Réparer la Terre, par le GIEE 3 Vallées & Frédéric Hontschoote

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Dans Réparer la Terre, Frédéric Hontschoote montre que les plantes tirent l’essentiel de leur matière de l’air, surtout du carbone, puis nourrissent le sol en restituant de la biomasse. À rebours des idées reçues, ce n’est pas le sol qui crée la forêt, mais la forêt qui fabrique le sol. Le film explique ainsi comment le labour détruit la vie microbienne, accélère la perte d’humus, favorise l’érosion et appauvrit durablement les terres agricoles. Face à ce constat, des agriculteurs du GIEE 3 Vallées expérimentent une autre voie : semis direct, couverts végétaux permanents, mélanges d’espèces et réduction du travail du sol. Cette agriculture de conservation, ou plutôt de régénération, restaure l’humus, stimule vers de terre et micro-organismes, améliore la fertilité et stocke du carbone. Le documentaire explore aussi un enjeu central : réduire fortement, voire supprimer, l’usage des pesticides sans renoncer à cette transition.

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Résumé
Dans Réparer la Terre, Frédéric Hontschoote montre que les plantes tirent l’essentiel de leur matière de l’air, surtout du carbone, puis nourrissent le sol en restituant de la biomasse. À rebours des idées reçues, ce n’est pas le sol qui crée la forêt, mais la forêt qui fabrique le sol. Le film explique ainsi comment le labour détruit la vie microbienne, accélère la perte d’humus, favorise l’érosion et appauvrit durablement les terres agricoles. Face à ce constat, des agriculteurs du GIEE 3 Vallées expérimentent une autre voie : semis direct, couverts végétaux permanents, mélanges d’espèces et réduction du travail du sol. Cette agriculture de conservation, ou plutôt de régénération, restaure l’humus, stimule vers de terre et micro-organismes, améliore la fertilité et stocke du carbone. Le documentaire explore aussi un enjeu central : réduire fortement, voire supprimer, l’usage des pesticides sans renoncer à cette transition.

Et si on réparait la terre ? Cette question pose déjà un problème, c'est que notre terre est abîmée. Mais comment ? Quelle en est la cause ?


Film réalisé par Frédéric Hontschoote.

Lien vers la vidéo originale : https://vimeo.com/430703374


Une découverte venue de la forêt

Le récit commence en Normandie, dans une ferme entourée d’une forêt magnifique. Depuis l’enfance, cette forêt a toujours eu quelque chose de mystérieux, presque magique. Plus tard, les études d’agronomie ont permis de mieux comprendre le fonctionnement des plantes, et cette compréhension a profondément changé le regard porté sur les sols.

Au départ, l’idée était simple : les arbres et les plantes se nourriraient principalement de ce qu’ils trouvent dans le sol. En réalité, ils n’y puisent que très peu de choses, seulement quelques grammes de minéraux. L’essentiel de leur nourriture vient de l’air, et pour une grande partie il s’agit du carbone.

Les plantes apparaissent alors comme de véritables pompes à carbone. Elles stockent ce carbone dans leurs tissus, puis une partie retourne au sol. Cette matière nourrit les organismes et micro-organismes qui fabriquent le sol. L’idée essentielle qui en découle est la suivante : ce n’est pas le sol qui crée la forêt, c’est la forêt qui crée le sol.

Ainsi nourri par les végétaux, le sol s’épaissit et permet en retour un meilleur développement des plantes. La nature a donc mis au point une machine extraordinaire qui, à partir de presque rien — de l’air — produit de la biomasse, de la biodiversité et du sol, sans intervention extérieure.

Le travail du sol : une pratique destructrice

Pendant longtemps, y compris durant les études d’agronomie, il semblait évident qu’il fallait travailler le sol pour le rendre plus fertile. Pourtant, le constat est inversé : le labour, et plus généralement le travail du sol, constitue l’une des meilleures façons de détruire les sols.

