Les bases des plantes bio-indicatrices, par le Jardin d'Emerveille
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Qu'est-ce que les plantes bio-indicatrices ? Comment ça marche ? C'est qui Gérard Ducerf ? Mais c'est trop compliqué !
Grâce au Jardin d'Emerveille, vous allez comprendre comment utiliser ce fabuleux fascicule créé par l'incroyable botaniste Gérard Ducerf !
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Introduction
Dans cette vidéo, Le Jardin D'emerveille propose une introduction à la méthode des plantes bio-indicatrices, en s’appuyant sur le livre de Gérard Ducerf consacré aux conditions de levée de dormance. L’objectif est d’apprendre à utiliser cet ouvrage pour réaliser un diagnostic de sol à partir des plantes spontanées qui y poussent.
Cette vidéo est présentée comme une première partie. Elle pose les bases de la méthode, explique les notions de dormance et de levée de dormance, puis introduit la façon de remplir le tableau de relevé. La suite annoncée doit porter davantage sur le remplissage détaillé des carnets et sur le diagnostic lui-même.
L’auteur précise qu’il utilise surtout la dernière édition de 2020 du livret, qui comporte plusieurs évolutions par rapport aux versions plus anciennes.
Qu’est-ce qu’une plante bio-indicatrice ?
La méthode des plantes bio-indicatrices consiste à faire un diagnostic et une analyse de sol à partir des plantes qui poussent dessus, en particulier dans le cadre des sols agricoles.
Elle s’appuie sur l’idée suivante : si certaines plantes poussent naturellement sur un sol donné, c’est que les conditions de ce sol correspondent à leurs exigences écologiques. En observant les adventices, souvent appelées « mauvaises herbes », il devient donc possible de mieux comprendre :
- le type de sol présent ;
- son état physique et biologique ;
- ses excès ou ses carences ;
- les pratiques à adopter pour le travailler intelligemment ;
- les manières de l’améliorer tout en le gardant vivant et productif.
La vidéo rappelle que de nombreuses études existent sur les végétations naturelles, mais que le travail sur les sols agricoles a été développé notamment par Gérard Ducerf, remercié ici pour le partage de ses connaissances.
Origine du principe : la dormance des graines
Pour comprendre le fonctionnement de la bio-indication par les plantes, la vidéo remonte très loin dans l’histoire évolutive des végétaux.
Avant l’apparition des plantes à graines, les végétaux se reproduisaient par spores, comme les mousses, les fougères ou les prêles. Cette reproduction dépendait fortement de l’eau.
Avec l’apparition des plantes à graines, il a fallu s’adapter au milieu terrestre. Les plantes ne pouvaient plus germer immédiatement après reproduction si les conditions n’étaient pas favorables. Une graine qui germe au mauvais moment meurt rapidement. Les plantes ont donc développé la dormance.
La dormance permet à la graine :
- de rester protégée dans une enveloppe ;
- de ne pas germer immédiatement ;
- d’attendre que les bonnes conditions soient réunies.
C’est cette idée qui est au cœur de la méthode : chaque espèce a ses propres conditions de levée de dormance. Si une plante germe dans un sol, c’est que ce sol réunit les conditions qui lui conviennent.
Les facteurs de levée de dormance
Selon la vidéo, la levée de dormance dépend de plusieurs grands critères :
- la géologie : le type de sol ;
- le climat ;
- l’hydrologie : présence ou non d’eau, humidité du sol ;
- la structure du sol ;
- les populations de bactéries présentes ;
- l’environnement végétal ;
- les pratiques humaines.
Les bactéries du sol jouent un rôle important, car différents types de sols hébergent différentes populations microbiennes, qui influencent elles aussi la germination.
L’environnement végétal compte également. Les plantes produisent des exsudats racinaires, c’est-à-dire des substances émises par leurs racines, qui peuvent influer sur la levée de dormance d’autres graines présentes dans le sol.
Enfin, les pratiques agricoles ou humaines modifient le sol, donc les conditions de germination, et par conséquent les plantes qui vont apparaître.
La banque de graines du sol
La vidéo insiste sur le fait que le sol contient une très grande quantité de graines en attente. Il constitue une sorte de banque de semences.
Ces graines restent dormantes tant que les conditions ne leur conviennent pas. Elles ne germent pas simplement parce qu’elles sont présentes ; elles germent lorsque les conditions de levée de dormance sont réunies.
Un exemple est donné avec le chardon. Il est fréquent d’accuser le voisin qui laisse monter les chardons en graines, ou de se reprocher d’en avoir laissé grainer chez soi. Pourtant, l’auteur explique que le chardon a une dormance minimale d’environ 10 ans. Cela signifie que la germination ne dépend pas directement des graines fraîchement tombées, mais d’abord des conditions du sol. Ce sont les critères de levée de dormance qui commandent la germination.
