canon à eau 150 €&lt;br /&gt;
* Coût main-d’œuvre : 50h/semaine pendant 6 mois pour 2026  pour 1UTH au global du système et pour la zone 3. 50h en UTH pour 7 mois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Analyse globale et perspectives ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le système mis en place en Bretagne a révélé des &#039;&#039;&#039;forces majeures&#039;&#039;&#039;, mais aussi des &#039;&#039;&#039;limites&#039;&#039;&#039; qui obligent à repenser profondément l’approche initiale. La déception est réelle : après avoir cru avoir trouvé un modèle adapté au climat breton, les &#039;&#039;&#039;vagues de chaleur&#039;&#039;&#039; et les printemps secs ont fait s’effondrer une partie des rendements et ont mis à mal la reprise des plantations. Pourtant, cette expérience a aussi mis en lumière des &#039;&#039;&#039;solutions concrètes&#039;&#039;&#039;, notamment grâce à l’observation fine des dynamiques naturelles. L’enseignement principal ? Il faut désormais s’inspirer des techniques marocaines, où la &#039;&#039;&#039;[[gestion de l’eau]]&#039;&#039;&#039; et la &#039;&#039;&#039;sélection de plantes résistantes à la sécheresse&#039;&#039;&#039; sont des piliers essentiels.&lt;br /&gt;
* Un succès inattendu : les [[couverts végétaux]], et en particulier le [[trèfle blanc]] associé à des mélanges diversifiés comme le Wolf 19, ont démontré leur efficacité. Leur capacité à &#039;&#039;&#039;créer de la verticalité dans le système&#039;&#039;&#039; avec des strates multiples de plantes s’est avérée déterminante pour la réussite de l’implantation. Ces couverts ont non seulement protégé le sol, mais aussi favorisé une explosion de &#039;&#039;&#039;biodiversité fonctionnelle&#039;&#039;&#039;, avec une présence accrue d’insectes et d’oiseaux, dont une mante religieuse, signe d’un écosystème équilibré. La zone kiwi, avec son sol argileux et son ruisseau, illustre parfaitement ce potentiel : moins exposée au vent et mieux irriguée, elle a montré une croissance bien plus vigoureuse que les autres parcelles.&lt;br /&gt;
* Cependant, les défis climatiques ont révélé des &#039;&#039;&#039;failles structurelles&#039;&#039;&#039;. Les printemps secs et les étés caniculaires ont mis à mal les cultures, obligeant à revoir en profondeur la stratégie. La gestion de l’eau devient prioritaire : le système actuel d’étang et de canon bien que fonctionnel, reste insuffisant face à des besoins accrus. L’inspiration marocaine s’impose : il faut &#039;&#039;&#039;anticiper les stress hydriques dès le printemps&#039;&#039;&#039;, choisir des espèces adaptées à la sécheresse (comme l’argousier ou le buddleia), et optimiser l’ombrage pour limiter l’évaporation. Les ajustements déjà engagés – comme la réduction de l’espacement des petits fruits à 1 mètre au lieu de 1,5 m, ou l’intégration de ronces fruitières devenues des plantes de biomasse vont dans le bon sens, mais doivent être amplifiés.&lt;br /&gt;
* Les difficultés rencontrées – météo capricieuse et effort physique important pour planter les interlignes – ont aussi poussé à &#039;&#039;&#039;repenser l’organisation du travail&#039;&#039;&#039;. La plantation en différé et la création de bosquets apparaissent comme des solutions pragmatiques pour réduire la charge tout en maintenant la productivité. Les écarts par rapport au design initial, comme l’ajout de vigne et de plantes grimpantes (glycine, clématite persistante), répondent à un &#039;&#039;&#039;besoin croissant d’ombrage et de diversification&#039;&#039;&#039;. Ces choix semblent pertinents : ils permettent de créer des microclimats favorables et d’augmenter la résilience du système.&lt;br /&gt;
* Les besoins techniques et d’accompagnement sont désormais clairs : il faut &#039;&#039;&#039;former les équipes à l’adaptation climatique&#039;&#039;&#039;, maîtriser les techniques d’irrigation intelligente (avec des sondes d’humidité du sol), et sélectionner des espèces résistantes et aussi &#039;&#039;&#039;revoir les périodes d’implantations&#039;&#039;&#039; et implantant en année n les plantes support et en n+1 ou n+2 les plantes productives. &lt;br /&gt;
* Pour l’avenir, trois axes se dégagent : premièrement, &#039;&#039;&#039;poursuivre la diversification des couverts&#039;&#039;&#039; en intégrant davantage de légumineuses et de plantes de service, tout en &#039;&#039;&#039;testant des espèces méditerranéennes&#039;&#039;&#039; en parcelles pilotes. Deuxièmement, &#039;&#039;&#039;structurer le territoire en bosquets plutôt qu’en linéaires&#039;&#039;&#039;, pour gagner en résilience et réduire la main-d’œuvre. Enfin, &#039;&#039;&#039;systématiser l’ombrage via des plantes grimpantes&#039;&#039;&#039;, surtout pour les arbres les plus sensibles.&lt;br /&gt;
* En conclusion, si le système a montré ses limites face aux nouvelles contraintes climatiques, il a aussi révélé des leviers puissants : la biodiversité, les couverts végétaux et l’adaptabilité. La Bretagne n’est plus le climat qu’elle était, mais cette mutation offre une &#039;&#039;&#039;opportunité unique de repenser l’agroécologie&#039;&#039;&#039;. En s’inspirant des modèles méditerranéens tout en capitalisant sur les atouts locaux, le système peut devenir non seulement résilient, mais aussi productif et autonome. L’enjeu maintenant ? Passer de l’expérimentation à la généralisation, avec un &#039;&#039;&#039;accompagnement technique renforcé&#039;&#039;&#039; et une &#039;&#039;&#039;gestion fine des ressources&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources ==&lt;br /&gt;
Retour d&#039;expérience rédigé à la suite d&#039;un entretien avec François Robin en 2026{{Pages liées}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Soline Littolff (3857106693)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:Exemple_ligne_kiwi_syntropie.jpg&amp;diff=197707</id>
		<title>Fichier:Exemple ligne kiwi syntropie.jpg</title>
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		<updated>2026-09-04T09:43:02Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Soline Littolff (3857106693) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Soline Littolff (3857106693)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:Exemple_bordure_syntropie.jpg&amp;diff=197706</id>
		<title>Fichier:Exemple bordure syntropie.jpg</title>
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		<updated>2026-09-04T09:42:41Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Soline Littolff (3857106693) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Soline Littolff (3857106693)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:Exemple_ligne_syntropie.jpg&amp;diff=197705</id>
		<title>Fichier:Exemple ligne syntropie.jpg</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Soline Littolff (3857106693) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Soline Littolff (3857106693)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Plantations_syntropiques_au_verger_Au_Bois_Gourmand&amp;diff=197704</id>
		<title>Plantations syntropiques au verger Au Bois Gourmand</title>
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		<updated>2026-09-04T09:41:41Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Soline Littolff (3857106693) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Exemple de mise en œuvre&lt;br /&gt;
|Nom de l&#039;agriculteur=François Robin&lt;br /&gt;
|Nom de l&#039;exploitation=Le Verger au Bois Gourmand&lt;br /&gt;
|Département=Morbihan (département)&lt;br /&gt;
|Description de sol=Sablo argilo limoneux très drainant&lt;br /&gt;
|Programme=Améliorer la triple performance des fermes maraîchères&lt;br /&gt;
|Mots-clés=Syntropie&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Contexte ==&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Nom de la ferme :&#039;&#039;&#039;  Le Verger au bois gourmand &lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Nom/prénom du gérant de la ferme :&#039;&#039;&#039; François Robin&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Localisation :&#039;&#039;&#039; Melrand&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Date de plantation :&#039;&#039;&#039; Entre Décembre à fin avril 2025&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Date du suivi :&#039;&#039;&#039; 18/08/2026&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Conditions climatiques récentes (pluie, sécheresse, gel…) :&#039;&#039;&#039; Sécheresse &lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Type de sol :&#039;&#039;&#039; Sablo argilo limoneux très drainant avec une partie plus argileuse, certaines zones sont drainées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Historique et état initial de la parcelle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Précédent cultural ===&lt;br /&gt;
Rotation céréalière de 2018 à 2020 ([[blé]], [[orge]]), suivie en 2021 d&#039;un couvert de [[niger]], [[tournesol]] et [[moha]], puis d&#039;une prairie diversifiée en 2022 ([[trèfle blanc]], [[ray-grass]], [[fétuque]]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== État initial du sol ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Matière organique&#039;&#039;&#039; : Taux correct, mais [[Activité biologique des sols|activité biologique]] limitée.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Hydromorphie&#039;&#039;&#039; : Parcelle classée en zone humide partielle, avec présence de veines d&#039;eau persistantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Contraintes identifiées&#039;&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Hydromorphie temporaire&#039;&#039;&#039; : Stagnation d&#039;eau pendant 1 à 2 semaines après les épisodes pluvieux.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Sécheresse estivale&#039;&#039;&#039; : Stress hydrique récurrent affectant le développement des jeunes plantations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Préparation du sol avant implantation ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Travail du sol&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Sous-solage superficiel suivi d’un &#039;&#039;&#039;travail de surface&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
* En septembre 2021 : incorporation au sol d’un couvert de niger, tournesol et moha, broyé puis enfoui à l’aide d’un &#039;&#039;&#039;canadien et d’une [[sous-soleuse]]&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
* Implantation ultérieure d’une &#039;&#039;&#039;prairie diversifiée&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Outils utilisés&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Grelinette et semi-grelinette&lt;br /&gt;
* Semoir pour couvert (seigle, vesce, phacélie)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Apports organiques&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Fumier&#039;&#039;&#039; : 75 tonnes/hectare (correction : le volume initialement prévu était de 35 tonnes/hectare).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Gestion des adventices en amont&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Bâchage&#039;&#039;&#039; : Étouffement des adventices de fin mai à septembre 2021.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Qualité de la préparation&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Fauche du couvert végétal préalable.&lt;br /&gt;
* Structure du sol : Sol très facile à implanter après préparation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Design général ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Disposition générale ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Lignes principales (A et B) : 8 lignes d’environ 45 mètres chacune.&lt;br /&gt;
* Lignes de [[Kiwi|kiwis]] : Parcelles plus réduites de 18 à 25 mètres.&lt;br /&gt;
* Total : 500 mètres linéaires de plantation.&lt;br /&gt;
[[File : exemple ligne syntropie.jpg]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Structure des lignes ===&lt;br /&gt;
3 types de lignes ont été implantés :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Ligne A : Strate arborée centrale (arbres fruitiers) encadrée par une bordure vivante (espèces pérennes en bordure et inter-rangs).&lt;br /&gt;
* Ligne B : Strate arbustive (petits fruits) en remplacement de la strate arborée, avec une bordure vivante similaire.&lt;br /&gt;
* Ligne kiwi : plantation de kiwi tous les 2,5 m avec sur la même ligne des baies de mai, du peuplier et du noisetier en support&lt;br /&gt;
[[File : exemple bordure syntropie.jpg]]&lt;br /&gt;
[[File : exemple ligne kiwi syntropie.jpg]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Composition des inter-rangs : ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Framboise|Framboisiers]], [[Artichaut|artichauts]], [[rhubarbe]] implantés entre les fruitiers. &lt;br /&gt;
* Interrang planté sur 1m avec 50 cm de passe pied .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Paramètre&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Ligne A&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Ligne B&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Ligne kiwi&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Espacement entre plants fruitiers&lt;br /&gt;
|5 mètres&lt;br /&gt;
|1 mètre&lt;br /&gt;
|2,5 mètres ( à changer pour 4 m)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Largeur des lignes&lt;br /&gt;
|80 cm&lt;br /&gt;
|80 cm&lt;br /&gt;
|80 cm&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Espacement inter-rangs&lt;br /&gt;
|2,80 mètres&lt;br /&gt;
|2,80 mètres&lt;br /&gt;
|2,80 mètres&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Période&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Actions&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Décembre&lt;br /&gt;
|Plantation des arbres et arbustes fruitiers&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Janvier&lt;br /&gt;
|Semis des nids de graines&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Février&lt;br /&gt;
|Bouturage&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Mars - Avril&lt;br /&gt;
|Implantation des bordures vivantes&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Gestion de l’eau ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== À l’implantation : ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Arrosage à la plantation : Non car il y a eu suffisamment de précipitations à ce moment-là.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Système d’irrigation et gestion de l’eau ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Sources d’eau et infrastructure ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Récupération d’eau de pluie&#039;&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
** Réserve de 11 m³ installée en juin 2025.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Étang voisin&#039;&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
** Accès autorisé pour pompage via un système de goutte-à-goutte en parapluie (buses espacées de 40 cm).&lt;br /&gt;
** Zones arrosées :&lt;br /&gt;
*** Ligne par ligne sur la zone arborée (Ligne A et B).&lt;br /&gt;
*** Zone kiwi : Pratiquement jamais arrosée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Équipements et capacités d’arrosage ====&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Année&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Équipement&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Puissance/Capacité&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Autonomie&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Remarques&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;2025&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|Pompe Ecoflow&lt;br /&gt;
|Fonctionnement sans électricité&lt;br /&gt;
|1 heure max par ligne&lt;br /&gt;
|Limitation due à l’absence d’électricité sur site.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;2026&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|Canon à eau + Pompe 2200 W&lt;br /&gt;
|5 m³/h&lt;br /&gt;
|Groupe électrogène&lt;br /&gt;
|Rotation : 1h à 360° ou 40 min à 180°.&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Calendrier et fréquence d’arrosage ====&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Année&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Période&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Fréquence&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Volume estimé&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Événements marquants&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;2025&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|Juin à fin août&lt;br /&gt;
|Tous les 3 jours&lt;br /&gt;
|Non estimé&lt;br /&gt;
|Réserve de 11 m³ partiellement épuisée en 1 semaine fin avril.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;2026&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|Début mars&lt;br /&gt;
|Variable&lt;br /&gt;
|Non estimé&lt;br /&gt;
|Arrosages intensifiés avec nouveau matériel. Réserves vidées le 17 juillet.&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Effets observés et indicateurs de stress hydrique ====&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Signes déclenchant l’arrosage&#039;&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Sol craquelé.&lt;br /&gt;
* Couvert végétal en difficulté pour émerger.&lt;br /&gt;
* Trèfle blanc non levé.&lt;br /&gt;
* 20% du sol nu (couvert végétal mort).&lt;br /&gt;
* Agrumes : Feuillage changeant de couleur (indicateur de stress hydrique).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Impact sur les arbres&#039;&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Survie et croissance significativement améliorées dans les zones arrosées par rapport aux zones non arrosées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Reprise des plants/fonctions des plants implantés/Développement des plants ==&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Fonction&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Espèce&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Méthode&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Taux de reprise&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Variétés/croissance/remarques&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| rowspan=&amp;quot;5&amp;quot; |Plante support&lt;br /&gt;
|Buddleia&lt;br /&gt;
|bouture en place&lt;br /&gt;
|****&lt;br /&gt;
|Résilience : Excellente résistance à la sécheresse, avec une reprise tardive mais efficace.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Croissance la première année :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* 30 à 40 cm en conditions normales.&lt;br /&gt;
* Jusqu’à 60-80 cm dans des conditions pédoclimatiques favorables.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Sureau&lt;br /&gt;
|bouture en place&lt;br /&gt;
|*&lt;br /&gt;
|Résultats de plantation : échec de reprise, le sureau n’a pas survécu malgré une sortie de feuilles initiale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cause probable : Stress hydrique (feuilles grillées après émergence).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Recommandation pour 2026 : Replantation en septembre si les conditions pluviométriques le permettent.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|[[Peuplier]]&lt;br /&gt;
|bouture en place&lt;br /&gt;
|**&lt;br /&gt;
|Résultats de reprise :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Espèce la plus résiliente parmi les ligneux implantés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Croissance enregistrée : 50 à 75 cm sur la première saison.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Ronce fruitière&lt;br /&gt;
|bouture en place&lt;br /&gt;
|0&lt;br /&gt;
|Résultats de reprise :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Échec global : La majorité des plants n’ont pas survécu.&lt;br /&gt;
* Exception : Quelques pieds, implantés en automne, ont repris.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Analyse :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Sensibilité au stress hydrique : Les ronces fruitières semblent particulièrement vulnérables aux conditions de sécheresse estivale.&lt;br /&gt;
* Période de plantation optimale : Une implantation en période automnale améliore significativement les chances de reprise.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|[[Saule]]&lt;br /&gt;
|bouture en place&lt;br /&gt;
|*&lt;br /&gt;
|Résultats de reprise : Reprise satisfaisante après plantation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Croissance initiale : Développement correct avant le dépérissement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Analyse des causes de dépérissement :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Stress thermique et hydrique : Exposition excessive au soleil (manque d’ombrage ou d’adaptation progressive).&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| rowspan=&amp;quot;18&amp;quot; |Plantes fruitières&lt;br /&gt;
|[[Figue|Figuier]]&lt;br /&gt;
|Achat&lt;br /&gt;
|***&lt;br /&gt;
|Conditions initiales de plantation :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Taille des plants : 20 cm (trop petits pour une reprise optimale).&lt;br /&gt;
* Recommandation : Utiliser des plants de 3 ans en pots de 4 L pour une meilleure résistance et développement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Variétés testées :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Gouttes d’or&lt;br /&gt;
* Rouge d’Argenteuil&lt;br /&gt;
* Ronde de Bordeaux&lt;br /&gt;
* Brown Turkey&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|[[Pommier]]&lt;br /&gt;
|Achat&lt;br /&gt;
|****&lt;br /&gt;
|Conditions de reprise :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Atteintes par les chevreuils : Frottements répétés sur le sujet.&lt;br /&gt;
* Résistance globale : Bonne reprise malgré les agressions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Croissance enregistrée :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* 2025 : +15 cm&lt;br /&gt;
* 2026 : +15 cm&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bilan : Croissance régulière mais peu de vigueur&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Variétés testées :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Karminj de Sonnaville&lt;br /&gt;
* Fign Tillish&lt;br /&gt;
* Germaine de Braspart&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Analyse :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Résistance exceptionnelle parmi les fruitiers implantés.&lt;br /&gt;
* Adaptation favorable au climat local&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Asiminier&lt;br /&gt;
|Achat&lt;br /&gt;
|**&lt;br /&gt;
|Conditions de reprise :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Sensibilité au soleil : Nécessitent une zone d’ombrage (mi-ombre) pour éviter les brûlures.&lt;br /&gt;
* État actuel : Manque d’ombrage → risque de brûlures foliaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Croissance enregistrée : Vitesse très lente : +5 cm par an maximum.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Variétés testées :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Tropical Treat&lt;br /&gt;
* Allegheny&lt;br /&gt;
* Prima 1216&lt;br /&gt;
* Wabash&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Analyse :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Adaptation difficile en plein soleil.&lt;br /&gt;
* Recommandation : Planter en zone ombragée pour favoriser leur développement.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Kiwi&lt;br /&gt;
|Achat&lt;br /&gt;
|0&lt;br /&gt;
|Conditions de reprise :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Sensibilité à l’ensoleillement : Mortalité totale des plants due à un excès de soleil.&lt;br /&gt;
* Recommandation : Implanter plus tard dans le système pour bénéficier d’une protection naturelle (ombrage partiel).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Variété testée : Hayward&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Analyse :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Échec de reprise lié à un stress hydrique et thermique.&lt;br /&gt;
* Solution : Décalage de la plantation vers des zones plus ombragées ou intégration dans un système agroforestier mature.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Groseille&lt;br /&gt;
|Bouture&lt;br /&gt;
|*&lt;br /&gt;
|Conditions de reprise : Départ prometteur, bonne reprise initiale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cause de la mortalité : Sécheresse prolongée, perte quasi totale des plants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Variété testée : Junifer&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Analyse :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Sensibilité marquée à la sécheresse.&lt;br /&gt;
* Recommandation : Irrigation régulière et implantation de trèfle pour garder l’humidité au pied&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Groseille&lt;br /&gt;
|Achat&lt;br /&gt;
|***&lt;br /&gt;
|Conditions de reprise :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Excellente reprise en racine nues : Très bonne reprise dès la plantation.&lt;br /&gt;
* Production précoce : Première production observée dans la partie argileuse du terrain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Croissance vigoureuse :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Hauteur : 50 à 80 cm de pousse annuelle.&lt;br /&gt;
* Reprise de basitonie : Multiplication des tiges depuis la base.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Variété : Gloire des sablons&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Goseille à maquereau&lt;br /&gt;
|Achat&lt;br /&gt;
|****&lt;br /&gt;
|Variété Captivator (racines nues)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conditions de reprise :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Taux de reprise élevé : Très bonne reprise dès la plantation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Croissance :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Croissance lente : Développement progressif mais modéré.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Données 2026 :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Aucune croissance enregistrée cette année (à analyser : stress hydrique, conditions pédoclimatiques, etc.).&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|[[Cassis]]&lt;br /&gt;
|Bouture&lt;br /&gt;
|***&lt;br /&gt;
|Variété Arno&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conditions de reprise :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Bonne reprise globale malgré une exposition aux vents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mortalité partielle : Quelques sujets perdus sur le linéaire le moins abrité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Croissance :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Croissance limitée : Quelques centimètres de pousse annuelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Analyse :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Sensibilité au vent : Impact sur la reprise et la croissance.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Casseille&lt;br /&gt;
|Bouture&lt;br /&gt;
|0&lt;br /&gt;
|Variété Josta&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conditions de reprise :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Mortalité totale après débourrage.&lt;br /&gt;
* Cause identifiée : Manque d’eau, incapacité à développer un système racinaire suffisant pour assurer la survie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Analyse : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Extrême sensibilité à la sécheresse au stade critique du débourrage.&lt;br /&gt;
* Incompatibilité avec les conditions pédoclimatiques locales en période de stress hydrique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Recommandation :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Planter en automne&lt;br /&gt;
* Tester d’autres variétés plus résistantes à la sécheresse.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Caseille&lt;br /&gt;
|Achat&lt;br /&gt;
|***&lt;br /&gt;
|Variété Anita (casseille – plants en godet)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conditions de reprise :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Résistance confirmée : Les plants ont bien résisté aux conditions climatiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Croissance :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Croissance très limitée : Pousse de seulement 2 cm cette année.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Analyse :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Stress post-repiquage : Possible adaptation lente au nouveau milieu.&lt;br /&gt;
* Conditions climatiques défavorables : Impact sur la vigueur de la croissance.&lt;br /&gt;
* Potentiel génétique : Variété peut-être moins vigoureuse que d’autres hybrides.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Myrtille&lt;br /&gt;
|Achat&lt;br /&gt;
|*&lt;br /&gt;
|Variétés Duck, Collins et Reka&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conditions de reprise :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Survie uniquement dans la zone argileuse : Les plants ont résisté uniquement dans cette zone, suggérant une meilleure adaptation à ce type de sol et surtout un sol qui retient mieux l’eau.&lt;br /&gt;
* Mortalité totale dans les autres zones : Absence de reprise dans les sols plus secs ou moins adaptés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Croissance :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Pousse annuelle : 10 cm par an dans la zone argileuse.&lt;br /&gt;
* Couverture végétale : Beau couvert végétal observé, indiquant une bonne santé globale malgré la croissance modérée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Analyse :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Adaptation spécifique : Les myrtilliers de ces variétés semblent mieux tolérer les sols argileux en période de sécheresse, mais leur croissance reste limitée.&lt;br /&gt;
* Stress hydrique&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Recommandations :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Tester des variétés plus résistantes (ex. Bluecrop, Duke)&lt;br /&gt;
* Planter sous couvert végétal pour limiter l’évaporation et protéger les jeunes plants.&lt;br /&gt;
* Gestion de l’ombre&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Rhubarbe&lt;br /&gt;
|Division&lt;br /&gt;
|*&lt;br /&gt;
|Variété Victoria (rhubarbe – division de plants)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conditions initiales :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Division des plants : Technique courante pour multiplier les pieds de rhubarbe.&lt;br /&gt;
* Disparition des plants : Perte totale des plants divisés au printemps/été.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Reprise automnale :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Résilience confirmée : Les plants ont repris spontanément à l’automne (septembre/octobre 2025).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Analyse :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Stress post-division : La division des plants peut affaiblir temporairement les rhizomes, les rendant vulnérables aux conditions climatiques&lt;br /&gt;
* Vigueur racinaire : Les rhizomes de rhubarbe sont résistants et capables de redémarrer même après un déclin apparent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Recommandations :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Optimiser la période de division :&lt;br /&gt;
* Privilégier l’automne (septembre)&lt;br /&gt;
* Choix des plants : Privilégier les plants âgés de 2-3 ans pour une meilleure reprise. Éviter les divisions trop petites (risque de mortalité accru).&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Rhubarbe&lt;br /&gt;
|Achat&lt;br /&gt;
|0&lt;br /&gt;
|Variétés Frambozen et Champagne Red (rhubarbe – plants achetés en pépinière)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conditions initiales :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Plants achetés en godet : transplantation directe en pleine terre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
État actuel :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Mortalité quasi totale : La majorité des plants ont disparus ou sont en très mauvais état.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Perspective de reprise : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Une légère reprise est possible, mais incertaine à ce stade (août 2026).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Causes probables de la mortalité :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Choc de transplantation : Les plants en godet sont souvent jeunes et peu enracinés, rendant leur adaptation difficile.&lt;br /&gt;
* Manque d’acclimatation avant la plantation définitive.&lt;br /&gt;
* Stress hydrique : Sécheresse estivale 2026 : Les jeunes plants n’ont pas eu le temps de développer un système racinaire profond pour accéder à l’eau.&lt;br /&gt;
* Qualité des plants : Possible mauvaise santé initiale des plants achetés (stockage prolongé, plants affaiblis).&lt;br /&gt;
* Variétés moins rustiques que Victoria (adaptation au climat local).&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Artichaut&lt;br /&gt;
|Division&lt;br /&gt;
|*&lt;br /&gt;
|Variété Petit Violet de Provence&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conditions de reprise :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Bonne reprise globale : Malgré des pertes importantes, Résilience variétale : La variété Petit Violet de Provence&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Performances observées :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Survie sélective : Seuls les plants de cette variété (ou d’un type proche) ont résisté, suggérant une meilleure tolérance aux stress (sécheresse, chaleur, maladies).&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Artichaut&lt;br /&gt;
|Achat&lt;br /&gt;
|0&lt;br /&gt;
|Variété Impérial Star (artichaut – plants achetés en godet)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conditions initiales :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Plants en godet : transplantation directe en pleine terre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
État actuel :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Mortalité totale : 100 % des plants ont disparu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Causes identifiées :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Manque de résistance à la chaleur : La variété Impérial Star est peu adaptée aux étés chauds et secs&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Sensibilité au stress hydrique : Les plants en godet, avec un système racinaire peu développé, n’ont pas pu survivre à la sécheresse estivale 2026.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Prédation par les [[Mulot sylvestre|mulots]] : Les [[:Catégorie:Rongeur|rongeurs]] (mulots, [[:Catégorie:Campagnol|campagnols]]) ont grignoté les rhizomes ou les jeunes pousses, aggravant l’affaiblissement des plants. Rhizomes tendres, appétissants alors que le petit violet de provence est plus fibreux&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Éviter Impérial Star dans les régions soumises à des étés chauds et secs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Privilégier les variétés rustiques : Petit Violet de Provence (résistante à la sécheresse et aux mulots).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Violet de Toscane (adaptée aux climats méditerranéens).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Demander des plants issus de division plutôt qu’en godet pour une meilleure reprise.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Framboise remontante&lt;br /&gt;
|Division&lt;br /&gt;
|****&lt;br /&gt;
|Variétés Meeker, Topla, Willamette&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Division de plants matures : méthode fiable et résiliente pour les framboisiers car ils ont bien repris&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avantages :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Système racinaire déjà développé (meilleure résistance au stress).&lt;br /&gt;
* Adaptation génétique aux conditions locales (les plants sont issus du même environnement).&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Framboise remontant&lt;br /&gt;
|Achat&lt;br /&gt;
|0&lt;br /&gt;
|Conditions de reprise&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Plants : Achetés en godet (qualité médiocre).&lt;br /&gt;
* Météo : Mars sec&lt;br /&gt;
* Résultat : 0 % de reprise.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Ronce fruitière hybride&lt;br /&gt;
|Division&lt;br /&gt;
|***&lt;br /&gt;
|Variété Tayberry&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conditions de reprise : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Méthodes : Marcottage + division.&lt;br /&gt;
* Résultat : Très bonne reprise, plants résistants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Croissance : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Pousse moyenne : 1 m (cannes fines).&lt;br /&gt;
* Production : 1 petite canne en reprise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Analyse rapide : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Points forts : Bonne reprise et résistance.&lt;br /&gt;
* Points faibles : Croissance faible (cannes fines), production limitée. Amélioration : Taille pour favoriser les cannes vigoureuses.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| rowspan=&amp;quot;3&amp;quot; |Bordure vivante&lt;br /&gt;