Une observation ancienne revient alors en mémoire : le sol de la forêt était nettement plus élevé que celui des parcelles agricoles voisines. Pourtant, à l’origine, ces sols étaient à la même hauteur, puisque les terres agricoles avaient été gagnées sur la forêt. Si les sols agricoles sont aujourd’hui plus bas, c’est donc à cause de la manière dont l’agriculture est pratiquée.

Pour éclairer ce phénomène, l’intervention d’un spécialiste de la microbiologie des sols est sollicitée : Marc-André Selosse. Selon lui, le labour pose plusieurs problèmes majeurs.

D’abord, il provoque un choc violent pour les champignons du sol : leurs réseaux sont déchirés, et beaucoup meurent. Ensuite, une partie des bactéries est projetée en surface, où les conditions sont plus sèches ; elles meurent elles aussi. Enfin, le passage de la charrue détruit directement la faune du sol, comme le montrent les oiseaux qui suivent les labours pour se nourrir des vers de terre remontés à la surface. Marc-André Selosse parle à ce sujet d’un véritable « holocauste » de la vie du sol.

Le labour a aussi un autre effet : il aère le sol. En apportant plus d’oxygène, il stimule l’activité des microbes restants, qui respirent davantage. Or cette respiration correspond à une transformation de la matière organique stockée dans les sols en CO2. Labourer, c’est donc relarguer du CO2 dans l’atmosphère et accélérer la perte de matière organique.

Enfin, lorsque le sol labouré est laissé nu, notamment durant l’hiver, il devient très vulnérable à l’érosion par l’eau et par le vent. Or un sol nu en hiver n’est pas une situation naturelle : cela n’a jamais été la norme dans l’histoire des sols. Cette mise à nu favorise la perte de matière organique, la destruction du vivant et la dégradation des terres.

L’humus, cœur de la fertilité

Le labour est une pratique très ancienne et très répandue, ce qui conduit souvent à penser qu’elle est bénéfique. Pourtant, c’est l’inverse : le sol est un habitat d’une richesse biologique immense, composée en grande partie d’êtres vivants microscopiques. Ces organismes jouent un rôle essentiel dans la fabrication de l’humus, sans lequel la vie terrestre ne serait tout simplement pas possible.

Quand le labour détruit leur habitat et les rend plus vulnérables, c’est l’humus lui-même qui finit par disparaître.

Une expérience simple permet de visualiser cette différence. Dans un sol travaillé, appauvri en humus, la structure se défait rapidement sous l’action de l’eau. Dans un sol non labouré et riche en humus, la cohésion reste forte. Cela s’explique notamment par la présence de glomaline, une protéine qui agit comme une colle entre les particules du sol. Sans humus, cette cohésion disparaît, et le sol devient très sensible à l’érosion.

Un sol agricole mal nourri

La destruction du sol n’est pas seulement liée au travail mécanique. Les habitants du sol ont besoin de nourriture, comme tous les êtres vivants, et leur principale source d’alimentation est constituée par les résidus végétaux.

Or le principe même de l’agriculture est de récolter des végétaux. Il en reste donc peu pour nourrir le sol et ses habitants. De ce point de vue, le sol ressemble à un organisme vivant : sans nourriture, il maigrit année après année.

Le constat est sévère : on prive le sol de nourriture, on le maltraite avec des outils puissants, puis on lui demande de produire au maximum. Il n’est donc pas étonnant qu’il s’épuise et disparaisse progressivement.

Les agriculteurs se définissent souvent comme des « exploitants agricoles ». Le terme est ici pris au pied de la lettre : beaucoup exploitent le sol comme une mine dont on épuise les ressources. À terme, cela conduit à la disparition de sols qui ont mis des siècles, voire des millénaires, à se constituer. Il ne s’agit plus seulement de vivre des intérêts du capital naturel, mais de consommer le capital lui-même.