Le rôle du biotope
Pour déterminer ce qu’indiquent les plantes, Gérard Ducerf s’appuie sur ce que la vidéo appelle leur biotope, c’est-à-dire leur milieu naturel :
- le lieu ;
- le sol ;
- la plante ;
- les êtres vivants associés.
Le principe est le suivant : en observant dans quel type de milieu une plante pousse naturellement, on peut comprendre à quel type de sol elle est adaptée. Si cette plante apparaît dans un sol cultivé, c’est que ce sol tend à ressembler au biotope primaire de cette espèce.
Le travail présenté est décrit comme un travail de recherche énorme, mené pendant des dizaines d’années, et qui permet aujourd’hui d’utiliser la méthode de manière relativement simple pour caractériser un sol.
Le livret utilisé
La vidéo s’appuie sur le livret des conditions de levée de dormance, indispensable pour faire l’analyse. L’auteur précise clairement que la vidéo seule ne suffit pas : il faut le livre pour utiliser réellement la méthode.
Il recommande de commander directement auprès de Promo Nature afin d’être sûr d’obtenir la bonne version, à savoir la dernière édition de 2020.
Il signale que certaines librairies peuvent encore vendre des éditions antérieures en pensant proposer la plus récente. Or le tableau utilisé dans la vidéo correspond bien à l’édition 2020, qui diffère des anciennes versions.
Limites et posture de l’auteur
L’auteur précise qu’il est encore débutant dans cette pratique, même s’il s’y forme depuis quelques années. Il indique donc transmettre ce qu’il sait déjà, tout en annonçant que l’expérience et la répétition des observations sont essentielles.
Il rappelle aussi qu’une analyse de sol par les plantes donne une photographie du sol à un moment donné. Elle ne dit pas, à elle seule :
- comment le sol était avant ;
- comment il évoluera après ;
- s’il est en train de s’améliorer ou de se dégrader.
D’où l’intérêt de répéter les relevés à différentes périodes et sur plusieurs années.
Quand faire l’analyse ?
La vidéo explique qu’il est possible de réaliser une analyse :
- au printemps ;
- en été ;
- en automne.
Il peut être intéressant de la faire plusieurs fois dans l’année, car la flore présente peut varier. Il est également conseillé de recommencer sur plusieurs années pour suivre l’évolution du sol.
Les grandes étapes de l’analyse
L’auteur présente les étapes principales de la méthode :
- définir une parcelle ou une zone homogène ;
- faire l’inventaire de toutes les plantes présentes ;
- attribuer à chaque plante un coefficient de recouvrement ;
- remplir le tableau à partir du livret ;
- calculer les totaux de colonnes, puis éventuellement des ratios ;
- réaliser l’analyse du sol ;
- en déduire des préconisations techniques.
Définir une zone homogène
La première étape consiste à identifier une zone la plus homogène possible.
Il faut éviter :
- les bordures de parcelles ;
- les lisières ;
- les zones de transition.
Il faut rester sur une partie du terrain où la végétation est la plus uniforme possible, à la fois dans :
- le nombre de plantes ;
- les espèces présentes.
En se déplaçant sur la parcelle, si l’on voit apparaître de nouvelles plantes ou un changement net de végétation, cela signifie qu’on sort de la zone homogène à relever.
Première indication de qualité du sol
Avant même l’analyse détaillée, le simple nombre d’espèces différentes donne déjà une idée de la qualité du sol :
- moins de 5 plantes : sol de faible qualité ;
- entre 10 et 25 plantes : sol déjà intéressant ;
- au-delà de 25 à 30 plantes : sol de bonne qualité.
L’idée avancée est que plus il y a de diversité, plus le sol est de qualité. À l’inverse, lorsqu’une ou deux espèces dominent très fortement, cela peut révéler un problème.
L’auteur donne l’exemple d’une parcelle où il avait observé environ 95 % de datura et quelques pieds de morelle noire, ce qui signalait clairement un déséquilibre.
Faire le relevé botanique
La deuxième étape est le relevé botanique.
Il s’agit de noter toutes les plantes présentes sur la parcelle. L’auteur conseille de les noter d’abord dans un carnet, sans forcément remplir immédiatement le tableau final.
Il insiste sur plusieurs points :
- avoir quelques bases de botanique ;
- être sûr du genre et de l’espèce ;
- noter le nom latin.
Le nom latin est important, car les espèces sont classées alphabétiquement ainsi dans le livret.
Attribuer un coefficient de recouvrement
À chaque plante relevée, il faut associer un coefficient de recouvrement, c’est-à-dire une estimation de la surface de sol qu’elle occupe.