|Consoude&lt;br /&gt;
|Division&lt;br /&gt;
|**&lt;br /&gt;
|Conditions de reprise&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Automne 2025 : Très bonne reprise (boutures de racine et feuille).&lt;br /&gt;
* Printemps 2026 : Mauvais taux de reprise (boutures de racine et feuille).&lt;br /&gt;
* Cause : Manque d’eau (sécheresse printanière).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Croissance&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Automne : Reprise optimale.&lt;br /&gt;
* Printemps : Échec partiel (peu de reprise).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Analyse :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Favoriser la plantation en automne.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Menthe&lt;br /&gt;
|Bouture&lt;br /&gt;
|****&lt;br /&gt;
|Conditions de reprise&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Méthode : Bouturage printanier.&lt;br /&gt;
* Résultat : Très bon taux de reprise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Croissance&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Développement : Bonne reprise, probablement en pleine expansion.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Analyse&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Couper régulièrement en période hors sécheresse pour stimuler la croissance.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Melisse&lt;br /&gt;
|Bouture&lt;br /&gt;
|****&lt;br /&gt;
|Conditions de reprise&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Méthode : Bouturage printanier.&lt;br /&gt;
* Résultat : Très bon taux de reprise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Croissance&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Développement : Reprise optimale des boutures du printemps&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conseils pour la suite&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Exposition : Mi-ombre ou soleil léger (éviter le plein soleil brûlant).&lt;br /&gt;
* Tailler en perturbation les tiges pour favoriser la ramification et éviter la floraison précoce&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Couvert&lt;br /&gt;
|Couvert végétal&lt;br /&gt;
|Achat&lt;br /&gt;
|**&lt;br /&gt;
|Couvert agrosemences – Mélange Super Wolf (19 espèces)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1. Localisation et conditions&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Zone : Argileuse (humide, favorable à la rétention d’eau).&lt;br /&gt;
* Couvert : Mélange Wolf (19 espèces) avec trèfle blanc (rampant, semi-érigé et érigé).&lt;br /&gt;
* Couverture : 100% dans cette zone.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2. Résultats observés&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Couverture optimale dans la zone argileuse :&lt;br /&gt;
* Trèfle blanc très présent (adapté aux sols humides).&lt;br /&gt;
* Effet &amp;quot;frais&amp;quot; apporté par le couvert (protection contre la sécheresse, maintien de l’humidité).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autres zones :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Peu de levée (sécheresse, sol moins adapté).&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Réaction aux pratiques ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Stratégie de taille appliquée ===&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;2025&#039;&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Période&#039;&#039;&#039; : Septembre à début octobre.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Action&#039;&#039;&#039; : Taille légère sur les bordures vivantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;2026&#039;&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Printemps&#039;&#039;&#039; : &#039;&#039;&#039;Taille de perturbation&#039;&#039;&#039; sur les bordures vivantes avec &#039;&#039;&#039;P55 déporté&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Période de sécheresse&#039;&#039;&#039; : &#039;&#039;&#039;Aucune taille supplémentaire&#039;&#039;&#039; pour éviter d’affaiblir davantage les arbres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Observations et réactions ===&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Reprise végétative&#039;&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Dépendante du retour des pluies&#039;&#039;&#039; après la sécheresse.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Aucune taille sur les ligneux&#039;&#039;&#039; pour préserver leur vigueur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Dynamique du système ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Biodiversité et vie du sol ===&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Augmentation significative de la biodiversité fonctionnelle&#039;&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Faune&#039;&#039;&#039; : Forte présence d’insectes et d’oiseaux.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Flore&#039;&#039;&#039; : Couverts végétaux très actifs (trèfle blanc dominant, mélange Wolf performant).&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Faune auxiliaire&#039;&#039;&#039; : &#039;&#039;&#039;Observation d’une mante religieuse&#039;&#039;&#039; (indicateur d’un écosystème équilibré et sain).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Zones clés et leur rôle ===&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Zone kiwi :&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Sol&#039;&#039;&#039; : Plus argileux, favorable à la rétention d’eau.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Protection&#039;&#039;&#039; : Moins exposée aux vents.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Atouts&#039;&#039;&#039; : Proximité d’un ruisseau → &#039;&#039;&#039;milieu plus poussant&#039;&#039;&#039;, croissance optimale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Synthèse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Écosystème en bonne santé&#039;&#039;&#039; : Dynamique positive entre sol, végétaux et faune.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Résilience&#039;&#039;&#039; : Les zones humides et abritées (comme la parcelle kiwi) montrent une &#039;&#039;&#039;meilleure reprise végétative&#039;&#039;&#039; et une &#039;&#039;&#039;productivité accrue&#039;&#039;&#039; tandis que le reste de la parcelle souffre fortement de la sécheresse et de la chaleur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Coûts et investissements ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Achat du terrain : 11500 € frais de notaire compris&lt;br /&gt;
* Serre : 10 000€ (base + bâches + fils + location de pelle)&lt;br /&gt;
* Tracteur tondeuse : 1600 € &lt;br /&gt;
* P55 : 1800 €&lt;br /&gt;
* Broyeur et débroussailleuse : 1800 € &lt;br /&gt;
* Matériel de taille : 300 €&lt;br /&gt;
* Divers matériels : 500 € &lt;br /&gt;
* Irrigation : pompe 250€ , groupe électrogène 700€, tuyauterie 500€, canon à eau 150 €&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Plants de la campagne de plantation :&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* 2022 : 5500 € &lt;br /&gt;
* 2023 : 2500 €&lt;br /&gt;
* 2025 : 3500 € pour la zone suivie dans ce document&lt;br /&gt;
* 2026 : 3000 € de plants &lt;br /&gt;
* CV 800 € au total &lt;br /&gt;
* Coût des intrants (amendements, paillage…) : 50€ pour la zone 3 sinon 200€&lt;br /&gt;
* Irrigation : pompe 250€ , groupe électrogène 700€, tuyauterie 500€, canon à eau 150 €&lt;br /&gt;
* Coût main-d’œuvre : 50h/semaine pendant 6 mois pour 2026  pour 1UTH au global du système et pour la zone 3. 50h en UTH pour 7 mois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Analyse globale et perspectives ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le système mis en place en Bretagne a révélé des &#039;&#039;&#039;forces majeures&#039;&#039;&#039;, mais aussi des &#039;&#039;&#039;limites&#039;&#039;&#039; qui obligent à repenser profondément l’approche initiale. La déception est réelle : après avoir cru avoir trouvé un modèle adapté au climat breton, les &#039;&#039;&#039;vagues de chaleur&#039;&#039;&#039; et les printemps secs ont fait s’effondrer une partie des rendements et ont mis à mal la reprise des plantations. Pourtant, cette expérience a aussi mis en lumière des &#039;&#039;&#039;solutions concrètes&#039;&#039;&#039;, notamment grâce à l’observation fine des dynamiques naturelles. L’enseignement principal ? Il faut désormais s’inspirer des techniques marocaines, où la &#039;&#039;&#039;[[gestion de l’eau]]&#039;&#039;&#039; et la &#039;&#039;&#039;sélection de plantes résistantes à la sécheresse&#039;&#039;&#039; sont des piliers essentiels.&lt;br /&gt;
* Un succès inattendu : les [[couverts végétaux]], et en particulier le [[trèfle blanc]] associé à des mélanges diversifiés comme le Wolf 19, ont démontré leur efficacité. Leur capacité à &#039;&#039;&#039;créer de la verticalité dans le système&#039;&#039;&#039; avec des strates multiples de plantes s’est avérée déterminante pour la réussite de l’implantation. Ces couverts ont non seulement protégé le sol, mais aussi favorisé une explosion de &#039;&#039;&#039;biodiversité fonctionnelle&#039;&#039;&#039;, avec une présence accrue d’insectes et d’oiseaux, dont une mante religieuse, signe d’un écosystème équilibré. La zone kiwi, avec son sol argileux et son ruisseau, illustre parfaitement ce potentiel : moins exposée au vent et mieux irriguée, elle a montré une croissance bien plus vigoureuse que les autres parcelles.&lt;br /&gt;
* Cependant, les défis climatiques ont révélé des &#039;&#039;&#039;failles structurelles&#039;&#039;&#039;. Les printemps secs et les étés caniculaires ont mis à mal les cultures, obligeant à revoir en profondeur la stratégie. La gestion de l’eau devient prioritaire : le système actuel d’étang et de canon bien que fonctionnel, reste insuffisant face à des besoins accrus. L’inspiration marocaine s’impose : il faut &#039;&#039;&#039;anticiper les stress hydriques dès le printemps&#039;&#039;&#039;, choisir des espèces adaptées à la sécheresse (comme l’argousier ou le buddleia), et optimiser l’ombrage pour limiter l’évaporation. Les ajustements déjà engagés – comme la réduction de l’espacement des petits fruits à 1 mètre au lieu de 1,5 m, ou l’intégration de ronces fruitières devenues des plantes de biomasse vont dans le bon sens, mais doivent être amplifiés.&lt;br /&gt;
* Les difficultés rencontrées – météo capricieuse et effort physique important pour planter les interlignes – ont aussi poussé à &#039;&#039;&#039;repenser l’organisation du travail&#039;&#039;&#039;. La plantation en différé et la création de bosquets apparaissent comme des solutions pragmatiques pour réduire la charge tout en maintenant la productivité. Les écarts par rapport au design initial, comme l’ajout de vigne et de plantes grimpantes (glycine, clématite persistante), répondent à un &#039;&#039;&#039;besoin croissant d’ombrage et de diversification&#039;&#039;&#039;. Ces choix semblent pertinents : ils permettent de créer des microclimats favorables et d’augmenter la résilience du système.&lt;br /&gt;
* Les besoins techniques et d’accompagnement sont désormais clairs : il faut &#039;&#039;&#039;former les équipes à l’adaptation climatique&#039;&#039;&#039;, maîtriser les techniques d’irrigation intelligente (avec des sondes d’humidité du sol), et sélectionner des espèces résistantes et aussi &#039;&#039;&#039;revoir les périodes d’implantations&#039;&#039;&#039; et implantant en année n les plantes support et en n+1 ou n+2 les plantes productives. &lt;br /&gt;
* Pour l’avenir, trois axes se dégagent : premièrement, &#039;&#039;&#039;poursuivre la diversification des couverts&#039;&#039;&#039; en intégrant davantage de légumineuses et de plantes de service, tout en &#039;&#039;&#039;testant des espèces méditerranéennes&#039;&#039;&#039; en parcelles pilotes. Deuxièmement, &#039;&#039;&#039;structurer le territoire en bosquets plutôt qu’en linéaires&#039;&#039;&#039;, pour gagner en résilience et réduire la main-d’œuvre. Enfin, &#039;&#039;&#039;systématiser l’ombrage via des plantes grimpantes&#039;&#039;&#039;, surtout pour les arbres les plus sensibles.&lt;br /&gt;
* En conclusion, si le système a montré ses limites face aux nouvelles contraintes climatiques, il a aussi révélé des leviers puissants : la biodiversité, les couverts végétaux et l’adaptabilité. La Bretagne n’est plus le climat qu’elle était, mais cette mutation offre une &#039;&#039;&#039;opportunité unique de repenser l’agroécologie&#039;&#039;&#039;. En s’inspirant des modèles méditerranéens tout en capitalisant sur les atouts locaux, le système peut devenir non seulement résilient, mais aussi productif et autonome. L’enjeu maintenant ? Passer de l’expérimentation à la généralisation, avec un &#039;&#039;&#039;accompagnement technique renforcé&#039;&#039;&#039; et une &#039;&#039;&#039;gestion fine des ressources&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources ==&lt;br /&gt;
Retour d&#039;expérience rédigé à la suite d&#039;un entretien avec François Robin en 2026{{Pages liées}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Soline Littolff (3857106693)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Plantations_syntropiques_au_verger_Au_Bois_Gourmand&amp;diff=197697</id>
		<title>Plantations syntropiques au verger Au Bois Gourmand</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Plantations_syntropiques_au_verger_Au_Bois_Gourmand&amp;diff=197697"/>
		<updated>2026-09-04T09:34:00Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Soline Littolff (3857106693) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Exemple de mise en œuvre&lt;br /&gt;
|Nom de l&#039;agriculteur=François Robin&lt;br /&gt;
|Nom de l&#039;exploitation=Le Verger au Bois Gourmand&lt;br /&gt;
|Département=Morbihan (département)&lt;br /&gt;
|Description de sol=Sablo argilo limoneux très drainant&lt;br /&gt;
|Programme=Améliorer la triple performance des fermes maraîchères&lt;br /&gt;
|Mots-clés=Syntropie&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Contexte ==&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Nom de la ferme :&#039;&#039;&#039;  Le Verger au bois gourmand &lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Nom/prénom du gérant de la ferme :&#039;&#039;&#039; François Robin&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Localisation :&#039;&#039;&#039; Melrand&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Date de plantation :&#039;&#039;&#039; Entre Décembre à fin avril 2025&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Date du suivi :&#039;&#039;&#039; 18/08/2026&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Conditions climatiques récentes (pluie, sécheresse, gel…) :&#039;&#039;&#039; Sécheresse &lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Type de sol :&#039;&#039;&#039; Sablo argilo limoneux très drainant avec une partie plus argileuse, certaines zones sont drainées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Historique et état initial de la parcelle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Précédent cultural ===&lt;br /&gt;
Rotation céréalière de 2018 à 2020 ([[blé]], [[orge]]), suivie en 2021 d&#039;un couvert de [[niger]], [[tournesol]] et [[moha]], puis d&#039;une prairie diversifiée en 2022 ([[trèfle blanc]], [[ray-grass]], [[fétuque]]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== État initial du sol ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Matière organique&#039;&#039;&#039; : Taux correct, mais [[Activité biologique des sols|activité biologique]] limitée.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Hydromorphie&#039;&#039;&#039; : Parcelle classée en zone humide partielle, avec présence de veines d&#039;eau persistantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Contraintes identifiées&#039;&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Hydromorphie temporaire&#039;&#039;&#039; : Stagnation d&#039;eau pendant 1 à 2 semaines après les épisodes pluvieux.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Sécheresse estivale&#039;&#039;&#039; : Stress hydrique récurrent affectant le développement des jeunes plantations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Préparation du sol avant implantation ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Travail du sol&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Sous-solage superficiel suivi d’un &#039;&#039;&#039;travail de surface&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
* En septembre 2021 : incorporation au sol d’un couvert de niger, tournesol et moha, broyé puis enfoui à l’aide d’un &#039;&#039;&#039;canadien et d’une [[sous-soleuse]]&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
* Implantation ultérieure d’une &#039;&#039;&#039;prairie diversifiée&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Outils utilisés&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Grelinette et semi-grelinette&lt;br /&gt;
* Semoir pour couvert (seigle, vesce, phacélie)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Apports organiques&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Fumier&#039;&#039;&#039; : 75 tonnes/hectare (correction : le volume initialement prévu était de 35 tonnes/hectare).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Gestion des adventices en amont&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Bâchage&#039;&#039;&#039; : Étouffement des adventices de fin mai à septembre 2021.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Qualité de la préparation&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Fauche du couvert végétal préalable.&lt;br /&gt;
* Structure du sol : Sol très facile à implanter après préparation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Design général ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Disposition générale ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Lignes principales (A et B) : 8 lignes d’environ 45 mètres chacune.&lt;br /&gt;
* Lignes de [[Kiwi|kiwis]] : Parcelles plus réduites de 18 à 25 mètres.&lt;br /&gt;
* Total : 500 mètres linéaires de plantation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Structure des lignes ===&lt;br /&gt;
3 types de lignes ont été implantés :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Ligne A : Strate arborée centrale (arbres fruitiers) encadrée par une bordure vivante (espèces pérennes en bordure et inter-rangs).&lt;br /&gt;
* Ligne B : Strate arbustive (petits fruits) en remplacement de la strate arborée, avec une bordure vivante similaire.&lt;br /&gt;
* Ligne kiwi : plantation de kiwi tous les 2,5 m avec sur la même ligne des baies de mai, du peuplier et du noisetier en support&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Composition des inter-rangs : ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Framboise|Framboisiers]], [[Artichaut|artichauts]], [[rhubarbe]] implantés entre les fruitiers. &lt;br /&gt;
* Interrang planté sur 1m avec 50 cm de passe pied .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Paramètre&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Ligne A&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Ligne B&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Ligne kiwi&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Espacement entre plants fruitiers&lt;br /&gt;
|5 mètres&lt;br /&gt;
|1 mètre&lt;br /&gt;
|2,5 mètres ( à changer pour 4 m)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Largeur des lignes&lt;br /&gt;
|80 cm&lt;br /&gt;
|80 cm&lt;br /&gt;
|80 cm&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Espacement inter-rangs&lt;br /&gt;
|2,80 mètres&lt;br /&gt;
|2,80 mètres&lt;br /&gt;
|2,80 mètres&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Période&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Actions&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Décembre&lt;br /&gt;
|Plantation des arbres et arbustes fruitiers&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Janvier&lt;br /&gt;
|Semis des nids de graines&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Février&lt;br /&gt;
|Bouturage&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Mars - Avril&lt;br /&gt;
|Implantation des bordures vivantes&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Gestion de l’eau ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== À l’implantation : ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Arrosage à la plantation : Non car il y a eu suffisamment de précipitations à ce moment-là.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Système d’irrigation et gestion de l’eau ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Sources d’eau et infrastructure ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Récupération d’eau de pluie&#039;&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
** Réserve de 11 m³ installée en juin 2025.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Étang voisin&#039;&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
** Accès autorisé pour pompage via un système de goutte-à-goutte en parapluie (buses espacées de 40 cm).&lt;br /&gt;
** Zones arrosées :&lt;br /&gt;
*** Ligne par ligne sur la zone arborée (Ligne A et B).&lt;br /&gt;
*** Zone kiwi : Pratiquement jamais arrosée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Équipements et capacités d’arrosage ====&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Année&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Équipement&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Puissance/Capacité&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Autonomie&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Remarques&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;2025&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|Pompe Ecoflow&lt;br /&gt;
|Fonctionnement sans électricité&lt;br /&gt;
|1 heure max par ligne&lt;br /&gt;
|Limitation due à l’absence d’électricité sur site.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;2026&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|Canon à eau + Pompe 2200 W&lt;br /&gt;
|5 m³/h&lt;br /&gt;
|Groupe électrogène&lt;br /&gt;
|Rotation : 1h à 360° ou 40 min à 180°.&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Calendrier et fréquence d’arrosage ====&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Année&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Période&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Fréquence&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Volume estimé&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Événements marquants&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;2025&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|Juin à fin août&lt;br /&gt;
|Tous les 3 jours&lt;br /&gt;
|Non estimé&lt;br /&gt;
|Réserve de 11 m³ partiellement épuisée en 1 semaine fin avril.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;2026&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|Début mars&lt;br /&gt;
|Variable&lt;br /&gt;
|Non estimé&lt;br /&gt;
|Arrosages intensifiés avec nouveau matériel. Réserves vidées le 17 juillet.&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Effets observés et indicateurs de stress hydrique ====&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Signes déclenchant l’arrosage&#039;&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Sol craquelé.&lt;br /&gt;
* Couvert végétal en difficulté pour émerger.&lt;br /&gt;
* Trèfle blanc non levé.&lt;br /&gt;
* 20% du sol nu (couvert végétal mort).&lt;br /&gt;
* Agrumes : Feuillage changeant de couleur (indicateur de stress hydrique).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Impact sur les arbres&#039;&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Survie et croissance significativement améliorées dans les zones arrosées par rapport aux zones non arrosées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Reprise des plants/fonctions des plants implantés/Développement des plants ==&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Fonction&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Espèce&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Méthode&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Taux de reprise&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Variétés/croissance/remarques&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| rowspan=&amp;quot;5&amp;quot; |Plante support&lt;br /&gt;
|Buddleia&lt;br /&gt;
|bouture en place&lt;br /&gt;
|****&lt;br /&gt;
|Résilience : Excellente résistance à la sécheresse, avec une reprise tardive mais efficace.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Croissance la première année :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* 30 à 40 cm en conditions normales.&lt;br /&gt;
* Jusqu’à 60-80 cm dans des conditions pédoclimatiques favorables.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Sureau&lt;br /&gt;
|bouture en place&lt;br /&gt;
|*&lt;br /&gt;
|Résultats de plantation : échec de reprise, le sureau n’a pas survécu malgré une sortie de feuilles initiale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cause probable : Stress hydrique (feuilles grillées après émergence).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Recommandation pour 2026 : Replantation en septembre si les conditions pluviométriques le permettent.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|[[Peuplier]]&lt;br /&gt;
|bouture en place&lt;br /&gt;
|**&lt;br /&gt;
|Résultats de reprise :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Espèce la plus résiliente parmi les ligneux implantés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Croissance enregistrée : 50 à 75 cm sur la première saison.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Ronce fruitière&lt;br /&gt;
|bouture en place&lt;br /&gt;
|0&lt;br /&gt;
|Résultats de reprise :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Échec global : La majorité des plants n’ont pas survécu.&lt;br /&gt;
* Exception : Quelques pieds, implantés en automne, ont repris.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Analyse :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Sensibilité au stress hydrique : Les ronces fruitières semblent particulièrement vulnérables aux conditions de sécheresse estivale.&lt;br /&gt;
* Période de plantation optimale : Une implantation en période automnale améliore significativement les chances de reprise.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|[[Saule]]&lt;br /&gt;
|bouture en place&lt;br /&gt;
|*&lt;br /&gt;
|Résultats de reprise : Reprise satisfaisante après plantation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Croissance initiale : Développement correct avant le dépérissement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Analyse des causes de dépérissement :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Stress thermique et hydrique : Exposition excessive au soleil (manque d’ombrage ou d’adaptation progressive).&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| rowspan=&amp;quot;18&amp;quot; |Plantes fruitières&lt;br /&gt;
|[[Figue|Figuier]]&lt;br /&gt;
|Achat&lt;br /&gt;
|***&lt;br /&gt;
|Conditions initiales de plantation :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Taille des plants : 20 cm (trop petits pour une reprise optimale).&lt;br /&gt;
* Recommandation : Utiliser des plants de 3 ans en pots de 4 L pour une meilleure résistance et développement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Variétés testées :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Gouttes d’or&lt;br /&gt;
* Rouge d’Argenteuil&lt;br /&gt;
* Ronde de Bordeaux&lt;br /&gt;
* Brown Turkey&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|[[Pommier]]&lt;br /&gt;
|Achat&lt;br /&gt;
|****&lt;br /&gt;
|Conditions de reprise :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Atteintes par les chevreuils : Frottements répétés sur le sujet.&lt;br /&gt;
* Résistance globale : Bonne reprise malgré les agressions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Croissance enregistrée :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* 2025 : +15 cm&lt;br /&gt;
* 2026 : +15 cm&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bilan : Croissance régulière mais peu de vigueur&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Variétés testées :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Karminj de Sonnaville&lt;br /&gt;
* Fign Tillish&lt;br /&gt;
* Germaine de Braspart&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Analyse :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Résistance exceptionnelle parmi les fruitiers implantés.&lt;br /&gt;
* Adaptation favorable au climat local&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Asiminier&lt;br /&gt;
|Achat&lt;br /&gt;
|**&lt;br /&gt;
|Conditions de reprise :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Sensibilité au soleil : Nécessitent une zone d’ombrage (mi-ombre) pour éviter les brûlures.&lt;br /&gt;
* État actuel : Manque d’ombrage → risque de brûlures foliaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Croissance enregistrée : Vitesse très lente : +5 cm par an maximum.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Variétés testées :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Tropical Treat&lt;br /&gt;
* Allegheny&lt;br /&gt;
* Prima 1216&lt;br /&gt;
* Wabash&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Analyse :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Adaptation difficile en plein soleil.&lt;br /&gt;
* Recommandation : Planter en zone ombragée pour favoriser leur développement.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Kiwi&lt;br /&gt;
|Achat&lt;br /&gt;
|0&lt;br /&gt;
|Conditions de reprise :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Sensibilité à l’ensoleillement : Mortalité totale des plants due à un excès de soleil.&lt;br /&gt;
* Recommandation : Implanter plus tard dans le système pour bénéficier d’une protection naturelle (ombrage partiel).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Variété testée : Hayward&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Analyse :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Échec de reprise lié à un stress hydrique et thermique.&lt;br /&gt;
* Solution : Décalage de la plantation vers des zones plus ombragées ou intégration dans un système agroforestier mature.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Groseille&lt;br /&gt;
|Bouture&lt;br /&gt;
|*&lt;br /&gt;
|Conditions de reprise : Départ prometteur, bonne reprise initiale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cause de la mortalité : Sécheresse prolongée, perte quasi totale des plants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Variété testée : Junifer&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Analyse :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Sensibilité marquée à la sécheresse.&lt;br /&gt;
* Recommandation : Irrigation régulière et implantation de trèfle pour garder l’humidité au pied&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Groseille&lt;br /&gt;
|Achat&lt;br /&gt;
|***&lt;br /&gt;
|Conditions de reprise :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Excellente reprise en racine nues : Très bonne reprise dès la plantation.&lt;br /&gt;
* Production précoce : Première production observée dans la partie argileuse du terrain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Croissance vigoureuse :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Hauteur : 50 à 80 cm de pousse annuelle.&lt;br /&gt;
* Reprise de basitonie : Multiplication des tiges depuis la base.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Variété : Gloire des sablons&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Goseille à maquereau&lt;br /&gt;
|Achat&lt;br /&gt;
|****&lt;br /&gt;
|Variété Captivator (racines nues)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conditions de reprise :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Taux de reprise élevé : Très bonne reprise dès la plantation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Croissance :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Croissance lente : Développement progressif mais modéré.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Données 2026 :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Aucune croissance enregistrée cette année (à analyser : stress hydrique, conditions pédoclimatiques, etc.).&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|[[Cassis]]&lt;br /&gt;
|Bouture&lt;br /&gt;
|***&lt;br /&gt;
|Variété Arno&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conditions de reprise :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Bonne reprise globale malgré une exposition aux vents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mortalité partielle : Quelques sujets perdus sur le linéaire le moins abrité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Croissance :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Croissance limitée : Quelques centimètres de pousse annuelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Analyse :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Sensibilité au vent : Impact sur la reprise et la croissance.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Casseille&lt;br /&gt;
|Bouture&lt;br /&gt;
|0&lt;br /&gt;
|Variété Josta&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conditions de reprise :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Mortalité totale après débourrage.&lt;br /&gt;
* Cause identifiée : Manque d’eau, incapacité à développer un système racinaire suffisant pour assurer la survie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Analyse : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Extrême sensibilité à la sécheresse au stade critique du débourrage.&lt;br /&gt;
* Incompatibilité avec les conditions pédoclimatiques locales en période de stress hydrique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Recommandation :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Planter en automne&lt;br /&gt;
* Tester d’autres variétés plus résistantes à la sécheresse.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Caseille&lt;br /&gt;
|Achat&lt;br /&gt;
|***&lt;br /&gt;
|Variété Anita (casseille – plants en godet)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conditions de reprise :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Résistance confirmée : Les plants ont bien résisté aux conditions climatiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Croissance :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Croissance très limitée : Pousse de seulement 2 cm cette année.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Analyse :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Stress post-repiquage : Possible adaptation lente au nouveau milieu.&lt;br /&gt;
* Conditions climatiques défavorables : Impact sur la vigueur de la croissance.&lt;br /&gt;
* Potentiel génétique : Variété peut-être moins vigoureuse que d’autres hybrides.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Myrtille&lt;br /&gt;
|Achat&lt;br /&gt;
|*&lt;br /&gt;
|Variétés Duck, Collins et Reka&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conditions de reprise :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Survie uniquement dans la zone argileuse : Les plants ont résisté uniquement dans cette zone, suggérant une meilleure adaptation à ce type de sol et surtout un sol qui retient mieux l’eau.&lt;br /&gt;
* Mortalité totale dans les autres zones : Absence de reprise dans les sols plus secs ou moins adaptés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Croissance :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Pousse annuelle : 10 cm par an dans la zone argileuse.&lt;br /&gt;
* Couverture végétale : Beau couvert végétal observé, indiquant une bonne santé globale malgré la croissance modérée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Analyse :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Adaptation spécifique : Les myrtilliers de ces variétés semblent mieux tolérer les sols argileux en période de sécheresse, mais leur croissance reste limitée.&lt;br /&gt;
* Stress hydrique&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Recommandations :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Tester des variétés plus résistantes (ex. Bluecrop, Duke)&lt;br /&gt;
* Planter sous couvert végétal pour limiter l’évaporation et protéger les jeunes plants.&lt;br /&gt;
* Gestion de l’ombre&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Rhubarbe&lt;br /&gt;
|Division&lt;br /&gt;
|*&lt;br /&gt;
|Variété Victoria (rhubarbe – division de plants)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conditions initiales :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Division des plants : Technique courante pour multiplier les pieds de rhubarbe.&lt;br /&gt;
* Disparition des plants : Perte totale des plants divisés au printemps/été.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Reprise automnale :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Résilience confirmée : Les plants ont repris spontanément à l’automne (septembre/octobre 2025).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Analyse :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Stress post-division : La division des plants peut affaiblir temporairement les rhizomes, les rendant vulnérables aux conditions climatiques&lt;br /&gt;
