Portrait de ferme : Élevage de chèvre et géobiologie, Mickaël Pair
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Retrouvez le site de Mickaël Pair ici : http://geobiolavie.e-monsite.com/
Présentation de la ferme
Mickaël Pair présente une ferme située sur la commune de La Roche, tout près de Lapalisse, dans le département de l’Allier. L’exploitation est implantée sur un sol granitique, avec des sables et des limons. Il s’agit d’un sol plutôt pauvre et relativement séchant.
La ferme comprend deux ateliers :
- un atelier de vaches allaitantes, avec un petit troupeau d’environ 40 vaches ;
- un atelier de chèvres laitières de race alpine, avec un peu plus de 100 chèvres.
Le lait de chèvre est transformé ensuite en fromage.
Conduite du troupeau bovin
Pour les bovins, le système est décrit comme très simple. L’alimentation repose principalement sur :
- de l’enrubannage ;
- du foin produit sur l’exploitation.
L’objectif est de fonctionner avec un minimum d’intrants. Un peu d’aliment du commerce est acheté pendant la période de vêlage, mais davantage pour attirer les animaux, les contenir et faciliter la gestion que pour réellement les nourrir.
Pour la production :
- les mâles sont vendus en broutards ;
- toutes les femelles sont engraissées.
Cet engraissement se fait de manière très extensive. Les génisses sont vendues à presque 4 ans. Mickaël Pair explique qu’il travaille avec des cycles longs : au lieu de vendre à 30 mois comme cela se fait souvent, il garde les animaux un hiver de plus. Cela permet de profiter davantage de la pousse du printemps pour finir l’engraissement avec très peu d’aliments.
Conduite du troupeau caprin
Les chèvres ont du foin de l’exploitation toute l’année. Elles pâturent également, mais le pâturage n’est pas présenté comme la base de l’alimentation. Sur environ 5 hectares pour une centaine de chèvres, il s’agit surtout d’un complément :
- pour le bien-être des animaux ;
- pour produire un peu plus de lait ;
- mais sans compter sur l’herbe pour nourrir réellement le troupeau.
Les chèvres reçoivent aussi un complément sous forme de granulés achetés dans le commerce. Mickaël Pair souligne l’importance d’avoir un marchand d’aliments très réactif, capable d’adapter les formules selon les besoins du troupeau. L’aliment est en moyenne à 20 % de protéines, mais la formule évolue selon les observations faites sur les animaux.
Sur l’année, la distribution peut aller jusqu’à 1,5 kg par chèvre, puis diminuer progressivement à partir des premières chaleurs, jusqu’au tarissement.
Baisse volontaire du niveau de production
Au début de l’installation, la ferme était engagée dans un système plus intensif, avec :
- contrôle laitier ;
- contrôle de performances ;
- appui de structures techniques.
La production tournait alors autour de 1 000 litres de lait par chèvre, avec une ration beaucoup plus complexe et plus riche en protéines. Mickaël Pair explique qu’il avait alors l’impression de travailler « sur le fil du rasoir », avec du stress quotidien en entrant dans la chèvrerie.
Le choix a donc été fait de diminuer volontairement le niveau de production :
- passage de 1 000 litres à environ 750 litres par chèvre ;
- simplification de la ration ;
- moins de casse sur les animaux ;
- meilleure longévité des chèvres.
Ce changement a permis de conserver des chèvres jusqu’à 8 ou 9 ans. Même s’il y a des avantages et des inconvénients à garder des animaux âgés, cette stratégie permet de renouveler moins vite le troupeau.
Le renouvellement des chèvres
Le troupeau compte environ 120 chèvres, pour 28 à 30 chevrettes de renouvellement par an. Il s’agit d’un taux de renouvellement relativement faible, lié au choix de garder les chèvres le plus longtemps possible.
Mickaël Pair insiste sur plusieurs points :
- il est attaché à ses animaux ;
- il ne souhaite pas réformer des chèvres encore jeunes ;
- élever des chevrettes a un coût important.
Il oppose ainsi deux logiques :
- élever beaucoup de chevrettes et réformer plus tôt ;
- ou bien, comme sur sa ferme, garder longtemps les animaux dans un élevage qu’il qualifie de « plutôt à la cool ».
Cette stratégie suppose cependant une autre gestion, car les chèvres vieillissantes deviennent plus fragiles. Il mentionne aussi le fait d’avoir eu quelques mammites, souvent sur des chèvres âgées.
