Caractéristiques et biologie des adventices, A Mollet, B Boquet (Agro-Transfert)

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Dans cette vidéo intitulée « Caractéristiques et biologie des adventices », Amandine Mollet (FREDON Hauts-de-France) et Bastien Boquet (Agro-Transfert) présentent les bases de la biologie des mauvaises herbes pour mieux appréhender leur gestion en parcelle. Ils soulignent que la connaissance des traits biologiques, comme le mode de reproduction (annuelles vs vivaces), la dormance et la capacité de germination, est cruciale pour optimiser l'efficacité des leviers agronomiques. Les experts insistent particulièrement sur le cas du vulpin des champs, dont la gestion repose sur la limitation du stock semencier et la maîtrise des dates de semis. À travers des exemples comme la morelle noire ou le coquelicot, ils illustrent la plasticité des adventices face aux conditions pédo-climatiques. Enfin, ils rappellent que si chaque espèce possède ses propres points faibles, une stratégie intégrée, incluant la rotation et la gestion des intercultures, reste indispensable pour réduire la pression d'infestation sur le long terme.

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Résumé
Dans cette vidéo intitulée « Caractéristiques et biologie des adventices », Amandine Mollet (FREDON Hauts-de-France) et Bastien Boquet (Agro-Transfert) présentent les bases de la biologie des mauvaises herbes pour mieux appréhender leur gestion en parcelle. Ils soulignent que la connaissance des traits biologiques, comme le mode de reproduction (annuelles vs vivaces), la dormance et la capacité de germination, est cruciale pour optimiser l'efficacité des leviers agronomiques. Les experts insistent particulièrement sur le cas du vulpin des champs, dont la gestion repose sur la limitation du stock semencier et la maîtrise des dates de semis. À travers des exemples comme la morelle noire ou le coquelicot, ils illustrent la plasticité des adventices face aux conditions pédo-climatiques. Enfin, ils rappellent que si chaque espèce possède ses propres points faibles, une stratégie intégrée, incluant la rotation et la gestion des intercultures, reste indispensable pour réduire la pression d'infestation sur le long terme.

En septembre 2024, l'association AgroTransfert-RT organise une journée de retour sur le projet Adventurh sur l'exploration de nouvelles voies pour maîtriser les adventices. Ici, Amandine Mollet de la FREDON Hauts-de-France et Bastien Boquet d'AgroTransfert-RT nous présentent les caractéristiques des plantes adventices, et notamment des annuelles, et leurs paramètres de germination, afin de mieux les comprendre pour lieux lutter contre.

Par ici pour en savoir plus sur Agrotransfert : https://www.agro-transfert-rt.org

Cette vidéo a été créée dans le cadre du projet CONSERWA, pour valoriser les résultats du projet mené par AgroTransfert-RT, avec le financement de l’Union Européenne, de la confédération suisse et du Royaume-Uni. Par ici pour plus d'info : https://conserwa.eu/


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Chapitrage :

00:00 Zapping d'introduction

00:53 Caractéristique et types des plantes adventices

06:59 Evolution des populations adventices dans le temps

10:09 Zoom sur les adventices annuelles

17:00 Paramètres de germination

23:47 Conclusion

27:12 Questions

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Caractéristiques et biologie des adventices

Pour comprendre la dynamique des adventices dans nos parcelles, il est indispensable de connaître leurs paramètres biologiques propres. Ces traits biologiques ne changent pas malgré l’évolution du contexte agroclimatique. La stratégie de gestion doit viser à éviter leur présence, notamment par le choix des cultures et des créneaux de semis, afin d’empêcher l’alimentation et l’accroissement du stock semencier, point crucial pour maîtriser les graminées comme le vulpin.

Présentation

Cette présentation, animée par Bastien Boquet (ingénieur chez Agro-Transfert) et Amandine Mollet (partenaire de la FREDON Hauts-de-France), se concentre sur la biologie des adventices. L’objectif est de mieux les connaître pour mobiliser les leviers de gestion alternatifs au bon moment et en optimiser l’efficacité.

Typologie et comportement des adventices

Les adventices sont majoritairement des plantes annuelles (80 %), se reproduisant principalement par graines, avec des cycles souvent plus rapides que la culture en place, ce qui crée une forte compétition. Les 20 % restants sont des pluriannuelles ou des vivaces, capables de multiplication végétative (racines, rhizomes) et de stockage d’énergie, nécessitant des stratégies de lutte distinctes.

L’une des caractéristiques majeures des adventices est leur plasticité. Elles s’adaptent aux perturbations et aux contrastes du milieu (ex: une morelle noire pouvant mesurer 10 cm ou 80 cm selon les conditions hydriques de l’année), ce qui les rend particulièrement résilientes.

Facteurs influençant le développement

Le contexte agroclimatique évolue, avec une augmentation constante des températures depuis 50 ans. Parallèlement, les pratiques culturelles se sont modifiées :

  • Diminution de la profondeur de travail du sol.
  • Augmentation de l’utilisation d’azote minéral.
  • Simplification des rotations et homogénéisation des dates de semis.
  • Perte d’efficacité des programmes herbicides et apparition de résistances.

Ces changements génèrent des hypothèses sur l’évolution de la flore : des dynamiques d’émergence plus erratiques entre les années et une possible évolution des écotypes, rendant les populations actuelles potentiellement différentes de celles d’il y a 40 ans.

Focus sur la germination et la dormance

La gestion des adventices dépend étroitement de la dormance et de la levée de dormance :

  1. Dormance primaire : Conditionnée par les conditions climatiques lors de la maturation des graines sur la plante mère (ex: un printemps frais et humide favorise une dormance prolongée du vulpin).
  2. Dormance secondaire : La graine reste dans le stock si les conditions de germination ne sont pas réunies après la levée de la dormance primaire.
  3. Germination : Elle dépend de paramètres pédoclimatiques (température du sol, potentiel hydrique, lumière).

Le risque majeur est le “retour de bâton” : si un travail du sol est réalisé dans des conditions sèches, la dormance ne sera pas levée. Si les pluies surviennent juste avant le semis de la céréale, les levées se grouperont dans la culture, là où elles sont les plus nuisibles.

Le taux annuel de décroissance et la survie des graines

La persistance des graines dans le sol est liée à l’épaisseur de leurs téguments : plus la paroi est épaisse (ex: datura, chénopode), plus le taux annuel de décroissance est faible, favorisant leur survie. La forme de la graine influence aussi sa capacité à pénétrer le sol.

Synthèse pour la gestion :

  • Une adventice “persistante” cumule faible mortalité, forte dormance et forte production grainière.
  • Chaque espèce a ses points faibles. Pour le vulpin, bien qu’il soit très productif, sa mortalité naturelle est élevée s’il est enfoui profondément sur plusieurs années.
  • La priorité est d’éviter l’alimentation du stock semencier, car c’est le levier le plus efficace à long terme.

Note : Agro-Transfert propose des outils comme “Odessa” pour évaluer le stock semencier en parcelle. Des formations sur la gestion de la flore adventice sont régulièrement organisées à Estrées-Mons.