* Vigueur racinaire : Les rhizomes de rhubarbe sont résistants et capables de redémarrer même après un déclin apparent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Recommandations :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Optimiser la période de division :&lt;br /&gt;
* Privilégier l’automne (septembre)&lt;br /&gt;
* Choix des plants : Privilégier les plants âgés de 2-3 ans pour une meilleure reprise. Éviter les divisions trop petites (risque de mortalité accru).&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Rhubarbe&lt;br /&gt;
|Achat&lt;br /&gt;
|0&lt;br /&gt;
|Variétés Frambozen et Champagne Red (rhubarbe – plants achetés en pépinière)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conditions initiales :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Plants achetés en godet : transplantation directe en pleine terre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
État actuel :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Mortalité quasi totale : La majorité des plants ont disparus ou sont en très mauvais état.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Perspective de reprise : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Une légère reprise est possible, mais incertaine à ce stade (août 2026).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Causes probables de la mortalité :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Choc de transplantation : Les plants en godet sont souvent jeunes et peu enracinés, rendant leur adaptation difficile.&lt;br /&gt;
* Manque d’acclimatation avant la plantation définitive.&lt;br /&gt;
* Stress hydrique : Sécheresse estivale 2026 : Les jeunes plants n’ont pas eu le temps de développer un système racinaire profond pour accéder à l’eau.&lt;br /&gt;
* Qualité des plants : Possible mauvaise santé initiale des plants achetés (stockage prolongé, plants affaiblis).&lt;br /&gt;
* Variétés moins rustiques que Victoria (adaptation au climat local).&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Artichaut&lt;br /&gt;
|Division&lt;br /&gt;
|*&lt;br /&gt;
|Variété Petit Violet de Provence&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conditions de reprise :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Bonne reprise globale : Malgré des pertes importantes, Résilience variétale : La variété Petit Violet de Provence&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Performances observées :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Survie sélective : Seuls les plants de cette variété (ou d’un type proche) ont résisté, suggérant une meilleure tolérance aux stress (sécheresse, chaleur, maladies).&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Artichaut&lt;br /&gt;
|Achat&lt;br /&gt;
|0&lt;br /&gt;
|Variété Impérial Star (artichaut – plants achetés en godet)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conditions initiales :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Plants en godet : transplantation directe en pleine terre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
État actuel :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Mortalité totale : 100 % des plants ont disparu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Causes identifiées :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Manque de résistance à la chaleur : La variété Impérial Star est peu adaptée aux étés chauds et secs&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Sensibilité au stress hydrique : Les plants en godet, avec un système racinaire peu développé, n’ont pas pu survivre à la sécheresse estivale 2026.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Prédation par les [[Mulot sylvestre|mulots]] : Les [[:Catégorie:Rongeur|rongeurs]] (mulots, [[:Catégorie:Campagnol|campagnols]]) ont grignoté les rhizomes ou les jeunes pousses, aggravant l’affaiblissement des plants. Rhizomes tendres, appétissants alors que le petit violet de provence est plus fibreux&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Éviter Impérial Star dans les régions soumises à des étés chauds et secs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Privilégier les variétés rustiques : Petit Violet de Provence (résistante à la sécheresse et aux mulots).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Violet de Toscane (adaptée aux climats méditerranéens).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Demander des plants issus de division plutôt qu’en godet pour une meilleure reprise.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Framboise remontante&lt;br /&gt;
|Division&lt;br /&gt;
|****&lt;br /&gt;
|Variétés Meeker, Topla, Willamette&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Division de plants matures : méthode fiable et résiliente pour les framboisiers car ils ont bien repris&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avantages :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Système racinaire déjà développé (meilleure résistance au stress).&lt;br /&gt;
* Adaptation génétique aux conditions locales (les plants sont issus du même environnement).&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Framboise remontant&lt;br /&gt;
|Achat&lt;br /&gt;
|0&lt;br /&gt;
|Conditions de reprise&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Plants : Achetés en godet (qualité médiocre).&lt;br /&gt;
* Météo : Mars sec&lt;br /&gt;
* Résultat : 0 % de reprise.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Ronce fruitière hybride&lt;br /&gt;
|Division&lt;br /&gt;
|***&lt;br /&gt;
|Variété Tayberry&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conditions de reprise : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Méthodes : Marcottage + division.&lt;br /&gt;
* Résultat : Très bonne reprise, plants résistants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Croissance : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Pousse moyenne : 1 m (cannes fines).&lt;br /&gt;
* Production : 1 petite canne en reprise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Analyse rapide : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Points forts : Bonne reprise et résistance.&lt;br /&gt;
* Points faibles : Croissance faible (cannes fines), production limitée. Amélioration : Taille pour favoriser les cannes vigoureuses.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| rowspan=&amp;quot;3&amp;quot; |Bordure vivante&lt;br /&gt;
|Consoude&lt;br /&gt;
|Division&lt;br /&gt;
|**&lt;br /&gt;
|Conditions de reprise&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Automne 2025 : Très bonne reprise (boutures de racine et feuille).&lt;br /&gt;
* Printemps 2026 : Mauvais taux de reprise (boutures de racine et feuille).&lt;br /&gt;
* Cause : Manque d’eau (sécheresse printanière).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Croissance&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Automne : Reprise optimale.&lt;br /&gt;
* Printemps : Échec partiel (peu de reprise).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Analyse :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Favoriser la plantation en automne.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Menthe&lt;br /&gt;
|Bouture&lt;br /&gt;
|****&lt;br /&gt;
|Conditions de reprise&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Méthode : Bouturage printanier.&lt;br /&gt;
* Résultat : Très bon taux de reprise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Croissance&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Développement : Bonne reprise, probablement en pleine expansion.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Analyse&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Couper régulièrement en période hors sécheresse pour stimuler la croissance.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Melisse&lt;br /&gt;
|Bouture&lt;br /&gt;
|****&lt;br /&gt;
|Conditions de reprise&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Méthode : Bouturage printanier.&lt;br /&gt;
* Résultat : Très bon taux de reprise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Croissance&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Développement : Reprise optimale des boutures du printemps&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conseils pour la suite&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Exposition : Mi-ombre ou soleil léger (éviter le plein soleil brûlant).&lt;br /&gt;
* Tailler en perturbation les tiges pour favoriser la ramification et éviter la floraison précoce&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Couvert&lt;br /&gt;
|Couvert végétal&lt;br /&gt;
|Achat&lt;br /&gt;
|**&lt;br /&gt;
|Couvert agrosemences – Mélange Super Wolf (19 espèces)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1. Localisation et conditions&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Zone : Argileuse (humide, favorable à la rétention d’eau).&lt;br /&gt;
* Couvert : Mélange Wolf (19 espèces) avec trèfle blanc (rampant, semi-érigé et érigé).&lt;br /&gt;
* Couverture : 100% dans cette zone.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2. Résultats observés&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Couverture optimale dans la zone argileuse :&lt;br /&gt;
* Trèfle blanc très présent (adapté aux sols humides).&lt;br /&gt;
* Effet &amp;quot;frais&amp;quot; apporté par le couvert (protection contre la sécheresse, maintien de l’humidité).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autres zones :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Peu de levée (sécheresse, sol moins adapté).&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Réaction aux pratiques ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Stratégie de taille appliquée ===&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;2025&#039;&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Période&#039;&#039;&#039; : Septembre à début octobre.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Action&#039;&#039;&#039; : Taille légère sur les bordures vivantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;2026&#039;&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Printemps&#039;&#039;&#039; : &#039;&#039;&#039;Taille de perturbation&#039;&#039;&#039; sur les bordures vivantes avec &#039;&#039;&#039;P55 déporté&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Période de sécheresse&#039;&#039;&#039; : &#039;&#039;&#039;Aucune taille supplémentaire&#039;&#039;&#039; pour éviter d’affaiblir davantage les arbres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Observations et réactions ===&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Reprise végétative&#039;&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Dépendante du retour des pluies&#039;&#039;&#039; après la sécheresse.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Aucune taille sur les ligneux&#039;&#039;&#039; pour préserver leur vigueur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Dynamique du système ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Biodiversité et vie du sol ===&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Augmentation significative de la biodiversité fonctionnelle&#039;&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Faune&#039;&#039;&#039; : Forte présence d’insectes et d’oiseaux.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Flore&#039;&#039;&#039; : Couverts végétaux très actifs (trèfle blanc dominant, mélange Wolf performant).&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Faune auxiliaire&#039;&#039;&#039; : &#039;&#039;&#039;Observation d’une mante religieuse&#039;&#039;&#039; (indicateur d’un écosystème équilibré et sain).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Zones clés et leur rôle ===&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Zone kiwi :&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Sol&#039;&#039;&#039; : Plus argileux, favorable à la rétention d’eau.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Protection&#039;&#039;&#039; : Moins exposée aux vents.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Atouts&#039;&#039;&#039; : Proximité d’un ruisseau → &#039;&#039;&#039;milieu plus poussant&#039;&#039;&#039;, croissance optimale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Synthèse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Écosystème en bonne santé&#039;&#039;&#039; : Dynamique positive entre sol, végétaux et faune.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Résilience&#039;&#039;&#039; : Les zones humides et abritées (comme la parcelle kiwi) montrent une &#039;&#039;&#039;meilleure reprise végétative&#039;&#039;&#039; et une &#039;&#039;&#039;productivité accrue&#039;&#039;&#039; tandis que le reste de la parcelle souffre fortement de la sécheresse et de la chaleur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Coûts et investissements ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Achat du terrain : 11500 € frais de notaire compris&lt;br /&gt;
* Serre : 10 000€ (base + bâches + fils + location de pelle)&lt;br /&gt;
* Tracteur tondeuse : 1600 € &lt;br /&gt;
* P55 : 1800 €&lt;br /&gt;
* Broyeur et débroussailleuse : 1800 € &lt;br /&gt;
* Matériel de taille : 300 €&lt;br /&gt;
* Divers matériels : 500 € &lt;br /&gt;
* Irrigation : pompe 250€ , groupe électrogène 700€, tuyauterie 500€, canon à eau 150 €&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Plants de la campagne de plantation :&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* 2022 : 5500 € &lt;br /&gt;
* 2023 : 2500 €&lt;br /&gt;
* 2025 : 3500 € pour la zone suivie dans ce document&lt;br /&gt;
* 2026 : 3000 € de plants &lt;br /&gt;
* CV 800 € au total &lt;br /&gt;
* Coût des intrants (amendements, paillage…) : 50€ pour la zone 3 sinon 200€&lt;br /&gt;
* Irrigation : pompe 250€ , groupe électrogène 700€, tuyauterie 500€, canon à eau 150 €&lt;br /&gt;
* Coût main-d’œuvre : 50h/semaine pendant 6 mois pour 2026  pour 1UTH au global du système et pour la zone 3. 50h en UTH pour 7 mois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Analyse globale et perspectives ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le système mis en place en Bretagne a révélé des &#039;&#039;&#039;forces majeures&#039;&#039;&#039;, mais aussi des &#039;&#039;&#039;limites&#039;&#039;&#039; qui obligent à repenser profondément l’approche initiale. La déception est réelle : après avoir cru avoir trouvé un modèle adapté au climat breton, les &#039;&#039;&#039;vagues de chaleur&#039;&#039;&#039; et les printemps secs ont fait s’effondrer une partie des rendements et ont mis à mal la reprise des plantations. Pourtant, cette expérience a aussi mis en lumière des &#039;&#039;&#039;solutions concrètes&#039;&#039;&#039;, notamment grâce à l’observation fine des dynamiques naturelles. L’enseignement principal ? Il faut désormais s’inspirer des techniques marocaines, où la &#039;&#039;&#039;[[gestion de l’eau]]&#039;&#039;&#039; et la &#039;&#039;&#039;sélection de plantes résistantes à la sécheresse&#039;&#039;&#039; sont des piliers essentiels.&lt;br /&gt;
* Un succès inattendu : les [[couverts végétaux]], et en particulier le [[trèfle blanc]] associé à des mélanges diversifiés comme le Wolf 19, ont démontré leur efficacité. Leur capacité à &#039;&#039;&#039;créer de la verticalité dans le système&#039;&#039;&#039; avec des strates multiples de plantes s’est avérée déterminante pour la réussite de l’implantation. Ces couverts ont non seulement protégé le sol, mais aussi favorisé une explosion de &#039;&#039;&#039;biodiversité fonctionnelle&#039;&#039;&#039;, avec une présence accrue d’insectes et d’oiseaux, dont une mante religieuse, signe d’un écosystème équilibré. La zone kiwi, avec son sol argileux et son ruisseau, illustre parfaitement ce potentiel : moins exposée au vent et mieux irriguée, elle a montré une croissance bien plus vigoureuse que les autres parcelles.&lt;br /&gt;
* Cependant, les défis climatiques ont révélé des &#039;&#039;&#039;failles structurelles&#039;&#039;&#039;. Les printemps secs et les étés caniculaires ont mis à mal les cultures, obligeant à revoir en profondeur la stratégie. La gestion de l’eau devient prioritaire : le système actuel d’étang et de canon bien que fonctionnel, reste insuffisant face à des besoins accrus. L’inspiration marocaine s’impose : il faut &#039;&#039;&#039;anticiper les stress hydriques dès le printemps&#039;&#039;&#039;, choisir des espèces adaptées à la sécheresse (comme l’argousier ou le buddleia), et optimiser l’ombrage pour limiter l’évaporation. Les ajustements déjà engagés – comme la réduction de l’espacement des petits fruits à 1 mètre au lieu de 1,5 m, ou l’intégration de ronces fruitières devenues des plantes de biomasse vont dans le bon sens, mais doivent être amplifiés.&lt;br /&gt;
* Les difficultés rencontrées – météo capricieuse et effort physique important pour planter les interlignes – ont aussi poussé à &#039;&#039;&#039;repenser l’organisation du travail&#039;&#039;&#039;. La plantation en différé et la création de bosquets apparaissent comme des solutions pragmatiques pour réduire la charge tout en maintenant la productivité. Les écarts par rapport au design initial, comme l’ajout de vigne et de plantes grimpantes (glycine, clématite persistante), répondent à un &#039;&#039;&#039;besoin croissant d’ombrage et de diversification&#039;&#039;&#039;. Ces choix semblent pertinents : ils permettent de créer des microclimats favorables et d’augmenter la résilience du système.&lt;br /&gt;
* Les besoins techniques et d’accompagnement sont désormais clairs : il faut &#039;&#039;&#039;former les équipes à l’adaptation climatique&#039;&#039;&#039;, maîtriser les techniques d’irrigation intelligente (avec des sondes d’humidité du sol), et sélectionner des espèces résistantes et aussi &#039;&#039;&#039;revoir les périodes d’implantations&#039;&#039;&#039; et implantant en année n les plantes support et en n+1 ou n+2 les plantes productives. &lt;br /&gt;
* Pour l’avenir, trois axes se dégagent : premièrement, &#039;&#039;&#039;poursuivre la diversification des couverts&#039;&#039;&#039; en intégrant davantage de légumineuses et de plantes de service, tout en &#039;&#039;&#039;testant des espèces méditerranéennes&#039;&#039;&#039; en parcelles pilotes. Deuxièmement, &#039;&#039;&#039;structurer le territoire en bosquets plutôt qu’en linéaires&#039;&#039;&#039;, pour gagner en résilience et réduire la main-d’œuvre. Enfin, &#039;&#039;&#039;systématiser l’ombrage via des plantes grimpantes&#039;&#039;&#039;, surtout pour les arbres les plus sensibles.&lt;br /&gt;
* En conclusion, si le système a montré ses limites face aux nouvelles contraintes climatiques, il a aussi révélé des leviers puissants : la biodiversité, les couverts végétaux et l’adaptabilité. La Bretagne n’est plus le climat qu’elle était, mais cette mutation offre une &#039;&#039;&#039;opportunité unique de repenser l’agroécologie&#039;&#039;&#039;. En s’inspirant des modèles méditerranéens tout en capitalisant sur les atouts locaux, le système peut devenir non seulement résilient, mais aussi productif et autonome. L’enjeu maintenant ? Passer de l’expérimentation à la généralisation, avec un &#039;&#039;&#039;accompagnement technique renforcé&#039;&#039;&#039; et une &#039;&#039;&#039;gestion fine des ressources&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources ==&lt;br /&gt;
Retour d&#039;expérience rédigé à la suite d&#039;un entretien avec François Robin en 2026{{Pages liées}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Soline Littolff (3857106693)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Plantations_syntropiques_au_verger_Au_Bois_Gourmand&amp;diff=197651</id>
		<title>Plantations syntropiques au verger Au Bois Gourmand</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Plantations_syntropiques_au_verger_Au_Bois_Gourmand&amp;diff=197651"/>
		<updated>2026-09-02T13:19:53Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Soline Littolff (3857106693) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Exemple de mise en œuvre&lt;br /&gt;
|Nom de l&#039;agriculteur=François Robin&lt;br /&gt;
|Nom de l&#039;exploitation=Le Verger au Bois Gourmand&lt;br /&gt;
|Département=Morbihan (département)&lt;br /&gt;
|Description de sol=Sablo argilo limoneux très drainant&lt;br /&gt;
|Programme=Améliorer la triple performance des fermes maraîchères&lt;br /&gt;
|Mots-clés=Syntropie&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Contexte ==&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Nom de la ferme :&#039;&#039;&#039;  Le Verger au bois gourmand &lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Nom/prénom du gérant de la ferme :&#039;&#039;&#039; François Robin&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Localisation :&#039;&#039;&#039; Melrand&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Date de plantation :&#039;&#039;&#039; Entre Décembre à fin avril 2025&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Date du suivi :&#039;&#039;&#039; 18/08/2026&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Conditions climatiques récentes (pluie, sécheresse, gel…) :&#039;&#039;&#039; Sécheresse &lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Type de sol :&#039;&#039;&#039; Sablo argilo limoneux très drainant avec une partie plus argileuse, certaines zones sont drainées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Historique et état initial de la parcelle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Précédent cultural ===&lt;br /&gt;
Rotation céréalière de 2018 à 2020 (blé, orge), suivie en 2021 d&#039;un couvert de niger, tournesol et moha, puis d&#039;une prairie diversifiée en 2022 (trèfle blanc, ray-grass, fétuque).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== État initial du sol ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Matière organique&#039;&#039;&#039; : Taux correct, mais activité biologique limitée.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Hydromorphie&#039;&#039;&#039; : Parcelle classée en zone humide partielle, avec présence de veines d&#039;eau persistantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Contraintes identifiées&#039;&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Hydromorphie temporaire&#039;&#039;&#039; : Stagnation d&#039;eau pendant 1 à 2 semaines après les épisodes pluvieux.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Sécheresse estivale&#039;&#039;&#039; : Stress hydrique récurrent affectant le développement des jeunes plantations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Préparation du sol avant implantation ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Travail du sol&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Sous-solage superficiel suivi d’un &#039;&#039;&#039;travail de surface&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
* En septembre 2021 : incorporation au sol d’un couvert de &#039;&#039;&#039;niger, tournesol et moha&#039;&#039;&#039;, broyé puis enfoui à l’aide d’un &#039;&#039;&#039;canadien et d’une sous-soleuse&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
* Implantation ultérieure d’une &#039;&#039;&#039;prairie diversifiée&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Outils utilisés&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Grelinette et semi-grelinette&lt;br /&gt;
* Semoir pour couvert (seigle, vesce, phacélie)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Apports organiques&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Fumier&#039;&#039;&#039; : 75 tonnes/hectare (correction : le volume initialement prévu était de 35 tonnes/hectare).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Gestion des adventices en amont&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Bâchage&#039;&#039;&#039; : Étouffement des adventices de &#039;&#039;&#039;fin mai à septembre 2021&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Qualité de la préparation&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Fauche du couvert végétal&#039;&#039;&#039; préalable.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Structure du sol&#039;&#039;&#039; : Sol très facile à implanter après préparation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Design général ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Disposition générale ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Lignes principales (A et B) : 8 lignes d’environ 45 mètres chacune.&lt;br /&gt;
* Lignes de kiwis : Parcelles plus réduites de 18 à 25 mètres.&lt;br /&gt;
* Total : 500 mètres linéaires de plantation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Structure des lignes ===&lt;br /&gt;
3 types de lignes ont été implantés :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Ligne A : Strate arborée centrale (arbres fruitiers) encadrée par une bordure vivante (espèces pérennes en bordure et inter-rangs).&lt;br /&gt;
* Ligne B : Strate arbustive (petits fruits) en remplacement de la strate arborée, avec une bordure vivante similaire.&lt;br /&gt;
* Ligne kiwi : plantation de kiwi tous les 2,5 m avec sur la même ligne des baies de mai, du peuplier et du noisetier en support&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Composition des inter-rangs : ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Framboisiers, artichauts, rhubarbe implantés entre les fruitiers. &lt;br /&gt;
* Interrang planté sur 1m avec 50 cm de passe pied .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Paramètre&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Ligne A&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Ligne B&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Ligne kiwi&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Espacement entre plants fruitiers&lt;br /&gt;
|5 mètres&lt;br /&gt;
|1 mètre&lt;br /&gt;
|2,5 mètres ( à changer pour 4 m)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Largeur des lignes&lt;br /&gt;
|80 cm&lt;br /&gt;
|80 cm&lt;br /&gt;
|80 cm&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Espacement inter-rangs&lt;br /&gt;
|2,80 mètres&lt;br /&gt;
|2,80 mètres&lt;br /&gt;
|2,80 mètres&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Période&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Actions&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Décembre&lt;br /&gt;
|Plantation des arbres et arbustes fruitiers&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Janvier&lt;br /&gt;
|Semis des nids de graines&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Février&lt;br /&gt;
|Bouturage&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Mars - Avril&lt;br /&gt;
|Implantation des bordures vivantes&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Gestion de l’eau ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== À l’implantation : ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Arrosage à la plantation : Non car il y a eu suffisamment de précipitations à ce moment-là.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Système d’irrigation et gestion de l’eau ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Sources d’eau et infrastructure ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Récupération d’eau de pluie&#039;&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
** Réserve de 11 m³ installée en juin 2025.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Étang voisin&#039;&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
** Accès autorisé pour pompage via un système de goutte-à-goutte en parapluie (buses espacées de 40 cm).&lt;br /&gt;
** Zones arrosées :&lt;br /&gt;
*** Ligne par ligne sur la zone arborée (Ligne A et B).&lt;br /&gt;
*** Zone kiwi : Pratiquement jamais arrosée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Équipements et capacités d’arrosage ====&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Année&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Équipement&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Puissance/Capacité&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Autonomie&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Remarques&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;2025&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|Pompe &#039;&#039;&#039;Ecoflow&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|Fonctionnement sans électricité&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;1 heure max&#039;&#039;&#039; par ligne&lt;br /&gt;
|Limitation due à l’absence d’électricité sur site.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;2026&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Canon à eau&#039;&#039;&#039; + Pompe &#039;&#039;&#039;2200 W&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;5 m³/h&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|Groupe électrogène&lt;br /&gt;
|Rotation : &#039;&#039;&#039;1h à 360°&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;40 min à 180°&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Calendrier et fréquence d’arrosage ====&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Année&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Période&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Fréquence&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Volume estimé&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Événements marquants&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;2025&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Juin à fin août&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|Tous les &#039;&#039;&#039;3 jours&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|Non estimé&lt;br /&gt;
|Réserve de 11 m³ partiellement épuisée en &#039;&#039;&#039;1 semaine fin avril&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;2026&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Début mars&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|Variable&lt;br /&gt;
|Non estimé&lt;br /&gt;
|Arrosages intensifiés avec nouveau matériel. &#039;&#039;&#039;Réserves vidées le 17 juillet&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Effets observés et indicateurs de stress hydrique ====&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Signes déclenchant l’arrosage&#039;&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Sol craquelé.&lt;br /&gt;
* Couvert végétal en difficulté pour émerger.&lt;br /&gt;
* Trèfle blanc non levé.&lt;br /&gt;
* 20% du sol nu (couvert végétal mort).&lt;br /&gt;
* Agrumes : Feuillage changeant de couleur (indicateur de stress hydrique).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Impact sur les arbres&#039;&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Survie et croissance significativement améliorées dans les zones arrosées par rapport aux zones non arrosées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources ==&lt;br /&gt;
Retour d&#039;expérience rédigé à la suite d&#039;un entretien avec François Robin en 2026{{Pages liées}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Soline Littolff (3857106693)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Plantations_syntropiques_au_verger_Au_Bois_Gourmand&amp;diff=197650</id>
		<title>Plantations syntropiques au verger Au Bois Gourmand</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Plantations_syntropiques_au_verger_Au_Bois_Gourmand&amp;diff=197650"/>
		<updated>2026-09-02T12:53:15Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Soline Littolff (3857106693) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Exemple de mise en œuvre&lt;br /&gt;
|Nom de l&#039;agriculteur=François Robin&lt;br /&gt;
|Nom de l&#039;exploitation=Le Verger au Bois Gourmand&lt;br /&gt;
|Département=Morbihan (département)&lt;br /&gt;
|Description de sol=Sablo argilo limoneux très drainant&lt;br /&gt;
|Programme=Améliorer la triple performance des fermes maraîchères&lt;br /&gt;
|Mots-clés=Syntropie&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Contexte ==&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Nom de la ferme :&#039;&#039;&#039;  Le Verger au bois gourmand &lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Nom/prénom du gérant de la ferme :&#039;&#039;&#039; François Robin&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Localisation :&#039;&#039;&#039; Melrand&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Date de plantation :&#039;&#039;&#039; Entre Décembre à fin avril 2025&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Date du suivi :&#039;&#039;&#039; 18/08/2026&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Conditions climatiques récentes (pluie, sécheresse, gel…) :&#039;&#039;&#039; Sécheresse &lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Type de sol :&#039;&#039;&#039; Sablo argilo limoneux très drainant avec une partie plus argileuse, certaines zones sont drainées.&lt;br /&gt;
{{Pages liées}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Soline Littolff (3857106693)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Plantations_syntropiques_au_verger_Au_Bois_Gourmand&amp;diff=197649</id>
		<title>Plantations syntropiques au verger Au Bois Gourmand</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Plantations_syntropiques_au_verger_Au_Bois_Gourmand&amp;diff=197649"/>
		<updated>2026-09-02T11:56:53Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Soline Littolff (3857106693) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Exemple de mise en œuvre&lt;br /&gt;
|Nom de l&#039;agriculteur=François Robin&lt;br /&gt;
|Nom de l&#039;exploitation=Le Verger au Bois Gourmand&lt;br /&gt;
|Département=Morbihan (département)&lt;br /&gt;
|Description de sol=Sablo argilo limoneux très drainant&lt;br /&gt;
|Programme=Améliorer la triple performance des fermes maraîchères&lt;br /&gt;
|Mots-clés=Syntropie&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
Contexte&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Nom de la ferme :  Le Verger au bois gourmand &lt;br /&gt;
* Nom/prénom du gérant de la ferme : François Robin&lt;br /&gt;
* Localisation : Melrand&lt;br /&gt;
* Date de plantation : Entre Décembre à fin avril 2025&lt;br /&gt;
* Date du suivi : 18/08/2026&lt;br /&gt;
* Conditions climatiques récentes (pluie, sécheresse, gel…) : Sécheresse &lt;br /&gt;
* Type de sol : Sablo argilo limoneux très drainant avec une partie plus argileuse, certaines zones sont drainées.&lt;br /&gt;
{{Pages liées}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Soline Littolff (3857106693)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Plantations_syntropiques_au_verger_Au_Bois_Gourmand&amp;diff=197648</id>
		<title>Plantations syntropiques au verger Au Bois Gourmand</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Plantations_syntropiques_au_verger_Au_Bois_Gourmand&amp;diff=197648"/>
		<updated>2026-09-02T11:56:22Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Soline Littolff (3857106693) : Page créée avec « {{Exemple de mise en œuvre |Nom de l&amp;#039;agriculteur=François Robin |Nom de l&amp;#039;exploitation=Le Verger au Bois Gourmand |Département=Morbihan (département) |Description de sol=Sablo argilo limoneux très drainant avec une partie plus argileuse, certaines zones sont drainées |Programme=Améliorer la triple performance des fermes maraîchères |Mots-clés=Syntropie }} Contexte    * Nom de la ferme :  Le Verger au bois gourmand   * Nom/prénom du gérant de la ferme... »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Exemple de mise en œuvre&lt;br /&gt;
|Nom de l&#039;agriculteur=François Robin&lt;br /&gt;
|Nom de l&#039;exploitation=Le Verger au Bois Gourmand&lt;br /&gt;
|Département=Morbihan (département)&lt;br /&gt;
|Description de sol=Sablo argilo limoneux très drainant avec une partie plus argileuse, certaines zones sont drainées&lt;br /&gt;
|Programme=Améliorer la triple performance des fermes maraîchères&lt;br /&gt;
|Mots-clés=Syntropie&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
Contexte&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Nom de la ferme :  Le Verger au bois gourmand &lt;br /&gt;
* Nom/prénom du gérant de la ferme : François Robin&lt;br /&gt;
* Localisation : Melrand&lt;br /&gt;
* Date de plantation : Entre Décembre à fin avril 2025&lt;br /&gt;
* Date du suivi : 18/08/2026&lt;br /&gt;
* Conditions climatiques récentes (pluie, sécheresse, gel…) : Sécheresse &lt;br /&gt;
* Type de sol : Sablo argilo limoneux très drainant avec une partie plus argileuse, certaines zones sont drainées.&lt;br /&gt;
{{Pages liées}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Soline Littolff (3857106693)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Utilisation_d%27outils_num%C3%A9riques_au_GAEC_du_Champ_Fleuri&amp;diff=197640</id>
		<title>Utilisation d&#039;outils numériques au GAEC du Champ Fleuri</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Utilisation_d%27outils_num%C3%A9riques_au_GAEC_du_Champ_Fleuri&amp;diff=197640"/>
		<updated>2026-09-02T08:29:51Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Soline Littolff (3857106693) : /* Logiciel de planification : NéoCuma */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Portrait de ferme&lt;br /&gt;
|Nom de l&#039;exploitation=GAEC du Champ Fleuri&lt;br /&gt;
|Nom de l&#039;agriculteur=Olivia Girbal&lt;br /&gt;
|Département=Aveyron (département)&lt;br /&gt;
|SAU=108&lt;br /&gt;
|UTH=2&lt;br /&gt;
|Bannière=graphique chaleurs vaches 1.jpg&lt;br /&gt;
|Type de production=Élevage bovin viande&lt;br /&gt;
|Cultures=Triticale@ Légumineuses@ Prairie&lt;br /&gt;
|Cahier des charges=Haute valeur environnementale&lt;br /&gt;
|Programme=Occitanum&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