Évolution de la ration grâce aux mesures bioélectroniques
Mickaël Pair explique avoir repris la main sur l’alimentation. Auparavant, les rations étaient calculées « sur le papier » et l’aliment vendu comme adapté au troupeau. Il s’est rendu compte que cet aliment n’était pas correctement valorisé sur sa ferme.
Après une formation en bioélectronique, il a commencé à réaliser lui-même des mesures sur ses chèvres. Cela lui a permis d’observer que la ration théoriquement correcte ne correspondait pas à la réalité des animaux. En résumé :
- trop d’amidon ;
- pas assez de sucres.
Selon lui, ce déséquilibre favorisait un terrain propice aux agents pathogènes impliqués dans les mammites, notamment les staphylocoques et les colibacilles.
Depuis le printemps, il réalise des mesures environ toutes les trois semaines pour vérifier si les chèvres digèrent correctement. Le premier indicateur observé est celui des bouses. Il cherchait notamment à savoir si elles étaient dans un bon équilibre acido-réducteur. Ce n’était pas le cas.
Il explique qu’à un moment, les chèvres étaient devenues « plus monogastriques que ruminants » : au lieu de nourrir les microbes du rumen grâce à une bonne fermentation, l’alimentation contournait en quelque sorte le fonctionnement normal du ruminant.
Les mesures réalisées sur les chèvres
Le protocole se fait souvent le matin, lorsque les chèvres rentrent. Mickaël Pair collecte :
- les bouses ;
- les urines ;
- puis effectue une prise de sang après la traite.
Les données sont ensuite intégrées dans un tableur pour les comparer à des normes et situer le troupeau sur le plan digestif.
Les paramètres mesurés sont :
- le pH des bouses, du sang et des urines ;
- le redox ;
- la conductivité ;
- la glycémie sur le sang ;
- les degrés Brix sur les urines ;
- la densité des urines.
La mesure des Brix urinaires a été un signal d’alerte majeur. Il dit avoir relevé jusqu’à 8 %, ce qui signifiait que les chèvres recevaient une grosse quantité d’amidon non valorisée dans le rumen, retrouvée ensuite dans l’intestin, puis dans les urines sous forme de sucre.
Il souligne que, dans les rations caprines, le maïs est souvent omniprésent, alors que l’amidon n’est pas si facilement digestible par la chèvre.
Importance du fourrage avant les concentrés
Un point central de son évolution concerne l’ordre de distribution des aliments. Après une formation en Obsalim, il a complètement changé sa pratique.
Autrefois, il arrivait dans le bâtiment, nettoyait l’auge, puis distribuait la ration alors que les chèvres pouvaient avoir le ventre vide à 7 heures du matin. Le foin arrivait parfois plus tard. Il dit qu’à l’époque cela ne le choquait pas, mais qu’aujourd’hui il considère cela comme inadmissible.
Désormais :
- il distribue d’abord le foin à tout le monde ;
- il laisse passer environ 20 minutes ;
- puis il distribue les concentrés sur le foin.
Cela oblige les chèvres à manger plus lentement. Elles soufflent pour écarter le foin ou les poussières et aller chercher les aliments. Cette pratique lui semble plus cohérente avec le fait que la chèvre est d’abord un ruminant, fait pour manger du fourrage.
Gestion de la reproduction
Au départ, l’élevage utilisait l’insémination, puis un bouc en rattrapage, avec parfois un seul bouc pour 40 à 50 chèvres. En observant son troupeau et en échangeant avec d’autres éleveurs, Mickaël Pair a considéré que cela ne correspondait pas vraiment au comportement naturel d’un troupeau.
Aujourd’hui, il met jusqu’à 3 boucs pour 80 chèvres. Cette pratique a permis de :
- réduire l’étalement des mises bas ;
- passer d’une période d’un mois à un mois et demi à environ trois semaines.
Cela facilite fortement la gestion de la fromagerie, puisqu’il est plus simple de transformer quand la production de lait démarre de manière groupée.
Il insiste aussi sur la dynamique créée par plusieurs boucs :
- compétition entre eux ;
- stimulation des chèvres ;
- ambiance plus active pendant la reproduction.
