Abattoir mobile : les premières tournées d'Emilie Jeannin

De Triple Performance
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Dans cette vidéo, Pierre Girard retrouve Emilie Jeannin pour dresser un premier bilan de son abattoir mobile. Après deux ans de développement, ce projet innovant, qui permet d'abattre les animaux directement à la ferme, est devenu une réalité concrète et agréée. En supprimant le transport et le stress associé, cette initiative propose une alternative éthique et respectueuse du bien-être animal. Emilie Jeannin explique comment ces trois semi-remorques autonomes fonctionnent techniquement, garantissant une hygiène irréprochable et une traçabilité rigoureuse. Au-delà de l'aspect technique, le restaurateur Damien témoigne de son engagement : il a choisi de se fournir exclusivement auprès d'elle, privilégiant une viande de qualité malgré les défis logistiques. Ce modèle prouve qu’il est possible de relocaliser l’activité et de restaurer le lien entre producteurs, restaurateurs et citoyens, tout en replaçant l'éthique au cœur de notre consommation de viande. Une démonstration inspirante que chaque acteur peut contribuer à un monde agricole plus vertueux.

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Résumé
Dans cette vidéo, Pierre Girard retrouve Emilie Jeannin pour dresser un premier bilan de son abattoir mobile. Après deux ans de développement, ce projet innovant, qui permet d'abattre les animaux directement à la ferme, est devenu une réalité concrète et agréée. En supprimant le transport et le stress associé, cette initiative propose une alternative éthique et respectueuse du bien-être animal. Emilie Jeannin explique comment ces trois semi-remorques autonomes fonctionnent techniquement, garantissant une hygiène irréprochable et une traçabilité rigoureuse. Au-delà de l'aspect technique, le restaurateur Damien témoigne de son engagement : il a choisi de se fournir exclusivement auprès d'elle, privilégiant une viande de qualité malgré les défis logistiques. Ce modèle prouve qu’il est possible de relocaliser l’activité et de restaurer le lien entre producteurs, restaurateurs et citoyens, tout en replaçant l'éthique au cœur de notre consommation de viande. Une démonstration inspirante que chaque acteur peut contribuer à un monde agricole plus vertueux.

L'abattoir mobile d'Emilie Jeannin est enfin agréé, en Bourgogne. Après plus de quatre ans de combat pour l'abattage à la ferme et le bien-être animal, l'éleveuse a démarré sa nouvelle activité il y a six mois. L'unité vient d'obtenir son agrément définitif, comme tout abattoir. Le Bœuf éthique, ce sont trois camions abattoir qui se déplacent de ferme en ferme. "Parce qu'on transporte la viande, pas les animaux", explique Emilie.


Vous étiez plusieurs à me demander de retourner chez les agricultrices et les agriculteurs à qui j'ai déjà rendu visite, pour suivre leurs projets. Super idée ! Alors c'est tout naturellement que j'ai voulu commencer par Emilie, que j'avais vue il y a deux ans, en plein combat pour son abattoir mobile.


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  1. TousTerriens


L’émergence de l’abattoir mobile : une solution concrète pour le bien-être animal

Inspirée par des modèles existant en Suède, Emilie Jeannin a concrétisé un projet ambitieux : ramener l’abattoir directement dans les fermes grâce à une unité mobile. Cette innovation permet de supprimer les sources de stress liées au mélange d’animaux et aux longs transports, garantissant ainsi un abattage plus respectueux et conforme aux normes en vigueur.

Après deux années de développement, l’abattoir mobile est désormais une réalité opérationnelle depuis six mois. Emilie Jeannin se réjouit d’avoir obtenu l’agrément définitif, prouvant que cette solution est techniquement et professionnellement viable, au même titre qu’un abattoir fixe.

Un défi logistique et réglementaire

Ce projet a dû faire face à de nombreux obstacles, notamment la nécessité de démontrer sa rentabilité et sa rigueur auprès des autorités, dans un contexte où le secteur craint parfois la multiplication des structures. L’expérimentation en cours permet de collecter des données essentielles pour valider le modèle économique et envisager une généralisation à plus grande échelle.

Concrètement, le dispositif se compose de trois semi-remorques qui se déplacent de ferme en ferme. Une fois sur place, elles s’assemblent pour former un espace de travail complet : - Une unité dédiée aux salariés (vestiaires, sanitaires, bureaux de la DDPP). - Une unité d’abattage de 18 mètres de long, élargie à 3,5 mètres lors du travail, intégrant l’ensemble de la chaîne de transformation (assommage, saignée, mise en carcasse).

Toutes les données fiscales sont transmises instantanément aux organismes compétents, comme Interbev. Une fois la carcasse refroidie à 7°C, elle est transférée vers un abattoir fixe (comme celui d’Autun) pour la découpe finale avant d’être distribuée.

Un impact positif sur les éleveurs et les consommateurs

Contrairement aux craintes initiales sur la difficulté de trouver suffisamment d’animaux à abattre simultanément, l’expérience montre qu’en moyenne, dix animaux sont traités par ferme. Les éleveurs expriment une réelle fierté à reprendre le contrôle sur cette étape ultime de la vie de l’animal, souvent vécue comme le point noir de leur métier.

De nombreux consommateurs, y compris des végétariens, saluent cette démarche éthique. Le projet prouve qu’il est possible de concilier accès à une viande de qualité, respect du vivant et rémunération juste des éleveurs.

Un engagement militant au service de la filière

Le chef Damien, partenaire de la première heure, a abandonné les circuits classiques (type Rungis ou Métro) pour se fournir exclusivement auprès de l’abattoir mobile d’Emilie Jeannin. Pour lui, ce choix est un acte militant : « Il faut vraiment être engagé pour expliquer et faire de la pédagogie auprès des clients. »

Pour Emilie comme pour ses partenaires restaurateurs, le succès repose sur la conviction que chaque citoyen peut influencer les choses par ses choix de consommation. En communiquant autour de ces initiatives, chacun peut devenir un ambassadeur de ce modèle de proximité, rappelant que si la consommation de viande peut être réduite, elle doit impérativement s’inscrire dans une démarche de bien-être animal et de transparence totale sur l’origine des produits.