Le GAEC du Champ Fleuri, exploitation agricole en [[Élevage bovin viande|bovin viande]] située dans le nord de l’[[Aveyron (département)|Aveyron]], a mis en place différents &#039;&#039;&#039;outils numériques&#039;&#039;&#039; sur la ferme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Contexte ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Nom de l’exploitation :&#039;&#039;&#039; GAEC du Champ Fleuri&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;SAU :&#039;&#039;&#039; l’exploitation possède une SAU de 108 ha avec 70 ha de prairies permanentes et une trentaine d’hectares de prairies temporaires&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Cheptel :&#039;&#039;&#039; 95 mères Aubrac &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Ateliers et productions :&#039;&#039;&#039; bovin viande allaitant en système naisseur, les veaux sont vendus en broutard entre 9 et 12 mois. Les veaux sont issus d’un croisement aubrac-charolais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;UTH :&#039;&#039;&#039; 2 personnes travaillent sur l’exploitation, Olivia Girbal et son mari sont en GAEC depuis 2016&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Cultures et rotations :&#039;&#039;&#039; L’exploitation possède environ 5 ha de triticale en rotation avec des mélanges de légumineuses sur 4 ans.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Labels :&#039;&#039;&#039; HVE depuis 2022 et en filière Boeuf Fermier Aubrac&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Présentation des pratiques innovantes ==&lt;br /&gt;
Différents &#039;&#039;&#039;outils numériques&#039;&#039;&#039; ont été mis en place sur l’exploitation au cours des dernières années.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Capteurs de détection de vêlage ===&lt;br /&gt;
Depuis 2022, des capteurs de détection de vêlage sont utilisés sur l’exploitation. Lorsque les agriculteurs constatent que la vache est prête à vêler, en contrôlant la température de son organisme, ils fixent sur sa queue le capteur SmartVel. Ce capteur &#039;&#039;&#039;détecte différents paramètres&#039;&#039;&#039; notamment les contractions de la vache et envoie un SMS aux agriculteurs pour prévenir que la vache va vêler. Au bout de deux heures, si la vache n’a toujours pas vêlé, un nouvel SMS &#039;&#039;&#039;prévient les éleveurs&#039;&#039;&#039;, qui peuvent alors intervenir pour aider la vache.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Éléments déclencheurs de l’utilisation des capteurs ====&lt;br /&gt;
La période de vêlage est éprouvante pour les éleveurs qui doivent &#039;&#039;&#039;continuellement surveiller les vaches&#039;&#039;&#039; en se rendant à l’étable plusieurs fois par jour et par nuit. Cette période dure plusieurs semaines, et les éleveurs ne dorment presque pas. Olivia Girbal avait entendu parler des avantages de ces capteurs via d’autres exploitations. Elle explique que le capteur permet de &#039;&#039;&#039;déléguer entièrement la surveillance des vaches&#039;&#039;&#039; durant cette période, et donc de &#039;&#039;&#039;retrouver un confort de vie&#039;&#039;&#039; durant ces quelques semaines car il y a moins besoin d’aller voir les vaches. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela permet aussi de &#039;&#039;&#039;gagner du temps&#039;&#039;&#039; pour le reste de l’exploitation : par exemple pour un agriculteur dont les vaches vêlent au printemps, il est possible de s’occuper d’autres tâches dans la ferme ou les champs car les capteurs ont une &#039;&#039;&#039;portée lointaine&#039;&#039;&#039; et l’éleveur sera prévenu où qu’il soit lorsqu’une vache va vêler.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus, les capteurs sont un &#039;&#039;&#039;outil d’aide à la décision&#039;&#039;&#039; pour savoir quand il est nécessaire d’intervenir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Bilan ====&lt;br /&gt;
Les capteurs sont &#039;&#039;&#039;fiables à au moins 95%&#039;&#039;&#039;. Les rares fois où Olivia Girbal n’a pas été prévenue d’un vêlage c’était parce que le vêlage était trop discret pour être détecté par le capteur, et à fortiori pour être détecté par l&#039;œil humain. A l’exception de ces quelques vêlages très rapides et faciles, Olivia Girbal a toujours été prévenue en cas de vêlage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il peut aussi arriver que l’appareil détecte des signes de vêlage et envoie une fausse alerte, notamment l’été quand les vaches sont couvertes de mouche. Mais cela arrive rarement et ce n’est pas très grave que l’appareil appelle pour rien. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut apprendre à &#039;&#039;&#039;faire confiance au capteur&#039;&#039;&#039; pour lui déléguer la surveillance du vêlage, c’est un gain de temps énorme et cela permet de retrouver une vie moins stressante et moins fatigante pendant les périodes de vêlage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a &#039;&#039;&#039;moins d’interventions pour aider au vêlage&#039;&#039;&#039; depuis que ces capteurs sont utilisés, ce qui limite le risque infectieux.&lt;br /&gt;
&amp;lt;gallery mode=&amp;quot;slideshow&amp;quot; showthumbnails=true&amp;gt;&lt;br /&gt;
File : SmartVel.jpg| Un kit contenant des capteurs SmartVel ainsi qu&#039;une antenne relais&lt;br /&gt;
File : capteur velage.jpg| Un kit contenant des capteurs SmartVel ainsi qu&#039;une antenne relais&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Colliers de détection des chaleurs ===&lt;br /&gt;
[[Fichier:Collier_detection_chaleur.jpg|vignette|Collier de détection des chaleurs]]En 2022, des colliers de détection des chaleurs ont également commencé à être utilisés sur l’exploitation. Ces colliers &#039;&#039;&#039;envoient des alertes à l’éleveur&#039;&#039;&#039; lorsque la vache est en chaleur et prête à être inséminée. Ces colliers sont très utilisés en élevage laitiers mais moins en élevage allaitant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Éléments déclencheurs de l’utilisation des colliers ====&lt;br /&gt;
La période des chaleurs suit celle des vêlages et est également très fatigante. Il faut aller dans la stabulation plusieurs fois par jour et par nuit pour ne pas rater le moment propice à l’insémination. L’utilisation de ces capteurs est donc là aussi un &#039;&#039;&#039;gain de temps important&#039;&#039;&#039; pour les éleveurs tout en leur permettant de &#039;&#039;&#039;retrouver un confort de vie&#039;&#039;&#039; lors de cette période.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Bilan ====&lt;br /&gt;
L’appareil permet d’être plus fiable que l&#039;œil humain pour détecter le moment où la vache doit être inséminée&#039;&#039;&#039;. Cela augmente les chances de réussite de l’insémination&#039;&#039;&#039;. La &#039;&#039;&#039;fiabilité est d’au moins 70%&#039;&#039;&#039;, ce qui se rapproche des saillies de taureaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En cas de chaleur silencieuse, le collier ne fera cependant pas mieux que l&#039;œil humain et ne détectera pas les chaleurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un avantage important de cet outil est aussi de pouvoir avoir accès à un catalogue de taureaux triés et dont les descendances sont testées à un moindre coût.&lt;br /&gt;
Il faut par contre faire &#039;&#039;&#039;attention à la distance entre le troupeau et le boîtier relais&#039;&#039;&#039;, si elle est trop grande le système fonctionnera mal et risque de ne pas prévenir l’éleveur. De plus, la pose et la dépose peuvent être assez compliquées mais il existe désormais un système de boucles auriculaires clipsables beaucoup plus simple à utiliser.&amp;lt;gallery mode=&amp;quot;slideshow&amp;quot; showthumbnails=true&amp;gt;&lt;br /&gt;
File : graphique chaleurs vaches 1.jpg| Exemples de graphiques de chaleurs des vaches obtenus grâce au collier et accessibles sur le logiciel SenseHub relié&lt;br /&gt;
File : graphique chaleurs vaches 2.jpg| Exemples de graphiques de chaleurs des vaches obtenus grâce au collier et accessibles sur le logiciel SenseHub relié&lt;br /&gt;
File : graphique chaleurs vaches 3.jpg| Exemples de graphiques de chaleurs des vaches obtenus grâce au collier et accessibles sur le logiciel SenseHub relié&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Sondes à fourrage connectées ===&lt;br /&gt;
[[Fichier:Sonde_a_fourrage.jpg|vignette|Une sonde à fourrage connectée]]Cet appareil permet de &#039;&#039;&#039;mesurer la température des bottes de foin&#039;&#039;&#039;. Lorsque cette température dépasse un seuil critique, l’exploitant est prévenu qu’il faut sortir voire même appeler les pompiers. Cela permet &#039;&#039;&#039;d’éviter les risques d’incendies&#039;&#039;&#039; liés à un fort échauffement lors de la fermentation des bactéries. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque la température dépasse &#039;&#039;&#039;55°C&#039;&#039;&#039;, une première alerte est envoyée à l’éleveur pour &#039;&#039;&#039;le prévenir d’une température dangereuse&#039;&#039;&#039;. Il est alors conseillé de contrôler la température, d’aérer les tas à partir du sommet, de tenir à proximité les moyens d’extinction, de sortir le fourrage uniquement en présence des secours et de ne pas générer d’appel d’air.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque la température dépasse &#039;&#039;&#039;75°C&#039;&#039;&#039;, une autre alerte est envoyée à l’éleveur pour &#039;&#039;&#039;le prévenir d’une température très dangereuse et d’un risque important d’incendie&#039;&#039;&#039;. Il faut alors prévenir les secours et ne pas intervenir sur le site de fourrage. Il est également important de ne pas générer d’appel d’air à proximité et d’éloigner les équipements alentour comme les véhicules.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Éléments déclencheurs de l’utilisation des sondes à fourrages ====&lt;br /&gt;
Olivia Girbal a mis en place cet outil en 2020 lorsque le stockage a été construit et assuré. L’objectif était de &#039;&#039;&#039;sécuriser un maximum l’exploitation et éviter les incendies&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Bilan ====&lt;br /&gt;
Les sondes sont &#039;&#039;&#039;très fiables&#039;&#039;&#039; et permettent d’ajouter une sécurité sur l’exploitation tout en évitant de perdre du stock de foin. &lt;br /&gt;
=== Logiciel SYNEL ===&lt;br /&gt;
[[Fichier:SYNEL.jpg|vignette|400x400px|Logiciel SYNEL]]&lt;br /&gt;
Olivia Girbal et son mari utilisent également différents logiciels sur l’exploitation. Le logiciel SYNEL permet de faire les &#039;&#039;&#039;déclarations de naissances et déclarations de tous les mouvements d’animaux&#039;&#039;&#039; et &#039;&#039;&#039;d’actualiser le carnet sanitaire en ligne&#039;&#039;&#039; plutôt que sur papier. Une très grande majorité d’exploitations utilise déjà ce logiciel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les informations du troupeau sont enregistrées sur le logiciel ce qui évite les erreurs et fait gagner du temps lors des déclarations. Sur le carnet sanitaire, un même traitement peut être renseigné pour plusieurs animaux en même temps par exemple. Le logiciel permet aussi de donner rapidement une information telle que le nombre de veaux ayant eu la grippe cette année, combien il y a eu de mammites sur le troupeau… &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Éléments déclencheurs de l’utilisation du logiciel SYNEL ====&lt;br /&gt;
L’usage d’un logiciel est &#039;&#039;&#039;plus efficace et plus simple&#039;&#039;&#039; que de faire les démarches sur papier. Par exemple à la naissance d’un veau, la déclaration peut se faire immédiatement sur téléphone portable ce qui limite les oublis. Olivia Girbal a commencé à l’utiliser dès qu’il a été possible de faire les déclarations et tenir le cahier sanitaire par informatique afin de gagner du temps. Il est &#039;&#039;&#039;pratique d’utilisation&#039;&#039;&#039; : il n’est pas nécessaire de saisir plusieurs fois les mêmes informations puisque le logiciel les enregistre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Bilan ====&lt;br /&gt;
L’usage de ce logiciel est &#039;&#039;&#039;très simple&#039;&#039;&#039; et permet ainsi de &#039;&#039;&#039;gagner beaucoup de temps&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Logiciel Mes Parcelles ===&lt;br /&gt;
[[Fichier:Mes_parcelles.jpg|vignette|400x400px|Logiciel Mes Parcelles]]&lt;br /&gt;
Le logiciel Mes Parcelles dépend de la chambre d’agriculture. Olivia Girbal l’utilise pour tenir le &#039;&#039;&#039;carnet de pâturage&#039;&#039;&#039; et &#039;&#039;&#039;renseigner les épandages et traitements effectués sur les parcelles&#039;&#039;&#039;. Ce logiciel, qui centralise toutes les informations au même endroit, est un &#039;&#039;&#039;outil de traçabilité&#039;&#039;&#039; très utile pour les rotations d’animaux sur les parcelles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Élément déclencheur de l’utilisation de ce logiciel ====&lt;br /&gt;
L’aspect réglementaire a motivé l’utilisation du logiciel Mes Parcelles au GAEC du Champ Fleuri. En effet, tenir le cahier d’épandage et le registre sanitaire sur papier était plus compliqué en termes d’organisation. Lors de la démarche de certification HVE, une vérification du respect des normes est effectuée sur l’exploitation. C’est à ce moment-là que Olivia Girbal a souhaité avoir un &#039;&#039;&#039;outil plus pratique et plus synthétique&#039;&#039;&#039; pour le cahier d’épandage et le registre sanitaire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Bilan ====&lt;br /&gt;
Ce logiciel permet ici encore de &#039;&#039;&#039;gagner du temps&#039;&#039;&#039; par rapport au format papier, tout en &#039;&#039;&#039;facilitant l’organisation du pâturage tournant&#039;&#039;&#039;. Il permet également de &#039;&#039;&#039;centraliser au même endroit toutes les données de l’exploitation sur plusieurs années&#039;&#039;&#039; (épandage, traitements…), ainsi en cas de contrôle aucune information n’est manquante ou perdue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant l’inconvénient de ce logiciel est de devoir &#039;&#039;&#039;saisir les mêmes informations plusieurs fois&#039;&#039;&#039; : à chaque changement de parcelle pour les animaux il faut à nouveau saisir toutes les données. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D’une manière générale sur les logiciels, Olivia Girbal explique que c’est bien plus pratique que le papier et qu’il n’y a &#039;&#039;&#039;pas besoin d’être très doué en informatique pour s’en servir&#039;&#039;&#039; puisqu’ils sont simples d’utilisation. Il faut simplement avoir envie de tester !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Logiciel de planification : NéoCuma ===&lt;br /&gt;
[[Fichier:NeoCuma.jpg|vignette|400x400px|Logiciel NeoCuma]]&lt;br /&gt;
NéoCuma est un logiciel de planification, gestion et comptabilité destiné aux réseaux des Coopératives d&#039;Utilisation de Matériels Agricoles (CUMA). Les objectifs de ce logiciel sont de &#039;&#039;&#039;faciliter les échanges entre les différents acteurs d&#039;une CUMA&#039;&#039;&#039;. Olivia Girbal est responsable salariée au sein d’une CUMA. Ce logiciel lui permet notamment de valider les heures des salariés puis transmettre ces informations pour l’édition des bulletins de paye.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le logiciel permet également à tous les membres de la CUMA d’avoir accès à un &#039;&#039;&#039;planning partagé&#039;&#039;&#039; pour pouvoir vérifier quand le matériel (tracteur…) est disponible ou non.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Bilan ====&lt;br /&gt;
Ce logiciel permet un &#039;&#039;&#039;gain de temps&#039;&#039;&#039; et une &#039;&#039;&#039;organisation efficace&#039;&#039;&#039; au sein d’une CUMA.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Test du logiciel BAOBA ===&lt;br /&gt;
Dans le cadre du projet ARCHIPELL, porté par la chambre d’agriculture Occitanie et qui vise à promouvoir l’usage du numérique dans l’agriculture, Olivia Girbal a eu l’occasion de tester un nouveau logiciel de gestion des pâturages et cultures : le logiciel BAOBA. Sur le même principe que Mes Parcelles, BAOBA permet de &#039;&#039;&#039;tenir le carnet de pâturage&#039;&#039;&#039;, mais de manière plus &#039;&#039;&#039;simple et efficace&#039;&#039;&#039; selon Olivia Girbal car il n’est &#039;&#039;&#039;pas nécessaire de saisir à nouveau toutes les informations à chaque rotation&#039;&#039;&#039; : il suffit de déplacer un point représentant une partie du troupeau d’une parcelle vers une autre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant pour le moment le logiciel lui semble &#039;&#039;&#039;moins simple visuellement à utiliser&#039;&#039;&#039;, et moins synthétique en raison du nombre de critères et données à remplir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les investissements ==&lt;br /&gt;
=== Coût des outils numériques ===&lt;br /&gt;
Les outils numériques présentés ont un coût, cependant en partie compensé par le gain de temps qu’ils permettent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Les capteurs de vêlage coûtent environ &#039;&#039;&#039;4700€ pour 5 capteurs et une antenne relais&#039;&#039;&#039; en s’équipant chez Innoval. &lt;br /&gt;
* Les colliers de détection des chaleurs coûtent &#039;&#039;&#039;10000 à 15000 € pour 80 colliers&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
* Les sondes à fourrage coûtent environ &#039;&#039;&#039;800 € pour 10 sondes et un relais&#039;&#039;&#039;, et &#039;&#039;&#039;96 TTC€ par an de frais d’abonnement&#039;&#039;&#039; chez Groupama.&lt;br /&gt;
* Le logiciel SYNEL fait payer des frais pour les déclarations de naissances et tout mouvement d’animaux, mais ces derniers &#039;&#039;&#039;coûtent moins cher que la déclaration sur papier&#039;&#039;&#039;. Par exemple, une déclaration de naissance coûte 48 centimes de moins sur informatique et un mouvement coûte 15 centimes de moins. L’abonnement à la partie carnet sanitaire du logiciel coûte &#039;&#039;&#039;87€ hors taxe&#039;&#039;&#039;. &lt;br /&gt;
* Le logiciel Mes Parcelles coûte &#039;&#039;&#039;358€ HT&#039;&#039;&#039; par an.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Aides perçues ===&lt;br /&gt;
Le GAEC du Champ Fleuri a pu obtenir une subvention de la région pour les capteurs de vêlage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les colliers peuvent aussi être éligibles à des subventions dans certaines situations. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus Groupama, fournisseur des sondes à fourrage, remboursait 150€ par an pendant cinq ans sur la cotisation des sondes à fourrage pour encourager les exploitants à s’équiper. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Temps de travail ===&lt;br /&gt;
Un &#039;&#039;&#039;temps d’adaptation&#039;&#039;&#039; est nécessaire pour une bonne utilisation des outils. Pour les capteurs de vêlage et les colliers connectés il faut compter &#039;&#039;&#039;au moins un an pour se familiariser à l’outil&#039;&#039;&#039;. A l’issue de cette année le gain de temps est important.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour les logiciels, il faut les utiliser pour en voir les limites et avantages et savoir s’ils sont utiles sur l’exploitation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les sondes à fourrage s’utilisent quant à elles très facilement, il n’y a pas besoin de temps d’adaptation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Tableau récapitulatif ===&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Outil numérique&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Coût&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Aides perçues&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Bénéfice&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Capteur de vêlage&lt;br /&gt;
|4700 € pour 5 capteurs et 1 antenne relais&lt;br /&gt;
|Subvention de la région Occitanie&lt;br /&gt;
|Gain de temps&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Confort de vie&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Colliers de détection de chaleurs&lt;br /&gt;
|10000 à 15000 € pour 80 colliers&lt;br /&gt;
|&amp;lt;nowiki&amp;gt;-&amp;lt;/nowiki&amp;gt;&lt;br /&gt;
|Gain de temps &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Confort de vie&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Sondes à fourrage&lt;br /&gt;
|800 € pour 10 sondes et un relais, et 96 TTC € par an de frais d’abonnement&lt;br /&gt;
|Aides de Groupama, fournisseur des sondes : 150 € par an pendant 5 ans &lt;br /&gt;
|Sécurité&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Logiciel SYNEL&lt;br /&gt;
|Prix des déclarations, moins cher qu’au format papier&lt;br /&gt;
|&amp;lt;nowiki&amp;gt;-&amp;lt;/nowiki&amp;gt;&lt;br /&gt;
|Gain de temps&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Organisation&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Logiciel Mes Parcelles&lt;br /&gt;
|358 € HT / an&lt;br /&gt;
|&amp;lt;nowiki&amp;gt;-&amp;lt;/nowiki&amp;gt;&lt;br /&gt;
|Gain de temps&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Organisation&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Perspectives ==&lt;br /&gt;
A l’avenir, Olivia Girbal explique qu’elle utilisera peut-être d’autres outils numériques si leur utilisation semble pertinente ou plus adaptée que les outils en place actuellement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conseils pour d’autres agriculteurs ==&lt;br /&gt;
Il faut bien se renseigner sur les différents outils et les tester pour savoir lesquels conviendront à une exploitation. Il est important de ne pas acheter de façon précipitée et de s’informer sur les aides existantes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources ==&lt;br /&gt;
Retour d&#039;expérience rédigé à la suite d&#039;un entretien avec Olivia Girbal en Août 2026.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Pages liées}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Soline Littolff (3857106693)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:NeoCuma.jpg&amp;diff=197639</id>
		<title>Fichier:NeoCuma.jpg</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:NeoCuma.jpg&amp;diff=197639"/>
		<updated>2026-09-02T08:29:08Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Soline Littolff (3857106693) : Logiciel NeoCuma&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Description ==&lt;br /&gt;
Logiciel NeoCuma&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Soline Littolff (3857106693)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Utilisation_d%27outils_num%C3%A9riques_au_GAEC_du_Champ_Fleuri&amp;diff=197638</id>
		<title>Utilisation d&#039;outils numériques au GAEC du Champ Fleuri</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Utilisation_d%27outils_num%C3%A9riques_au_GAEC_du_Champ_Fleuri&amp;diff=197638"/>
		<updated>2026-09-02T08:28:42Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Soline Littolff (3857106693) : /* Logiciel de planification : NéoCuma */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Portrait de ferme&lt;br /&gt;
|Nom de l&#039;exploitation=GAEC du Champ Fleuri&lt;br /&gt;
|Nom de l&#039;agriculteur=Olivia Girbal&lt;br /&gt;
|Département=Aveyron (département)&lt;br /&gt;
|SAU=108&lt;br /&gt;
|UTH=2&lt;br /&gt;
|Bannière=graphique chaleurs vaches 1.jpg&lt;br /&gt;
|Type de production=Élevage bovin viande&lt;br /&gt;
|Cultures=Triticale@ Légumineuses@ Prairie&lt;br /&gt;
|Cahier des charges=Haute valeur environnementale&lt;br /&gt;
|Programme=Occitanum&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
Le GAEC du Champ Fleuri, exploitation agricole en [[Élevage bovin viande|bovin viande]] située dans le nord de l’[[Aveyron (département)|Aveyron]], a mis en place différents &#039;&#039;&#039;outils numériques&#039;&#039;&#039; sur la ferme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Contexte ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Nom de l’exploitation :&#039;&#039;&#039; GAEC du Champ Fleuri&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;SAU :&#039;&#039;&#039; l’exploitation possède une SAU de 108 ha avec 70 ha de prairies permanentes et une trentaine d’hectares de prairies temporaires&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Cheptel :&#039;&#039;&#039; 95 mères Aubrac &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Ateliers et productions :&#039;&#039;&#039; bovin viande allaitant en système naisseur, les veaux sont vendus en broutard entre 9 et 12 mois. Les veaux sont issus d’un croisement aubrac-charolais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;UTH :&#039;&#039;&#039; 2 personnes travaillent sur l’exploitation, Olivia Girbal et son mari sont en GAEC depuis 2016&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Cultures et rotations :&#039;&#039;&#039; L’exploitation possède environ 5 ha de triticale en rotation avec des mélanges de légumineuses sur 4 ans.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Labels :&#039;&#039;&#039; HVE depuis 2022 et en filière Boeuf Fermier Aubrac&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Présentation des pratiques innovantes ==&lt;br /&gt;
Différents &#039;&#039;&#039;outils numériques&#039;&#039;&#039; ont été mis en place sur l’exploitation au cours des dernières années.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Capteurs de détection de vêlage ===&lt;br /&gt;
Depuis 2022, des capteurs de détection de vêlage sont utilisés sur l’exploitation. Lorsque les agriculteurs constatent que la vache est prête à vêler, en contrôlant la température de son organisme, ils fixent sur sa queue le capteur SmartVel. Ce capteur &#039;&#039;&#039;détecte différents paramètres&#039;&#039;&#039; notamment les contractions de la vache et envoie un SMS aux agriculteurs pour prévenir que la vache va vêler. Au bout de deux heures, si la vache n’a toujours pas vêlé, un nouvel SMS &#039;&#039;&#039;prévient les éleveurs&#039;&#039;&#039;, qui peuvent alors intervenir pour aider la vache.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Éléments déclencheurs de l’utilisation des capteurs ====&lt;br /&gt;
La période de vêlage est éprouvante pour les éleveurs qui doivent &#039;&#039;&#039;continuellement surveiller les vaches&#039;&#039;&#039; en se rendant à l’étable plusieurs fois par jour et par nuit. Cette période dure plusieurs semaines, et les éleveurs ne dorment presque pas. Olivia Girbal avait entendu parler des avantages de ces capteurs via d’autres exploitations. Elle explique que le capteur permet de &#039;&#039;&#039;déléguer entièrement la surveillance des vaches&#039;&#039;&#039; durant cette période, et donc de &#039;&#039;&#039;retrouver un confort de vie&#039;&#039;&#039; durant ces quelques semaines car il y a moins besoin d’aller voir les vaches. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela permet aussi de &#039;&#039;&#039;gagner du temps&#039;&#039;&#039; pour le reste de l’exploitation : par exemple pour un agriculteur dont les vaches vêlent au printemps, il est possible de s’occuper d’autres tâches dans la ferme ou les champs car les capteurs ont une &#039;&#039;&#039;portée lointaine&#039;&#039;&#039; et l’éleveur sera prévenu où qu’il soit lorsqu’une vache va vêler.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus, les capteurs sont un &#039;&#039;&#039;outil d’aide à la décision&#039;&#039;&#039; pour savoir quand il est nécessaire d’intervenir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Bilan ====&lt;br /&gt;
Les capteurs sont &#039;&#039;&#039;fiables à au moins 95%&#039;&#039;&#039;. Les rares fois où Olivia Girbal n’a pas été prévenue d’un vêlage c’était parce que le vêlage était trop discret pour être détecté par le capteur, et à fortiori pour être détecté par l&#039;œil humain. A l’exception de ces quelques vêlages très rapides et faciles, Olivia Girbal a toujours été prévenue en cas de vêlage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il peut aussi arriver que l’appareil détecte des signes de vêlage et envoie une fausse alerte, notamment l’été quand les vaches sont couvertes de mouche. Mais cela arrive rarement et ce n’est pas très grave que l’appareil appelle pour rien. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut apprendre à &#039;&#039;&#039;faire confiance au capteur&#039;&#039;&#039; pour lui déléguer la surveillance du vêlage, c’est un gain de temps énorme et cela permet de retrouver une vie moins stressante et moins fatigante pendant les périodes de vêlage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a &#039;&#039;&#039;moins d’interventions pour aider au vêlage&#039;&#039;&#039; depuis que ces capteurs sont utilisés, ce qui limite le risque infectieux.&lt;br /&gt;
&amp;lt;gallery mode=&amp;quot;slideshow&amp;quot; showthumbnails=true&amp;gt;&lt;br /&gt;
File : SmartVel.jpg| Un kit contenant des capteurs SmartVel ainsi qu&#039;une antenne relais&lt;br /&gt;
File : capteur velage.jpg| Un kit contenant des capteurs SmartVel ainsi qu&#039;une antenne relais&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Colliers de détection des chaleurs ===&lt;br /&gt;
[[Fichier:Collier_detection_chaleur.jpg|vignette|Collier de détection des chaleurs]]En 2022, des colliers de détection des chaleurs ont également commencé à être utilisés sur l’exploitation. Ces colliers &#039;&#039;&#039;envoient des alertes à l’éleveur&#039;&#039;&#039; lorsque la vache est en chaleur et prête à être inséminée. Ces colliers sont très utilisés en élevage laitiers mais moins en élevage allaitant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Éléments déclencheurs de l’utilisation des colliers ====&lt;br /&gt;
La période des chaleurs suit celle des vêlages et est également très fatigante. Il faut aller dans la stabulation plusieurs fois par jour et par nuit pour ne pas rater le moment propice à l’insémination. L’utilisation de ces capteurs est donc là aussi un &#039;&#039;&#039;gain de temps important&#039;&#039;&#039; pour les éleveurs tout en leur permettant de &#039;&#039;&#039;retrouver un confort de vie&#039;&#039;&#039; lors de cette période.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Bilan ====&lt;br /&gt;
L’appareil permet d’être plus fiable que l&#039;œil humain pour détecter le moment où la vache doit être inséminée&#039;&#039;&#039;. Cela augmente les chances de réussite de l’insémination&#039;&#039;&#039;. La &#039;&#039;&#039;fiabilité est d’au moins 70%&#039;&#039;&#039;, ce qui se rapproche des saillies de taureaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En cas de chaleur silencieuse, le collier ne fera cependant pas mieux que l&#039;œil humain et ne détectera pas les chaleurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un avantage important de cet outil est aussi de pouvoir avoir accès à un catalogue de taureaux triés et dont les descendances sont testées à un moindre coût.&lt;br /&gt;
Il faut par contre faire &#039;&#039;&#039;attention à la distance entre le troupeau et le boîtier relais&#039;&#039;&#039;, si elle est trop grande le système fonctionnera mal et risque de ne pas prévenir l’éleveur. De plus, la pose et la dépose peuvent être assez compliquées mais il existe désormais un système de boucles auriculaires clipsables beaucoup plus simple à utiliser.&amp;lt;gallery mode=&amp;quot;slideshow&amp;quot; showthumbnails=true&amp;gt;&lt;br /&gt;
File : graphique chaleurs vaches 1.jpg| Exemples de graphiques de chaleurs des vaches obtenus grâce au collier et accessibles sur le logiciel SenseHub relié&lt;br /&gt;
File : graphique chaleurs vaches 2.jpg| Exemples de graphiques de chaleurs des vaches obtenus grâce au collier et accessibles sur le logiciel SenseHub relié&lt;br /&gt;
File : graphique chaleurs vaches 3.jpg| Exemples de graphiques de chaleurs des vaches obtenus grâce au collier et accessibles sur le logiciel SenseHub relié&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Sondes à fourrage connectées ===&lt;br /&gt;
[[Fichier:Sonde_a_fourrage.jpg|vignette|Une sonde à fourrage connectée]]Cet appareil permet de &#039;&#039;&#039;mesurer la température des bottes de foin&#039;&#039;&#039;. Lorsque cette température dépasse un seuil critique, l’exploitant est prévenu qu’il faut sortir voire même appeler les pompiers. Cela permet &#039;&#039;&#039;d’éviter les risques d’incendies&#039;&#039;&#039; liés à un fort échauffement lors de la fermentation des bactéries. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque la température dépasse &#039;&#039;&#039;55°C&#039;&#039;&#039;, une première alerte est envoyée à l’éleveur pour &#039;&#039;&#039;le prévenir d’une température dangereuse&#039;&#039;&#039;. Il est alors conseillé de contrôler la température, d’aérer les tas à partir du sommet, de tenir à proximité les moyens d’extinction, de sortir le fourrage uniquement en présence des secours et de ne pas générer d’appel d’air.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque la température dépasse &#039;&#039;&#039;75°C&#039;&#039;&#039;, une autre alerte est envoyée à l’éleveur pour &#039;&#039;&#039;le prévenir d’une température très dangereuse et d’un risque important d’incendie&#039;&#039;&#039;. Il faut alors prévenir les secours et ne pas intervenir sur le site de fourrage. Il est également important de ne pas générer d’appel d’air à proximité et d’éloigner les équipements alentour comme les véhicules.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Éléments déclencheurs de l’utilisation des sondes à fourrages ====&lt;br /&gt;
Olivia Girbal a mis en place cet outil en 2020 lorsque le stockage a été construit et assuré. L’objectif était de &#039;&#039;&#039;sécuriser un maximum l’exploitation et éviter les incendies&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Bilan ====&lt;br /&gt;
Les sondes sont &#039;&#039;&#039;très fiables&#039;&#039;&#039; et permettent d’ajouter une sécurité sur l’exploitation tout en évitant de perdre du stock de foin. &lt;br /&gt;
=== Logiciel SYNEL ===&lt;br /&gt;
[[Fichier:SYNEL.jpg|vignette|400x400px|Logiciel SYNEL]]&lt;br /&gt;
Olivia Girbal et son mari utilisent également différents logiciels sur l’exploitation. Le logiciel SYNEL permet de faire les &#039;&#039;&#039;déclarations de naissances et déclarations de tous les mouvements d’animaux&#039;&#039;&#039; et &#039;&#039;&#039;d’actualiser le carnet sanitaire en ligne&#039;&#039;&#039; plutôt que sur papier. Une très grande majorité d’exploitations utilise déjà ce logiciel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les informations du troupeau sont enregistrées sur le logiciel ce qui évite les erreurs et fait gagner du temps lors des déclarations. Sur le carnet sanitaire, un même traitement peut être renseigné pour plusieurs animaux en même temps par exemple. Le logiciel permet aussi de donner rapidement une information telle que le nombre de veaux ayant eu la grippe cette année, combien il y a eu de mammites sur le troupeau… &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Éléments déclencheurs de l’utilisation du logiciel SYNEL ====&lt;br /&gt;
L’usage d’un logiciel est &#039;&#039;&#039;plus efficace et plus simple&#039;&#039;&#039; que de faire les démarches sur papier. Par exemple à la naissance d’un veau, la déclaration peut se faire immédiatement sur téléphone portable ce qui limite les oublis. Olivia Girbal a commencé à l’utiliser dès qu’il a été possible de faire les déclarations et tenir le cahier sanitaire par informatique afin de gagner du temps. Il est &#039;&#039;&#039;pratique d’utilisation&#039;&#039;&#039; : il n’est pas nécessaire de saisir plusieurs fois les mêmes informations puisque le logiciel les enregistre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Bilan ====&lt;br /&gt;
L’usage de ce logiciel est &#039;&#039;&#039;très simple&#039;&#039;&#039; et permet ainsi de &#039;&#039;&#039;gagner beaucoup de temps&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Logiciel Mes Parcelles ===&lt;br /&gt;
[[Fichier:Mes_parcelles.jpg|vignette|400x400px|Logiciel Mes Parcelles]]&lt;br /&gt;
Le logiciel Mes Parcelles dépend de la chambre d’agriculture. Olivia Girbal l’utilise pour tenir le &#039;&#039;&#039;carnet de pâturage&#039;&#039;&#039; et &#039;&#039;&#039;renseigner les épandages et traitements effectués sur les parcelles&#039;&#039;&#039;. Ce logiciel, qui centralise toutes les informations au même endroit, est un &#039;&#039;&#039;outil de traçabilité&#039;&#039;&#039; très utile pour les rotations d’animaux sur les parcelles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Élément déclencheur de l’utilisation de ce logiciel ====&lt;br /&gt;
L’aspect réglementaire a motivé l’utilisation du logiciel Mes Parcelles au GAEC du Champ Fleuri. En effet, tenir le cahier d’épandage et le registre sanitaire sur papier était plus compliqué en termes d’organisation. Lors de la démarche de certification HVE, une vérification du respect des normes est effectuée sur l’exploitation. C’est à ce moment-là que Olivia Girbal a souhaité avoir un &#039;&#039;&#039;outil plus pratique et plus synthétique&#039;&#039;&#039; pour le cahier d’épandage et le registre sanitaire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Bilan ====&lt;br /&gt;