Le troupeau n’est pas désaisonné. Les chèvres sont taries à la mi-octobre pour deux mois à deux mois et demi. Cette période sèche permet de se consacrer davantage aux vaches allaitantes et à la gestion globale de l’exploitation.
Sortie des chèvres et bien-être animal
Mickaël Pair attache une grande importance à ce que les chèvres puissent sortir à l’extérieur. Là encore, l’objectif n’est pas d’abord alimentaire, puisque le parcours reste limité, mais lié au bien-être.
Les chèvres disposent :
- d’un petit parcours ;
- d’un bout de haie ;
- d’une butte pour grimper et se divertir.
Il rappelle que la chèvre, contrairement à la vache, est très joueuse et très attentive aux nouveautés. Il cherche donc à lui offrir un environnement stimulant.
Le matin, la porte du pâturage est ouverte et les chèvres sont libres d’entrer et de sortir. Il n’y a pas de pâturage tournant. Il reconnaît que cela n’optimise peut-être pas au maximum la production d’herbe et qu’il peut y avoir quelques pertes, mais il y voit surtout une cohérence avec sa vision de l’élevage.
Il décrit avec plaisir les comportements observés :
- chèvres sous les arbres à midi ;
- allers-retours pour boire ;
- jeux sur un tas de terre ;
- sorties et retours permanents.
Une autre vision de l’élevage
Mickaël Pair explique qu’au départ, il avait une vision « très scolaire » de l’élevage caprin, marquée par la recherche de performance et par un cadre très technique. Il reconnaît que cet accompagnement lui a apporté des bases solides, mais estime qu’il est aujourd’hui dans un système beaucoup plus détendu.
Avec un niveau de production plus bas :
- les animaux vivent plus longtemps ;
- il y a moins de pertes ;
- l’équilibre économique reste satisfaisant.
Il souligne notamment l’économie réalisée sur l’élevage des chevrettes, qui représente un coût élevé, d’autant plus que le lait distribué aux jeunes est un lait qui n’est pas transformé en fromage.
Il dit avoir « baissé la barre » pour travailler de manière plus sereine, et considère avoir retrouvé une meilleure valorisation globale, même si celle-ci ne se lit pas uniquement dans le volume de lait produit.
Transformation et commercialisation du lait
La ferme transforme la totalité de sa production, soit environ 70 000 à 80 000 litres de lait. Environ 90 % de la production est vendue à un affineur.
Le fonctionnement est le suivant :
- fabrication de fromages frais sur la ferme ;
- enlèvement deux fois par semaine ;
- affinage par un professionnel ;
- commercialisation ensuite vers des grossistes, notamment sur Paris.
Mickaël Pair identifie ce point comme l’un des plus critiques de la ferme, car la valorisation est plus faible que chez des collègues qui font principalement de la vente directe.
Lors de l’installation, en 2006, il pratiquait davantage :
- les foires ;
- les marchés ;
- la vente indirecte auprès de restaurants et d’épiceries.
Mais cela prenait énormément de temps. Le choix a donc été fait d’accepter une moindre valorisation économique en échange de davantage de temps :
- pour mieux travailler ;
- pour s’occuper des enfants ;
- pour développer une autre activité, la géobiologie.
Le retour à la formation et l’ouverture vers l’extérieur
Après une dizaine d’années d’élevage, Mickaël Pair explique avoir ressenti une forme d’ennui. Il avait auparavant travaillé au GDS, ce qui lui permettait de voir beaucoup de monde, alors qu’en élevage il s’était retrouvé davantage « dans le guidon ».
Le fait de ressortir de la ferme lui a redonné du plaisir dans son métier. Il a recommencé à faire des formations, après une période où cela avait été complètement arrêté. Selon lui, l’ouverture à l’extérieur permet :
- de voir autre chose ;
- de comparer ;
- de retrouver de la lucidité sur ses pratiques.
Il estime qu’avec la fatigue, même quand on part avec de bonnes bases techniques, on peut finir par se laisser aller et faire « n’importe quoi ».
La géobiologie : origine de la démarche
L’activité de géobiologie s’est développée grâce au temps libéré sur la ferme. Mickaël Pair a suivi des formations à la Fédération française de géobiologie, tout en soulignant que c’est aussi un domaine où l’on apprend beaucoup par le contact avec les collègues.
Il intervient :
- chez les particuliers, pour l’implantation de maisons, l’harmonisation des lieux ou des problèmes de sommeil ;
- dans les fermes, de plus en plus souvent, parfois orienté par des vétérinaires ou des techniciens.