L’exemple de la région méditerranéenne est évoqué : on explique souvent la pauvreté extrême des sols par le climat, mais il faut aussi prendre en compte plusieurs millénaires de labour.

Une autre voie : reconstituer le sol

Lorsque la ferme familiale est reprise, certaines parcelles sont déjà très dégradées. L’objectif n’est pas d’exploiter la terre, mais de la cultiver. C’est alors qu’intervient un voisin, Sylvain, qui expérimente une nouvelle manière de faire.

Selon lui, il est possible d’inverser littéralement le processus d’érosion. Il explique avoir observé sur certaines parcelles très pauvres, où l’on voyait auparavant de l’argile à silex et de nombreux silex en surface, qu’après vingt ans de pratique les silex ne sont presque plus visibles. Du sol s’est reconstitué là où il n’y en avait pratiquement plus. Pour lui, c’est une grande satisfaction.

Le semis direct sous couvert

La méthode pratiquée par Sylvain s’inspire directement du fonctionnement de la forêt.

Comme dans la forêt, le sol n’est pas travaillé. Les graines sont implantées directement grâce à un semoir spécifique qui perturbe le moins possible la terre. C’est le principe du semis direct.

Plus précisément, il s’agit de semis direct sous couvert, car le sol n’est jamais laissé nu. Après chaque récolte, une autre culture est implantée, non pas pour être récoltée, mais pour couvrir et nourrir le sol. On parle alors d’interculture ou de couvert.

Ce couvert remplit plusieurs fonctions :

  • il empêche le développement des mauvaises herbes ;
  • il restitue au sol ce que la culture précédente lui a retiré ;
  • il peut même lui redonner davantage.

Ces couverts sont composés non pas d’une seule espèce, mais d’un mélange de plantes. Cette diversité cherche à reproduire, dans une certaine mesure, la biodiversité observée en forêt. Certains agriculteurs ont même commencé à produire du miel tant leurs couverts favorisent les abeilles.

Avec cette méthode, le sol n’est pas perturbé et reçoit en permanence de la nourriture. D’année en année, il se reconstitue et s’enrichit en humus. On parlait autrefois d’« agriculture de conservation », mais le terme d’« agriculture de régénération » paraît plus juste, car il s’agit bien de régénérer les sols.

Des sols plus résilients face aux aléas

Sylvain souligne qu’il ne s’agit pas simplement de remettre du sol en surface, mais de reconstituer un sol de qualité, riche en humus. Ce type de sol devient plus souple face aux changements climatiques et aux aléas météorologiques.

Il rappelle aussi que ces terres ont probablement été labourées depuis le Moyen Âge, avec des outils plus ou moins profonds selon les époques. Il faudra donc encore du temps pour retrouver un équilibre parfait. Malgré cela, la rapidité de l’évolution observée en vingt ans est jugée remarquable.

Treize ans après avoir commencé à appliquer cette méthode sur la ferme, le changement est visible : là où les cailloux dominaient, ils sont désormais recouverts d’une couche de sol fertile. Ce sol est riche en humus, donc riche en carbone.

Stocker du carbone dans les sols

La question du stockage du carbone est alors abordée. Marc-André Selosse explique qu’un calcul simple a été réalisé à l’échelle mondiale : on estime la quantité totale de matière organique présente dans les sols de la planète, puis on la compare à la quantité de CO2 produite chaque année par l’humanité.

Le résultat est frappant : si l’on augmentait chaque année de 4 pour mille la teneur en matière organique des sols du globe, on absorberait l’ensemble du CO2 qui, autrement, s’accumule dans l’atmosphère.

Cette idée montre que remettre du carbone dans les sols a plusieurs effets positifs :

  • cela contribue à limiter l’effet de serre ;
  • cela soutient la vie microbienne des sols ;
  • cela améliore la structure du sol et réduit l’érosion ;
  • cela augmente la capacité du sol à retenir l’eau.