Ce logiciel permet ici encore de &#039;&#039;&#039;gagner du temps&#039;&#039;&#039; par rapport au format papier, tout en &#039;&#039;&#039;facilitant l’organisation du pâturage tournant&#039;&#039;&#039;. Il permet également de &#039;&#039;&#039;centraliser au même endroit toutes les données de l’exploitation sur plusieurs années&#039;&#039;&#039; (épandage, traitements…), ainsi en cas de contrôle aucune information n’est manquante ou perdue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant l’inconvénient de ce logiciel est de devoir &#039;&#039;&#039;saisir les mêmes informations plusieurs fois&#039;&#039;&#039; : à chaque changement de parcelle pour les animaux il faut à nouveau saisir toutes les données. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D’une manière générale sur les logiciels, Olivia Girbal explique que c’est bien plus pratique que le papier et qu’il n’y a &#039;&#039;&#039;pas besoin d’être très doué en informatique pour s’en servir&#039;&#039;&#039; puisqu’ils sont simples d’utilisation. Il faut simplement avoir envie de tester !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Logiciel de planification : NéoCuma ===&lt;br /&gt;
NéoCuma est un logiciel de planification, gestion et comptabilité destiné aux réseaux des Coopératives d&#039;Utilisation de Matériels Agricoles (CUMA). Les objectifs de ce logiciel sont de &#039;&#039;&#039;faciliter les échanges entre les différents acteurs d&#039;une CUMA&#039;&#039;&#039;. Olivia Girbal est responsable salariée au sein d’une CUMA. Ce logiciel lui permet notamment de valider les heures des salariés puis transmettre ces informations pour l’édition des bulletins de paye.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le logiciel permet également à tous les membres de la CUMA d’avoir accès à un &#039;&#039;&#039;planning partagé&#039;&#039;&#039; pour pouvoir vérifier quand le matériel (tracteur…) est disponible ou non.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Bilan ====&lt;br /&gt;
Ce logiciel permet un &#039;&#039;&#039;gain de temps&#039;&#039;&#039; et une &#039;&#039;&#039;organisation efficace&#039;&#039;&#039; au sein d’une CUMA.&lt;br /&gt;
[[File : NeoCuma.jpg]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Test du logiciel BAOBA ===&lt;br /&gt;
Dans le cadre du projet ARCHIPELL, porté par la chambre d’agriculture Occitanie et qui vise à promouvoir l’usage du numérique dans l’agriculture, Olivia Girbal a eu l’occasion de tester un nouveau logiciel de gestion des pâturages et cultures : le logiciel BAOBA. Sur le même principe que Mes Parcelles, BAOBA permet de &#039;&#039;&#039;tenir le carnet de pâturage&#039;&#039;&#039;, mais de manière plus &#039;&#039;&#039;simple et efficace&#039;&#039;&#039; selon Olivia Girbal car il n’est &#039;&#039;&#039;pas nécessaire de saisir à nouveau toutes les informations à chaque rotation&#039;&#039;&#039; : il suffit de déplacer un point représentant une partie du troupeau d’une parcelle vers une autre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant pour le moment le logiciel lui semble &#039;&#039;&#039;moins simple visuellement à utiliser&#039;&#039;&#039;, et moins synthétique en raison du nombre de critères et données à remplir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les investissements ==&lt;br /&gt;
=== Coût des outils numériques ===&lt;br /&gt;
Les outils numériques présentés ont un coût, cependant en partie compensé par le gain de temps qu’ils permettent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Les capteurs de vêlage coûtent environ &#039;&#039;&#039;4700€ pour 5 capteurs et une antenne relais&#039;&#039;&#039; en s’équipant chez Innoval. &lt;br /&gt;
* Les colliers de détection des chaleurs coûtent &#039;&#039;&#039;10000 à 15000 € pour 80 colliers&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
* Les sondes à fourrage coûtent environ &#039;&#039;&#039;800 € pour 10 sondes et un relais&#039;&#039;&#039;, et &#039;&#039;&#039;96 TTC€ par an de frais d’abonnement&#039;&#039;&#039; chez Groupama.&lt;br /&gt;
* Le logiciel SYNEL fait payer des frais pour les déclarations de naissances et tout mouvement d’animaux, mais ces derniers &#039;&#039;&#039;coûtent moins cher que la déclaration sur papier&#039;&#039;&#039;. Par exemple, une déclaration de naissance coûte 48 centimes de moins sur informatique et un mouvement coûte 15 centimes de moins. L’abonnement à la partie carnet sanitaire du logiciel coûte &#039;&#039;&#039;87€ hors taxe&#039;&#039;&#039;. &lt;br /&gt;
* Le logiciel Mes Parcelles coûte &#039;&#039;&#039;358€ HT&#039;&#039;&#039; par an.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Aides perçues ===&lt;br /&gt;
Le GAEC du Champ Fleuri a pu obtenir une subvention de la région pour les capteurs de vêlage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les colliers peuvent aussi être éligibles à des subventions dans certaines situations. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus Groupama, fournisseur des sondes à fourrage, remboursait 150€ par an pendant cinq ans sur la cotisation des sondes à fourrage pour encourager les exploitants à s’équiper. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Temps de travail ===&lt;br /&gt;
Un &#039;&#039;&#039;temps d’adaptation&#039;&#039;&#039; est nécessaire pour une bonne utilisation des outils. Pour les capteurs de vêlage et les colliers connectés il faut compter &#039;&#039;&#039;au moins un an pour se familiariser à l’outil&#039;&#039;&#039;. A l’issue de cette année le gain de temps est important.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour les logiciels, il faut les utiliser pour en voir les limites et avantages et savoir s’ils sont utiles sur l’exploitation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les sondes à fourrage s’utilisent quant à elles très facilement, il n’y a pas besoin de temps d’adaptation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Tableau récapitulatif ===&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Outil numérique&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Coût&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Aides perçues&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Bénéfice&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Capteur de vêlage&lt;br /&gt;
|4700 € pour 5 capteurs et 1 antenne relais&lt;br /&gt;
|Subvention de la région Occitanie&lt;br /&gt;
|Gain de temps&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Confort de vie&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Colliers de détection de chaleurs&lt;br /&gt;
|10000 à 15000 € pour 80 colliers&lt;br /&gt;
|&amp;lt;nowiki&amp;gt;-&amp;lt;/nowiki&amp;gt;&lt;br /&gt;
|Gain de temps &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Confort de vie&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Sondes à fourrage&lt;br /&gt;
|800 € pour 10 sondes et un relais, et 96 TTC € par an de frais d’abonnement&lt;br /&gt;
|Aides de Groupama, fournisseur des sondes : 150 € par an pendant 5 ans &lt;br /&gt;
|Sécurité&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Logiciel SYNEL&lt;br /&gt;
|Prix des déclarations, moins cher qu’au format papier&lt;br /&gt;
|&amp;lt;nowiki&amp;gt;-&amp;lt;/nowiki&amp;gt;&lt;br /&gt;
|Gain de temps&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Organisation&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Logiciel Mes Parcelles&lt;br /&gt;
|358 € HT / an&lt;br /&gt;
|&amp;lt;nowiki&amp;gt;-&amp;lt;/nowiki&amp;gt;&lt;br /&gt;
|Gain de temps&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Organisation&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Perspectives ==&lt;br /&gt;
A l’avenir, Olivia Girbal explique qu’elle utilisera peut-être d’autres outils numériques si leur utilisation semble pertinente ou plus adaptée que les outils en place actuellement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conseils pour d’autres agriculteurs ==&lt;br /&gt;
Il faut bien se renseigner sur les différents outils et les tester pour savoir lesquels conviendront à une exploitation. Il est important de ne pas acheter de façon précipitée et de s’informer sur les aides existantes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources ==&lt;br /&gt;
Retour d&#039;expérience rédigé à la suite d&#039;un entretien avec Olivia Girbal en Août 2026.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Pages liées}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Soline Littolff (3857106693)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Utilisation_d%27outils_num%C3%A9riques_au_GAEC_du_Champ_Fleuri&amp;diff=197634</id>
		<title>Utilisation d&#039;outils numériques au GAEC du Champ Fleuri</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Utilisation_d%27outils_num%C3%A9riques_au_GAEC_du_Champ_Fleuri&amp;diff=197634"/>
		<updated>2026-09-02T07:59:35Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Soline Littolff (3857106693) : /* Logiciel Mes Parcelles */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Portrait de ferme&lt;br /&gt;
|Nom de l&#039;exploitation=GAEC du Champ Fleuri&lt;br /&gt;
|Nom de l&#039;agriculteur=Olivia Girbal&lt;br /&gt;
|Département=Aveyron (département)&lt;br /&gt;
|SAU=108&lt;br /&gt;
|UTH=2&lt;br /&gt;
|Bannière=graphique chaleurs vaches 1.jpg&lt;br /&gt;
|Type de production=Élevage bovin viande&lt;br /&gt;
|Cultures=Triticale@ Légumineuses@ Prairie&lt;br /&gt;
|Cahier des charges=Haute valeur environnementale&lt;br /&gt;
|Programme=Occitanum&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
Le GAEC du Champ Fleuri, exploitation agricole en [[Élevage bovin viande|bovin viande]] située dans le nord de l’[[Aveyron (département)|Aveyron]], a mis en place différents &#039;&#039;&#039;outils numériques&#039;&#039;&#039; sur la ferme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Contexte ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Nom de l’exploitation :&#039;&#039;&#039; GAEC du Champ Fleuri&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;SAU :&#039;&#039;&#039; l’exploitation possède une SAU de 108 ha avec 70 ha de prairies permanentes et une trentaine d’hectares de prairies temporaires&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Cheptel :&#039;&#039;&#039; 95 mères Aubrac &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Ateliers et productions :&#039;&#039;&#039; bovin viande allaitant en système naisseur, les veaux sont vendus en broutard entre 9 et 12 mois. Les veaux sont issus d’un croisement aubrac-charolais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;UTH :&#039;&#039;&#039; 2 personnes travaillent sur l’exploitation, Olivia Girbal et son mari sont en GAEC depuis 2016&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Cultures et rotations :&#039;&#039;&#039; L’exploitation possède environ 5 ha de triticale en rotation avec des mélanges de légumineuses sur 4 ans.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Labels :&#039;&#039;&#039; HVE depuis 2022 et en filière Boeuf Fermier Aubrac&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Présentation des pratiques innovantes ==&lt;br /&gt;
Différents &#039;&#039;&#039;outils numériques&#039;&#039;&#039; ont été mis en place sur l’exploitation au cours des dernières années.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Capteurs de détection de vêlage ===&lt;br /&gt;
Depuis 2022, des capteurs de détection de vêlage sont utilisés sur l’exploitation. Lorsque les agriculteurs constatent que la vache est prête à vêler, en contrôlant la température de son organisme, ils fixent sur sa queue le capteur SmartVel. Ce capteur &#039;&#039;&#039;détecte différents paramètres&#039;&#039;&#039; notamment les contractions de la vache et envoie un SMS aux agriculteurs pour prévenir que la vache va vêler. Au bout de deux heures, si la vache n’a toujours pas vêlé, un nouvel SMS &#039;&#039;&#039;prévient les éleveurs&#039;&#039;&#039;, qui peuvent alors intervenir pour aider la vache.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Éléments déclencheurs de l’utilisation des capteurs ====&lt;br /&gt;
La période de vêlage est éprouvante pour les éleveurs qui doivent &#039;&#039;&#039;continuellement surveiller les vaches&#039;&#039;&#039; en se rendant à l’étable plusieurs fois par jour et par nuit. Cette période dure plusieurs semaines, et les éleveurs ne dorment presque pas. Olivia Girbal avait entendu parler des avantages de ces capteurs via d’autres exploitations. Elle explique que le capteur permet de &#039;&#039;&#039;déléguer entièrement la surveillance des vaches&#039;&#039;&#039; durant cette période, et donc de &#039;&#039;&#039;retrouver un confort de vie&#039;&#039;&#039; durant ces quelques semaines car il y a moins besoin d’aller voir les vaches. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela permet aussi de &#039;&#039;&#039;gagner du temps&#039;&#039;&#039; pour le reste de l’exploitation : par exemple pour un agriculteur dont les vaches vêlent au printemps, il est possible de s’occuper d’autres tâches dans la ferme ou les champs car les capteurs ont une &#039;&#039;&#039;portée lointaine&#039;&#039;&#039; et l’éleveur sera prévenu où qu’il soit lorsqu’une vache va vêler.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus, les capteurs sont un &#039;&#039;&#039;outil d’aide à la décision&#039;&#039;&#039; pour savoir quand il est nécessaire d’intervenir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Bilan ====&lt;br /&gt;
Les capteurs sont &#039;&#039;&#039;fiables à au moins 95%&#039;&#039;&#039;. Les rares fois où Olivia Girbal n’a pas été prévenue d’un vêlage c’était parce que le vêlage était trop discret pour être détecté par le capteur, et à fortiori pour être détecté par l&#039;œil humain. A l’exception de ces quelques vêlages très rapides et faciles, Olivia Girbal a toujours été prévenue en cas de vêlage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il peut aussi arriver que l’appareil détecte des signes de vêlage et envoie une fausse alerte, notamment l’été quand les vaches sont couvertes de mouche. Mais cela arrive rarement et ce n’est pas très grave que l’appareil appelle pour rien. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut apprendre à &#039;&#039;&#039;faire confiance au capteur&#039;&#039;&#039; pour lui déléguer la surveillance du vêlage, c’est un gain de temps énorme et cela permet de retrouver une vie moins stressante et moins fatigante pendant les périodes de vêlage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a &#039;&#039;&#039;moins d’interventions pour aider au vêlage&#039;&#039;&#039; depuis que ces capteurs sont utilisés, ce qui limite le risque infectieux.&lt;br /&gt;
&amp;lt;gallery mode=&amp;quot;slideshow&amp;quot; showthumbnails=true&amp;gt;&lt;br /&gt;
File : SmartVel.jpg| Un kit contenant des capteurs SmartVel ainsi qu&#039;une antenne relais&lt;br /&gt;
File : capteur velage.jpg| Un kit contenant des capteurs SmartVel ainsi qu&#039;une antenne relais&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Colliers de détection des chaleurs ===&lt;br /&gt;
[[Fichier:Collier_detection_chaleur.jpg|vignette|Collier de détection des chaleurs]]En 2022, des colliers de détection des chaleurs ont également commencé à être utilisés sur l’exploitation. Ces colliers &#039;&#039;&#039;envoient des alertes à l’éleveur&#039;&#039;&#039; lorsque la vache est en chaleur et prête à être inséminée. Ces colliers sont très utilisés en élevage laitiers mais moins en élevage allaitant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Éléments déclencheurs de l’utilisation des colliers ====&lt;br /&gt;
La période des chaleurs suit celle des vêlages et est également très fatigante. Il faut aller dans la stabulation plusieurs fois par jour et par nuit pour ne pas rater le moment propice à l’insémination. L’utilisation de ces capteurs est donc là aussi un &#039;&#039;&#039;gain de temps important&#039;&#039;&#039; pour les éleveurs tout en leur permettant de &#039;&#039;&#039;retrouver un confort de vie&#039;&#039;&#039; lors de cette période.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Bilan ====&lt;br /&gt;
L’appareil permet d’être plus fiable que l&#039;œil humain pour détecter le moment où la vache doit être inséminée&#039;&#039;&#039;. Cela augmente les chances de réussite de l’insémination&#039;&#039;&#039;. La &#039;&#039;&#039;fiabilité est d’au moins 70%&#039;&#039;&#039;, ce qui se rapproche des saillies de taureaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En cas de chaleur silencieuse, le collier ne fera cependant pas mieux que l&#039;œil humain et ne détectera pas les chaleurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un avantage important de cet outil est aussi de pouvoir avoir accès à un catalogue de taureaux triés et dont les descendances sont testées à un moindre coût.&lt;br /&gt;
Il faut par contre faire &#039;&#039;&#039;attention à la distance entre le troupeau et le boîtier relais&#039;&#039;&#039;, si elle est trop grande le système fonctionnera mal et risque de ne pas prévenir l’éleveur. De plus, la pose et la dépose peuvent être assez compliquées mais il existe désormais un système de boucles auriculaires clipsables beaucoup plus simple à utiliser.&amp;lt;gallery mode=&amp;quot;slideshow&amp;quot; showthumbnails=true&amp;gt;&lt;br /&gt;
File : graphique chaleurs vaches 1.jpg| Exemples de graphiques de chaleurs des vaches obtenus grâce au collier et accessibles sur le logiciel SenseHub relié&lt;br /&gt;
File : graphique chaleurs vaches 2.jpg| Exemples de graphiques de chaleurs des vaches obtenus grâce au collier et accessibles sur le logiciel SenseHub relié&lt;br /&gt;
File : graphique chaleurs vaches 3.jpg| Exemples de graphiques de chaleurs des vaches obtenus grâce au collier et accessibles sur le logiciel SenseHub relié&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Sondes à fourrage connectées ===&lt;br /&gt;
[[Fichier:Sonde_a_fourrage.jpg|vignette|Une sonde à fourrage connectée]]Cet appareil permet de &#039;&#039;&#039;mesurer la température des bottes de foin&#039;&#039;&#039;. Lorsque cette température dépasse un seuil critique, l’exploitant est prévenu qu’il faut sortir voire même appeler les pompiers. Cela permet &#039;&#039;&#039;d’éviter les risques d’incendies&#039;&#039;&#039; liés à un fort échauffement lors de la fermentation des bactéries. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque la température dépasse &#039;&#039;&#039;55°C&#039;&#039;&#039;, une première alerte est envoyée à l’éleveur pour &#039;&#039;&#039;le prévenir d’une température dangereuse&#039;&#039;&#039;. Il est alors conseillé de contrôler la température, d’aérer les tas à partir du sommet, de tenir à proximité les moyens d’extinction, de sortir le fourrage uniquement en présence des secours et de ne pas générer d’appel d’air.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque la température dépasse &#039;&#039;&#039;75°C&#039;&#039;&#039;, une autre alerte est envoyée à l’éleveur pour &#039;&#039;&#039;le prévenir d’une température très dangereuse et d’un risque important d’incendie&#039;&#039;&#039;. Il faut alors prévenir les secours et ne pas intervenir sur le site de fourrage. Il est également important de ne pas générer d’appel d’air à proximité et d’éloigner les équipements alentour comme les véhicules.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Éléments déclencheurs de l’utilisation des sondes à fourrages ====&lt;br /&gt;
Olivia Girbal a mis en place cet outil en 2020 lorsque le stockage a été construit et assuré. L’objectif était de &#039;&#039;&#039;sécuriser un maximum l’exploitation et éviter les incendies&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Bilan ====&lt;br /&gt;
Les sondes sont &#039;&#039;&#039;très fiables&#039;&#039;&#039; et permettent d’ajouter une sécurité sur l’exploitation tout en évitant de perdre du stock de foin. &lt;br /&gt;
=== Logiciel SYNEL ===&lt;br /&gt;
[[Fichier:SYNEL.jpg|vignette|400x400px|Logiciel SYNEL]]&lt;br /&gt;
Olivia Girbal et son mari utilisent également différents logiciels sur l’exploitation. Le logiciel SYNEL permet de faire les &#039;&#039;&#039;déclarations de naissances et déclarations de tous les mouvements d’animaux&#039;&#039;&#039; et &#039;&#039;&#039;d’actualiser le carnet sanitaire en ligne&#039;&#039;&#039; plutôt que sur papier. Une très grande majorité d’exploitations utilise déjà ce logiciel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les informations du troupeau sont enregistrées sur le logiciel ce qui évite les erreurs et fait gagner du temps lors des déclarations. Sur le carnet sanitaire, un même traitement peut être renseigné pour plusieurs animaux en même temps par exemple. Le logiciel permet aussi de donner rapidement une information telle que le nombre de veaux ayant eu la grippe cette année, combien il y a eu de mammites sur le troupeau… &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Éléments déclencheurs de l’utilisation du logiciel SYNEL ====&lt;br /&gt;
L’usage d’un logiciel est &#039;&#039;&#039;plus efficace et plus simple&#039;&#039;&#039; que de faire les démarches sur papier. Par exemple à la naissance d’un veau, la déclaration peut se faire immédiatement sur téléphone portable ce qui limite les oublis. Olivia Girbal a commencé à l’utiliser dès qu’il a été possible de faire les déclarations et tenir le cahier sanitaire par informatique afin de gagner du temps. Il est &#039;&#039;&#039;pratique d’utilisation&#039;&#039;&#039; : il n’est pas nécessaire de saisir plusieurs fois les mêmes informations puisque le logiciel les enregistre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Bilan ====&lt;br /&gt;
L’usage de ce logiciel est &#039;&#039;&#039;très simple&#039;&#039;&#039; et permet ainsi de &#039;&#039;&#039;gagner beaucoup de temps&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Logiciel Mes Parcelles ===&lt;br /&gt;
[[Fichier:Mes_parcelles.jpg|vignette|400x400px|Logiciel Mes Parcelles]]&lt;br /&gt;
Le logiciel Mes Parcelles dépend de la chambre d’agriculture. Olivia Girbal l’utilise pour tenir le &#039;&#039;&#039;carnet de pâturage&#039;&#039;&#039; et &#039;&#039;&#039;renseigner les épandages et traitements effectués sur les parcelles&#039;&#039;&#039;. Ce logiciel, qui centralise toutes les informations au même endroit, est un &#039;&#039;&#039;outil de traçabilité&#039;&#039;&#039; très utile pour les rotations d’animaux sur les parcelles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Élément déclencheur de l’utilisation de ce logiciel ====&lt;br /&gt;
L’aspect réglementaire a motivé l’utilisation du logiciel Mes Parcelles au GAEC du Champ Fleuri. En effet, tenir le cahier d’épandage et le registre sanitaire sur papier était plus compliqué en termes d’organisation. Lors de la démarche de certification HVE, une vérification du respect des normes est effectuée sur l’exploitation. C’est à ce moment-là que Olivia Girbal a souhaité avoir un &#039;&#039;&#039;outil plus pratique et plus synthétique&#039;&#039;&#039; pour le cahier d’épandage et le registre sanitaire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Bilan ====&lt;br /&gt;
Ce logiciel permet ici encore de &#039;&#039;&#039;gagner du temps&#039;&#039;&#039; par rapport au format papier, tout en &#039;&#039;&#039;facilitant l’organisation du pâturage tournant&#039;&#039;&#039;. Il permet également de &#039;&#039;&#039;centraliser au même endroit toutes les données de l’exploitation sur plusieurs années&#039;&#039;&#039; (épandage, traitements…), ainsi en cas de contrôle aucune information n’est manquante ou perdue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant l’inconvénient de ce logiciel est de devoir &#039;&#039;&#039;saisir les mêmes informations plusieurs fois&#039;&#039;&#039; : à chaque changement de parcelle pour les animaux il faut à nouveau saisir toutes les données. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D’une manière générale sur les logiciels, Olivia Girbal explique que c’est bien plus pratique que le papier et qu’il n’y a &#039;&#039;&#039;pas besoin d’être très doué en informatique pour s’en servir&#039;&#039;&#039; puisqu’ils sont simples d’utilisation. Il faut simplement avoir envie de tester !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Logiciel de planification : NéoCuma ===&lt;br /&gt;
NéoCuma est un logiciel de planification, gestion et comptabilité destiné aux réseaux des Coopératives d&#039;Utilisation de Matériels Agricoles (CUMA). Les objectifs de ce logiciel sont de &#039;&#039;&#039;faciliter les échanges entre les différents acteurs d&#039;une CUMA&#039;&#039;&#039;. Olivia Girbal est responsable salariée au sein d’une CUMA. Ce logiciel lui permet notamment de valider les heures des salariés puis transmettre ces informations pour l’édition des bulletins de paye.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le logiciel permet également à tous les membres de la CUMA d’avoir accès à un &#039;&#039;&#039;planning partagé&#039;&#039;&#039; pour pouvoir vérifier quand le matériel (tracteur…) est disponible ou non.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Bilan ====&lt;br /&gt;
Ce logiciel permet un &#039;&#039;&#039;gain de temps&#039;&#039;&#039; et une &#039;&#039;&#039;organisation efficace&#039;&#039;&#039; au sein d’une CUMA.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Test du logiciel BAOBA ===&lt;br /&gt;
Dans le cadre du projet ARCHIPELL, porté par la chambre d’agriculture Occitanie et qui vise à promouvoir l’usage du numérique dans l’agriculture, Olivia Girbal a eu l’occasion de tester un nouveau logiciel de gestion des pâturages et cultures : le logiciel BAOBA. Sur le même principe que Mes Parcelles, BAOBA permet de &#039;&#039;&#039;tenir le carnet de pâturage&#039;&#039;&#039;, mais de manière plus &#039;&#039;&#039;simple et efficace&#039;&#039;&#039; selon Olivia Girbal car il n’est &#039;&#039;&#039;pas nécessaire de saisir à nouveau toutes les informations à chaque rotation&#039;&#039;&#039; : il suffit de déplacer un point représentant une partie du troupeau d’une parcelle vers une autre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant pour le moment le logiciel lui semble &#039;&#039;&#039;moins simple visuellement à utiliser&#039;&#039;&#039;, et moins synthétique en raison du nombre de critères et données à remplir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les investissements ==&lt;br /&gt;
=== Coût des outils numériques ===&lt;br /&gt;
Les outils numériques présentés ont un coût, cependant en partie compensé par le gain de temps qu’ils permettent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Les capteurs de vêlage coûtent environ &#039;&#039;&#039;4700€ pour 5 capteurs et une antenne relais&#039;&#039;&#039; en s’équipant chez Innoval. &lt;br /&gt;
* Les colliers de détection des chaleurs coûtent &#039;&#039;&#039;10000 à 15000 € pour 80 colliers&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
* Les sondes à fourrage coûtent environ &#039;&#039;&#039;800 € pour 10 sondes et un relais&#039;&#039;&#039;, et &#039;&#039;&#039;96 TTC€ par an de frais d’abonnement&#039;&#039;&#039; chez Groupama.&lt;br /&gt;
* Le logiciel SYNEL fait payer des frais pour les déclarations de naissances et tout mouvement d’animaux, mais ces derniers &#039;&#039;&#039;coûtent moins cher que la déclaration sur papier&#039;&#039;&#039;. Par exemple, une déclaration de naissance coûte 48 centimes de moins sur informatique et un mouvement coûte 15 centimes de moins. L’abonnement à la partie carnet sanitaire du logiciel coûte &#039;&#039;&#039;87€ hors taxe&#039;&#039;&#039;. &lt;br /&gt;
* Le logiciel Mes Parcelles coûte &#039;&#039;&#039;358€ HT&#039;&#039;&#039; par an.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Aides perçues ===&lt;br /&gt;
Le GAEC du Champ Fleuri a pu obtenir une subvention de la région pour les capteurs de vêlage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les colliers peuvent aussi être éligibles à des subventions dans certaines situations. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus Groupama, fournisseur des sondes à fourrage, remboursait 150€ par an pendant cinq ans sur la cotisation des sondes à fourrage pour encourager les exploitants à s’équiper. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Temps de travail ===&lt;br /&gt;
Un &#039;&#039;&#039;temps d’adaptation&#039;&#039;&#039; est nécessaire pour une bonne utilisation des outils. Pour les capteurs de vêlage et les colliers connectés il faut compter &#039;&#039;&#039;au moins un an pour se familiariser à l’outil&#039;&#039;&#039;. A l’issue de cette année le gain de temps est important.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour les logiciels, il faut les utiliser pour en voir les limites et avantages et savoir s’ils sont utiles sur l’exploitation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les sondes à fourrage s’utilisent quant à elles très facilement, il n’y a pas besoin de temps d’adaptation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Tableau récapitulatif ===&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Outil numérique&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Coût&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Aides perçues&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Bénéfice&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Capteur de vêlage&lt;br /&gt;
|4700 € pour 5 capteurs et 1 antenne relais&lt;br /&gt;
|Subvention de la région Occitanie&lt;br /&gt;
|Gain de temps&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Confort de vie&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Colliers de détection de chaleurs&lt;br /&gt;
|10000 à 15000 € pour 80 colliers&lt;br /&gt;
|&amp;lt;nowiki&amp;gt;-&amp;lt;/nowiki&amp;gt;&lt;br /&gt;
|Gain de temps &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Confort de vie&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Sondes à fourrage&lt;br /&gt;
|800 € pour 10 sondes et un relais, et 96 TTC € par an de frais d’abonnement&lt;br /&gt;
|Aides de Groupama, fournisseur des sondes : 150 € par an pendant 5 ans &lt;br /&gt;
|Sécurité&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Logiciel SYNEL&lt;br /&gt;
|Prix des déclarations, moins cher qu’au format papier&lt;br /&gt;
|&amp;lt;nowiki&amp;gt;-&amp;lt;/nowiki&amp;gt;&lt;br /&gt;
|Gain de temps&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Organisation&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Logiciel Mes Parcelles&lt;br /&gt;
|358 € HT / an&lt;br /&gt;
|&amp;lt;nowiki&amp;gt;-&amp;lt;/nowiki&amp;gt;&lt;br /&gt;
|Gain de temps&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Organisation&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Perspectives ==&lt;br /&gt;
A l’avenir, Olivia Girbal explique qu’elle utilisera peut-être d’autres outils numériques si leur utilisation semble pertinente ou plus adaptée que les outils en place actuellement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conseils pour d’autres agriculteurs ==&lt;br /&gt;
Il faut bien se renseigner sur les différents outils et les tester pour savoir lesquels conviendront à une exploitation. Il est important de ne pas acheter de façon précipitée et de s’informer sur les aides existantes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources ==&lt;br /&gt;
Retour d&#039;expérience rédigé à la suite d&#039;un entretien avec Olivia Girbal en Août 2026.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Pages liées}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Soline Littolff (3857106693)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:Mes_parcelles.jpg&amp;diff=197633</id>
		<title>Fichier:Mes parcelles.jpg</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:Mes_parcelles.jpg&amp;diff=197633"/>
		<updated>2026-09-02T07:57:10Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Soline Littolff (3857106693) : Logiciel Mes Parcelles&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Description ==&lt;br /&gt;
Logiciel Mes Parcelles&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Soline Littolff (3857106693)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Utilisation_d%27outils_num%C3%A9riques_au_GAEC_du_Champ_Fleuri&amp;diff=197632</id>
		<title>Utilisation d&#039;outils numériques au GAEC du Champ Fleuri</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Utilisation_d%27outils_num%C3%A9riques_au_GAEC_du_Champ_Fleuri&amp;diff=197632"/>
		<updated>2026-09-02T07:56:24Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Soline Littolff (3857106693) : /* Bilan */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Portrait de ferme&lt;br /&gt;
|Nom de l&#039;exploitation=GAEC du Champ Fleuri&lt;br /&gt;
|Nom de l&#039;agriculteur=Olivia Girbal&lt;br /&gt;
|Département=Aveyron (département)&lt;br /&gt;
|SAU=108&lt;br /&gt;
|UTH=2&lt;br /&gt;
|Bannière=graphique chaleurs vaches 1.jpg&lt;br /&gt;
|Type de production=Élevage bovin viande&lt;br /&gt;
|Cultures=Triticale@ Légumineuses@ Prairie&lt;br /&gt;
|Cahier des charges=Haute valeur environnementale&lt;br /&gt;
|Programme=Occitanum&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
Le GAEC du Champ Fleuri, exploitation agricole en [[Élevage bovin viande|bovin viande]] située dans le nord de l’[[Aveyron (département)|Aveyron]], a mis en place différents &#039;&#039;&#039;outils numériques&#039;&#039;&#039; sur la ferme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Contexte ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Nom de l’exploitation :&#039;&#039;&#039; GAEC du Champ Fleuri&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;SAU :&#039;&#039;&#039; l’exploitation possède une SAU de 108 ha avec 70 ha de prairies permanentes et une trentaine d’hectares de prairies temporaires&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Cheptel :&#039;&#039;&#039; 95 mères Aubrac &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Ateliers et productions :&#039;&#039;&#039; bovin viande allaitant en système naisseur, les veaux sont vendus en broutard entre 9 et 12 mois. Les veaux sont issus d’un croisement aubrac-charolais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;UTH :&#039;&#039;&#039; 2 personnes travaillent sur l’exploitation, Olivia Girbal et son mari sont en GAEC depuis 2016&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Cultures et rotations :&#039;&#039;&#039; L’exploitation possède environ 5 ha de triticale en rotation avec des mélanges de légumineuses sur 4 ans.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Labels :&#039;&#039;&#039; HVE depuis 2022 et en filière Boeuf Fermier Aubrac&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Présentation des pratiques innovantes ==&lt;br /&gt;
Différents &#039;&#039;&#039;outils numériques&#039;&#039;&#039; ont été mis en place sur l’exploitation au cours des dernières années.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Capteurs de détection de vêlage ===&lt;br /&gt;
Depuis 2022, des capteurs de détection de vêlage sont utilisés sur l’exploitation. Lorsque les agriculteurs constatent que la vache est prête à vêler, en contrôlant la température de son organisme, ils fixent sur sa queue le capteur SmartVel. Ce capteur &#039;&#039;&#039;détecte différents paramètres&#039;&#039;&#039; notamment les contractions de la vache et envoie un SMS aux agriculteurs pour prévenir que la vache va vêler. Au bout de deux heures, si la vache n’a toujours pas vêlé, un nouvel SMS &#039;&#039;&#039;prévient les éleveurs&#039;&#039;&#039;, qui peuvent alors intervenir pour aider la vache.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Éléments déclencheurs de l’utilisation des capteurs ====&lt;br /&gt;
La période de vêlage est éprouvante pour les éleveurs qui doivent &#039;&#039;&#039;continuellement surveiller les vaches&#039;&#039;&#039; en se rendant à l’étable plusieurs fois par jour et par nuit. Cette période dure plusieurs semaines, et les éleveurs ne dorment presque pas. Olivia Girbal avait entendu parler des avantages de ces capteurs via d’autres exploitations. Elle explique que le capteur permet de &#039;&#039;&#039;déléguer entièrement la surveillance des vaches&#039;&#039;&#039; durant cette période, et donc de &#039;&#039;&#039;retrouver un confort de vie&#039;&#039;&#039; durant ces quelques semaines car il y a moins besoin d’aller voir les vaches. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela permet aussi de &#039;&#039;&#039;gagner du temps&#039;&#039;&#039; pour le reste de l’exploitation : par exemple pour un agriculteur dont les vaches vêlent au printemps, il est possible de s’occuper d’autres tâches dans la ferme ou les champs car les capteurs ont une &#039;&#039;&#039;portée lointaine&#039;&#039;&#039; et l’éleveur sera prévenu où qu’il soit lorsqu’une vache va vêler.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus, les capteurs sont un &#039;&#039;&#039;outil d’aide à la décision&#039;&#039;&#039; pour savoir quand il est nécessaire d’intervenir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Bilan ====&lt;br /&gt;
Les capteurs sont &#039;&#039;&#039;fiables à au moins 95%&#039;&#039;&#039;. Les rares fois où Olivia Girbal n’a pas été prévenue d’un vêlage c’était parce que le vêlage était trop discret pour être détecté par le capteur, et à fortiori pour être détecté par l&#039;œil humain. A l’exception de ces quelques vêlages très rapides et faciles, Olivia Girbal a toujours été prévenue en cas de vêlage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il peut aussi arriver que l’appareil détecte des signes de vêlage et envoie une fausse alerte, notamment l’été quand les vaches sont couvertes de mouche. Mais cela arrive rarement et ce n’est pas très grave que l’appareil appelle pour rien. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut apprendre à &#039;&#039;&#039;faire confiance au capteur&#039;&#039;&#039; pour lui déléguer la surveillance du vêlage, c’est un gain de temps énorme et cela permet de retrouver une vie moins stressante et moins fatigante pendant les périodes de vêlage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a &#039;&#039;&#039;moins d’interventions pour aider au vêlage&#039;&#039;&#039; depuis que ces capteurs sont utilisés, ce qui limite le risque infectieux.&lt;br /&gt;
