Serre high-tech et sans pesticides pour tomates

De Triple Performance
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Dans cette vidéo, Pierre Girard part à la rencontre de Davy et Vincent, deux frères pionniers ayant transformé leur exploitation de tomates grâce à une technologie de pointe. Ils ont développé une « écoserre » semi-fermée innovante qui leur permet de cultiver leurs tomates sans aucun pesticide. Grâce à un système de ventilation en surpression et de moustiquaires filtrantes, les insectes ravageurs sont tenus à distance. Pour compléter cette protection, ils utilisent des techniques de biocontrôle, comme l'introduction de punaises *Macrolophus* pour réguler naturellement les nuisibles. Bien qu’hors sol et non labellisée bio, cette méthode garantit une production « zéro résidu de pesticides », offrant un produit sain et accessible. Ce modèle, né d'une volonté de protéger la santé des consommateurs et de l'environnement, illustre comment l'agroécologie peut s'appuyer sur l'innovation technologique pour répondre aux enjeux de durabilité et de sécurité alimentaire, tout en assurant une qualité optimale pour tous.

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Résumé
Dans cette vidéo, Pierre Girard part à la rencontre de Davy et Vincent, deux frères pionniers ayant transformé leur exploitation de tomates grâce à une technologie de pointe. Ils ont développé une « écoserre » semi-fermée innovante qui leur permet de cultiver leurs tomates sans aucun pesticide. Grâce à un système de ventilation en surpression et de moustiquaires filtrantes, les insectes ravageurs sont tenus à distance. Pour compléter cette protection, ils utilisent des techniques de biocontrôle, comme l'introduction de punaises *Macrolophus* pour réguler naturellement les nuisibles. Bien qu’hors sol et non labellisée bio, cette méthode garantit une production « zéro résidu de pesticides », offrant un produit sain et accessible. Ce modèle, né d'une volonté de protéger la santé des consommateurs et de l'environnement, illustre comment l'agroécologie peut s'appuyer sur l'innovation technologique pour répondre aux enjeux de durabilité et de sécurité alimentaire, tout en assurant une qualité optimale pour tous.

C’est la serre la plus moderne de France. L’agriculture de précision et le maraîchage high-tech permettent-ils de réduire notre utilisation de pesticides et notre impact sur l’environnement ? Pour le savoir, je pars chez deux pionniers de la démarche ”zéro résidu de pesticides”, Vincent et Davy Clément. Ils ont accepté de m’ouvrir toutes les coulisses de leur "écoserre" dans la Crau, tout près d’Arles. Une serre ultramoderne et bourrée de technique, dans laquelle ils cultivent des tomates commercialisées sous la marque ”Les Paysans de Rougeline”.


En France, quatre tomates sur cinq sont cultivées hors sol et sous serre, en hydroponie. J’ai envie de voir ce que ça veut dire concrètement. Quelles techniques utilisent ces deux producteurs pour faire pousser leurs légumes en utilisant moins d'intrants et moins d'eau ?


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« Tous Terriens ! » est une série indépendante, fruit de mon engagement de citoyen et de journaliste pour une information à la hauteur des enjeux environnementaux et sociétaux.


Auteur et montage :

Pierre Girard


Rédaction et caméra,

traduction et sous-titrage (FR/EN/DE) :

Geoffrey Schöning


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Comme pour toutes mes vidéos, j’ai écrit, réalisé, monté et diffusé celle-ci en indépendance totale, sans regard extérieur. Si vous avez des questions sur la démarche, posez-les en commentaire et je vous répondrai.


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  1. TousTerriens


Une révolution technologique au service de l’agroécologie

Dans cette immersion, Pierre Girard explore une approche atypique de l’agroécologie : la serre high-tech. Il part à la rencontre de Davy et Vincent, deux frères pionniers qui ont fait le choix de supprimer totalement les pesticides de leur production de tomates. Loin des clichés de l’agriculture industrielle, ils ont développé un modèle d’écoserre semi-fermée baptisé “chiruggine”, conçu pour allier performance et respect de l’environnement.

Le concept de l’écoserre semi-fermée

La grande innovation de cette structure, construite en 2012, réside dans la gestion de l’air. Contrairement aux serres classiques, l’air n’y circule pas naturellement. Grâce à un système de ventilateurs puissants, les exploitants créent une surpression à l’intérieur de la serre.

Le résultat est immédiat : lors de l’ouverture des portes, l’air sort au lieu de rentrer, empêchant les insectes ravageurs de pénétrer dans l’espace de culture. La seule entrée d’air est située sur la façade et équipée d’une moustiquaire filtrante. L’air est ensuite distribué mécaniquement à travers des tubes situés sous les gouttières. Cette maîtrise totale de l’environnement permet de se passer totalement de pesticides sur toute la durée de la culture.

Un environnement contrôlé et sans sol

Le sol, ici, est recouvert de béton et de bâches. Si cette approche peut surprendre ceux qui privilégient les fermes agroécologiques en pleine terre, les frères expliquent que la plante n’est pas cultivée pour ses propriétés liées au terroir, mais pour sa productivité. Les tomates poussent dans de la fibre de noix de coco, avec un apport d’eau et de nutriments géré au goutte-à-goutte, optimisant ainsi chaque ressource.

Cet environnement protégé offre des conditions climatiques idéales, à l’abri du vent, de la pluie, du froid ou de la chaleur excessive. Cette stabilité permet d’atteindre une régularité de production, là où les variations météo extérieures pourraient diviser par cinq les récoltes d’un jour à l’autre.

La lutte biologique : le rôle des auxiliaires

Même sans pesticides, la gestion des nuisibles reste un défi. Pour pallier la présence inévitable de certaines mouches blanches (aleurodes), les exploitants utilisent :

  • Les bourdons : essentiels pour la pollinisation des fleurs de tomates, qui ne bougeraient pas sans eux.
  • Les bandes jaunes engluées : une technique simple pour piéger les aleurodes, attirées par la couleur.
  • Le Macrolophus : une petite punaise prédatrice qui se nourrit des ravageurs.

L’introduction de ces auxiliaires représente un investissement coûteux (environ 35 000 € par exploitation), mais constitue une “assurance” indispensable pour garantir l’absence de résidus de pesticides.

Vers une démarche zéro résidu

Davy et Vincent ont fait ce choix radical après avoir été en conventionnel. Vincent raconte combien il était douloureux, lorsqu’il traitait ses cultures, d’interdire à ses propres enfants de manger les tomates de la serre. Aujourd’hui, grâce à cette technologie, ils garantissent des tomates sans aucun résidu quantifiable.

Ce modèle, qui peut sembler contradictoire avec l’image traditionnelle de l’agroécologie, s’inscrit dans une logique de résilience. Pour les deux frères, il est essentiel de trouver un équilibre entre technologie et exigences environnementales pour continuer à nourrir la population de manière abordable et saine. Ils soulignent que, pour atteindre une résilience alimentaire globale, un mix de différentes tailles de fermes et de pratiques sera nécessaire.