Autrement dit, si tous les sols du monde stockaient autant de carbone que les sols conduits en agriculture de régénération, le problème du réchauffement climatique serait en grande partie atténué.

Pourquoi cette méthode n’est-elle pas généralisée ?

Si les bénéfices semblent aussi importants, pourquoi cette manière de cultiver n’est-elle pas pratiquée partout ?

Une première réponse tient à la complexité du sol. C’est un milieu extraordinairement vivant, dont les interactions sont encore loin d’être entièrement connues, y compris par la recherche scientifique. Celui qui prétend avoir tout compris au fonctionnement du sol est donc à considérer avec méfiance.

Cette complexité explique aussi pourquoi les agriculteurs ont besoin de références techniques solides, ce que l’agriculture conventionnelle ne fournissait pas toujours pour ces pratiques nouvelles.

Le GIEE des 3 Vallées

Pour progresser, Sylvain s’est associé à d’autres agriculteurs afin de faire de la recherche ensemble et de partager leurs résultats. Ils se sont regroupés dans un Groupement d’intérêt économique et environnemental : le GIEE des 3 Vallées.

L’objectif est double :

  • rendre les techniques plus efficaces économiquement ;
  • les rendre aussi meilleures écologiquement.

Le lycée agricole Édouard-de-Chambray fait partie de ce GIEE. Patrice Duhamel, chef d’exploitation du lycée agricole, y présente plusieurs systèmes pratiqués sur l’exploitation : l’agriculture de régénération, l’agriculture conventionnelle et l’agriculture biologique.

Comparaison entre agriculture biologique et agriculture de régénération

Dans une parcelle conduite en agriculture biologique depuis 19 ans, l’observation du sol montre les limites du système du point de vue de la vie du sol. Le labour y est toujours pratiqué, et cela pose problème.

Patrice Duhamel explique que, même si l’agriculture biologique est souvent perçue comme très écologique, le fait de labourer chaque année déstructure le sol, détruit les habitats des vers de terre et réduit la vie souterraine. Pour lui, du point de vue de la vie du sol, ce n’est pas le meilleur système.

Juste de l’autre côté de la route, une parcelle en agriculture de régénération est observée. À l’origine, les sols étaient identiques. Pourtant, les résultats sont très différents. Sur cette parcelle, les comptages réalisés avec les élèves montrent une abondance spectaculaire de vers de terre. Là où un bon niveau de conservation correspondrait déjà à quelques centaines de vers de terre par mètre carré, certaines mesures effectuées sur cette parcelle atteignent des niveaux très élevés.

La raison avancée est claire :

  • le sol n’est plus perturbé ;
  • la matière organique augmente ;
  • des couverts sont implantés tous les ans ;
  • la vie du sol s’installe rapidement.

Vers de terre, champignons, bactéries : toute cette activité biologique fait monter très vite la fertilité.

Une difficulté centrale : réduire les pesticides

Un constat s’impose toutefois : il n’existe pas encore de système parfait pour les agriculteurs qui veulent respecter le vivant.

D’un côté, ceux qui refusent les pesticides doivent souvent travailler la terre pour désherber, ce qui détruit une partie de la vie du sol. De l’autre, ceux qui refusent de travailler la terre doivent trouver comment se passer des molécules chimiques.

C’est dans cette tension que travaillent plusieurs membres du GIEE.

Les macérations de plantes pour diminuer les produits phytosanitaires

Siegfried, l’un des membres les plus actifs du groupe, cherche à réduire au maximum l’usage de la chimie.

Sa méthode consiste notamment à utiliser des macérations de plantes. Des orties sont coupées, mises à macérer dans de l’eau pendant une quinzaine de jours, puis le jus obtenu est extrait. Ce liquide est ensuite appliqué dans les champs pour fortifier les cultures, comme le blé ou le colza, et permettre de diminuer les traitements phytosanitaires.