Le coefficient va de 0 à 5 :
- 0 : quelques individus seulement ;
- 1 : environ 5 % de la surface ;
- 2 : environ 25 % ;
- 3 : environ 50 % ;
- 4 : environ 75 % ;
- 5 : presque 100 % de la surface.
Même une plante très peu présente peut être notée 0, ce qui n’influera pas forcément l’analyse immédiate, mais peut être utile pour suivre l’évolution future de la parcelle.
L’auteur reconnaît que cette estimation reste partiellement relative. Il conseille, si possible, de faire l’évaluation à plusieurs personnes et de se mettre d’accord sur une moyenne. Il n’est pas nécessaire d’avoir une mesure parfaite ; il faut surtout rester cohérent dans la manière de noter.
Éviter les biais
Gérard Ducerf recommande d’éviter les délits de faciès. Il ne faut pas surévaluer une plante parce qu’on ne l’aime pas, ni sous-évaluer une autre parce qu’on l’apprécie.
L’évaluation doit porter uniquement sur la surface occupée au sol.
Remplir le tableau
Une fois le relevé terminé, on peut remplir le tableau.
Les premières colonnes sont :
- le nom de l’espèce ;
- le coefficient de recouvrement.
Ensuite, pour chaque plante, on consulte dans le livret les colonnes de conditions de levée de dormance et on reporte le coefficient dans les colonnes correspondantes.
Quand une plante est indiquée dans une colonne avec un « + » ou un « - », on reporte le coefficient de recouvrement dans la sous-colonne correspondante du tableau d’analyse.
Les colonnes du tableau
Bases non solubles
La colonne bases non solubles concerne surtout des éléments du sol sous forme rocheuse et non assimilable, notamment :
Un chiffre élevé dans la colonne « + » indique une forte présence de ces bases non solubles dans le sol. Un chiffre élevé dans la colonne « - » indique qu’il y en a peu.
Bases solubles
La colonne bases solubles concerne les mêmes éléments, mais sous forme soluble.
Un chiffre élevé dans la colonne « + » indique qu’il y en a beaucoup. Un chiffre élevé dans la colonne « - » indique qu’il y en a eu, mais qu’elles ont été perdues, notamment par :
- érosion ;
- lessivage.
R
La colonne R est liée à l’aération du sol.
Dans l’ancienne version du livret, elle n’était pas divisée en deux. Dans la version 2020, elle comporte deux sous-colonnes :
- R + : sol poreux, bien aéré ;
- R - : sol compact, asphyxié.
O
La colonne O concerne l’eau.
- Un chiffre élevé dans O + indique un sol souffrant de trop d’eau, donc un caractère hydromorphe.
- Un chiffre élevé dans O - indique un sol trop sec, qui chauffe et se dessèche trop.
Matière organique totale
La colonne MO totale indique si le sol est riche ou pauvre en matière organique.
L’objectif est d’avoir un sol le plus riche possible en matière organique, afin de disposer de réserves nutritives pour les plantes.
Matière organique carbonée
La colonne MOC concerne la matière organique carbonée.
- Un chiffre élevé dans « + » indique un sol riche en matière organique carbonée stable, en humus.
- Un chiffre élevé dans « - » indique qu’il y en a eu, mais qu’elle a été perdue, par lessivage, érosion ou déstructuration du complexe argilo-humique.
Matière organique azotée
La colonne MON concerne la matière organique azotée, d’origine plutôt animale et nutritive.
- Un chiffre élevé dans « + » indique un sol riche en matière organique azotée.
- Un chiffre élevé dans « - » indique des pertes par lessivage.
La vidéo rappelle que ces pertes sont dommageables, car ce sont des éléments nutritifs importants pour les plantes.
Nitrites
La colonne nitrites alerte sur un fonctionnement en anaérobie.
Normalement, les plantes préfèrent être nourries en nitrates. Si l’on observe beaucoup de nitrites, cela signifie que le sol est mal aéré, compacté ou trop humide, et qu’il fonctionne avec des bactéries anaérobies au lieu de bactéries aérobies.
Cela peut conduire à des actions de :
- drainage ;
- décompactage ;
- correction de l’hydromorphie.
Aluminium
La colonne Al concerne l’aluminium.
Sa présence est interprétée comme un mauvais signe, lié à une déstructuration des argiles. Si l’aluminium se libère, cela signifie que les argiles se défont, ce qui révèle une dégradation importante de la structure du sol.
Fossile
La colonne fossile indique la présence de matière organique fossilisée.
La vidéo rapproche cela d’un fonctionnement plus forestier, avec des matières très carbonées qui s’accumulent et se minéralisent peu. Cela peut améliorer certaines propriétés de rétention du sol, sans que ce soit pour autant l’objectif recherché.
Lessivage
La colonne lessivage indique une perte de matières minérales ou organiques vers la profondeur.