Son objectif est d’apporter un regard nouveau sur l’environnement des bâtiments et sur les interactions entre les animaux et leur milieu.
Sa conception de la géobiologie
Mickaël Pair inscrit sa pratique dans une continuité avec la géobiologie traditionnelle :
- implantation des lieux ;
- veines d’eau ;
- savoirs anciens proches de ceux des sourciers.
Mais il insiste surtout sur l’approche physique et mesurable. Il dit laisser de côté les pendules et les baguettes, qui peuvent choquer, pour travailler avec des instruments de mesure.
Il cherche notamment à détecter :
- les courants de fuite ;
- les courants vagabonds ;
- les pollutions électromagnétiques.
Selon lui, les animaux sont beaucoup plus sensibles que les humains à ces pollutions. Ils vivent en contact avec le sol, dans des bâtiments humides, avec beaucoup de métal, et dans des environnements de plus en plus équipés en matériels électriques et électroniques.
Il souligne que les progrès techniques ont apporté du confort et de la performance, mais aussi une contrepartie : une augmentation des pollutions électromagnétiques.
Exemples de troubles observés en élevage
Mickaël Pair explique qu’en élevage, les effets sont particulièrement parlants car les animaux ne sont pas influencés par un éventuel effet placebo. Il a observé des cas concrets de chèvres qui :
- ne voulaient plus rentrer dans une salle de traite ;
- ou ne voulaient plus franchir certaines barrières.
Dans certains cas, des problèmes comportementaux peuvent être résolus par des corrections très simples, ce qui permet de constater rapidement l’effet des interventions.
Diagnostic dans les salles de traite
Dans une salle de traite, son travail ressemble à une enquête minutieuse. Chaque point potentiellement problématique est vérifié.
Il rappelle que les normes électriques actuelles sont conçues pour les humains, pas pour les animaux, qui ont une résistance électrique plus faible et sont donc perturbés plus rapidement.
Les points de vigilance sont notamment :
- la mise à la terre ;
- les courants de fuite ;
- les néons ;
- les moteurs ;
- tout le système tubulaire.
Il prend l’exemple des anciens néons à starter électromagnétique, avec un transformateur qui crée un champ magnétique important. Ce champ peut induire du courant dans les tubulaires. Avec les néons LED, ce problème est fortement réduit.
La prise de terre, point central du diagnostic
Pour Mickaël Pair, le premier point à contrôler dans un bâtiment agricole est toujours la prise de terre. Il rappelle que les bâtiments agricoles sont des lieux contraignants, qui vieillissent plus vite qu’une habitation. Une bonne prise de terre au moment de la construction ne garantit pas qu’elle sera encore bonne cinq ans plus tard.
La prise de terre est censée drainer les courants électriques. Si elle est défaillante, le diagnostic ne peut pas être poursuivi sérieusement.
Ensuite, il vérifie tout le système tubulaire, car :
- les champs électromagnétiques produits par les néons ou les moteurs peuvent générer du courant ;
- les gros moteurs vieillissants peuvent présenter des défauts d’isolement ;
- même sans faire disjoncter l’installation, ces défauts peuvent envoyer du courant vers la terre ;
- si la terre est mauvaise, le courant peut circuler dans les tubulaires et perturber les animaux.
Exemple d’intervention sur un abreuvoir
Sa première intervention en ferme concernait un cas relativement simple. Appelé par un vétérinaire, il a constaté un défaut de prise de terre sur une pompe de forage. Avec le vieillissement, le fil de terre de la pompe avait grillé.
Conséquence : il y avait plus de 8 mA mesurés, notamment au niveau des abreuvoirs. Une telle valeur est très perturbante pour les vaches, même si un humain y est peu sensible.
En attendant l’intervention de l’électricien, une solution provisoire a été mise en place :
- mise à la terre de la cuve de pression avec un fil ;
- disparition du courant dans les abreuvoirs.
L’éleveur a ensuite constaté que les vaches se remettaient à boire abondamment, au point de ressortir de l’abreuvoir avec de l’eau qui dégoulinait.
Spécificités du milieu agricole
Mickaël Pair insiste sur une particularité importante : dans les bâtiments agricoles, il y a énormément de tubulaires reliés à la terre. Il arrive fréquemment que la prise de terre ne soit pas suffisamment performante, et que les tubulaires constituent finalement une meilleure masse que la prise de terre elle-même.