Il précise que sa motivation n’est pas d’abord économique. L’agriculture conventionnelle offre des repères simples : labourer, semer, désherber, traiter, puis récolter. Ce n’est pas la recherche de simplicité ou de rentabilité qui l’a conduit sur cette voie, mais la volonté de préserver l’environnement.

Il évoque aussi une motivation personnelle : devenu père, il supporte de plus en plus mal l’idée de dire à son fils qu’il ne peut pas monter dans le tracteur parce qu’il est en train d’appliquer des produits phytosanitaires. À cela s’ajoute le regard de la société, de plus en plus critique vis-à-vis des pesticides.

Vers une agriculture de régénération sans glyphosate

Siegfried participe à des essais menés avec un organisme de recherche pour tenter de pratiquer l’agriculture de régénération sans glyphosate.

L’idée testée consiste à utiliser des couverts pluriannuels, semés une seule fois pour rester en place trois ou quatre ans. Ces couverts doivent occuper durablement l’espace et empêcher les mauvaises herbes de s’installer.

Dans le cas présenté, un trèfle avait fortement poussé, au point de devoir être régulé avec un peu de chimie, à très faible dose, pour éviter qu’il ne concurrence trop la culture de blé. Le résultat est jugé encourageant, et l’essai laisse penser qu’une partie du chemin peut être faite sans glyphosate.

Réduire fortement les insecticides et les fongicides

Thierry Lainé et son fils Jean-Baptiste figurent parmi ceux qui vont le plus loin dans l’utilisation des macérations de plantes.

Thierry précise qu’il ne s’agit pas de « purin » au sens strict, mais de macérations. Il distingue le purin, qu’il présente comme oxydant, de la macération, qu’il considère comme antioxydante. L’idée est de travailler avec la plante, en l’accompagnant pour qu’elle se porte bien.

Selon lui, cette approche lui a permis de supprimer environ les trois quarts des insecticides, ainsi qu’une très grande partie des fongicides, jusqu’à 80 à 95 %.

Les essais réalisés dans le cadre du GIEE et sur son exploitation montrent, selon lui, des résultats très proches de ceux obtenus avec les produits phytosanitaires classiques. Les différences de rendement restent limitées, alors que les coûts, la vie du sol et la dégradation des pailles deviennent plus favorables.

L’objectif de Jean-Baptiste : supprimer aussi les herbicides

Jean-Baptiste souhaite aller encore plus loin que son père. Son ambition est de supprimer non seulement les insecticides et les fongicides, mais aussi les herbicides.

Pour cela, il mise beaucoup sur les couverts végétaux. Une terre laissée nue ne lui paraît plus acceptable. Son projet est de travailler encore davantage avec les couverts pour éviter au maximum le recours aux produits.

Il démarre ainsi une expérimentation sur une parcelle de 10 hectares. Après la récolte, un couvert sera semé immédiatement. Ce couvert sera détruit au printemps, juste avant le semis du maïs. L’objectif est de réussir cette première phase d’essai, même s’il sait que des échecs sont possibles.

Une agriculture tournée vers le vivant

Au final, malgré des approches différentes et des niveaux d’avancement variés, tous les agriculteurs présentés poursuivent le même horizon : construire une agriculture résolument tournée vers le vivant.

Qu’il s’agisse de Sylvain, de Siegfried, de Patrice Duhamel, de Thierry Lainé, de Jean-Baptiste ou des autres membres du GIEE des 3 Vallées, tous travaillent à une même transformation : réparer la terre en s’inspirant du fonctionnement des écosystèmes naturels, en nourrissant les sols, en réduisant leur perturbation et en cherchant à diminuer toujours plus la dépendance aux produits chimiques.

Cette démarche ne prétend pas être achevée. Elle est en expérimentation, en progrès, en recherche. Mais elle repose sur une conviction forte : pour continuer à produire, il faut d’abord redonner vie au sol.