&amp;lt;gallery mode=&amp;quot;slideshow&amp;quot; showthumbnails=true&amp;gt;&lt;br /&gt;
File : SmartVel.jpg| Un kit contenant des capteurs SmartVel ainsi qu&#039;une antenne relais&lt;br /&gt;
File : capteur velage.jpg| Un kit contenant des capteurs SmartVel ainsi qu&#039;une antenne relais&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Colliers de détection des chaleurs ===&lt;br /&gt;
[[Fichier:Collier_detection_chaleur.jpg|vignette|Collier de détection des chaleurs]]En 2022, des colliers de détection des chaleurs ont également commencé à être utilisés sur l’exploitation. Ces colliers &#039;&#039;&#039;envoient des alertes à l’éleveur&#039;&#039;&#039; lorsque la vache est en chaleur et prête à être inséminée. Ces colliers sont très utilisés en élevage laitiers mais moins en élevage allaitant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Éléments déclencheurs de l’utilisation des colliers ====&lt;br /&gt;
La période des chaleurs suit celle des vêlages et est également très fatigante. Il faut aller dans la stabulation plusieurs fois par jour et par nuit pour ne pas rater le moment propice à l’insémination. L’utilisation de ces capteurs est donc là aussi un &#039;&#039;&#039;gain de temps important&#039;&#039;&#039; pour les éleveurs tout en leur permettant de &#039;&#039;&#039;retrouver un confort de vie&#039;&#039;&#039; lors de cette période.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Bilan ====&lt;br /&gt;
L’appareil permet d’être plus fiable que l&#039;œil humain pour détecter le moment où la vache doit être inséminée&#039;&#039;&#039;. Cela augmente les chances de réussite de l’insémination&#039;&#039;&#039;. La &#039;&#039;&#039;fiabilité est d’au moins 70%&#039;&#039;&#039;, ce qui se rapproche des saillies de taureaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En cas de chaleur silencieuse, le collier ne fera cependant pas mieux que l&#039;œil humain et ne détectera pas les chaleurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un avantage important de cet outil est aussi de pouvoir avoir accès à un catalogue de taureaux triés et dont les descendances sont testées à un moindre coût.&lt;br /&gt;
Il faut par contre faire &#039;&#039;&#039;attention à la distance entre le troupeau et le boîtier relais&#039;&#039;&#039;, si elle est trop grande le système fonctionnera mal et risque de ne pas prévenir l’éleveur. De plus, la pose et la dépose peuvent être assez compliquées mais il existe désormais un système de boucles auriculaires clipsables beaucoup plus simple à utiliser.&amp;lt;gallery mode=&amp;quot;slideshow&amp;quot; showthumbnails=true&amp;gt;&lt;br /&gt;
File : graphique chaleurs vaches 1.jpg| Exemples de graphiques de chaleurs des vaches obtenus grâce au collier et accessibles sur le logiciel SenseHub relié&lt;br /&gt;
File : graphique chaleurs vaches 2.jpg| Exemples de graphiques de chaleurs des vaches obtenus grâce au collier et accessibles sur le logiciel SenseHub relié&lt;br /&gt;
File : graphique chaleurs vaches 3.jpg| Exemples de graphiques de chaleurs des vaches obtenus grâce au collier et accessibles sur le logiciel SenseHub relié&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Sondes à fourrage connectées ===&lt;br /&gt;
[[Fichier:Sonde_a_fourrage.jpg|vignette|Une sonde à fourrage connectée]]Cet appareil permet de &#039;&#039;&#039;mesurer la température des bottes de foin&#039;&#039;&#039;. Lorsque cette température dépasse un seuil critique, l’exploitant est prévenu qu’il faut sortir voire même appeler les pompiers. Cela permet &#039;&#039;&#039;d’éviter les risques d’incendies&#039;&#039;&#039; liés à un fort échauffement lors de la fermentation des bactéries. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque la température dépasse &#039;&#039;&#039;55°C&#039;&#039;&#039;, une première alerte est envoyée à l’éleveur pour &#039;&#039;&#039;le prévenir d’une température dangereuse&#039;&#039;&#039;. Il est alors conseillé de contrôler la température, d’aérer les tas à partir du sommet, de tenir à proximité les moyens d’extinction, de sortir le fourrage uniquement en présence des secours et de ne pas générer d’appel d’air.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque la température dépasse &#039;&#039;&#039;75°C&#039;&#039;&#039;, une autre alerte est envoyée à l’éleveur pour &#039;&#039;&#039;le prévenir d’une température très dangereuse et d’un risque important d’incendie&#039;&#039;&#039;. Il faut alors prévenir les secours et ne pas intervenir sur le site de fourrage. Il est également important de ne pas générer d’appel d’air à proximité et d’éloigner les équipements alentour comme les véhicules.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Éléments déclencheurs de l’utilisation des sondes à fourrages ====&lt;br /&gt;
Olivia Girbal a mis en place cet outil en 2020 lorsque le stockage a été construit et assuré. L’objectif était de &#039;&#039;&#039;sécuriser un maximum l’exploitation et éviter les incendies&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Bilan ====&lt;br /&gt;
Les sondes sont &#039;&#039;&#039;très fiables&#039;&#039;&#039; et permettent d’ajouter une sécurité sur l’exploitation tout en évitant de perdre du stock de foin. &lt;br /&gt;
=== Logiciel SYNEL ===&lt;br /&gt;
[[Fichier:SYNEL.jpg|vignette|400x400px|Logiciel SYNEL]]&lt;br /&gt;
Olivia Girbal et son mari utilisent également différents logiciels sur l’exploitation. Le logiciel SYNEL permet de faire les &#039;&#039;&#039;déclarations de naissances et déclarations de tous les mouvements d’animaux&#039;&#039;&#039; et &#039;&#039;&#039;d’actualiser le carnet sanitaire en ligne&#039;&#039;&#039; plutôt que sur papier. Une très grande majorité d’exploitations utilise déjà ce logiciel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les informations du troupeau sont enregistrées sur le logiciel ce qui évite les erreurs et fait gagner du temps lors des déclarations. Sur le carnet sanitaire, un même traitement peut être renseigné pour plusieurs animaux en même temps par exemple. Le logiciel permet aussi de donner rapidement une information telle que le nombre de veaux ayant eu la grippe cette année, combien il y a eu de mammites sur le troupeau… &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Éléments déclencheurs de l’utilisation du logiciel SYNEL ====&lt;br /&gt;
L’usage d’un logiciel est &#039;&#039;&#039;plus efficace et plus simple&#039;&#039;&#039; que de faire les démarches sur papier. Par exemple à la naissance d’un veau, la déclaration peut se faire immédiatement sur téléphone portable ce qui limite les oublis. Olivia Girbal a commencé à l’utiliser dès qu’il a été possible de faire les déclarations et tenir le cahier sanitaire par informatique afin de gagner du temps. Il est &#039;&#039;&#039;pratique d’utilisation&#039;&#039;&#039; : il n’est pas nécessaire de saisir plusieurs fois les mêmes informations puisque le logiciel les enregistre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Bilan ====&lt;br /&gt;
L’usage de ce logiciel est &#039;&#039;&#039;très simple&#039;&#039;&#039; et permet ainsi de &#039;&#039;&#039;gagner beaucoup de temps&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Logiciel Mes Parcelles ===&lt;br /&gt;
Le logiciel Mes Parcelles dépend de la chambre d’agriculture. Olivia Girbal l’utilise pour tenir le &#039;&#039;&#039;carnet de pâturage&#039;&#039;&#039; et &#039;&#039;&#039;renseigner les épandages et traitements effectués sur les parcelles&#039;&#039;&#039;. Ce logiciel, qui centralise toutes les informations au même endroit, est un &#039;&#039;&#039;outil de traçabilité&#039;&#039;&#039; très utile pour les rotations d’animaux sur les parcelles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Élément déclencheur de l’utilisation de ce logiciel ====&lt;br /&gt;
L’aspect réglementaire a motivé l’utilisation du logiciel Mes Parcelles au GAEC du Champ Fleuri. En effet, tenir le cahier d’épandage et le registre sanitaire sur papier était plus compliqué en termes d’organisation. Lors de la démarche de certification HVE, une vérification du respect des normes est effectuée sur l’exploitation. C’est à ce moment-là que Olivia Girbal a souhaité avoir un &#039;&#039;&#039;outil plus pratique et plus synthétique&#039;&#039;&#039; pour le cahier d’épandage et le registre sanitaire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Bilan ====&lt;br /&gt;
Ce logiciel permet ici encore de &#039;&#039;&#039;gagner du temps&#039;&#039;&#039; par rapport au format papier, tout en &#039;&#039;&#039;facilitant l’organisation du pâturage tournant&#039;&#039;&#039;. Il permet également de &#039;&#039;&#039;centraliser au même endroit toutes les données de l’exploitation sur plusieurs années&#039;&#039;&#039; (épandage, traitements…), ainsi en cas de contrôle aucune information n’est manquante ou perdue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant l’inconvénient de ce logiciel est de devoir &#039;&#039;&#039;saisir les mêmes informations plusieurs fois&#039;&#039;&#039; : à chaque changement de parcelle pour les animaux il faut à nouveau saisir toutes les données. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D’une manière générale sur les logiciels, Olivia Girbal explique que c’est bien plus pratique que le papier et qu’il n’y a &#039;&#039;&#039;pas besoin d’être très doué en informatique pour s’en servir&#039;&#039;&#039; puisqu’ils sont simples d’utilisation. Il faut simplement avoir envie de tester !&lt;br /&gt;
[[File : Mes parcelles.jpg]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Logiciel de planification : NéoCuma ===&lt;br /&gt;
NéoCuma est un logiciel de planification, gestion et comptabilité destiné aux réseaux des Coopératives d&#039;Utilisation de Matériels Agricoles (CUMA). Les objectifs de ce logiciel sont de &#039;&#039;&#039;faciliter les échanges entre les différents acteurs d&#039;une CUMA&#039;&#039;&#039;. Olivia Girbal est responsable salariée au sein d’une CUMA. Ce logiciel lui permet notamment de valider les heures des salariés puis transmettre ces informations pour l’édition des bulletins de paye.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le logiciel permet également à tous les membres de la CUMA d’avoir accès à un &#039;&#039;&#039;planning partagé&#039;&#039;&#039; pour pouvoir vérifier quand le matériel (tracteur…) est disponible ou non.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Bilan ====&lt;br /&gt;
Ce logiciel permet un &#039;&#039;&#039;gain de temps&#039;&#039;&#039; et une &#039;&#039;&#039;organisation efficace&#039;&#039;&#039; au sein d’une CUMA.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Test du logiciel BAOBA ===&lt;br /&gt;
Dans le cadre du projet ARCHIPELL, porté par la chambre d’agriculture Occitanie et qui vise à promouvoir l’usage du numérique dans l’agriculture, Olivia Girbal a eu l’occasion de tester un nouveau logiciel de gestion des pâturages et cultures : le logiciel BAOBA. Sur le même principe que Mes Parcelles, BAOBA permet de &#039;&#039;&#039;tenir le carnet de pâturage&#039;&#039;&#039;, mais de manière plus &#039;&#039;&#039;simple et efficace&#039;&#039;&#039; selon Olivia Girbal car il n’est &#039;&#039;&#039;pas nécessaire de saisir à nouveau toutes les informations à chaque rotation&#039;&#039;&#039; : il suffit de déplacer un point représentant une partie du troupeau d’une parcelle vers une autre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant pour le moment le logiciel lui semble &#039;&#039;&#039;moins simple visuellement à utiliser&#039;&#039;&#039;, et moins synthétique en raison du nombre de critères et données à remplir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les investissements ==&lt;br /&gt;
=== Coût des outils numériques ===&lt;br /&gt;
Les outils numériques présentés ont un coût, cependant en partie compensé par le gain de temps qu’ils permettent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Les capteurs de vêlage coûtent environ &#039;&#039;&#039;4700€ pour 5 capteurs et une antenne relais&#039;&#039;&#039; en s’équipant chez Innoval. &lt;br /&gt;
* Les colliers de détection des chaleurs coûtent &#039;&#039;&#039;10000 à 15000 € pour 80 colliers&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
* Les sondes à fourrage coûtent environ &#039;&#039;&#039;800 € pour 10 sondes et un relais&#039;&#039;&#039;, et &#039;&#039;&#039;96 TTC€ par an de frais d’abonnement&#039;&#039;&#039; chez Groupama.&lt;br /&gt;
* Le logiciel SYNEL fait payer des frais pour les déclarations de naissances et tout mouvement d’animaux, mais ces derniers &#039;&#039;&#039;coûtent moins cher que la déclaration sur papier&#039;&#039;&#039;. Par exemple, une déclaration de naissance coûte 48 centimes de moins sur informatique et un mouvement coûte 15 centimes de moins. L’abonnement à la partie carnet sanitaire du logiciel coûte &#039;&#039;&#039;87€ hors taxe&#039;&#039;&#039;. &lt;br /&gt;
* Le logiciel Mes Parcelles coûte &#039;&#039;&#039;358€ HT&#039;&#039;&#039; par an.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Aides perçues ===&lt;br /&gt;
Le GAEC du Champ Fleuri a pu obtenir une subvention de la région pour les capteurs de vêlage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les colliers peuvent aussi être éligibles à des subventions dans certaines situations. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus Groupama, fournisseur des sondes à fourrage, remboursait 150€ par an pendant cinq ans sur la cotisation des sondes à fourrage pour encourager les exploitants à s’équiper. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Temps de travail ===&lt;br /&gt;
Un &#039;&#039;&#039;temps d’adaptation&#039;&#039;&#039; est nécessaire pour une bonne utilisation des outils. Pour les capteurs de vêlage et les colliers connectés il faut compter &#039;&#039;&#039;au moins un an pour se familiariser à l’outil&#039;&#039;&#039;. A l’issue de cette année le gain de temps est important.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour les logiciels, il faut les utiliser pour en voir les limites et avantages et savoir s’ils sont utiles sur l’exploitation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les sondes à fourrage s’utilisent quant à elles très facilement, il n’y a pas besoin de temps d’adaptation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Tableau récapitulatif ===&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Outil numérique&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Coût&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Aides perçues&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Bénéfice&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Capteur de vêlage&lt;br /&gt;
|4700 € pour 5 capteurs et 1 antenne relais&lt;br /&gt;
|Subvention de la région Occitanie&lt;br /&gt;
|Gain de temps&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Confort de vie&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Colliers de détection de chaleurs&lt;br /&gt;
|10000 à 15000 € pour 80 colliers&lt;br /&gt;
|&amp;lt;nowiki&amp;gt;-&amp;lt;/nowiki&amp;gt;&lt;br /&gt;
|Gain de temps &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Confort de vie&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Sondes à fourrage&lt;br /&gt;
|800 € pour 10 sondes et un relais, et 96 TTC € par an de frais d’abonnement&lt;br /&gt;
|Aides de Groupama, fournisseur des sondes : 150 € par an pendant 5 ans &lt;br /&gt;
|Sécurité&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Logiciel SYNEL&lt;br /&gt;
|Prix des déclarations, moins cher qu’au format papier&lt;br /&gt;
|&amp;lt;nowiki&amp;gt;-&amp;lt;/nowiki&amp;gt;&lt;br /&gt;
|Gain de temps&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Organisation&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Logiciel Mes Parcelles&lt;br /&gt;
|358 € HT / an&lt;br /&gt;
|&amp;lt;nowiki&amp;gt;-&amp;lt;/nowiki&amp;gt;&lt;br /&gt;
|Gain de temps&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Organisation&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Perspectives ==&lt;br /&gt;
A l’avenir, Olivia Girbal explique qu’elle utilisera peut-être d’autres outils numériques si leur utilisation semble pertinente ou plus adaptée que les outils en place actuellement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conseils pour d’autres agriculteurs ==&lt;br /&gt;
Il faut bien se renseigner sur les différents outils et les tester pour savoir lesquels conviendront à une exploitation. Il est important de ne pas acheter de façon précipitée et de s’informer sur les aides existantes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources ==&lt;br /&gt;
Retour d&#039;expérience rédigé à la suite d&#039;un entretien avec Olivia Girbal en Août 2026.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Pages liées}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Soline Littolff (3857106693)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:SYNEL.jpg&amp;diff=197631</id>
		<title>Fichier:SYNEL.jpg</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:SYNEL.jpg&amp;diff=197631"/>
		<updated>2026-09-02T07:29:01Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Soline Littolff (3857106693) : Capture d&amp;#039;écran logiciel SYNEL&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Description ==&lt;br /&gt;
Capture d&#039;écran logiciel SYNEL&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Soline Littolff (3857106693)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Utilisation_d%27outils_num%C3%A9riques_au_GAEC_du_Champ_Fleuri&amp;diff=197630</id>
		<title>Utilisation d&#039;outils numériques au GAEC du Champ Fleuri</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Utilisation_d%27outils_num%C3%A9riques_au_GAEC_du_Champ_Fleuri&amp;diff=197630"/>
		<updated>2026-09-02T07:28:25Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Soline Littolff (3857106693) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Portrait de ferme&lt;br /&gt;
|Nom de l&#039;exploitation=GAEC du Champ Fleuri&lt;br /&gt;
|Nom de l&#039;agriculteur=Olivia Girbal&lt;br /&gt;
|Département=Aveyron (département)&lt;br /&gt;
|SAU=108&lt;br /&gt;
|UTH=2&lt;br /&gt;
|Bannière=graphique chaleurs vaches 1.jpg&lt;br /&gt;
|Type de production=Élevage bovin viande&lt;br /&gt;
|Cultures=Triticale@ Légumineuses@ Prairie&lt;br /&gt;
|Cahier des charges=Haute valeur environnementale&lt;br /&gt;
|Programme=Occitanum&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
Le GAEC du Champ Fleuri, exploitation agricole en [[Élevage bovin viande|bovin viande]] située dans le nord de l’[[Aveyron (département)|Aveyron]], a mis en place différents &#039;&#039;&#039;outils numériques&#039;&#039;&#039; sur la ferme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Contexte ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Nom de l’exploitation :&#039;&#039;&#039; GAEC du Champ Fleuri&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;SAU :&#039;&#039;&#039; l’exploitation possède une SAU de 108 ha avec 70 ha de prairies permanentes et une trentaine d’hectares de prairies temporaires&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Cheptel :&#039;&#039;&#039; 95 mères Aubrac &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Ateliers et productions :&#039;&#039;&#039; bovin viande allaitant en système naisseur, les veaux sont vendus en broutard entre 9 et 12 mois. Les veaux sont issus d’un croisement aubrac-charolais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;UTH :&#039;&#039;&#039; 2 personnes travaillent sur l’exploitation, Olivia Girbal et son mari sont en GAEC depuis 2016&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Cultures et rotations :&#039;&#039;&#039; L’exploitation possède environ 5 ha de triticale en rotation avec des mélanges de légumineuses sur 4 ans.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Labels :&#039;&#039;&#039; HVE depuis 2022 et en filière Boeuf Fermier Aubrac&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Présentation des pratiques innovantes ==&lt;br /&gt;
Différents &#039;&#039;&#039;outils numériques&#039;&#039;&#039; ont été mis en place sur l’exploitation au cours des dernières années.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Capteurs de détection de vêlage ===&lt;br /&gt;
Depuis 2022, des capteurs de détection de vêlage sont utilisés sur l’exploitation. Lorsque les agriculteurs constatent que la vache est prête à vêler, en contrôlant la température de son organisme, ils fixent sur sa queue le capteur SmartVel. Ce capteur &#039;&#039;&#039;détecte différents paramètres&#039;&#039;&#039; notamment les contractions de la vache et envoie un SMS aux agriculteurs pour prévenir que la vache va vêler. Au bout de deux heures, si la vache n’a toujours pas vêlé, un nouvel SMS &#039;&#039;&#039;prévient les éleveurs&#039;&#039;&#039;, qui peuvent alors intervenir pour aider la vache.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Éléments déclencheurs de l’utilisation des capteurs ====&lt;br /&gt;
La période de vêlage est éprouvante pour les éleveurs qui doivent &#039;&#039;&#039;continuellement surveiller les vaches&#039;&#039;&#039; en se rendant à l’étable plusieurs fois par jour et par nuit. Cette période dure plusieurs semaines, et les éleveurs ne dorment presque pas. Olivia Girbal avait entendu parler des avantages de ces capteurs via d’autres exploitations. Elle explique que le capteur permet de &#039;&#039;&#039;déléguer entièrement la surveillance des vaches&#039;&#039;&#039; durant cette période, et donc de &#039;&#039;&#039;retrouver un confort de vie&#039;&#039;&#039; durant ces quelques semaines car il y a moins besoin d’aller voir les vaches. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela permet aussi de &#039;&#039;&#039;gagner du temps&#039;&#039;&#039; pour le reste de l’exploitation : par exemple pour un agriculteur dont les vaches vêlent au printemps, il est possible de s’occuper d’autres tâches dans la ferme ou les champs car les capteurs ont une &#039;&#039;&#039;portée lointaine&#039;&#039;&#039; et l’éleveur sera prévenu où qu’il soit lorsqu’une vache va vêler.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus, les capteurs sont un &#039;&#039;&#039;outil d’aide à la décision&#039;&#039;&#039; pour savoir quand il est nécessaire d’intervenir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Bilan ====&lt;br /&gt;
Les capteurs sont &#039;&#039;&#039;fiables à au moins 95%&#039;&#039;&#039;. Les rares fois où Olivia Girbal n’a pas été prévenue d’un vêlage c’était parce que le vêlage était trop discret pour être détecté par le capteur, et à fortiori pour être détecté par l&#039;œil humain. A l’exception de ces quelques vêlages très rapides et faciles, Olivia Girbal a toujours été prévenue en cas de vêlage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il peut aussi arriver que l’appareil détecte des signes de vêlage et envoie une fausse alerte, notamment l’été quand les vaches sont couvertes de mouche. Mais cela arrive rarement et ce n’est pas très grave que l’appareil appelle pour rien. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut apprendre à &#039;&#039;&#039;faire confiance au capteur&#039;&#039;&#039; pour lui déléguer la surveillance du vêlage, c’est un gain de temps énorme et cela permet de retrouver une vie moins stressante et moins fatigante pendant les périodes de vêlage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a &#039;&#039;&#039;moins d’interventions pour aider au vêlage&#039;&#039;&#039; depuis que ces capteurs sont utilisés, ce qui limite le risque infectieux.&lt;br /&gt;
&amp;lt;gallery mode=&amp;quot;slideshow&amp;quot; showthumbnails=true&amp;gt;&lt;br /&gt;
File : SmartVel.jpg| Un kit contenant des capteurs SmartVel ainsi qu&#039;une antenne relais&lt;br /&gt;
File : capteur velage.jpg| Un kit contenant des capteurs SmartVel ainsi qu&#039;une antenne relais&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Colliers de détection des chaleurs ===&lt;br /&gt;
[[Fichier:Collier_detection_chaleur.jpg|vignette|Collier de détection des chaleurs]]En 2022, des colliers de détection des chaleurs ont également commencé à être utilisés sur l’exploitation. Ces colliers &#039;&#039;&#039;envoient des alertes à l’éleveur&#039;&#039;&#039; lorsque la vache est en chaleur et prête à être inséminée. Ces colliers sont très utilisés en élevage laitiers mais moins en élevage allaitant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Éléments déclencheurs de l’utilisation des colliers ====&lt;br /&gt;
La période des chaleurs suit celle des vêlages et est également très fatigante. Il faut aller dans la stabulation plusieurs fois par jour et par nuit pour ne pas rater le moment propice à l’insémination. L’utilisation de ces capteurs est donc là aussi un &#039;&#039;&#039;gain de temps important&#039;&#039;&#039; pour les éleveurs tout en leur permettant de &#039;&#039;&#039;retrouver un confort de vie&#039;&#039;&#039; lors de cette période.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Bilan ====&lt;br /&gt;
L’appareil permet d’être plus fiable que l&#039;œil humain pour détecter le moment où la vache doit être inséminée&#039;&#039;&#039;. Cela augmente les chances de réussite de l’insémination&#039;&#039;&#039;. La &#039;&#039;&#039;fiabilité est d’au moins 70%&#039;&#039;&#039;, ce qui se rapproche des saillies de taureaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En cas de chaleur silencieuse, le collier ne fera cependant pas mieux que l&#039;œil humain et ne détectera pas les chaleurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un avantage important de cet outil est aussi de pouvoir avoir accès à un catalogue de taureaux triés et dont les descendances sont testées à un moindre coût.&lt;br /&gt;
Il faut par contre faire &#039;&#039;&#039;attention à la distance entre le troupeau et le boîtier relais&#039;&#039;&#039;, si elle est trop grande le système fonctionnera mal et risque de ne pas prévenir l’éleveur. De plus, la pose et la dépose peuvent être assez compliquées mais il existe désormais un système de boucles auriculaires clipsables beaucoup plus simple à utiliser.&amp;lt;gallery mode=&amp;quot;slideshow&amp;quot; showthumbnails=true&amp;gt;&lt;br /&gt;
File : graphique chaleurs vaches 1.jpg| Exemples de graphiques de chaleurs des vaches obtenus grâce au collier et accessibles sur le logiciel SenseHub relié&lt;br /&gt;
File : graphique chaleurs vaches 2.jpg| Exemples de graphiques de chaleurs des vaches obtenus grâce au collier et accessibles sur le logiciel SenseHub relié&lt;br /&gt;
File : graphique chaleurs vaches 3.jpg| Exemples de graphiques de chaleurs des vaches obtenus grâce au collier et accessibles sur le logiciel SenseHub relié&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Sondes à fourrage connectées ===&lt;br /&gt;
[[Fichier:Sonde_a_fourrage.jpg|vignette|Une sonde à fourrage connectée]]Cet appareil permet de &#039;&#039;&#039;mesurer la température des bottes de foin&#039;&#039;&#039;. Lorsque cette température dépasse un seuil critique, l’exploitant est prévenu qu’il faut sortir voire même appeler les pompiers. Cela permet &#039;&#039;&#039;d’éviter les risques d’incendies&#039;&#039;&#039; liés à un fort échauffement lors de la fermentation des bactéries. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque la température dépasse &#039;&#039;&#039;55°C&#039;&#039;&#039;, une première alerte est envoyée à l’éleveur pour &#039;&#039;&#039;le prévenir d’une température dangereuse&#039;&#039;&#039;. Il est alors conseillé de contrôler la température, d’aérer les tas à partir du sommet, de tenir à proximité les moyens d’extinction, de sortir le fourrage uniquement en présence des secours et de ne pas générer d’appel d’air.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque la température dépasse &#039;&#039;&#039;75°C&#039;&#039;&#039;, une autre alerte est envoyée à l’éleveur pour &#039;&#039;&#039;le prévenir d’une température très dangereuse et d’un risque important d’incendie&#039;&#039;&#039;. Il faut alors prévenir les secours et ne pas intervenir sur le site de fourrage. Il est également important de ne pas générer d’appel d’air à proximité et d’éloigner les équipements alentour comme les véhicules.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Éléments déclencheurs de l’utilisation des sondes à fourrages ====&lt;br /&gt;
Olivia Girbal a mis en place cet outil en 2020 lorsque le stockage a été construit et assuré. L’objectif était de &#039;&#039;&#039;sécuriser un maximum l’exploitation et éviter les incendies&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Bilan ====&lt;br /&gt;
Les sondes sont &#039;&#039;&#039;très fiables&#039;&#039;&#039; et permettent d’ajouter une sécurité sur l’exploitation tout en évitant de perdre du stock de foin. &lt;br /&gt;
=== Logiciel SYNEL ===&lt;br /&gt;
Olivia Girbal et son mari utilisent également différents logiciels sur l’exploitation. Le logiciel SYNEL permet de faire les &#039;&#039;&#039;déclarations de naissances et déclarations de tous les mouvements d’animaux&#039;&#039;&#039; et &#039;&#039;&#039;d’actualiser le carnet sanitaire en ligne&#039;&#039;&#039; plutôt que sur papier. Une très grande majorité d’exploitations utilise déjà ce logiciel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les informations du troupeau sont enregistrées sur le logiciel ce qui évite les erreurs et fait gagner du temps lors des déclarations. Sur le carnet sanitaire, un même traitement peut être renseigné pour plusieurs animaux en même temps par exemple. Le logiciel permet aussi de donner rapidement une information telle que le nombre de veaux ayant eu la grippe cette année, combien il y a eu de mammites sur le troupeau… &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Éléments déclencheurs de l’utilisation du logiciel SYNEL ====&lt;br /&gt;
L’usage d’un logiciel est &#039;&#039;&#039;plus efficace et plus simple&#039;&#039;&#039; que de faire les démarches sur papier. Par exemple à la naissance d’un veau, la déclaration peut se faire immédiatement sur téléphone portable ce qui limite les oublis. Olivia Girbal a commencé à l’utiliser dès qu’il a été possible de faire les déclarations et tenir le cahier sanitaire par informatique afin de gagner du temps. Il est &#039;&#039;&#039;pratique d’utilisation&#039;&#039;&#039; : il n’est pas nécessaire de saisir plusieurs fois les mêmes informations puisque le logiciel les enregistre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Bilan ====&lt;br /&gt;
L’usage de ce logiciel est &#039;&#039;&#039;très simple&#039;&#039;&#039; et permet ainsi de &#039;&#039;&#039;gagner beaucoup de temps&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
[[File : SYNEL.jpg]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Logiciel Mes Parcelles ===&lt;br /&gt;
Le logiciel Mes Parcelles dépend de la chambre d’agriculture. Olivia Girbal l’utilise pour tenir le &#039;&#039;&#039;carnet de pâturage&#039;&#039;&#039; et &#039;&#039;&#039;renseigner les épandages et traitements effectués sur les parcelles&#039;&#039;&#039;. Ce logiciel, qui centralise toutes les informations au même endroit, est un &#039;&#039;&#039;outil de traçabilité&#039;&#039;&#039; très utile pour les rotations d’animaux sur les parcelles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Élément déclencheur de l’utilisation de ce logiciel ====&lt;br /&gt;
L’aspect réglementaire a motivé l’utilisation du logiciel Mes Parcelles au GAEC du Champ Fleuri. En effet, tenir le cahier d’épandage et le registre sanitaire sur papier était plus compliqué en termes d’organisation. Lors de la démarche de certification HVE, une vérification du respect des normes est effectuée sur l’exploitation. C’est à ce moment-là que Olivia Girbal a souhaité avoir un &#039;&#039;&#039;outil plus pratique et plus synthétique&#039;&#039;&#039; pour le cahier d’épandage et le registre sanitaire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Bilan ====&lt;br /&gt;
Ce logiciel permet ici encore de &#039;&#039;&#039;gagner du temps&#039;&#039;&#039; par rapport au format papier, tout en &#039;&#039;&#039;facilitant l’organisation du pâturage tournant&#039;&#039;&#039;. Il permet également de &#039;&#039;&#039;centraliser au même endroit toutes les données de l’exploitation sur plusieurs années&#039;&#039;&#039; (épandage, traitements…), ainsi en cas de contrôle aucune information n’est manquante ou perdue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant l’inconvénient de ce logiciel est de devoir &#039;&#039;&#039;saisir les mêmes informations plusieurs fois&#039;&#039;&#039; : à chaque changement de parcelle pour les animaux il faut à nouveau saisir toutes les données. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D’une manière générale sur les logiciels, Olivia Girbal explique que c’est bien plus pratique que le papier et qu’il n’y a &#039;&#039;&#039;pas besoin d’être très doué en informatique pour s’en servir&#039;&#039;&#039; puisqu’ils sont simples d’utilisation. Il faut simplement avoir envie de tester !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Logiciel de planification : NéoCuma ===&lt;br /&gt;
NéoCuma est un logiciel de planification, gestion et comptabilité destiné aux réseaux des Coopératives d&#039;Utilisation de Matériels Agricoles (CUMA). Les objectifs de ce logiciel sont de &#039;&#039;&#039;faciliter les échanges entre les différents acteurs d&#039;une CUMA&#039;&#039;&#039;. Olivia Girbal est responsable salariée au sein d’une CUMA. Ce logiciel lui permet notamment de valider les heures des salariés puis transmettre ces informations pour l’édition des bulletins de paye.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le logiciel permet également à tous les membres de la CUMA d’avoir accès à un &#039;&#039;&#039;planning partagé&#039;&#039;&#039; pour pouvoir vérifier quand le matériel (tracteur…) est disponible ou non.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Bilan ====&lt;br /&gt;
Ce logiciel permet un &#039;&#039;&#039;gain de temps&#039;&#039;&#039; et une &#039;&#039;&#039;organisation efficace&#039;&#039;&#039; au sein d’une CUMA.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Test du logiciel BAOBA ===&lt;br /&gt;
Dans le cadre du projet ARCHIPELL, porté par la chambre d’agriculture Occitanie et qui vise à promouvoir l’usage du numérique dans l’agriculture, Olivia Girbal a eu l’occasion de tester un nouveau logiciel de gestion des pâturages et cultures : le logiciel BAOBA. Sur le même principe que Mes Parcelles, BAOBA permet de &#039;&#039;&#039;tenir le carnet de pâturage&#039;&#039;&#039;, mais de manière plus &#039;&#039;&#039;simple et efficace&#039;&#039;&#039; selon Olivia Girbal car il n’est &#039;&#039;&#039;pas nécessaire de saisir à nouveau toutes les informations à chaque rotation&#039;&#039;&#039; : il suffit de déplacer un point représentant une partie du troupeau d’une parcelle vers une autre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant pour le moment le logiciel lui semble &#039;&#039;&#039;moins simple visuellement à utiliser&#039;&#039;&#039;, et moins synthétique en raison du nombre de critères et données à remplir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les investissements ==&lt;br /&gt;
=== Coût des outils numériques ===&lt;br /&gt;
Les outils numériques présentés ont un coût, cependant en partie compensé par le gain de temps qu’ils permettent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Les capteurs de vêlage coûtent environ &#039;&#039;&#039;4700€ pour 5 capteurs et une antenne relais&#039;&#039;&#039; en s’équipant chez Innoval. &lt;br /&gt;
* Les colliers de détection des chaleurs coûtent &#039;&#039;&#039;10000 à 15000 € pour 80 colliers&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
* Les sondes à fourrage coûtent environ &#039;&#039;&#039;800 € pour 10 sondes et un relais&#039;&#039;&#039;, et &#039;&#039;&#039;96 TTC€ par an de frais d’abonnement&#039;&#039;&#039; chez Groupama.&lt;br /&gt;
* Le logiciel SYNEL fait payer des frais pour les déclarations de naissances et tout mouvement d’animaux, mais ces derniers &#039;&#039;&#039;coûtent moins cher que la déclaration sur papier&#039;&#039;&#039;. Par exemple, une déclaration de naissance coûte 48 centimes de moins sur informatique et un mouvement coûte 15 centimes de moins. L’abonnement à la partie carnet sanitaire du logiciel coûte &#039;&#039;&#039;87€ hors taxe&#039;&#039;&#039;. &lt;br /&gt;
* Le logiciel Mes Parcelles coûte &#039;&#039;&#039;358€ HT&#039;&#039;&#039; par an.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Aides perçues ===&lt;br /&gt;
Le GAEC du Champ Fleuri a pu obtenir une subvention de la région pour les capteurs de vêlage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les colliers peuvent aussi être éligibles à des subventions dans certaines situations. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus Groupama, fournisseur des sondes à fourrage, remboursait 150€ par an pendant cinq ans sur la cotisation des sondes à fourrage pour encourager les exploitants à s’équiper. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Temps de travail ===&lt;br /&gt;
