Rencontres Nationales 2022 - 2éme journée - Hervé Covès

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Lors de cette intervention aux Rencontres Nationales 2022, Hervé Covès propose une grande fresque poétique et scientifique autour de l’eau, présentée comme matrice de la vie. Il retrace son origine cosmique, son arrivée sur Terre, puis son rôle décisif dans l’apparition du vivant, des cyanobactéries aux plantes, champignons, animaux et humains. À travers les cycles de l’eau, il montre que la pluie, les sols, les forêts, les mycorhizes, les rivières et l’atmosphère sont intimement liés. Il insiste sur le fait que le vivant ne subit pas seulement l’eau : il la transporte, la transforme et participe activement au grand cycle hydrologique planétaire. Hervé Covès invite ainsi à changer notre regard sur l’eau, à la considérer comme une réalité sacrée, sensible et fondatrice. Son message central est un appel à l’émerveillement, à l’amour du vivant et à une écologie réconciliée avec la beauté du monde.

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Résumé
Lors de cette intervention aux Rencontres Nationales 2022, Hervé Covès propose une grande fresque poétique et scientifique autour de l’eau, présentée comme matrice de la vie. Il retrace son origine cosmique, son arrivée sur Terre, puis son rôle décisif dans l’apparition du vivant, des cyanobactéries aux plantes, champignons, animaux et humains. À travers les cycles de l’eau, il montre que la pluie, les sols, les forêts, les mycorhizes, les rivières et l’atmosphère sont intimement liés. Il insiste sur le fait que le vivant ne subit pas seulement l’eau : il la transporte, la transforme et participe activement au grand cycle hydrologique planétaire. Hervé Covès invite ainsi à changer notre regard sur l’eau, à la considérer comme une réalité sacrée, sensible et fondatrice. Son message central est un appel à l’émerveillement, à l’amour du vivant et à une écologie réconciliée avec la beauté du monde.

Deux journées autour du maraîchage sol vivant ont été organisées le 7 et 8 Novembre 2022. Hervé Covès nous parle des cycles de l'eau.


Introduction

Lors de cette intervention, Hervé Covès propose une méditation poétique, scientifique et spirituelle sur l’eau et sur les cycles de l’eau. Il parle à la première personne, comme si l’eau elle-même prenait la parole, pour raconter son histoire cosmique, terrestre et vivante. Son propos relie l’origine de l’eau dans les étoiles, l’apparition de la vie, l’évolution des écosystèmes, le rôle des champignons, des plantes, des forêts, des animaux et, finalement, la place de l’être humain dans cette grande circulation du vivant.

L’eau comme être vivant et relationnel

Hervé Covès commence par une évocation du langage autour de l’eau. Selon ses formes, l’eau change de genre dans la langue française :

  • au féminin lorsqu’elle est goutte, source, rivière, mer, mare, brume ou buée ;
  • au masculin lorsqu’elle est torrent, ruisseau, fleuve, océan, nuage ou brouillard.

Il joue de cette diversité grammaticale pour montrer que l’eau échappe aux catégories simples. Il dit même que son orientation est peut-être « les deux ensemble », avant de proposer un terme plus juste : l’eau est « chaste ».

Il précise le sens qu’il donne à ce mot : être chaste, c’est « s’abandonner inconditionnellement aux êtres qui nous aiment ». L’eau est alors décrite comme une réalité offerte, disponible, relationnelle, qui se donne à tout ce qui l’accueille.

Une origine cosmique

Le récit remonte ensuite à l’origine de l’eau dans l’univers. Hervé Covès rappelle que l’eau est née dans les étoiles, à partir de l’hydrogène et de l’oxygène formés dans les processus cosmiques. Il insiste sur la structure particulière de la molécule d’eau : une molécule polarisée, comme un petit aimant, avec un côté positif et un côté négatif.

Cette polarisation explique plusieurs propriétés essentielles :

  • les molécules d’eau peuvent se coller les unes aux autres ;
  • l’eau peut se cristalliser ;
  • elle peut s’agréger à d’autres éléments polarisés.