Si elle est élevée, cela signifie que le sol retient mal les éléments nutritifs disponibles dans la couche exploitée par les plantes.
Érosion
La colonne érosion indique des pertes par entraînement mécanique, notamment par ruissellement en surface.
Salinisation
La colonne salinisation signale une concentration en sels.
Cela peut se produire en agriculture irriguée, ou lorsque l’eau s’évapore et concentre les sels minéraux à la surface. Un excès de salinité devient défavorable aux plantes.
Blocage en phosphore et blocage en potasse
Les colonnes BP et BK indiquent respectivement :
- un blocage en phosphore ;
- un blocage en potasse.
Cela signifie que le sol contient ces éléments, mais qu’ils ne sont pas disponibles. La solution n’est pas nécessairement d’en rajouter, mais plutôt de travailler l’activité biologique et les conditions du sol pour les débloquer.
Activité biologique
La colonne AB est divisée en deux :
- AB + : activité biologique aérobie importante, situation favorable ;
- AB - : activité biologique bloquée ou basculée vers l’anaérobie.
Pollution
La dernière colonne concerne une éventuelle pollution.
La pollution peut avoir plusieurs origines :
- pollution ancienne liée à des pratiques agricoles ;
- rejets industriels ;
- présence naturelle de certaines roches ;
- excès de phosphore, de potasse ou d’autres éléments.
La présence de chiffres dans cette colonne est considérée comme défavorable.
Exemple de remplissage évoqué dans la vidéo
L’auteur montre ensuite un exemple concret de remplissage à partir d’un carnet de terrain contenant :
- les noms latins des espèces ;
- leurs coefficients de recouvrement.
Il cite notamment :
- Ballota foetida (qu’il appelait auparavant Ballota nigra) ;
- Malva sylvestris.
Pour chaque espèce, il lit la ligne correspondante dans le livret et reporte le coefficient dans les colonnes adéquates. Une fois toutes les lignes remplies, il additionne les valeurs de chaque colonne.
Calcul des totaux et des ratios
Une fois le tableau rempli, il faut faire le total de chaque colonne.
La vidéo propose ensuite une méthode jugée plus parlante : calculer des ratios. Pour cela, on divise le total de chaque colonne par le total des coefficients.
Cela permet d’obtenir, pour chaque colonne, un chiffre compris entre 0 et 1, plus facile à comparer d’un relevé à l’autre, même si le nombre total de plantes ou les coefficients changent.
Interprétation générale des résultats
L’idée n’est pas de lire chaque colonne isolément, mais de repérer les valeurs fortes et de faire des corrélations entre elles.
Dans l’exemple commenté, l’auteur relève notamment :
- un niveau très élevé en bases non solubles ;
- une forte valeur en R -, donc un sol compacté et asphyxié ;
- une absence totale de valeur en R +, donc pas de bonne aération ;
- une présence notable de matière organique totale ;
- des pertes en matière organique carbonée et azotée ;
- une valeur marquée en nitrites, confirmant un fonctionnement en anaérobie ;
- du lessivage ;
- un peu d’érosion ;
- un peu de salinisation ;
- une faible ou mauvaise activité biologique ;
- un signal de pollution.
L’auteur montre que l’analyse prend sens quand on relie les colonnes entre elles. Par exemple :
- compactage + nitrites = Fonctionnement anaérobie ;
- lessivage + pertes de matière organique = Éléments nutritifs perdus ;
- absence d’aération + blocage de l’activité biologique = Sol vivant mais dysfonctionnel.
Intérêt des préconisations techniques
La vidéo rappelle que l’analyse n’est qu’une étape. Le plus important ensuite est d’en tirer des préconisations techniques :
- ce qu’il faut faire ;
- ce qu’il vaut mieux éviter ;
- les points sur lesquels il faut rester vigilant.
L’objectif est toujours d’améliorer le sol ou de préserver sa fertilité, sa vie et sa productivité.
L’auteur indique toutefois qu’il ne se sent pas encore assez avancé pour développer longuement cette partie et envisage d’y revenir dans d’autres vidéos.
Conclusion
Cette vidéo pose les bases de la méthode des plantes bio-indicatrices telle qu’utilisée par Le Jardin D'emerveille à partir du travail de Gérard Ducerf. Elle insiste sur plusieurs idées centrales :
- les plantes qui poussent sur un sol ne sont pas là par hasard ;
- leur présence dépend des conditions de levée de dormance ;
- ces conditions renseignent sur l’état du sol ;
- le relevé doit être méthodique ;
- l’analyse doit croiser les colonnes entre elles ;
- les observations prennent toute leur valeur lorsqu’elles sont répétées dans le temps.
La vidéo se veut avant tout une introduction pratique, destinée à donner les premières clés pour commencer à réaliser ses propres relevés et ses premières analyses de sol par les plantes bio-indicatrices.