Un &#039;&#039;&#039;temps d’adaptation&#039;&#039;&#039; est nécessaire pour une bonne utilisation des outils. Pour les capteurs de vêlage et les colliers connectés il faut compter &#039;&#039;&#039;au moins un an pour se familiariser à l’outil&#039;&#039;&#039;. A l’issue de cette année le gain de temps est important.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour les logiciels, il faut les utiliser pour en voir les limites et avantages et savoir s’ils sont utiles sur l’exploitation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les sondes à fourrage s’utilisent quant à elles très facilement, il n’y a pas besoin de temps d’adaptation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Tableau récapitulatif ===&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Outil numérique&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Coût&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Aides perçues&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Bénéfice&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Capteur de vêlage&lt;br /&gt;
|4700 € pour 5 capteurs et 1 antenne relais&lt;br /&gt;
|Subvention de la région Occitanie&lt;br /&gt;
|Gain de temps&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Confort de vie&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Colliers de détection de chaleurs&lt;br /&gt;
|10000 à 15000 € pour 80 colliers&lt;br /&gt;
|&amp;lt;nowiki&amp;gt;-&amp;lt;/nowiki&amp;gt;&lt;br /&gt;
|Gain de temps &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Confort de vie&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Sondes à fourrage&lt;br /&gt;
|800 € pour 10 sondes et un relais, et 96 TTC € par an de frais d’abonnement&lt;br /&gt;
|Aides de Groupama, fournisseur des sondes : 150 € par an pendant 5 ans &lt;br /&gt;
|Sécurité&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Logiciel SYNEL&lt;br /&gt;
|Prix des déclarations, moins cher qu’au format papier&lt;br /&gt;
|&amp;lt;nowiki&amp;gt;-&amp;lt;/nowiki&amp;gt;&lt;br /&gt;
|Gain de temps&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Organisation&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Logiciel Mes Parcelles&lt;br /&gt;
|358 € HT / an&lt;br /&gt;
|&amp;lt;nowiki&amp;gt;-&amp;lt;/nowiki&amp;gt;&lt;br /&gt;
|Gain de temps&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Organisation&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Perspectives ==&lt;br /&gt;
A l’avenir, Olivia Girbal explique qu’elle utilisera peut-être d’autres outils numériques si leur utilisation semble pertinente ou plus adaptée que les outils en place actuellement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conseils pour d’autres agriculteurs ==&lt;br /&gt;
Il faut bien se renseigner sur les différents outils et les tester pour savoir lesquels conviendront à une exploitation. Il est important de ne pas acheter de façon précipitée et de s’informer sur les aides existantes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources ==&lt;br /&gt;
Retour d&#039;expérience rédigé à la suite d&#039;un entretien avec Olivia Girbal en Août 2026.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Pages liées}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Soline Littolff (3857106693)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Utilisation_d%27outils_num%C3%A9riques_au_GAEC_du_Champ_Fleuri&amp;diff=197616</id>
		<title>Utilisation d&#039;outils numériques au GAEC du Champ Fleuri</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Utilisation_d%27outils_num%C3%A9riques_au_GAEC_du_Champ_Fleuri&amp;diff=197616"/>
		<updated>2026-09-01T09:21:12Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Soline Littolff (3857106693) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Portrait de ferme&lt;br /&gt;
|Nom de l&#039;exploitation=GAEC du Champ Fleuri&lt;br /&gt;
|Nom de l&#039;agriculteur=Olivia Girbal&lt;br /&gt;
|Département=Aveyron (département)&lt;br /&gt;
|SAU=108&lt;br /&gt;
|UTH=2&lt;br /&gt;
|Bannière=SmartVel.jpg&lt;br /&gt;
|Type de production=Élevage bovin viande&lt;br /&gt;
|Cultures=Triticale@ Légumineuses@ Prairie&lt;br /&gt;
|Cahier des charges=Haute valeur environnementale&lt;br /&gt;
|Programme=Occitanum&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
Le GAEC du Champ Fleuri, exploitation agricole en [[Élevage bovin viande|bovin viande]] située dans le nord de l’[[Aveyron (département)|Aveyron]], a mis en place différents &#039;&#039;&#039;outils numériques&#039;&#039;&#039; sur la ferme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Contexte ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Nom de l’exploitation :&#039;&#039;&#039; GAEC du Champ Fleuri&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;SAU :&#039;&#039;&#039; l’exploitation possède une SAU de 108 ha avec 70 ha de prairies permanentes et une trentaine d’hectares de prairies temporaires&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Cheptel :&#039;&#039;&#039; 95 mères Aubrac &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Ateliers et productions :&#039;&#039;&#039; bovin viande allaitant en système naisseur, les veaux sont vendus en broutard entre 9 et 12 mois. Les veaux sont issus d’un croisement aubrac-charolais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;UTH :&#039;&#039;&#039; 2 personnes travaillent sur l’exploitation, Olivia Girbal et son mari sont en GAEC depuis 2016&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Cultures et rotations :&#039;&#039;&#039; L’exploitation possède environ 5 ha de triticale en rotation avec des mélanges de légumineuses sur 4 ans.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Labels :&#039;&#039;&#039; HVE depuis 2022 et en filière Boeuf Fermier Aubrac&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Présentation des pratiques innovantes ==&lt;br /&gt;
Différents &#039;&#039;&#039;outils numériques&#039;&#039;&#039; ont été mis en place sur l’exploitation au cours des dernières années.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Capteurs de détection de vêlage ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Principe ====&lt;br /&gt;
Depuis 2022, des capteurs de détection de vêlage sont utilisés sur l’exploitation. Lorsque les agriculteurs constatent que la vache est prête à vêler, en contrôlant la température de son organisme, ils fixent sur sa queue le capteur SmartVel. Ce capteur &#039;&#039;&#039;détecte différents paramètres&#039;&#039;&#039; notamment les contractions de la vache et envoie un SMS aux agriculteurs pour prévenir que la vache va vêler. Au bout de deux heures, si la vache n’a toujours pas vêlé, un nouvel SMS &#039;&#039;&#039;prévient les éleveurs&#039;&#039;&#039;, qui peuvent alors intervenir pour aider la vache.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Éléments déclencheurs de l’utilisation des capteurs ====&lt;br /&gt;
La période de vêlage est éprouvante pour les éleveurs qui doivent &#039;&#039;&#039;continuellement surveiller les vaches&#039;&#039;&#039; en se rendant à l’étable plusieurs fois par jour et par nuit. Cette période dure plusieurs semaines, et les éleveurs ne dorment presque pas. Olivia Girbal avait entendu parler des avantages de ces capteurs via d’autres exploitations. Elle explique que le capteur permet de &#039;&#039;&#039;déléguer entièrement la surveillance des vaches&#039;&#039;&#039; durant cette période, et donc de &#039;&#039;&#039;retrouver un confort de vie&#039;&#039;&#039; durant ces quelques semaines car il y a moins besoin d’aller voir les vaches. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela permet aussi de &#039;&#039;&#039;gagner du temps&#039;&#039;&#039; pour le reste de l’exploitation : par exemple pour un agriculteur dont les vaches vêlent au printemps, il est possible de s’occuper d’autres tâches dans la ferme ou les champs car les capteurs ont une &#039;&#039;&#039;portée lointaine&#039;&#039;&#039; et l’éleveur sera prévenu où qu’il soit lorsqu’une vache va vêler.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus, les capteurs sont un &#039;&#039;&#039;outil d’aide à la décision&#039;&#039;&#039; pour savoir quand il est nécessaire d’intervenir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Bilan ====&lt;br /&gt;
Les capteurs sont &#039;&#039;&#039;fiables à au moins 95%&#039;&#039;&#039;. Les rares fois où Olivia Girbal n’a pas été prévenue d’un vêlage c’était parce que le vêlage était trop discret pour être détecté par le capteur, et à fortiori pour être détecté par l&#039;œil humain. A l’exception de ces quelques vêlages très rapides et faciles, Olivia Girbal a toujours été prévenue en cas de vêlage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il peut aussi arriver que l’appareil détecte des signes de vêlage et envoie une fausse alerte, notamment l’été quand les vaches sont couvertes de mouche. Mais cela arrive rarement et ce n’est pas très grave que l’appareil appelle pour rien. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut apprendre à &#039;&#039;&#039;faire confiance au capteur&#039;&#039;&#039; pour lui déléguer la surveillance du vêlage, c’est un gain de temps énorme et cela permet de retrouver une vie moins stressante et moins fatigante pendant les périodes de vêlage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a &#039;&#039;&#039;moins d’interventions pour aider au vêlage&#039;&#039;&#039; depuis que ces capteurs sont utilisés, ce qui limite le risque infectieux.&lt;br /&gt;
&amp;lt;gallery mode=&amp;quot;slideshow&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
File : SmartVel.jpg| Un kit contenant des capteurs SmartVel ainsi qu&#039;une antenne relais&lt;br /&gt;
File : capteur velage.jpg| Un kit contenant des capteurs SmartVel ainsi qu&#039;une antenne relais&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Colliers de détection des chaleurs ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Principe ====&lt;br /&gt;
En 2022, des colliers de détection des chaleurs ont également commencé à être utilisés sur l’exploitation. Ces colliers &#039;&#039;&#039;envoient des alertes à l’éleveur&#039;&#039;&#039; lorsque la vache est en chaleur et prête à être inséminée. Ces colliers sont très utilisés en élevage laitiers mais moins en élevage allaitant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Éléments déclencheurs de l’utilisation des colliers ====&lt;br /&gt;
La période des chaleurs suit celle des vêlages et est également très fatigante. Il faut aller dans la stabulation plusieurs fois par jour et par nuit pour ne pas rater le moment propice à l’insémination. L’utilisation de ces capteurs est donc là aussi un &#039;&#039;&#039;gain de temps important&#039;&#039;&#039; pour les éleveurs tout en leur permettant de &#039;&#039;&#039;retrouver un confort de vie&#039;&#039;&#039; lors de cette période.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Bilan ====&lt;br /&gt;
L’appareil permet d’être plus fiable que l&#039;œil humain pour détecter le moment où la vache doit être inséminée&#039;&#039;&#039;. Cela augmente les chances de réussite de l’insémination&#039;&#039;&#039;. La &#039;&#039;&#039;fiabilité est d’au moins 70%&#039;&#039;&#039;, ce qui se rapproche des saillies de taureaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En cas de chaleur silencieuse, le collier ne fera cependant pas mieux que l&#039;œil humain et ne détectera pas les chaleurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un avantage important de cet outil est aussi de pouvoir avoir accès à un catalogue de taureaux triés et dont les descendances sont testées à un moindre coût.&lt;br /&gt;
Il faut par contre faire &#039;&#039;&#039;attention à la distance entre le troupeau et le boîtier relais&#039;&#039;&#039;, si elle est trop grande le système fonctionnera mal et risque de ne pas prévenir l’éleveur. De plus, la pose et la dépose peuvent être assez compliquées mais il existe désormais un système de boucles auriculaires clipsables beaucoup plus simple à utiliser.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Collier_detection_chaleur.jpg|centré|vignette|700x700px|Collier de détection des chaleurs]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;gallery mode=&amp;quot;slideshow&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
File : graphique chaleurs vaches 1.jpg| Exemples de graphiques de chaleurs des vaches obtenus grâce au collier et accessibles sur le logiciel SenseHub relié&lt;br /&gt;
File : graphique chaleurs vaches 2.jpg| Exemples de graphiques de chaleurs des vaches obtenus grâce au collier et accessibles sur le logiciel SenseHub relié&lt;br /&gt;
File : graphique chaleurs vaches 3.jpg| Exemples de graphiques de chaleurs des vaches obtenus grâce au collier et accessibles sur le logiciel SenseHub relié&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Sondes à fourrage connectées ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Principe ====&lt;br /&gt;
Cet appareil permet de &#039;&#039;&#039;mesurer la température des bottes de foin&#039;&#039;&#039;. Lorsque cette température dépasse un seuil critique, l’exploitant est prévenu qu’il faut sortir voire même appeler les pompiers. Cela permet &#039;&#039;&#039;d’éviter les risques d’incendies&#039;&#039;&#039; liés à un fort échauffement lors de la fermentation des bactéries. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque la température dépasse &#039;&#039;&#039;55°C&#039;&#039;&#039;, une première alerte est envoyée à l’éleveur pour &#039;&#039;&#039;le prévenir d’une température dangereuse&#039;&#039;&#039;. Il est alors conseillé de contrôler la température, d’aérer les tas à partir du sommet, de tenir à proximité les moyens d’extinction, de sortir le fourrage uniquement en présence des secours et de ne pas générer d’appel d’air.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque la température dépasse &#039;&#039;&#039;75°C&#039;&#039;&#039;, une autre alerte est envoyée à l’éleveur pour &#039;&#039;&#039;le prévenir d’une température très dangereuse et d’un risque important d’incendie&#039;&#039;&#039;. Il faut alors prévenir les secours et ne pas intervenir sur le site de fourrage. Il est également important de ne pas générer d’appel d’air à proximité et d’éloigner les équipements alentour comme les véhicules.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Éléments déclencheurs de l’utilisation des sondes à fourrages ====&lt;br /&gt;
Olivia Girbal a mis en place cet outil en 2020 lorsque le stockage a été construit et assuré. L’objectif était de &#039;&#039;&#039;sécuriser un maximum l’exploitation et éviter les incendies&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Bilan ====&lt;br /&gt;
Les sondes sont &#039;&#039;&#039;très fiables&#039;&#039;&#039; et permettent d’ajouter une sécurité sur l’exploitation tout en évitant de perdre du stock de foin. &lt;br /&gt;
[[Fichier:Sonde_a_fourrage.jpg|centré|vignette|700x700px|Une sonde à fourrage connectée]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Logiciel SYNEL ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Principe ====&lt;br /&gt;
Olivia Girbal et son mari utilisent également différents logiciels sur l’exploitation. Le logiciel SYNEL permet de faire les &#039;&#039;&#039;déclarations de naissances et déclarations de tous les mouvements d’animaux&#039;&#039;&#039; et &#039;&#039;&#039;d’actualiser le carnet sanitaire en ligne&#039;&#039;&#039; plutôt que sur papier. Une très grande majorité d’exploitations utilise déjà ce logiciel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les informations du troupeau sont enregistrées sur le logiciel ce qui évite les erreurs et fait gagner du temps lors des déclarations. Sur le carnet sanitaire, un même traitement peut être renseigné pour plusieurs animaux en même temps par exemple. Le logiciel permet aussi de donner rapidement une information telle que le nombre de veaux ayant eu la grippe cette année, combien il y a eu de mammites sur le troupeau… &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Éléments déclencheurs de l’utilisation du logiciel SYNEL ====&lt;br /&gt;
L’usage d’un logiciel est &#039;&#039;&#039;plus efficace et plus simple&#039;&#039;&#039; que de faire les démarches sur papier. Par exemple à la naissance d’un veau, la déclaration peut se faire immédiatement sur téléphone portable ce qui limite les oublis. Olivia Girbal a commencé à l’utiliser dès qu’il a été possible de faire les déclarations et tenir le cahier sanitaire par informatique afin de gagner du temps. Il est &#039;&#039;&#039;pratique d’utilisation&#039;&#039;&#039; : il n’est pas nécessaire de saisir plusieurs fois les mêmes informations puisque le logiciel les enregistre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Bilan ====&lt;br /&gt;
L’usage de ce logiciel est &#039;&#039;&#039;très simple&#039;&#039;&#039; et permet ainsi de &#039;&#039;&#039;gagner beaucoup de temps&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Logiciel Mes Parcelles ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Principe ====&lt;br /&gt;
Le logiciel Mes Parcelles dépend de la chambre d’agriculture. Olivia Girbal l’utilise pour tenir le &#039;&#039;&#039;carnet de pâturage&#039;&#039;&#039; et &#039;&#039;&#039;renseigner les épandages et traitements effectués sur les parcelles&#039;&#039;&#039;. Ce logiciel, qui centralise toutes les informations au même endroit, est un &#039;&#039;&#039;outil de traçabilité&#039;&#039;&#039; très utile pour les rotations d’animaux sur les parcelles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Élément déclencheur de l’utilisation de ce logiciel ====&lt;br /&gt;
L’aspect réglementaire a motivé l’utilisation du logiciel Mes Parcelles au GAEC du Champ Fleuri. En effet, tenir le cahier d’épandage et le registre sanitaire sur papier était plus compliqué en termes d’organisation. Lors de la démarche de certification HVE, une vérification du respect des normes est effectuée sur l’exploitation. C’est à ce moment-là que Olivia Girbal a souhaité avoir un &#039;&#039;&#039;outil plus pratique et plus synthétique&#039;&#039;&#039; pour le cahier d’épandage et le registre sanitaire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Bilan ====&lt;br /&gt;
Ce logiciel permet ici encore de &#039;&#039;&#039;gagner du temps&#039;&#039;&#039; par rapport au format papier, tout en &#039;&#039;&#039;facilitant l’organisation du pâturage tournant&#039;&#039;&#039;. Il permet également de &#039;&#039;&#039;centraliser au même endroit toutes les données de l’exploitation sur plusieurs années&#039;&#039;&#039; (épandage, traitements…), ainsi en cas de contrôle aucune information n’est manquante ou perdue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant l’inconvénient de ce logiciel est de devoir &#039;&#039;&#039;saisir les mêmes informations plusieurs fois&#039;&#039;&#039; : à chaque changement de parcelle pour les animaux il faut à nouveau saisir toutes les données. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D’une manière générale sur les logiciels, Olivia Girbal explique que c’est bien plus pratique que le papier et qu’il n’y a &#039;&#039;&#039;pas besoin d’être très doué en informatique pour s’en servir&#039;&#039;&#039; puisqu’ils sont simples d’utilisation. Il faut simplement avoir envie de tester !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Logiciel de planification : NéoCuma ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Principe ====&lt;br /&gt;
NéoCuma est un logiciel de planification, gestion et comptabilité destiné aux réseaux des Coopératives d&#039;Utilisation de Matériels Agricoles (CUMA). Les objectifs de ce logiciel sont de &#039;&#039;&#039;faciliter les échanges entre les différents acteurs d&#039;une CUMA&#039;&#039;&#039;. Olivia Girbal est responsable salariée au sein d’une CUMA. Ce logiciel lui permet notamment de valider les heures des salariés puis transmettre ces informations pour l’édition des bulletins de paye.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le logiciel permet également à tous les membres de la CUMA d’avoir accès à un &#039;&#039;&#039;planning partagé&#039;&#039;&#039; pour pouvoir vérifier quand le matériel (tracteur…) est disponible ou non.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Bilan ====&lt;br /&gt;
Ce logiciel permet un &#039;&#039;&#039;gain de temps&#039;&#039;&#039; et une &#039;&#039;&#039;organisation efficace&#039;&#039;&#039; au sein d’une CUMA.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Test du logiciel BAOBA ===&lt;br /&gt;
Dans le cadre du projet ARCHIPELL, porté par la chambre d’agriculture Occitanie et qui vise à promouvoir l’usage du numérique dans l’agriculture, Olivia Girbal a eu l’occasion de tester un nouveau logiciel de gestion des pâturages et cultures : le logiciel BAOBA. Sur le même principe que Mes Parcelles, BAOBA permet de &#039;&#039;&#039;tenir le carnet de pâturage&#039;&#039;&#039;, mais de manière plus &#039;&#039;&#039;simple et efficace&#039;&#039;&#039; selon Olivia Girbal car il n’est &#039;&#039;&#039;pas nécessaire de saisir à nouveau toutes les informations à chaque rotation&#039;&#039;&#039; : il suffit de déplacer un point représentant une partie du troupeau d’une parcelle vers une autre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant pour le moment le logiciel lui semble &#039;&#039;&#039;moins simple visuellement à utiliser&#039;&#039;&#039;, et moins synthétique en raison du nombre de critères et données à remplir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les investissements ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Investissements économiques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Coût des outils numériques ====&lt;br /&gt;
Les outils numériques présentés ont un coût, cependant en partie compensé par le gain de temps qu’ils permettent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Les capteurs de vêlage coûtent environ &#039;&#039;&#039;4700€ pour 5 capteurs et une antenne relais&#039;&#039;&#039; en s’équipant chez Innoval. &lt;br /&gt;
* Les colliers de détection des chaleurs coûtent &#039;&#039;&#039;10000 à 15000 € pour 80 colliers&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
* Les sondes à fourrage coûtent environ &#039;&#039;&#039;800 € pour 10 sondes et un relais&#039;&#039;&#039;, et &#039;&#039;&#039;96 TTC€ par an de frais d’abonnement&#039;&#039;&#039; chez Groupama.&lt;br /&gt;
* Le logiciel SYNEL fait payer des frais pour les déclarations de naissances et tout mouvement d’animaux, mais ces derniers &#039;&#039;&#039;coûtent moins cher que la déclaration sur papier&#039;&#039;&#039;. Par exemple, une déclaration de naissance coûte 48 centimes de moins sur informatique et un mouvement coûte 15 centimes de moins. L’abonnement à la partie carnet sanitaire du logiciel coûte &#039;&#039;&#039;87€ hors taxe&#039;&#039;&#039;. &lt;br /&gt;
* Le logiciel Mes Parcelles coûte &#039;&#039;&#039;358€ HT&#039;&#039;&#039; par an.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Aides perçues ====&lt;br /&gt;
Le GAEC du Champ Fleuri a pu obtenir une subvention de la région pour les capteurs de vêlage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les colliers peuvent aussi être éligibles à des subventions dans certaines situations. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus Groupama, fournisseur des sondes à fourrage, remboursait 150€ par an pendant cinq ans sur la cotisation des sondes à fourrage pour encourager les exploitants à s’équiper. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Temps de travail ===&lt;br /&gt;
Un &#039;&#039;&#039;temps d’adaptation&#039;&#039;&#039; est nécessaire pour une bonne utilisation des outils. Pour les capteurs de vêlage et les colliers connectés il faut compter &#039;&#039;&#039;au moins un an pour se familiariser à l’outil&#039;&#039;&#039;. A l’issue de cette année le gain de temps est important.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour les logiciels, il faut les utiliser pour en voir les limites et avantages et savoir s’ils sont utiles sur l’exploitation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les sondes à fourrage s’utilisent quant à elles très facilement, il n’y a pas besoin de temps d’adaptation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Tableau récapitulatif ===&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Outil numérique&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Coût&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Aides perçues&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Bénéfice&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Capteur de vêlage&lt;br /&gt;
|4700 € pour 5 capteurs et 1 antenne relais&lt;br /&gt;
|Subvention de la région Occitanie&lt;br /&gt;
|Gain de temps&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Confort de vie&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Colliers de détection de chaleurs&lt;br /&gt;
|10000 à 15000 € pour 80 colliers&lt;br /&gt;
|&amp;lt;nowiki&amp;gt;-&amp;lt;/nowiki&amp;gt;&lt;br /&gt;
|Gain de temps &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Confort de vie&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Sondes à fourrage&lt;br /&gt;
|800 € pour 10 sondes et un relais, et 96 TTC € par an de frais d’abonnement&lt;br /&gt;
|Aides de Groupama, fournisseur des sondes : 150 € par an pendant 5 ans &lt;br /&gt;
|Sécurité&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Logiciel SYNEL&lt;br /&gt;
|Prix des déclarations, moins cher qu’au format papier&lt;br /&gt;
|&amp;lt;nowiki&amp;gt;-&amp;lt;/nowiki&amp;gt;&lt;br /&gt;
|Gain de temps&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Organisation&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Logiciel Mes Parcelles&lt;br /&gt;
|358 € HT / an&lt;br /&gt;
|&amp;lt;nowiki&amp;gt;-&amp;lt;/nowiki&amp;gt;&lt;br /&gt;
|Gain de temps&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Organisation&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Perspectives ==&lt;br /&gt;
A l’avenir, Olivia Girbal explique qu’elle utilisera peut-être d’autres outils numériques si leur utilisation semble pertinente ou plus adaptée que les outils en place actuellement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conseils pour d’autres agriculteurs ==&lt;br /&gt;
Il faut bien se renseigner sur les différents outils et les tester pour savoir lesquels conviendront à une exploitation. Il est important de ne pas acheter de façon précipitée et de s’informer sur les aides existantes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources ==&lt;br /&gt;
Retour d&#039;expérience rédigé à la suite d&#039;un entretien avec Olivia Girbal en Août 2026.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Pages liées}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Soline Littolff (3857106693)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Utilisation_d%27outils_num%C3%A9riques_au_GAEC_du_Champ_Fleuri&amp;diff=197615</id>
		<title>Utilisation d&#039;outils numériques au GAEC du Champ Fleuri</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Utilisation_d%27outils_num%C3%A9riques_au_GAEC_du_Champ_Fleuri&amp;diff=197615"/>
		<updated>2026-09-01T09:20:20Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Soline Littolff (3857106693) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Portrait de ferme&lt;br /&gt;
|Nom de l&#039;exploitation=GAEC du Champ Fleuri&lt;br /&gt;
|Nom de l&#039;agriculteur=Olivia Girbal&lt;br /&gt;
|Département=Aveyron (département)&lt;br /&gt;
|SAU=108&lt;br /&gt;
|UTH=2&lt;br /&gt;
|Bannière=SmartVel.jpg&lt;br /&gt;
|Type de production=Élevage bovin viande&lt;br /&gt;
|Cultures=Triticale@ Légumineuses@ Prairie&lt;br /&gt;
|Cahier des charges=Haute valeur environnementale&lt;br /&gt;
|Programme=Occitanum&lt;br /&gt;
|Mots-clés=Élevage bovin viande&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
Le GAEC du Champ Fleuri, exploitation agricole en [[Élevage bovin viande|bovin viande]] située dans le nord de l’[[Aveyron (département)|Aveyron]], a mis en place différents &#039;&#039;&#039;outils numériques&#039;&#039;&#039; sur la ferme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Contexte ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Nom de l’exploitation :&#039;&#039;&#039; GAEC du Champ Fleuri&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;SAU :&#039;&#039;&#039; l’exploitation possède une SAU de 108 ha avec 70 ha de prairies permanentes et une trentaine d’hectares de prairies temporaires&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Cheptel :&#039;&#039;&#039; 95 mères Aubrac &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Ateliers et productions :&#039;&#039;&#039; bovin viande allaitant en système naisseur, les veaux sont vendus en broutard entre 9 et 12 mois. Les veaux sont issus d’un croisement aubrac-charolais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;UTH :&#039;&#039;&#039; 2 personnes travaillent sur l’exploitation, Olivia Girbal et son mari sont en GAEC depuis 2016&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Cultures et rotations :&#039;&#039;&#039; L’exploitation possède environ 5 ha de triticale en rotation avec des mélanges de légumineuses sur 4 ans.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Labels :&#039;&#039;&#039; HVE depuis 2022 et en filière Boeuf Fermier Aubrac&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Présentation des pratiques innovantes ==&lt;br /&gt;
Différents &#039;&#039;&#039;outils numériques&#039;&#039;&#039; ont été mis en place sur l’exploitation au cours des dernières années.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Capteurs de détection de vêlage ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Principe ====&lt;br /&gt;
Depuis 2022, des capteurs de détection de vêlage sont utilisés sur l’exploitation. Lorsque les agriculteurs constatent que la vache est prête à vêler, en contrôlant la température de son organisme, ils fixent sur sa queue le capteur SmartVel. Ce capteur &#039;&#039;&#039;détecte différents paramètres&#039;&#039;&#039; notamment les contractions de la vache et envoie un SMS aux agriculteurs pour prévenir que la vache va vêler. Au bout de deux heures, si la vache n’a toujours pas vêlé, un nouvel SMS &#039;&#039;&#039;prévient les éleveurs&#039;&#039;&#039;, qui peuvent alors intervenir pour aider la vache.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Éléments déclencheurs de l’utilisation des capteurs ====&lt;br /&gt;
La période de vêlage est éprouvante pour les éleveurs qui doivent &#039;&#039;&#039;continuellement surveiller les vaches&#039;&#039;&#039; en se rendant à l’étable plusieurs fois par jour et par nuit. Cette période dure plusieurs semaines, et les éleveurs ne dorment presque pas. Olivia Girbal avait entendu parler des avantages de ces capteurs via d’autres exploitations. Elle explique que le capteur permet de &#039;&#039;&#039;déléguer entièrement la surveillance des vaches&#039;&#039;&#039; durant cette période, et donc de &#039;&#039;&#039;retrouver un confort de vie&#039;&#039;&#039; durant ces quelques semaines car il y a moins besoin d’aller voir les vaches. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela permet aussi de &#039;&#039;&#039;gagner du temps&#039;&#039;&#039; pour le reste de l’exploitation : par exemple pour un agriculteur dont les vaches vêlent au printemps, il est possible de s’occuper d’autres tâches dans la ferme ou les champs car les capteurs ont une &#039;&#039;&#039;portée lointaine&#039;&#039;&#039; et l’éleveur sera prévenu où qu’il soit lorsqu’une vache va vêler.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus, les capteurs sont un &#039;&#039;&#039;outil d’aide à la décision&#039;&#039;&#039; pour savoir quand il est nécessaire d’intervenir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Bilan ====&lt;br /&gt;
Les capteurs sont &#039;&#039;&#039;fiables à au moins 95%&#039;&#039;&#039;. Les rares fois où Olivia Girbal n’a pas été prévenue d’un vêlage c’était parce que le vêlage était trop discret pour être détecté par le capteur, et à fortiori pour être détecté par l&#039;œil humain. A l’exception de ces quelques vêlages très rapides et faciles, Olivia Girbal a toujours été prévenue en cas de vêlage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il peut aussi arriver que l’appareil détecte des signes de vêlage et envoie une fausse alerte, notamment l’été quand les vaches sont couvertes de mouche. Mais cela arrive rarement et ce n’est pas très grave que l’appareil appelle pour rien. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut apprendre à &#039;&#039;&#039;faire confiance au capteur&#039;&#039;&#039; pour lui déléguer la surveillance du vêlage, c’est un gain de temps énorme et cela permet de retrouver une vie moins stressante et moins fatigante pendant les périodes de vêlage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a &#039;&#039;&#039;moins d’interventions pour aider au vêlage&#039;&#039;&#039; depuis que ces capteurs sont utilisés, ce qui limite le risque infectieux.&lt;br /&gt;
&amp;lt;gallery mode=&amp;quot;slideshow&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
File : SmartVel.jpg| Un kit contenant des capteurs SmartVel ainsi qu&#039;une antenne relais&lt;br /&gt;
File : capteur velage.jpg| Un kit contenant des capteurs SmartVel ainsi qu&#039;une antenne relais&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Colliers de détection des chaleurs ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Principe ====&lt;br /&gt;
En 2022, des colliers de détection des chaleurs ont également commencé à être utilisés sur l’exploitation. Ces colliers &#039;&#039;&#039;envoient des alertes à l’éleveur&#039;&#039;&#039; lorsque la vache est en chaleur et prête à être inséminée. Ces colliers sont très utilisés en élevage laitiers mais moins en élevage allaitant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Éléments déclencheurs de l’utilisation des colliers ====&lt;br /&gt;
La période des chaleurs suit celle des vêlages et est également très fatigante. Il faut aller dans la stabulation plusieurs fois par jour et par nuit pour ne pas rater le moment propice à l’insémination. L’utilisation de ces capteurs est donc là aussi un &#039;&#039;&#039;gain de temps important&#039;&#039;&#039; pour les éleveurs tout en leur permettant de &#039;&#039;&#039;retrouver un confort de vie&#039;&#039;&#039; lors de cette période.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Bilan ====&lt;br /&gt;
L’appareil permet d’être plus fiable que l&#039;œil humain pour détecter le moment où la vache doit être inséminée&#039;&#039;&#039;. Cela augmente les chances de réussite de l’insémination&#039;&#039;&#039;. La &#039;&#039;&#039;fiabilité est d’au moins 70%&#039;&#039;&#039;, ce qui se rapproche des saillies de taureaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En cas de chaleur silencieuse, le collier ne fera cependant pas mieux que l&#039;œil humain et ne détectera pas les chaleurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un avantage important de cet outil est aussi de pouvoir avoir accès à un catalogue de taureaux triés et dont les descendances sont testées à un moindre coût.&lt;br /&gt;
Il faut par contre faire &#039;&#039;&#039;attention à la distance entre le troupeau et le boîtier relais&#039;&#039;&#039;, si elle est trop grande le système fonctionnera mal et risque de ne pas prévenir l’éleveur. De plus, la pose et la dépose peuvent être assez compliquées mais il existe désormais un système de boucles auriculaires clipsables beaucoup plus simple à utiliser.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Collier_detection_chaleur.jpg|centré|vignette|700x700px|Collier de détection des chaleurs]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;gallery mode=&amp;quot;slideshow&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
File : graphique chaleurs vaches 1.jpg| Exemples de graphiques de chaleurs des vaches obtenus grâce au collier et accessibles sur le logiciel SenseHub relié&lt;br /&gt;
File : graphique chaleurs vaches 2.jpg| Exemples de graphiques de chaleurs des vaches obtenus grâce au collier et accessibles sur le logiciel SenseHub relié&lt;br /&gt;
File : graphique chaleurs vaches 3.jpg| Exemples de graphiques de chaleurs des vaches obtenus grâce au collier et accessibles sur le logiciel SenseHub relié&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Sondes à fourrage connectées ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Principe ====&lt;br /&gt;
Cet appareil permet de &#039;&#039;&#039;mesurer la température des bottes de foin&#039;&#039;&#039;. Lorsque cette température dépasse un seuil critique, l’exploitant est prévenu qu’il faut sortir voire même appeler les pompiers. Cela permet &#039;&#039;&#039;d’éviter les risques d’incendies&#039;&#039;&#039; liés à un fort échauffement lors de la fermentation des bactéries. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque la température dépasse &#039;&#039;&#039;55°C&#039;&#039;&#039;, une première alerte est envoyée à l’éleveur pour &#039;&#039;&#039;le prévenir d’une température dangereuse&#039;&#039;&#039;. Il est alors conseillé de contrôler la température, d’aérer les tas à partir du sommet, de tenir à proximité les moyens d’extinction, de sortir le fourrage uniquement en présence des secours et de ne pas générer d’appel d’air.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque la température dépasse &#039;&#039;&#039;75°C&#039;&#039;&#039;, une autre alerte est envoyée à l’éleveur pour &#039;&#039;&#039;le prévenir d’une température très dangereuse et d’un risque important d’incendie&#039;&#039;&#039;. Il faut alors prévenir les secours et ne pas intervenir sur le site de fourrage. Il est également important de ne pas générer d’appel d’air à proximité et d’éloigner les équipements alentour comme les véhicules.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Éléments déclencheurs de l’utilisation des sondes à fourrages ====&lt;br /&gt;