Dans le froid de l’espace, cette eau prend la forme de glace, de givre, puis de « neige sidérale ». En s’agglomérant, elle forme des masses de plus en plus importantes, jusqu’à rejoindre ce qu’il évoque comme le nuage d’Oort. À partir de là, une partie de cette eau revient vers le Soleil et peut atteindre la Terre sous forme de comètes, météores, météorites ou micro-météorites.

La liquéfaction sur Terre

Sur Terre, un phénomène singulier se produit : l’eau, qui n’était auparavant que gaz ou glace, devient liquide. Hervé Covès souligne le caractère étonnant de cet état liquide.

Il renverse l’idée habituelle selon laquelle l’eau serait simplement contenue dans un contenant. Selon lui, l’eau est elle-même contenant. Elle accueille en elle tout ce qu’elle rencontre :

  • les minéraux ;
  • les sels ;
  • les énergies ;
  • les éléments chimiques dissous.

Les premiers océans se forment ainsi, et l’eau s’enrichit progressivement de sels minéraux. Dans les profondeurs océaniques, au voisinage des fumeurs noirs, se produisent des réactions chimiques décisives. Hervé Covès évoque une séparation entre oxygène et protons, donnant naissance à un courant minuscule, imperceptible, mais fondamental pour toute la suite de l’histoire de la vie.

Les premiers cycles de l’eau

L’atmosphère primitive est décrite comme dense, chaude, chargée en vapeur d’eau, en gaz carbonique et en acides. Pourtant, il ne pleut pas nécessairement beaucoup partout. Hervé Covès rappelle que les déserts froids sont encore plus secs que les déserts chauds, et donne l’exemple de l’Antarctique, où les précipitations sont extrêmement faibles.

Pendant des centaines de millions d’années, voire plus longtemps encore, le cycle de l’eau est selon lui très réduit : la mer s’évapore, les vents transportent cette vapeur, puis elle retombe un peu plus loin. Ce « petit cycle de l’eau » est le premier cycle actif sur la Terre, mais il n’est pas encore le grand cycle complexe que nous connaissons aujourd’hui.

Il interroge alors une idée reçue : ce cycle simple, enseigné comme fondamental, est-il vraiment le plus important ?

La naissance de la vie dans l’eau

Dans les profondeurs marines naît la vie. Hervé Covès décrit cette émergence comme une aventure magnifique, portée par la beauté du vivant. De nombreux êtres apparaissent dans les abysses, puis se diversifient.

L’eau entretient une affinité particulière avec les êtres dont la peau, la membrane ou la paroi peuvent se coller à elle, se laisser baigner, entourer, caresser. Cette relation intime entre l’eau et certaines surfaces permet à ces formes de vie de se développer plus facilement.

L’idée centrale est que la vie issue de l’eau est celle qui a pu prospérer sur Terre. Le vivant est ainsi présenté comme une prolongation du pouvoir enveloppant et nourricier de l’eau.

Les cyanobactéries et l’apprentissage de la lumière

À un moment de l’évolution apparaissent des organismes capables d’apprivoiser la lumière. Hervé Covès évoque des formes primitives, filamenteuses, puis les cyanobactéries.

Il rappelle que ces cyanobactéries n’étaient pas seulement bleues. Elles ont pu présenter une grande diversité de couleurs et de modes de fonctionnement. Toute une diversité biologique et énergétique s’est ainsi mise en place.

Ces êtres ont laissé une trace jusqu’à aujourd’hui, notamment dans les chloroplastes des plantes et dans la diversité des algues. Cette innovation ouvre une nouvelle étape : la vie ne se contente plus de vivre dans l’eau, elle commence à capter l’énergie lumineuse.

L’oxygène, les odeurs et la pluie

La photosynthèse transforme peu à peu l’atmosphère. Un « déchet » apparaît : l’oxygène. D’abord insupportable pour de nombreuses formes de vie, il s’accumule dans l’atmosphère.