Dans ce cas :
- les courants qui devraient être évacués vers la terre restent dans le bâtiment ;
- ils circulent dans les équipements métalliques ;
- ils perturbent les animaux.
Il explique aussi qu’on ne mesure pas une prise de terre agricole comme une prise de terre domestique. Si l’on applique uniquement les méthodes classiques d’habitation, on peut passer à côté du problème.
Il faut notamment :
- ouvrir la barrette de terre ;
- mesurer la prise de terre réelle ;
- mesurer ensuite la « prise de terre » des tubulaires ;
- comparer les résistances.
Il dit avoir lui-même appris cela au fil de ses premières interventions.
Une approche d’éleveur et un travail collectif
Mickaël Pair rappelle qu’il garde toujours son regard d’éleveur. Il ne faut pas attribuer systématiquement les problèmes à la géobiologie ou à l’électricité, car en élevage les difficultés sont le plus souvent multifactorielles.
Il défend une approche collective :
- vérifier la prise de terre et l’environnement électrique ;
- mais aussi se poser des questions sur les minéraux ;
- la prophylaxie ;
- la nutrition ;
- le travail avec le vétérinaire et le nutritionniste.
Il voit son rôle comme celui d’un intervenant supplémentaire, qui aide à remettre tout le monde autour de la table. Selon lui, l’élevage est devenu très spécialisé, avec parfois 10 à 15 intervenants différents, alors qu’autrefois il n’y avait guère que le vétérinaire et éventuellement un guérisseur. Cette spécialisation a conduit à cloisonner les problèmes, alors que tout est interconnecté.
Liens entre nutrition et environnement
Il donne un exemple d’interconnexion entre nutrition et géobiologie : une mauvaise digestion peut modifier l’ambiance du bâtiment, et une mauvaise gestion des minéraux peut rendre les fumiers plus conducteurs des courants électromagnétiques.
Ainsi, nutritionniste, vétérinaire et géobiologue ont tous un rôle complémentaire dans la compréhension des troubles d’élevage.
Organisation de l’activité de géobiologie
Face à une demande croissante, Mickaël Pair explique avoir organisé son activité. Il travaille essentiellement par bouche-à-oreille, sans publicité, souvent à partir :
- d’un éleveur satisfait ;
- d’un voisin ayant un problème similaire ;
- d’un vétérinaire ou d’un technicien qui pense à la piste géobiologique.
Quand il est contacté, il prend d’abord du temps au téléphone pour écouter la personne. Il peut aussi réorienter vers d’autres intervenants si besoin.
Avant toute intervention, il réalise au moins une étude à distance :
- géologie ;
- implantation du bâtiment ;
- environnement électromagnétique ;
- présence de lignes à haute tension ;
- antennes relais ;
- structure générale du site.
Grâce aux outils disponibles sur internet, une grande partie du travail préparatoire peut être faite avant le déplacement. Cela lui permet d’évaluer s’il peut aider ou non.
Une activité complémentaire à l’élevage
Mickaël Pair ne souhaite pas que la géobiologie devienne son premier métier. Il cherche plutôt un équilibre entre élevage et activité extérieure, avec l’objectif de consacrer environ une journée par semaine à cette pratique.
Il souhaite continuer à travailler :
- avec les professionnels de l’élevage en priorité ;
- mais aussi avec des particuliers.
Il explique qu’il est facile de le retrouver sur internet en recherchant son nom, Mickaël Pair. Il précise qu’il laisse volontairement ses coordonnées accessibles.
Cependant, il rappelle qu’il reste avant tout éleveur. Pour cette raison, il limite son secteur d’intervention à trois départements :
- la Loire ;
- l’Allier ;
- la Saône-et-Loire.
Cela correspond à un rayon d’environ une heure à une heure et demie autour de la ferme.
Une relation de confiance avec les personnes accompagnées
Pour Mickaël Pair, cette activité repose sur la confiance. Il ne souhaite pas intervenir loin sans pouvoir revoir les personnes ni suivre les effets de son travail. Il dit ne pas concevoir une intervention sans prendre ensuite des nouvelles et maintenir le contact.
Il insiste enfin sur le fait qu’il ne s’agit pas, selon lui, d’une activité de vente, mais d’une activité de lien avec les personnes.