Remise des prix de l'appel à projets agroécologie, par Miimosa
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Pendant deux semaines, on vous propose de (re)découvrir la journée agroécologie au Salon de l'Agriculture 2020 !
Remise des prix de l'appel à projets agroécologie, par Miimosa
Pour conclure la matinée, les intervenants appellent l’équipe de Miimosa afin de procéder à la remise des prix de l’appel à projets consacré à l’agroécologie. Deux lauréats ont été retenus dans le cadre de ce premier appel à projets.
L’un des projets récompensés est porté par Thierry, agriculteur connu notamment pour son activité sur YouTube et son travail de sensibilisation autour des pratiques agricoles. Il n’est cependant pas présent au moment de la remise.
Le second projet, présenté sur scène, est celui d’un couple de maraîchers. Il est mis en avant comme une forme de synthèse de nombreux sujets abordés au cours de la matinée, notamment autour du maraîchage, de la plantation d’arbres et de l’adaptation aux évolutions climatiques.
Présentation de Miimosa et du partenariat
Sophie Cucheval, directrice des opérations chez Miimosa, prend la parole pour présenter la plateforme et le partenariat mis en place.
Miimosa est présentée comme la première plateforme de financement participatif dédiée à la transition agricole, alimentaire et énergétique. La plateforme se définit à la fois comme :
- un accélérateur de projets agricoles, grâce au financement ;
- un révélateur de projets, grâce à la visibilité apportée par la plateforme.
Sur le volet financement, deux outils sont mentionnés :
- le don avec contreparties ;
- le prêt participatif.
Ces dispositifs permettent de financer des projets de tailles très différentes, depuis des besoins modestes, de l’ordre de 1 000 euros, jusqu’à des projets pouvant atteindre 1 million d’euros. Les exemples donnés vont de l’achat d’un autoclave ou d’une écrémeuse à l’installation d’un projet de méthanisation.
Sur le volet visibilité, la plateforme est décrite comme une vitrine citoyenne pour l’ensemble de ces projets.
Le partenariat présenté fait sens par la complémentarité des rôles :
- Miimosa intervient sur la partie financement ;
- la structure partenaire apporte un accompagnement technique aux projets ;
- ensemble, ils contribuent aussi à une communication positive autour des démarches agroécologiques.
Fonctionnement de l’appel à projets
Ce premier appel à projets a suscité une trentaine de candidatures. Dix lauréats ont été retenus.
Ces lauréats vont bénéficier d’un diagnostic sur leur exploitation afin de les accompagner dans une démarche d’agroécologie.
Il est également annoncé qu’une nouvelle phase d’appel à projets est relancée. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au mois d’août, pour une prochaine remise des prix prévue en septembre.
Un projet de maraîchage agroforestier en Eure-et-Loir
La parole est ensuite donnée à Aude Mornas, qui présente le projet porté avec son mari Alexandre. Leur exploitation se situe en Eure-et-Loir. Le couple travaille avec ses enfants, Alice et Adèle, et est accompagné ce jour-là par Emilio, le plus jeune.
Aude explique qu’ils sont maraîchers depuis 2010. Au fil des années, ils ont constaté directement les effets du changement climatique sur leur activité. Ils ont cherché à adapter leurs méthodes, mais estiment que les adaptations classiques ne suffisent plus aujourd’hui.
Elle revient en particulier sur l’année 2016, marquée par de très fortes pluies et des inondations. Ces événements ont créé de gros dégâts, aussi bien en maraîchage que dans les cultures céréalières. À partir de cette expérience, l’arbre leur est apparu comme la solution la plus évidente pour atténuer les aléas climatiques.
Les fonctions recherchées sont multiples :
- faire face aux excès d’eau ;
- mieux résister aux épisodes de sécheresse ;
- limiter l’impact du vent.
Ce dernier point est particulièrement important dans leur secteur, situé en plaine de Beauce, un territoire décrit comme très déboisé. Le vent y constitue donc une contrainte importante pour les cultures.
Introduire l’arbre dans les cultures de légumes
Le projet s’est construit progressivement. L’objectif était d’introduire l’arbre au sein même des cultures légumières, ce qui n’allait pas de soi. Il fallait en effet trouver une organisation permettant de conserver une bonne production de légumes tout en intégrant les arbres.
Aude explique que le colloque pour une agriculture du vivant, en février 2019, a joué un rôle déclencheur. Ce rendez-vous leur a apporté les éléments techniques qui leur manquaient pour mettre le projet en route.
Première phase : plantation de haies et diversité d’essences
La première phase du projet a été réalisée en décembre précédent. Elle a consisté à planter des arbres et des haies autour de deux parcelles de légumes.
Les caractéristiques mentionnées sont les suivantes :
- plantation autour de deux parcelles de légumes ;
- environ 900 sujets plantés ;
- implantation sur trois rangs ;
- recours à une trentaine d’essences différentes.
Le travail a été préparé avec un paysagiste local, présenté comme une personne connaissant déjà bien les observations et les dispositifs susceptibles de fonctionner en plaine, en tenant compte des contraintes propres à l’exploitation.
Deuxième phase : vers un verger maraîcher
La suite du projet est prévue pour la fin de l’année. Cette nouvelle étape doit aller plus loin dans l’intégration de l’arbre aux cultures.
Il est prévu de planter :
- des arbres forestiers ;
- des arbres fruitiers ;
- le tout entre les rangs de légumes.
Aude précise qu’il s’agit là d’un véritable projet de verger maraîcher. À terme, environ un tiers de la surface sera dédié à des plantations d’arbres de différentes natures.
Le soutien d’un jeune contributeur
Un moment particulier de la remise des prix concerne Emilio, jeune contributeur du projet.
Les intervenants expliquent qu’une discussion a eu lieu avec lui, du fait de son jeune âge, afin de s’assurer qu’il comprenait bien la portée de son geste : l’argent donné ne lui reviendrait pas. Il en avait pleinement conscience.
La formule retenue pour résumer sa motivation est particulièrement marquante : il a expliqué qu’il préférait investir cet argent pour son avenir plutôt que d’acheter des jouets.
Clôture de la matinée
La séquence se termine sur ce témoignage présenté comme un beau message d’avenir.
Les participants sont ensuite invités à une photo avec l’équipe de Miimosa. Il est enfin donné rendez-vous au public à partir de 14 heures pour la suite du programme, consacrée à l’agroforesterie, avec une après-midi de conférences devant se poursuivre jusqu’à 17 h 40 si le timing est respecté.