Avec cette transformation apparaissent aussi les odeurs, c’est-à-dire les composés organiques volatils. Hervé Covès leur attribue un rôle décisif : ils servent de noyaux de condensation. Autour d’eux, la vapeur d’eau peut se condenser, et la pluie commence à tomber de manière plus importante.

Cette pluie nouvelle atteint non seulement les océans, mais aussi les premiers continents. Des torrents, des rivières et des fleuves se mettent alors en place. Le cycle de l’eau s’élargit et se complexifie.

Les rivages, les cadavres et les premiers recycleurs

Lorsque les êtres vivants commencent à atteindre les rivages, leurs cadavres s’y accumulent. En l’absence de vie terrestre structurée, ces matières organiques deviennent de nouveaux milieux.

Des bactéries, puis d’autres micro-organismes, s’y développent. Hervé Covès évoque ensuite les oomycètes, qu’il présente comme des êtres extrêmement sophistiqués sur le plan génétique. Il cite notamment les formes primitives apparentées aux mildious et à Phytophthora.

Il insiste sur leur richesse génétique et sur leur capacité à produire de la diversité. Ces êtres auraient joué un rôle majeur dans la transition entre vie aquatique et vie terrestre.

Le rôle des oomycètes, des algues et de la cellulose

Selon Hervé Covès, certains de ces organismes ont capté les premières algues. De cette interaction sont nées des formes nouvelles. Une propriété essentielle apparaît : une paroi faite de cellulose.

Cette paroi cellulosique est décisive car elle est hydrophile. Comme le coton, elle aime l’eau, l’absorbe, la retient, la soutient. Grâce à cette propriété, l’eau peut commencer à explorer la terre ferme en restant liée à des structures vivantes.

Mais un problème surgit : sur les rivages, ces premières formes de vie doivent affronter :

  • l’air ;
  • le vent ;
  • les ultraviolets ;
  • l’acidité de l’atmosphère.

Il faut donc inventer des solutions pour protéger et hydrater durablement ces organismes en dehors de l’eau libre.

Les filaments, l’hydratation des berges et la sortie de l’eau

Hervé Covès décrit alors l’apparition d’êtres capables de porter l’eau hors des berges. Grâce à des structures filamenteuses comparables à un mycélium, l’eau s’organise en pellicule autour d’eux et commence à progresser dans de petits faisceaux.

Par ces réseaux, l’eau peut :

  • quitter le bord immédiat du cours d’eau ;
  • hydrater les zones voisines ;
  • permettre à d’autres organismes de suivre.

Il s’agit là d’une étape fondamentale dans la conquête des terres émergées. L’eau devient capable d’atteindre des distances croissantes hors des milieux aquatiques stricts, en s’appuyant sur des réseaux vivants.

Les champignons, les lichens et un nouveau cycle de l’eau

Les champignons se développent ensuite en association avec les premières algues sorties de l’eau. De cette symbiose naissent les lichens. Ceux-ci colonisent les surfaces solides et participent à la transformation des milieux terrestres.

Hervé Covès décrit aussi d’immenses champignons fossiles, de plusieurs mètres de haut, dressés comme des menhirs. Il leur attribue une fonction majeure dans l’évolution des cycles de l’eau.

En cherchant à se reproduire, les champignons produisent des spores qui doivent se détacher de l’eau et devenir hydrophobes. Ces spores entrent dans l’air. Lorsqu’une goutte de pluie tombe à proximité, elle ne les percute pas directement mais crée des turbulences qui les emportent vers le haut. De goutte en goutte, ces spores peuvent atteindre les nuages.

Dans les nuages, l’électricité statique et les charges accumulées favorisent à nouveau leur caractère hydrophile. Ils deviennent alors des noyaux de condensation, permettant à l’eau de se rassembler et de retomber en pluie. Hervé Covès y voit l’apparition d’un nouveau cycle de l’eau : un cycle dans lequel les champignons font littéralement tomber la pluie sur la terre.

