RIAV - Marceau Bourdarias
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Selon lui, la plante est un lien entre les énergies du sol et celles du cosmos : elle transforme cette rencontre en matière vivante et devient ainsi un vecteur essentiel de la vie sur Terre. La plante n’est pas seulement un organisme de production, mais une véritable offrande au vivant, nourrie par la lumière, l’eau et les interactions avec son environnement.
Dans cette vision, l’agriculteur occupe une place centrale : il ne lutte pas contre le vivant, il l’accompagne. Son rôle est d’observer, de comprendre et de soutenir les processus naturels, avec humilité, conscience et plaisir, pour nourrir les autres avec qualité.
Présentation de Marceau Bourdarias
Marceau Bourdarias se présente comme un « architecte du vivant » auto-proclamé. Il travaille sur les plantes ligneuses, c’est-à-dire les plantes qui produisent du bois, et accompagne les agriculteurs dans l’évolution de leurs pratiques.
Son travail consiste à leur apprendre à lire les plantes et à comprendre l’impact de leurs pratiques agricoles sur celles-ci. L’objectif est d’obtenir de plus belles productions, avec des plantes saines, afin de produire des aliments et des produits de qualité.
La plante comme lien entre différentes énergies
Selon Marceau Bourdarias, la plante est un lien entre les énergies du sol et les énergies cosmiques, c’est-à-dire les énergies qui viennent de l’extérieur du sol. La plante naît ainsi de la rencontre entre ces deux potentiels énergétiques.
Cette rencontre crée la matière de la plante. Pour lui, c’est ce mécanisme qui rend le vivant possible sur Terre. La plante apparaît donc comme un élément fondamental de la construction du vivant.
Le rôle de la plante dans les écosystèmes
La plante a pour rôle, dans les écosystèmes, d’être un vecteur du vivant. Elle participe à la construction de la matière qui permet le développement de la vie.
Marceau Bourdarias insiste sur l’idée que la plante est une nourriture pour la vie. Elle constitue une offrande au vivant, une forme de don mis à disposition des autres êtres vivants.
Les besoins de la plante
La plante a besoin de lumière, d’eau et d’interactions. Elle a besoin de l’univers dans son ensemble. Dans cette vision, elle doit être à l’image de l’univers, c’est-à-dire inscrite dans un ensemble de relations et d’équilibres plus vastes qu’elle-même.
Cette manière de voir souligne que la plante ne peut pas être réduite à un simple organisme isolé : elle est prise dans un réseau de relations entre le sol, l’eau, la lumière et les influences extérieures.
La place de l’agriculteur
Pour Marceau Bourdarias, l’agriculteur occupe une place presque divine. Il ne s’agit pas de quelqu’un qui lutte contre le vivant, mais de quelqu’un qui travaille avec lui.
L’agriculteur accompagne les processus naturels plutôt qu’il ne cherche à les contraindre. Ce travail suppose de la contemplation, de l’observation et une forme d’acceptation : accepter que les processus naturels soient aussi à l’image de notre propre développement et de notre regard sur le monde.
Accompagner le vivant
Dans cette approche, c’est le regard porté sur le monde et sur l’univers qui permet d’accompagner les processus naturels. L’agriculteur est alors présenté comme quelqu’un qui accompagne l’univers lui-même.
Cette posture invite à une agriculture fondée sur la relation, l’écoute et la compréhension du vivant, plutôt que sur l’opposition ou la domination.
Une agriculture tournée vers le plaisir de nourrir
Marceau Bourdarias conclut sur l’idée que l’agriculteur doit prendre du plaisir, dans son cœur, à faire à manger pour les autres.
L’agriculture est alors envisagée comme un acte profondément vivant, relationnel et nourricier, qui relie l’humain, les plantes, la Terre et l’univers.