Remise des prix de l’appel à projets agroécologie, par Miimosa
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Pendant deux semaines, on vous propose de (re)découvrir la journée agroécologie au Salon de l'Agriculture 2020 !
Remise des prix de l’appel à projets agroécologie, par Miimosa
Cette séquence est consacrée à la remise des prix de l’appel à projets mené avec Miimosa autour de l’agroécologie. L’intervenant annonce rapidement l’arrivée de l’équipe de Miimosa, puis la remise des prix des lauréats de cet appel à projets.
Il est rappelé qu’il s’agit d’un dispositif mis en place pour encourager les pratiques de l’agroécologie. Deux lauréats sont mis à l’honneur lors de cet événement.
Présentation de Miimosa et du partenariat
Sophie, présentée comme directrice des opérations chez Miimosa, prend la parole pour expliquer l’activité de la structure et le sens du partenariat.
Elle rappelle que Miimosa est la première plateforme de financement participatif dédiée à la transition agricole, alimentaire et énergétique. La plateforme se définit à la fois comme :
- un accélérateur de projets agricoles, grâce au financement ;
- un révélateur de projets agricoles, grâce à la visibilité donnée aux porteurs de projets.
Sur le volet financement, deux outils sont mentionnés :
- le don avec contreparties ;
- le prêt participatif.
Ces outils permettent de financer des projets dans une fourchette très large, de 1 000 euros jusqu’à 1 million d’euros. Sophie donne des exemples très concrets de ce que cela recouvre : cela peut aller de l’achat d’un autoclave ou d’une écrémeuse jusqu’à l’installation d’un projet de méthanisation.
Sur le volet visibilité, Miimosa est présenté comme une vitrine citoyenne pour les projets agricoles portés sur la plateforme.
Sophie explique ensuite que le partenariat avec Pour une agriculture du vivant fait particulièrement sens. Selon elle :
- Miimosa est pertinente sur les questions de financement ;
- Miimosa agit aussi sur la communication positive autour des projets d’agroécologie ;
- Pour une agriculture du vivant apporte, de son côté, un accompagnement technique aux projets.
L’ensemble est décrit comme très complémentaire.
Fonctionnement de l’appel à projets
Sophie précise qu’il s’agit d’un premier appel à projets. Celui-ci a reçu :
- une trentaine de candidatures ;
- pour aboutir à dix lauréats.
Ces lauréats vont bénéficier d’un diagnostic sur leur exploitation réalisé par PTV, afin de les accompagner dans une démarche d’agroécologie.
Elle annonce également qu’une nouvelle phase d’appel à projets est relancée. Les candidatures sont ouvertes jusqu’en juillet, avec une prochaine remise des prix prévue en septembre.
Les projets mis à l’honneur
Deux projets sont évoqués pendant cette remise de prix.
Le premier est celui de Thierry, “Agriculteur d’aujourd’hui”, présenté comme un youtubeur qui œuvre beaucoup pour faire connaître les pratiques agricoles. Il est indiqué qu’il est malheureusement absent au moment de la remise.
Le second projet est celui d’un couple de maraîchers, qui est alors invité à prendre la parole. L’intervenant souligne que ce projet fait un peu la synthèse de plusieurs thèmes abordés dans la matinée, puisqu’il associe notamment :
- le maraîchage ;
- la replantation d’arbres ;
- une réflexion globale sur l’adaptation au changement climatique.
Témoignage du projet maraîcher en Eure-et-Loir
La porteuse de projet se présente : elle s’appelle Aude Mornas. Elle explique travailler en couple avec son mari Alexandre, avec leurs enfants Alice et Adèle. Ils sont aussi venus avec Emilio, le plus jeune contributeur de leur cagnotte, qui a souhaité participer à leur projet.
Leur exploitation se situe en Eure-et-Loir. Ils sont maraîchers depuis 2010.
Aude explique qu’au fil des années ils ont constaté directement les effets du changement climatique. Ils ont essayé d’adapter leurs méthodes, mais elle dit clairement que cela ne suffit plus aujourd’hui.
Elle revient en particulier sur l’année 2016, marquée par de très fortes pluies et des inondations. Ces événements ont provoqué des dégâts aussi bien :
- en maraîchage ;
- que dans les céréales.
À partir de là, ils ont perçu l’arbre comme la solution la plus évidente pour atténuer les aléas climatiques.
Pourquoi remettre l’arbre au cœur du système
Aude explique que l’introduction de l’arbre leur est apparue comme une réponse à plusieurs problèmes :
- l’excès d’eau, comme en 2016 ;
- la sécheresse, lors d’autres années ;
- le vent.
Sur ce dernier point, elle insiste sur le fait qu’en plaine de Beauce, leur secteur est très déboisé. Le vent constitue donc un problème important pour leur activité maraîchère.
Leur réflexion a donc consisté à chercher comment introduire l’arbre entre les cultures de légumes, sans compromettre la production. Elle souligne que ce n’était pas forcément évident, car il fallait que les légumes puissent continuer à pousser correctement.
Le rôle déclencheur du colloque de 2019
Aude explique que c’est grâce au colloque Pour une agriculture du vivant de février 2019 qu’ils ont trouvé les éléments qui leur manquaient pour lancer réellement leur projet.
Elle parle d’éléments déclencheurs qui ont permis de mettre le projet en route.
Une première phase déjà réalisée
La phase 1 du projet a été réalisée en décembre dernier.
Elle a consisté à planter des arbres autour de deux parcelles de légumes. Aude indique qu’ils ont implanté :
- une trentaine d’essences différentes ;
- pour un total de 900 sujets ;
- répartis sur trois rangs.
Elle précise qu’un travail de recherche a été mené avec un paysagiste local, proche de chez eux, connaissant bien le territoire et ayant déjà observé ce qui pouvait fonctionner en plaine, en tenant compte de leurs différents critères.
La suite du projet : vers un verger maraîcher
La suite du projet doit se dérouler à la fin de l’année.
Cette fois, il est prévu de planter :
- des arbres forestiers ;
- des arbres fruitiers ;
- entre les rangs de légumes.
Aude explique qu’ils entrent ainsi dans un véritable projet de verger maraîcher.
Elle précise qu’à terme, un tiers de la surface sera dédié à des plantations d’arbres de différents types.
Le témoignage d’Emilio, jeune contributeur
Un court échange a lieu avec Emilio, présenté comme le plus jeune contributeur de la cagnotte.
Comme il n’ose pas vraiment parler, l’intervenant rapporte ce qu’Emilio lui avait expliqué auparavant. Étant donné qu’il a 12 ans, l’adulte avait voulu s’assurer qu’il comprenait bien ce que signifiait le fait de donner de l’argent, et que cet argent ne lui reviendrait pas.
Emilio avait confirmé que cela lui convenait. Sa motivation est ensuite résumée en une phrase marquante : il préfère investir cet argent pour son avenir dans les arbres plutôt que d’acheter des jouets.
Clôture de la matinée
La séquence se termine sur ce témoignage, présenté comme un beau témoignage d’avenir.
L’intervenant annonce ensuite :
- une photo de groupe avec l’équipe de Miimosa ;
- puis la reprise du programme à 14 heures.
L’après-midi doit être consacrée à l’agroforesterie, avec un programme annoncé jusqu’à 17 h 40, sous réserve du respect du timing.
L’ensemble se conclut par des remerciements adressés au public pour son attention.