Les plantes, la hauteur et la reconquête du ciel

Les algues associées aux champignons évoluent peu à peu vers des formes capables de vivre durablement hors de l’eau. Elles fabriquent des téguments, des cuticules et des espaces internes.

Au départ, l’eau y monte peut-être par capillarité. Puis, connectée aux champignons et à des surfaces chargées correctement, elle peut s’élever de plus en plus haut. Hervé Covès évoque des hauteurs considérables, jusqu’aux grands lycopodes du Carbonifère.

Cette montée de l’eau permet l’apparition :

  • de tiges ;
  • de branches ;
  • de feuilles ;
  • de formes végétales de plus en plus complexes.

Il souligne que les mycorhizes sont apparues avant même les racines des plantes. Les racines ne seraient donc pas d’abord des organes de nutrition, mais des organes d’optimisation de la relation entre la plante et l’eau.

La fabrication des sols et des porosités

À mesure que les plantes et les autres êtres vivants se développent, ils construisent le sol. Les champignons, les oomycètes, les mollusques, les vers et d’autres organismes créent des porosités de plus en plus complexes.

Ces porosités permettent à l’eau :

  • de se diffuser ;
  • de circuler ;
  • de monter ;
  • de relier les profondeurs au vivant de surface.

Le sol devient alors une architecture vivante de circulation hydrique. L’eau n’est plus seulement en surface ou en profondeur : elle traverse un tissu de relations biologiques.

La transpiration des plantes et le grand cycle de l’eau

Hervé Covès propose ensuite une lecture originale de la transpiration végétale. Peut-être, dit-il, que les plantes transpirent simplement pour accélérer le flux de l’eau, pour lui permettre de remonter vers la lumière et vers le ciel.

La transpiration augmente l’humidité de l’air, modifie le point de rosée et favorise la condensation. En parallèle, la photosynthèse refroidit les surfaces végétales, créant des zones plus fraîches que l’air environnant, où l’eau peut se condenser plus facilement.

Ainsi, les plantes :

  • font monter l’eau ;
  • la font condenser ;
  • permettent sa réhydratation locale ;
  • facilitent sa progression vers des terres de plus en plus éloignées et sèches.

C’est, selon lui, la naissance du grand cycle de l’eau.

Les forêts créent le vent

L’un des points forts de l’intervention est l’idée que les forêts ne se contentent pas de subir les climats : elles fabriquent elles-mêmes des mouvements atmosphériques.

Un arbre, en condensant l’eau, déshydrate l’air. Cet air, plus léger en vapeur, crée un vide relatif, une dépression, qui appelle de l’air plus chargé en eau. Cette dynamique attire les masses d’air humides et les nuages.

Hervé Covès affirme que les grands massifs forestiers jouent un rôle décisif dans la formation des vents, y compris des vents majeurs de la planète comme les alizés. Il fait référence à des travaux scientifiques russes montrant ce lien entre forêts, condensation, dépression atmosphérique et circulation des masses d’air.

L’eau liquide devient ainsi médiatrice entre la terre et le ciel.

Les animaux et la fabrication continue de l’eau

Le récit se poursuit avec l’émergence des animaux : poissons, batraciens, reptiles, oiseaux, mammifères. Hervé Covès rappelle que tous naissent mouillés, dans un milieu aqueux, et que tous dépendent de l’eau pour vivre.

Il insiste aussi sur un point souvent oublié : les êtres vivants fabriquent eux-mêmes de nouvelles molécules d’eau. Dans la respiration animale comme dans le métabolisme des plantes, les protons et l’oxygène peuvent se recombiner pour former de l’eau neuve, pure, issue de la rencontre entre l’eau et le vivant.

Il en conclut que nous sommes aussi des créateurs d’eau.

La circulation universelle de l’eau

Hervé Covès affirme que toute l’eau de la planète passe par un être vivant environ tous les 7 000 ans. L’eau que nous buvons a donc traversé d’innombrables formes de vie au cours de l’histoire terrestre.