Olivia Girbal a mis en place cet outil en 2020 lorsque le stockage a été construit et assuré. L’objectif était de &#039;&#039;&#039;sécuriser un maximum l’exploitation et éviter les incendies&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Bilan ====&lt;br /&gt;
Les sondes sont &#039;&#039;&#039;très fiables&#039;&#039;&#039; et permettent d’ajouter une sécurité sur l’exploitation tout en évitant de perdre du stock de foin. &lt;br /&gt;
[[Fichier:Sonde_a_fourrage.jpg|centré|vignette|700x700px|Une sonde à fourrage connectée]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Logiciel SYNEL ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Principe ====&lt;br /&gt;
Olivia Girbal et son mari utilisent également différents logiciels sur l’exploitation. Le logiciel SYNEL permet de faire les &#039;&#039;&#039;déclarations de naissances et déclarations de tous les mouvements d’animaux&#039;&#039;&#039; et &#039;&#039;&#039;d’actualiser le carnet sanitaire en ligne&#039;&#039;&#039; plutôt que sur papier. Une très grande majorité d’exploitations utilise déjà ce logiciel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les informations du troupeau sont enregistrées sur le logiciel ce qui évite les erreurs et fait gagner du temps lors des déclarations. Sur le carnet sanitaire, un même traitement peut être renseigné pour plusieurs animaux en même temps par exemple. Le logiciel permet aussi de donner rapidement une information telle que le nombre de veaux ayant eu la grippe cette année, combien il y a eu de mammites sur le troupeau… &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Éléments déclencheurs de l’utilisation du logiciel SYNEL ====&lt;br /&gt;
L’usage d’un logiciel est &#039;&#039;&#039;plus efficace et plus simple&#039;&#039;&#039; que de faire les démarches sur papier. Par exemple à la naissance d’un veau, la déclaration peut se faire immédiatement sur téléphone portable ce qui limite les oublis. Olivia Girbal a commencé à l’utiliser dès qu’il a été possible de faire les déclarations et tenir le cahier sanitaire par informatique afin de gagner du temps. Il est &#039;&#039;&#039;pratique d’utilisation&#039;&#039;&#039; : il n’est pas nécessaire de saisir plusieurs fois les mêmes informations puisque le logiciel les enregistre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Bilan ====&lt;br /&gt;
L’usage de ce logiciel est &#039;&#039;&#039;très simple&#039;&#039;&#039; et permet ainsi de &#039;&#039;&#039;gagner beaucoup de temps&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Logiciel Mes Parcelles ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Principe ====&lt;br /&gt;
Le logiciel Mes Parcelles dépend de la chambre d’agriculture. Olivia Girbal l’utilise pour tenir le &#039;&#039;&#039;carnet de pâturage&#039;&#039;&#039; et &#039;&#039;&#039;renseigner les épandages et traitements effectués sur les parcelles&#039;&#039;&#039;. Ce logiciel, qui centralise toutes les informations au même endroit, est un &#039;&#039;&#039;outil de traçabilité&#039;&#039;&#039; très utile pour les rotations d’animaux sur les parcelles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Élément déclencheur de l’utilisation de ce logiciel ====&lt;br /&gt;
L’aspect réglementaire a motivé l’utilisation du logiciel Mes Parcelles au GAEC du Champ Fleuri. En effet, tenir le cahier d’épandage et le registre sanitaire sur papier était plus compliqué en termes d’organisation. Lors de la démarche de certification HVE, une vérification du respect des normes est effectuée sur l’exploitation. C’est à ce moment-là que Olivia Girbal a souhaité avoir un &#039;&#039;&#039;outil plus pratique et plus synthétique&#039;&#039;&#039; pour le cahier d’épandage et le registre sanitaire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Bilan ====&lt;br /&gt;
Ce logiciel permet ici encore de &#039;&#039;&#039;gagner du temps&#039;&#039;&#039; par rapport au format papier, tout en &#039;&#039;&#039;facilitant l’organisation du pâturage tournant&#039;&#039;&#039;. Il permet également de &#039;&#039;&#039;centraliser au même endroit toutes les données de l’exploitation sur plusieurs années&#039;&#039;&#039; (épandage, traitements…), ainsi en cas de contrôle aucune information n’est manquante ou perdue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant l’inconvénient de ce logiciel est de devoir &#039;&#039;&#039;saisir les mêmes informations plusieurs fois&#039;&#039;&#039; : à chaque changement de parcelle pour les animaux il faut à nouveau saisir toutes les données. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D’une manière générale sur les logiciels, Olivia Girbal explique que c’est bien plus pratique que le papier et qu’il n’y a &#039;&#039;&#039;pas besoin d’être très doué en informatique pour s’en servir&#039;&#039;&#039; puisqu’ils sont simples d’utilisation. Il faut simplement avoir envie de tester !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Logiciel de planification : NéoCuma ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Principe ====&lt;br /&gt;
NéoCuma est un logiciel de planification, gestion et comptabilité destiné aux réseaux des Coopératives d&#039;Utilisation de Matériels Agricoles (CUMA). Les objectifs de ce logiciel sont de &#039;&#039;&#039;faciliter les échanges entre les différents acteurs d&#039;une CUMA&#039;&#039;&#039;. Olivia Girbal est responsable salariée au sein d’une CUMA. Ce logiciel lui permet notamment de valider les heures des salariés puis transmettre ces informations pour l’édition des bulletins de paye.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le logiciel permet également à tous les membres de la CUMA d’avoir accès à un &#039;&#039;&#039;planning partagé&#039;&#039;&#039; pour pouvoir vérifier quand le matériel (tracteur…) est disponible ou non.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Bilan ====&lt;br /&gt;
Ce logiciel permet un &#039;&#039;&#039;gain de temps&#039;&#039;&#039; et une &#039;&#039;&#039;organisation efficace&#039;&#039;&#039; au sein d’une CUMA.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Test du logiciel BAOBA ===&lt;br /&gt;
Dans le cadre du projet ARCHIPELL, porté par la chambre d’agriculture Occitanie et qui vise à promouvoir l’usage du numérique dans l’agriculture, Olivia Girbal a eu l’occasion de tester un nouveau logiciel de gestion des pâturages et cultures : le logiciel BAOBA. Sur le même principe que Mes Parcelles, BAOBA permet de &#039;&#039;&#039;tenir le carnet de pâturage&#039;&#039;&#039;, mais de manière plus &#039;&#039;&#039;simple et efficace&#039;&#039;&#039; selon Olivia Girbal car il n’est &#039;&#039;&#039;pas nécessaire de saisir à nouveau toutes les informations à chaque rotation&#039;&#039;&#039; : il suffit de déplacer un point représentant une partie du troupeau d’une parcelle vers une autre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant pour le moment le logiciel lui semble &#039;&#039;&#039;moins simple visuellement à utiliser&#039;&#039;&#039;, et moins synthétique en raison du nombre de critères et données à remplir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les investissements ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Investissements économiques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Coût des outils numériques ====&lt;br /&gt;
Les outils numériques présentés ont un coût, cependant en partie compensé par le gain de temps qu’ils permettent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Les capteurs de vêlage coûtent environ &#039;&#039;&#039;4700€ pour 5 capteurs et une antenne relais&#039;&#039;&#039; en s’équipant chez Innoval. &lt;br /&gt;
* Les colliers de détection des chaleurs coûtent &#039;&#039;&#039;10000 à 15000 € pour 80 colliers&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
* Les sondes à fourrage coûtent environ &#039;&#039;&#039;800 € pour 10 sondes et un relais&#039;&#039;&#039;, et &#039;&#039;&#039;96 TTC€ par an de frais d’abonnement&#039;&#039;&#039; chez Groupama.&lt;br /&gt;
* Le logiciel SYNEL fait payer des frais pour les déclarations de naissances et tout mouvement d’animaux, mais ces derniers &#039;&#039;&#039;coûtent moins cher que la déclaration sur papier&#039;&#039;&#039;. Par exemple, une déclaration de naissance coûte 48 centimes de moins sur informatique et un mouvement coûte 15 centimes de moins. L’abonnement à la partie carnet sanitaire du logiciel coûte &#039;&#039;&#039;87€ hors taxe&#039;&#039;&#039;. &lt;br /&gt;
* Le logiciel Mes Parcelles coûte &#039;&#039;&#039;358€ HT&#039;&#039;&#039; par an.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Aides perçues ====&lt;br /&gt;
Le GAEC du Champ Fleuri a pu obtenir une subvention de la région pour les capteurs de vêlage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les colliers peuvent aussi être éligibles à des subventions dans certaines situations. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus Groupama, fournisseur des sondes à fourrage, remboursait 150€ par an pendant cinq ans sur la cotisation des sondes à fourrage pour encourager les exploitants à s’équiper. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Temps de travail ===&lt;br /&gt;
Un &#039;&#039;&#039;temps d’adaptation&#039;&#039;&#039; est nécessaire pour une bonne utilisation des outils. Pour les capteurs de vêlage et les colliers connectés il faut compter &#039;&#039;&#039;au moins un an pour se familiariser à l’outil&#039;&#039;&#039;. A l’issue de cette année le gain de temps est important.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour les logiciels, il faut les utiliser pour en voir les limites et avantages et savoir s’ils sont utiles sur l’exploitation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les sondes à fourrage s’utilisent quant à elles très facilement, il n’y a pas besoin de temps d’adaptation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Tableau récapitulatif ===&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Outil numérique&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Coût&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Aides perçues&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Bénéfice&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Capteur de vêlage&lt;br /&gt;
|4700 € pour 5 capteurs et 1 antenne relais&lt;br /&gt;
|Subvention de la région Occitanie&lt;br /&gt;
|Gain de temps&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Confort de vie&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Colliers de détection de chaleurs&lt;br /&gt;
|10000 à 15000 € pour 80 colliers&lt;br /&gt;
|&amp;lt;nowiki&amp;gt;-&amp;lt;/nowiki&amp;gt;&lt;br /&gt;
|Gain de temps &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Confort de vie&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Sondes à fourrage&lt;br /&gt;
|800 € pour 10 sondes et un relais, et 96 TTC € par an de frais d’abonnement&lt;br /&gt;
|Aides de Groupama, fournisseur des sondes : 150 € par an pendant 5 ans &lt;br /&gt;
|Sécurité&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Logiciel SYNEL&lt;br /&gt;
|Prix des déclarations, moins cher qu’au format papier&lt;br /&gt;
|&amp;lt;nowiki&amp;gt;-&amp;lt;/nowiki&amp;gt;&lt;br /&gt;
|Gain de temps&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Organisation&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Logiciel Mes Parcelles&lt;br /&gt;
|358 € HT / an&lt;br /&gt;
|&amp;lt;nowiki&amp;gt;-&amp;lt;/nowiki&amp;gt;&lt;br /&gt;
|Gain de temps&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Organisation&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Perspectives ==&lt;br /&gt;
A l’avenir, Olivia Girbal explique qu’elle utilisera peut-être d’autres outils numériques si leur utilisation semble pertinente ou plus adaptée que les outils en place actuellement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conseils pour d’autres agriculteurs ==&lt;br /&gt;
Il faut bien se renseigner sur les différents outils et les tester pour savoir lesquels conviendront à une exploitation. Il est important de ne pas acheter de façon précipitée et de s’informer sur les aides existantes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources ==&lt;br /&gt;
Retour d&#039;expérience rédigé à la suite d&#039;un entretien avec Olivia Girbal en Août 2026.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Pages liées}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Soline Littolff (3857106693)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Utilisation_d%27outils_num%C3%A9riques_au_GAEC_du_Champ_Fleuri&amp;diff=197614</id>
		<title>Utilisation d&#039;outils numériques au GAEC du Champ Fleuri</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Utilisation_d%27outils_num%C3%A9riques_au_GAEC_du_Champ_Fleuri&amp;diff=197614"/>
		<updated>2026-09-01T09:17:53Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Soline Littolff (3857106693) : /* Bilan */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Portrait de ferme&lt;br /&gt;
|Nom de l&#039;exploitation=GAEC du Champ Fleuri&lt;br /&gt;
|Nom de l&#039;agriculteur=Olivia Girbal&lt;br /&gt;
|Département=Aveyron (département)&lt;br /&gt;
|SAU=108&lt;br /&gt;
|UTH=2&lt;br /&gt;
|Type de production=Élevage bovin viande&lt;br /&gt;
|Cultures=Triticale@ Légumineuses@ Prairie&lt;br /&gt;
|Cahier des charges=Haute valeur environnementale&lt;br /&gt;
|Programme=Occitanum&lt;br /&gt;
|Mots-clés=Élevage bovin viande&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
Le GAEC du Champ Fleuri, exploitation agricole en [[Élevage bovin viande|bovin viande]] située dans le nord de l’[[Aveyron (département)|Aveyron]], a mis en place différents &#039;&#039;&#039;outils numériques&#039;&#039;&#039; sur la ferme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Contexte ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Nom de l’exploitation :&#039;&#039;&#039; GAEC du Champ Fleuri&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;SAU :&#039;&#039;&#039; l’exploitation possède une SAU de 108 ha avec 70 ha de prairies permanentes et une trentaine d’hectares de prairies temporaires&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Cheptel :&#039;&#039;&#039; 95 mères Aubrac &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Ateliers et productions :&#039;&#039;&#039; bovin viande allaitant en système naisseur, les veaux sont vendus en broutard entre 9 et 12 mois. Les veaux sont issus d’un croisement aubrac-charolais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;UTH :&#039;&#039;&#039; 2 personnes travaillent sur l’exploitation, Olivia Girbal et son mari sont en GAEC depuis 2016&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Cultures et rotations :&#039;&#039;&#039; L’exploitation possède environ 5 ha de triticale en rotation avec des mélanges de légumineuses sur 4 ans.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Labels :&#039;&#039;&#039; HVE depuis 2022 et en filière Boeuf Fermier Aubrac&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Présentation des pratiques innovantes ==&lt;br /&gt;
Différents &#039;&#039;&#039;outils numériques&#039;&#039;&#039; ont été mis en place sur l’exploitation au cours des dernières années.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Capteurs de détection de vêlage ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Principe ====&lt;br /&gt;
Depuis 2022, des capteurs de détection de vêlage sont utilisés sur l’exploitation. Lorsque les agriculteurs constatent que la vache est prête à vêler, en contrôlant la température de son organisme, ils fixent sur sa queue le capteur SmartVel. Ce capteur &#039;&#039;&#039;détecte différents paramètres&#039;&#039;&#039; notamment les contractions de la vache et envoie un SMS aux agriculteurs pour prévenir que la vache va vêler. Au bout de deux heures, si la vache n’a toujours pas vêlé, un nouvel SMS &#039;&#039;&#039;prévient les éleveurs&#039;&#039;&#039;, qui peuvent alors intervenir pour aider la vache.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Éléments déclencheurs de l’utilisation des capteurs ====&lt;br /&gt;
La période de vêlage est éprouvante pour les éleveurs qui doivent &#039;&#039;&#039;continuellement surveiller les vaches&#039;&#039;&#039; en se rendant à l’étable plusieurs fois par jour et par nuit. Cette période dure plusieurs semaines, et les éleveurs ne dorment presque pas. Olivia Girbal avait entendu parler des avantages de ces capteurs via d’autres exploitations. Elle explique que le capteur permet de &#039;&#039;&#039;déléguer entièrement la surveillance des vaches&#039;&#039;&#039; durant cette période, et donc de &#039;&#039;&#039;retrouver un confort de vie&#039;&#039;&#039; durant ces quelques semaines car il y a moins besoin d’aller voir les vaches. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela permet aussi de &#039;&#039;&#039;gagner du temps&#039;&#039;&#039; pour le reste de l’exploitation : par exemple pour un agriculteur dont les vaches vêlent au printemps, il est possible de s’occuper d’autres tâches dans la ferme ou les champs car les capteurs ont une &#039;&#039;&#039;portée lointaine&#039;&#039;&#039; et l’éleveur sera prévenu où qu’il soit lorsqu’une vache va vêler.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus, les capteurs sont un &#039;&#039;&#039;outil d’aide à la décision&#039;&#039;&#039; pour savoir quand il est nécessaire d’intervenir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Bilan ====&lt;br /&gt;
Les capteurs sont &#039;&#039;&#039;fiables à au moins 95%&#039;&#039;&#039;. Les rares fois où Olivia Girbal n’a pas été prévenue d’un vêlage c’était parce que le vêlage était trop discret pour être détecté par le capteur, et à fortiori pour être détecté par l&#039;œil humain. A l’exception de ces quelques vêlages très rapides et faciles, Olivia Girbal a toujours été prévenue en cas de vêlage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il peut aussi arriver que l’appareil détecte des signes de vêlage et envoie une fausse alerte, notamment l’été quand les vaches sont couvertes de mouche. Mais cela arrive rarement et ce n’est pas très grave que l’appareil appelle pour rien. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut apprendre à &#039;&#039;&#039;faire confiance au capteur&#039;&#039;&#039; pour lui déléguer la surveillance du vêlage, c’est un gain de temps énorme et cela permet de retrouver une vie moins stressante et moins fatigante pendant les périodes de vêlage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a &#039;&#039;&#039;moins d’interventions pour aider au vêlage&#039;&#039;&#039; depuis que ces capteurs sont utilisés, ce qui limite le risque infectieux.&lt;br /&gt;
&amp;lt;gallery mode=&amp;quot;slideshow&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
File : SmartVel.jpg| Un kit contenant des capteurs SmartVel ainsi qu&#039;une antenne relais&lt;br /&gt;
File : capteur velage.jpg| Un kit contenant des capteurs SmartVel ainsi qu&#039;une antenne relais&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Colliers de détection des chaleurs ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Principe ====&lt;br /&gt;
En 2022, des colliers de détection des chaleurs ont également commencé à être utilisés sur l’exploitation. Ces colliers &#039;&#039;&#039;envoient des alertes à l’éleveur&#039;&#039;&#039; lorsque la vache est en chaleur et prête à être inséminée. Ces colliers sont très utilisés en élevage laitiers mais moins en élevage allaitant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Éléments déclencheurs de l’utilisation des colliers ====&lt;br /&gt;
La période des chaleurs suit celle des vêlages et est également très fatigante. Il faut aller dans la stabulation plusieurs fois par jour et par nuit pour ne pas rater le moment propice à l’insémination. L’utilisation de ces capteurs est donc là aussi un &#039;&#039;&#039;gain de temps important&#039;&#039;&#039; pour les éleveurs tout en leur permettant de &#039;&#039;&#039;retrouver un confort de vie&#039;&#039;&#039; lors de cette période.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Bilan ====&lt;br /&gt;
L’appareil permet d’être plus fiable que l&#039;œil humain pour détecter le moment où la vache doit être inséminée&#039;&#039;&#039;. Cela augmente les chances de réussite de l’insémination&#039;&#039;&#039;. La &#039;&#039;&#039;fiabilité est d’au moins 70%&#039;&#039;&#039;, ce qui se rapproche des saillies de taureaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En cas de chaleur silencieuse, le collier ne fera cependant pas mieux que l&#039;œil humain et ne détectera pas les chaleurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un avantage important de cet outil est aussi de pouvoir avoir accès à un catalogue de taureaux triés et dont les descendances sont testées à un moindre coût.&lt;br /&gt;
Il faut par contre faire &#039;&#039;&#039;attention à la distance entre le troupeau et le boîtier relais&#039;&#039;&#039;, si elle est trop grande le système fonctionnera mal et risque de ne pas prévenir l’éleveur. De plus, la pose et la dépose peuvent être assez compliquées mais il existe désormais un système de boucles auriculaires clipsables beaucoup plus simple à utiliser.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Collier_detection_chaleur.jpg|centré|vignette|700x700px|Collier de détection des chaleurs]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;gallery mode=&amp;quot;slideshow&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
File : graphique chaleurs vaches 1.jpg| Exemples de graphiques de chaleurs des vaches obtenus grâce au collier et accessibles sur le logiciel SenseHub relié&lt;br /&gt;
File : graphique chaleurs vaches 2.jpg| Exemples de graphiques de chaleurs des vaches obtenus grâce au collier et accessibles sur le logiciel SenseHub relié&lt;br /&gt;
File : graphique chaleurs vaches 3.jpg| Exemples de graphiques de chaleurs des vaches obtenus grâce au collier et accessibles sur le logiciel SenseHub relié&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Sondes à fourrage connectées ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Principe ====&lt;br /&gt;
Cet appareil permet de &#039;&#039;&#039;mesurer la température des bottes de foin&#039;&#039;&#039;. Lorsque cette température dépasse un seuil critique, l’exploitant est prévenu qu’il faut sortir voire même appeler les pompiers. Cela permet &#039;&#039;&#039;d’éviter les risques d’incendies&#039;&#039;&#039; liés à un fort échauffement lors de la fermentation des bactéries. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque la température dépasse &#039;&#039;&#039;55°C&#039;&#039;&#039;, une première alerte est envoyée à l’éleveur pour &#039;&#039;&#039;le prévenir d’une température dangereuse&#039;&#039;&#039;. Il est alors conseillé de contrôler la température, d’aérer les tas à partir du sommet, de tenir à proximité les moyens d’extinction, de sortir le fourrage uniquement en présence des secours et de ne pas générer d’appel d’air.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque la température dépasse &#039;&#039;&#039;75°C&#039;&#039;&#039;, une autre alerte est envoyée à l’éleveur pour &#039;&#039;&#039;le prévenir d’une température très dangereuse et d’un risque important d’incendie&#039;&#039;&#039;. Il faut alors prévenir les secours et ne pas intervenir sur le site de fourrage. Il est également important de ne pas générer d’appel d’air à proximité et d’éloigner les équipements alentour comme les véhicules.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Éléments déclencheurs de l’utilisation des sondes à fourrages ====&lt;br /&gt;
Olivia Girbal a mis en place cet outil en 2020 lorsque le stockage a été construit et assuré. L’objectif était de &#039;&#039;&#039;sécuriser un maximum l’exploitation et éviter les incendies&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Bilan ====&lt;br /&gt;
Les sondes sont &#039;&#039;&#039;très fiables&#039;&#039;&#039; et permettent d’ajouter une sécurité sur l’exploitation tout en évitant de perdre du stock de foin. &lt;br /&gt;
[[Fichier:Sonde_a_fourrage.jpg|centré|vignette|700x700px|Une sonde à fourrage connectée]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Logiciel SYNEL ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Principe ====&lt;br /&gt;
Olivia Girbal et son mari utilisent également différents logiciels sur l’exploitation. Le logiciel SYNEL permet de faire les &#039;&#039;&#039;déclarations de naissances et déclarations de tous les mouvements d’animaux&#039;&#039;&#039; et &#039;&#039;&#039;d’actualiser le carnet sanitaire en ligne&#039;&#039;&#039; plutôt que sur papier. Une très grande majorité d’exploitations utilise déjà ce logiciel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les informations du troupeau sont enregistrées sur le logiciel ce qui évite les erreurs et fait gagner du temps lors des déclarations. Sur le carnet sanitaire, un même traitement peut être renseigné pour plusieurs animaux en même temps par exemple. Le logiciel permet aussi de donner rapidement une information telle que le nombre de veaux ayant eu la grippe cette année, combien il y a eu de mammites sur le troupeau… &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Éléments déclencheurs de l’utilisation du logiciel SYNEL ====&lt;br /&gt;
L’usage d’un logiciel est &#039;&#039;&#039;plus efficace et plus simple&#039;&#039;&#039; que de faire les démarches sur papier. Par exemple à la naissance d’un veau, la déclaration peut se faire immédiatement sur téléphone portable ce qui limite les oublis. Olivia Girbal a commencé à l’utiliser dès qu’il a été possible de faire les déclarations et tenir le cahier sanitaire par informatique afin de gagner du temps. Il est &#039;&#039;&#039;pratique d’utilisation&#039;&#039;&#039; : il n’est pas nécessaire de saisir plusieurs fois les mêmes informations puisque le logiciel les enregistre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Bilan ====&lt;br /&gt;
L’usage de ce logiciel est &#039;&#039;&#039;très simple&#039;&#039;&#039; et permet ainsi de &#039;&#039;&#039;gagner beaucoup de temps&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Logiciel Mes Parcelles ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Principe ====&lt;br /&gt;
Le logiciel Mes Parcelles dépend de la chambre d’agriculture. Olivia Girbal l’utilise pour tenir le &#039;&#039;&#039;carnet de pâturage&#039;&#039;&#039; et &#039;&#039;&#039;renseigner les épandages et traitements effectués sur les parcelles&#039;&#039;&#039;. Ce logiciel, qui centralise toutes les informations au même endroit, est un &#039;&#039;&#039;outil de traçabilité&#039;&#039;&#039; très utile pour les rotations d’animaux sur les parcelles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Élément déclencheur de l’utilisation de ce logiciel ====&lt;br /&gt;
L’aspect réglementaire a motivé l’utilisation du logiciel Mes Parcelles au GAEC du Champ Fleuri. En effet, tenir le cahier d’épandage et le registre sanitaire sur papier était plus compliqué en termes d’organisation. Lors de la démarche de certification HVE, une vérification du respect des normes est effectuée sur l’exploitation. C’est à ce moment-là que Olivia Girbal a souhaité avoir un &#039;&#039;&#039;outil plus pratique et plus synthétique&#039;&#039;&#039; pour le cahier d’épandage et le registre sanitaire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Bilan ====&lt;br /&gt;
Ce logiciel permet ici encore de &#039;&#039;&#039;gagner du temps&#039;&#039;&#039; par rapport au format papier, tout en &#039;&#039;&#039;facilitant l’organisation du pâturage tournant&#039;&#039;&#039;. Il permet également de &#039;&#039;&#039;centraliser au même endroit toutes les données de l’exploitation sur plusieurs années&#039;&#039;&#039; (épandage, traitements…), ainsi en cas de contrôle aucune information n’est manquante ou perdue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant l’inconvénient de ce logiciel est de devoir &#039;&#039;&#039;saisir les mêmes informations plusieurs fois&#039;&#039;&#039; : à chaque changement de parcelle pour les animaux il faut à nouveau saisir toutes les données. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D’une manière générale sur les logiciels, Olivia Girbal explique que c’est bien plus pratique que le papier et qu’il n’y a &#039;&#039;&#039;pas besoin d’être très doué en informatique pour s’en servir&#039;&#039;&#039; puisqu’ils sont simples d’utilisation. Il faut simplement avoir envie de tester !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Logiciel de planification : NéoCuma ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Principe ====&lt;br /&gt;
NéoCuma est un logiciel de planification, gestion et comptabilité destiné aux réseaux des Coopératives d&#039;Utilisation de Matériels Agricoles (CUMA). Les objectifs de ce logiciel sont de &#039;&#039;&#039;faciliter les échanges entre les différents acteurs d&#039;une CUMA&#039;&#039;&#039;. Olivia Girbal est responsable salariée au sein d’une CUMA. Ce logiciel lui permet notamment de valider les heures des salariés puis transmettre ces informations pour l’édition des bulletins de paye.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le logiciel permet également à tous les membres de la CUMA d’avoir accès à un &#039;&#039;&#039;planning partagé&#039;&#039;&#039; pour pouvoir vérifier quand le matériel (tracteur…) est disponible ou non.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Bilan ====&lt;br /&gt;
Ce logiciel permet un &#039;&#039;&#039;gain de temps&#039;&#039;&#039; et une &#039;&#039;&#039;organisation efficace&#039;&#039;&#039; au sein d’une CUMA.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Test du logiciel BAOBA ===&lt;br /&gt;
Dans le cadre du projet ARCHIPELL, porté par la chambre d’agriculture Occitanie et qui vise à promouvoir l’usage du numérique dans l’agriculture, Olivia Girbal a eu l’occasion de tester un nouveau logiciel de gestion des pâturages et cultures : le logiciel BAOBA. Sur le même principe que Mes Parcelles, BAOBA permet de &#039;&#039;&#039;tenir le carnet de pâturage&#039;&#039;&#039;, mais de manière plus &#039;&#039;&#039;simple et efficace&#039;&#039;&#039; selon Olivia Girbal car il n’est &#039;&#039;&#039;pas nécessaire de saisir à nouveau toutes les informations à chaque rotation&#039;&#039;&#039; : il suffit de déplacer un point représentant une partie du troupeau d’une parcelle vers une autre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant pour le moment le logiciel lui semble &#039;&#039;&#039;moins simple visuellement à utiliser&#039;&#039;&#039;, et moins synthétique en raison du nombre de critères et données à remplir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les investissements ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Investissements économiques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Coût des outils numériques ====&lt;br /&gt;
Les outils numériques présentés ont un coût, cependant en partie compensé par le gain de temps qu’ils permettent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Les capteurs de vêlage coûtent environ &#039;&#039;&#039;4700€ pour 5 capteurs et une antenne relais&#039;&#039;&#039; en s’équipant chez Innoval. &lt;br /&gt;
* Les colliers de détection des chaleurs coûtent &#039;&#039;&#039;10000 à 15000 € pour 80 colliers&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
* Les sondes à fourrage coûtent environ &#039;&#039;&#039;800 € pour 10 sondes et un relais&#039;&#039;&#039;, et &#039;&#039;&#039;96 TTC€ par an de frais d’abonnement&#039;&#039;&#039; chez Groupama.&lt;br /&gt;
* Le logiciel SYNEL fait payer des frais pour les déclarations de naissances et tout mouvement d’animaux, mais ces derniers &#039;&#039;&#039;coûtent moins cher que la déclaration sur papier&#039;&#039;&#039;. Par exemple, une déclaration de naissance coûte 48 centimes de moins sur informatique et un mouvement coûte 15 centimes de moins. L’abonnement à la partie carnet sanitaire du logiciel coûte &#039;&#039;&#039;87€ hors taxe&#039;&#039;&#039;. &lt;br /&gt;
* Le logiciel Mes Parcelles coûte &#039;&#039;&#039;358€ HT&#039;&#039;&#039; par an.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Aides perçues ====&lt;br /&gt;
Le GAEC du Champ Fleuri a pu obtenir une subvention de la région pour les capteurs de vêlage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les colliers peuvent aussi être éligibles à des subventions dans certaines situations. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus Groupama, fournisseur des sondes à fourrage, remboursait 150€ par an pendant cinq ans sur la cotisation des sondes à fourrage pour encourager les exploitants à s’équiper. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Temps de travail ===&lt;br /&gt;
Un &#039;&#039;&#039;temps d’adaptation&#039;&#039;&#039; est nécessaire pour une bonne utilisation des outils. Pour les capteurs de vêlage et les colliers connectés il faut compter &#039;&#039;&#039;au moins un an pour se familiariser à l’outil&#039;&#039;&#039;. A l’issue de cette année le gain de temps est important.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour les logiciels, il faut les utiliser pour en voir les limites et avantages et savoir s’ils sont utiles sur l’exploitation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les sondes à fourrage s’utilisent quant à elles très facilement, il n’y a pas besoin de temps d’adaptation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Tableau récapitulatif ===&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Outil numérique&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Coût&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Aides perçues&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Bénéfice&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Capteur de vêlage&lt;br /&gt;
|4700 € pour 5 capteurs et 1 antenne relais&lt;br /&gt;
|Subvention de la région Occitanie&lt;br /&gt;
|Gain de temps&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Confort de vie&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Colliers de détection de chaleurs&lt;br /&gt;
|10000 à 15000 € pour 80 colliers&lt;br /&gt;
|&amp;lt;nowiki&amp;gt;-&amp;lt;/nowiki&amp;gt;&lt;br /&gt;
|Gain de temps &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Confort de vie&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Sondes à fourrage&lt;br /&gt;
|800 € pour 10 sondes et un relais, et 96 TTC € par an de frais d’abonnement&lt;br /&gt;
|Aides de Groupama, fournisseur des sondes : 150 € par an pendant 5 ans &lt;br /&gt;
|Sécurité&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Logiciel SYNEL&lt;br /&gt;
|Prix des déclarations, moins cher qu’au format papier&lt;br /&gt;
|&amp;lt;nowiki&amp;gt;-&amp;lt;/nowiki&amp;gt;&lt;br /&gt;
|Gain de temps&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Organisation&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Logiciel Mes Parcelles&lt;br /&gt;
|358 € HT / an&lt;br /&gt;
|&amp;lt;nowiki&amp;gt;-&amp;lt;/nowiki&amp;gt;&lt;br /&gt;
|Gain de temps&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Organisation&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Perspectives ==&lt;br /&gt;
A l’avenir, Olivia Girbal explique qu’elle utilisera peut-être d’autres outils numériques si leur utilisation semble pertinente ou plus adaptée que les outils en place actuellement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conseils pour d’autres agriculteurs ==&lt;br /&gt;
Il faut bien se renseigner sur les différents outils et les tester pour savoir lesquels conviendront à une exploitation. Il est important de ne pas acheter de façon précipitée et de s’informer sur les aides existantes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources ==&lt;br /&gt;
Retour d&#039;expérience rédigé à la suite d&#039;un entretien avec Olivia Girbal en Août 2026.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Pages liées}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Soline Littolff (3857106693)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:Graphique_chaleurs_vaches_3.jpg&amp;diff=197613</id>
		<title>Fichier:Graphique chaleurs vaches 3.jpg</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:Graphique_chaleurs_vaches_3.jpg&amp;diff=197613"/>
		<updated>2026-09-01T09:16:33Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Soline Littolff (3857106693) : Image fournie par Olivia Girbal&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Description ==&lt;br /&gt;
Image fournie par Olivia Girbal&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Soline Littolff (3857106693)</name></author>
	</entry>
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		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:Graphique_chaleurs_vaches_2.jpg&amp;diff=197612</id>
		<title>Fichier:Graphique chaleurs vaches 2.jpg</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:Graphique_chaleurs_vaches_2.jpg&amp;diff=197612"/>
		<updated>2026-09-01T09:15:57Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Soline Littolff (3857106693) : Image fournie par Olivia Girbal&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Description ==&lt;br /&gt;
Image fournie par Olivia Girbal&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Soline Littolff (3857106693)</name></author>
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