Haie : planter des arbres pour la biodiversité (avec Les Jolies Rousses)

De Triple Performance
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Dans cette vidéo intitulée « Haie : planter des arbres pour la biodiversité », nous partons à la rencontre de deux générations d'agriculteurs engagés dans la transition agroécologique. Lucie, éleveuse de poules en plein air, explique comment elle implante des haies pour protéger ses animaux du vent et favoriser la biodiversité sur son exploitation. Pour comprendre l'impact à long terme de ces plantations, l'auteur s'entretient avec Jacky Berland, agriculteur pionnier en grandes cultures. Ce dernier cultive ses parcelles avec des arbres plantés dès 1991 et témoigne des bénéfices concrets : refuge pour la faune, auxiliaires de cultures comme les carabes, et amélioration de la structure des sols. À travers trois expériences scientifiques, la vidéo démontre que l'arbre est un puissant levier de résilience. Lucie et Jacky illustrent ainsi une agriculture enracinée dans son terroir, où la diversité végétale devient un allié indispensable pour concilier production agricole et respect du vivant.

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Résumé
Dans cette vidéo intitulée « Haie : planter des arbres pour la biodiversité », nous partons à la rencontre de deux générations d'agriculteurs engagés dans la transition agroécologique. Lucie, éleveuse de poules en plein air, explique comment elle implante des haies pour protéger ses animaux du vent et favoriser la biodiversité sur son exploitation. Pour comprendre l'impact à long terme de ces plantations, l'auteur s'entretient avec Jacky Berland, agriculteur pionnier en grandes cultures. Ce dernier cultive ses parcelles avec des arbres plantés dès 1991 et témoigne des bénéfices concrets : refuge pour la faune, auxiliaires de cultures comme les carabes, et amélioration de la structure des sols. À travers trois expériences scientifiques, la vidéo démontre que l'arbre est un puissant levier de résilience. Lucie et Jacky illustrent ainsi une agriculture enracinée dans son terroir, où la diversité végétale devient un allié indispensable pour concilier production agricole et respect du vivant.

Quel est l'intérêt agricole d'une haie champêtre ou bocagère ? Et quel est l'effet de l'arbre sur la biodiversité ? Comment et pourquoi planter des arbres sur les parcelles agricoles ? Avec Lucie Mainard @PleinLesYoeufsLesJoliesRousses et Jacky Berland, je découvre deux projets qui redonnent leur place à l'arbre sur les parcelles agricoles, en élevage et en grandes cultures.

C'est Lucie qui m'a donné l'idée de cette vidéo, quand j'ai vu la plantation d'arbres et d'arbustes autour de son poulailler sur sa chaîne YouTube. Sur la ferme de Lucie et Alexis, son mari, les haies champêtres vont remplir une triple fonction pour le bien-être animal, la biodiversité et l'intérêt paysager.

Sur son exploitation de 75 hectares, Jacky peut déjà mesurer les résultats en faveur de la biodiversité. La première haie y a été plantée sur ses parcelles il y a 30 ans. Il y a six ans, il a renouvelé l'expérience en sélectionnant des essences mellifères pour replanter une nouvelle haie champêtre.

Dans le cadre de la politique agricole commune (PAC) de l'Union européenne, les agriculteurs ont l'obligation de consacrer 5% de leurs parcelles aux surfaces d'intérêt écologique (SIE) qui peuvent être, par exemple, une haie bocagère ou une bande enherbée.

Jacky Berland est aussi le président de l'Association pour la Promotion d'une Agriculture Durable pour la région Centre Atlantique, APAD, qui promeut l'agriculture de conservation des sols.

Je tiens à préciser qu'au moment du tournage de cette vidéo, le 30 avril 2021, les poules étaient encore confinées en Vendée par décision préfectorale et par mesure de précaution face à l'épidémie de grippe aviaire. C'est pour cette raison que vous ne voyez pas de poules autour de Lucie et moi, aux abords du bâtiment d'élevage. Cependant, en temps normal, ces poules élevées en plein air circulent librement dans un parc de 6 hectares.



Haie : planter des arbres pour la biodiversité (avec Les Jolies Rousses)

Dans cette vidéo, nous partons à la rencontre de deux générations d’agriculteurs pour comprendre l’importance des arbres dans la création de corridors de biodiversité.

L’installation de Lucie et ses objectifs pour son élevage

Nous commençons par rendre visite à Lucie (Les Jolies Rousses), qui s’est installée il y a un peu plus d’un an en élevage de poules en plein air. Pour elle, la plantation d’une haie bocagère est un chantier essentiel pour le bien-être animal. Les poules étant très sensibles au vent, cette haie a pour vocation de couper les vents dominants au niveau des trappes de sortie du poulailler, là où les courants d’air sont les plus forts.

À terme, Lucie souhaite diversifier son parcours en introduisant des essences variées, comme des fruitiers, du tilleul ou de l’acacia, pour favoriser la biodiversité et apporter des bénéfices complémentaires à son exploitation.

Le retour d’expérience de Jacky Berland

Pour visualiser ce qu’un tel projet peut devenir après 15, 20 ou 30 ans, nous rencontrons Jacky Berland, un agriculteur pionnier dans le domaine des grandes cultures, qui a commencé à replanter des arbres sur ses parcelles dès 1991.

Bien que ses parcelles soient vastes et historiquement dépourvues d’arbres, Jacky a fait figure d’ovni en lançant ses plantations. Pour lui, les arbres ne sont pas seulement esthétiques ou utiles pour l’ombre des promeneurs : ils remplissent des fonctions biologiques essentielles à la production agricole. Malgré la perte de surface productive (environ 1,35 hectare dans son cas), il considère cet investissement comme une stratégie de résilience. Il compense cette “perte sèche” par les services écosystémiques rendus par la biodiversité, notamment la faune vivant à la surface du sol.

Trois expériences pour mesurer l’impact de la haie

Pour illustrer les bienfaits concrets de la présence des arbres, nous réalisons trois expériences sur les parcelles de Jacky, accompagnés de Pascal, qui suit l’exploitation dans le cadre du réseau Agrifaune :

  1. Le recensement des oiseaux : À l’aide de protocoles d’écoute, nous comparons la diversité des espèces sur des parcelles avec et sans arbres. La présence de la haie attire des espèces spécifiques comme la fauvette grisette ou la pie-grièche, ainsi que des oiseaux en difficulté comme la tourterelle des bois, prouvant que les éléments fixes du paysage favorisent une biodiversité nettement supérieure.
  2. L’étude des carabes (le “pot barber”) : Ces insectes sont des alliés précieux car ils se nourrissent de ravageurs et de graines d’adventices. Les comptages montrent que la présence d’une haie augmente la population de carabes, avec une influence positive se faisant sentir même à plusieurs dizaines de mètres à l’intérieur de la parcelle.
  3. Le test à la bêche : En observant la structure du sol, on remarque que les racines des arbres et les galeries de vers de terre, nourries par la [[matière organique]] (comme les résidus de culture), améliorent la qualité du sol.

Vers une agriculture tournée vers l’avenir

Pour Jacky comme pour Lucie, l’arbre est l’allié du cultivateur. Il favorise une approche multi-espèces et une gestion du sol plus vivante, notamment en agriculture de conservation.

Lucie, actuellement en conversion bio, prévoit d’aménager ses prochains parcours avec des fruitiers (comme des pommiers pour le jus de pomme) afin de valoriser au mieux ses sols calcaires. Ces projets transforment les parcelles en de véritables micro-forêts, refuges de biodiversité en plein cœur de la plaine, prouvant qu’il est possible d’allier productivité agricole et respect de la nature.