Cette idée lui permet de rappeler l’ancienneté et la continuité du cycle :

  • l’eau a été dans les dinosaures ;
  • dans les Néandertaliens ;
  • dans les méduses ;
  • dans une multitude d’êtres, à de multiples reprises.

Il prend l’exemple frappant de l’urine versée dans l’océan : après mélange global, un verre d’eau prélevé plus tard contiendrait encore des molécules provenant de cette eau initiale. Ce raisonnement veut rendre sensible la profonde unité matérielle du vivant.

L’eau, la mort et le retour à la mer

L’être humain est décrit comme poussière, certes, mais surtout comme eau. À la mort, seule une faible part retourne à la poussière ; l’essentiel retourne à l’océan, à la mer, auprès de la mère.

Cette image du retour à la mer permet à Hervé Covès de replacer la condition humaine dans le grand cycle du vivant. L’eau unit les générations, les espèces et les époques. Elle est le lien de continuité entre les morts et les vivants, entre les ancêtres et ceux qui naîtront.

Les animaux qui prennent soin de l’eau

Hervé Covès évoque plusieurs êtres vivants qui, à leur manière, prennent soin de l’eau :

  • les huîtres, qui filtrent les impuretés ;
  • les saumons, qui remontent les rivières et redistribuent des nutriments ;
  • les oiseaux, qui répartissent notamment le phosphore issu des milieux marins ;
  • les castors, qui rejouent à leur manière toute l’histoire de l’évolution des milieux aquatiques et terrestres.

Le castor est présenté comme une figure particulièrement importante. En transformant les bords de cours d’eau, en abattant des arbres, en ralentissant l’eau et en favorisant la décomposition du bois et des racines, il participe à la mise en place de réseaux organiques et hydriques qui permettent à l’eau de circuler autrement dans les paysages.

Des marais au maraîchage

L’intervention fait aussi le lien avec l’agriculture. Hervé Covès rappelle que les plantes sont nées au bord de l’eau, dans les marais. Le maraîchage garderait la mémoire de cette origine : les cultures maraîchères sont historiquement des cultures de marais.

Les légumes cultivés aujourd’hui conserveraient donc une capacité à se connecter à ces trames hydriques anciennes. Plus loin des zones humides, d’autres relations entre arbres et champignons permettent aux grandes forêts de se développer.

Les forêts, de leur côté, gardent la mémoire de leur capacité à condenser et recycler l’eau. Elles fonctionnent comme des systèmes capables de récupérer une grande partie de l’eau évaporée, de la réabsorber par le feuillage, puis de réhydrater les sols et les coteaux.

Une vision sacrée de l’eau

Dans la dernière partie de son intervention, Hervé Covès insiste sur la dimension existentielle et presque sacrée de l’eau. Pour lui, oublier l’eau, c’est oublier la vie. Oublier l’eau dans la transition écologique, c’est risquer de passer à côté de l’essentiel.

Il appelle à changer de regard :

  • considérer l’eau comme un être que l’on peut aimer ;
  • apprendre à apprécier son contact et sa sensualité ;
  • reconnaître que toute la vie sur Terre parle d’amour.

Ce propos n’est pas seulement poétique. Il engage une manière d’habiter le monde, de faire de l’écologie, de cultiver et de vivre en relation avec les cycles du vivant.

Conclusion

Hervé Covès conclut sur une affirmation simple et puissante : « la vie est belle ». À travers cette conférence, il propose une vision dans laquelle l’eau est à la fois matière, flux, mémoire, matrice, médiatrice et amour.

L’eau n’est pas seulement une ressource ou un objet scientifique. Elle est l’un des grands principes organisateurs du vivant, depuis les étoiles jusqu’aux forêts, depuis les profondeurs marines jusqu’aux sociétés humaines.

Son invitation finale est claire : ne pas avoir peur d’aimer, et suivre le chemin de l’eau.