Tutoriel application Soildiag
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L’appli soildiag est disponible en téléchargement dès maintenant :
- Pour Android sur le Google Play Store : https://play.google.com/store/apps/details?id=com.verdeterredigital.soildiag
- Pour Android : https://apkpure.fr/fr/soildiag/com.verdeterredigital.soildiag
- Pour iOS sur l’App Store : https://apps.apple.com/fr/app/soildiag/id1550766706
N’hésitez pas à nous faire vos commentaires sur l’app par mail soildiag@verdeterredigital.fr
Si vous rencontrez des problèmes: support-soilidag@verdeterredigital.fr
On attends vos diagnostics !
Présentation de l’application
Bienvenue dans ce tutoriel de l’application Soildiag, une application qui permet de réaliser un diagnostic de sol par les plantes bio-indicatrices.
Ce diagnostic a pour objectif d’évaluer différents éléments du sol, notamment :
- le potentiel de fertilité ;
- le taux de matière organique ;
- le pH ;
- les risques d’érosion ;
- les risques de pollution.
L’écran d’accueil de l’application présente :
- les différents diagnostics déjà réalisés ;
- les différentes observations enregistrées.
Une distinction est faite entre :
- le diagnostic, qui consiste à observer plusieurs plantes, les identifier, noter leur coefficient de recouvrement, puis obtenir un diagnostic final ;
- l’observation, qui permet simplement d’enregistrer une plante observée, avec éventuellement une date et des coordonnées GPS, sans aller jusqu’au diagnostic complet.
Réaliser une observation
Pour créer une nouvelle observation, il faut cliquer sur le bouton + nouvelle observation.
L’application propose alors deux possibilités :
- importer une image depuis la galerie photo du téléphone ;
- prendre une photo immédiatement.
En pratique, on prend généralement une photo directement sur le terrain. La photo doit montrer la plante que l’on souhaite identifier. Une fois la photo prise, il faut valider qu’elle est correcte ; sinon, il est possible de la refaire.
L’application lance ensuite une recherche pour identifier la plante par machine learning. Elle affiche plusieurs propositions, avec un niveau de pertinence indiqué par des étoiles ou un pourcentage de confiance.
Par exemple, dans le tutoriel, l’application reconnaît un Rumex obtusifolius. D’autres rumex proches peuvent aussi être proposés, mais avec une certitude plus faible. Une fois la bonne plante sélectionnée, elle est enregistrée dans l’application.
L’observation apparaît alors dans :
- les dernières observations ;
- le menu Mes observations, accessible à droite du bouton « + ».
Dans ce menu, on retrouve l’historique de toutes les observations, classées par date.
Précautions avant de faire un diagnostic
Avant de réaliser un diagnostic, quelques précautions doivent être prises.
Le diagnostic doit se faire sur une parcelle relativement homogène. Il faut donc d’abord observer le terrain et repérer une zone représentative de la parcelle.
Dans l’exemple donné, on se trouve dans une parcelle d’épinards. L’objectif est d’étudier les plantes bio-indicatrices de cette parcelle. Il faut alors distinguer :
- les zones homogènes ;
- les zones qui ne sont pas représentatives.
Par exemple, s’il existe une petite zone avec beaucoup de graminées alors que le reste de la parcelle en contient peu, il ne faut pas baser le diagnostic sur cette zone particulière. Il vaut mieux choisir une zone représentative de l’ensemble.
L’observation se fait ensuite sur une surface d’environ 1 m². Il faut en quelque sorte dessiner mentalement un carré de 1 mètre par 1 mètre, puis relever toutes les plantes qui s’y trouvent, les unes après les autres.
Réaliser un diagnostic
Une fois prêt, on revient dans l’application Soildiag et on choisit de faire un nouveau diagnostic.
Le relevé se fait plante par plante. Pour chaque plante, trois options sont possibles :
- prendre une photo directement ;
- importer une photo depuis la galerie ;
- saisir directement le nom si on connaît déjà la plante.
Dans l’exemple, l’utilisateur sait qu’il a du Rumex obtusifolius. Il tape donc « rumex », sélectionne l’espèce correspondante, puis valide.
L’application demande ensuite un coefficient de recouvrement.
Comprendre le coefficient de recouvrement
Le coefficient de recouvrement sert à évaluer si une plante est très présente ou non sur la zone observée.
La note va de 0 à 5 :
- 0 : quelques pieds épars, la plante ne recouvre pratiquement pas le sol ;
- 5 : la plante recouvre 100 % du sol.
Ce coefficient permet donc d’estimer la place occupée par chaque espèce dans la zone diagnostiquée.
Dans l’exemple :
- une tache de graminées pourrait recouvrir 100 % du sol si l’on observait uniquement cette tache ;
- sur la zone choisie, les graminées recouvrent peut-être 25 % du sol ;
- le rumex est présent de manière significative, mais il couvre moins de 25 % du sol.
Le coefficient retenu est donc celui d’une présence significative.
Ajouter d’autres plantes
Le relevé se poursuit avec d’autres espèces.
Dans le tutoriel, plusieurs plantes sont ajoutées :
- le séneçon ;
- le gaillet gratteron.
Pour chacune :
- une photo est prise ;
- l’identification est proposée par l’application ;
- un niveau de confiance est affiché ;
- un coefficient de recouvrement est attribué.
Par exemple, le séneçon est reconnu avec un certain pourcentage de confiance, puis classé comme ayant quelques pieds épars. Le gaillet gratteron est lui aussi identifié puis noté avec une présence significative.
Utilisation sans connexion
L’application peut être utilisée même sans connexion internet.
Si l’utilisateur se trouve dans une parcelle sans réseau, les photos sont tout de même enregistrées. Elles apparaissent alors comme restant à identifier dans l’application.
Une fois revenu dans une zone couverte en 4G ou avec une connexion internet, il est possible de lancer l’identification des plantes. Le système de machine learning peut alors traiter les images et proposer les espèces correspondantes.
Aides à l’identification
Au fur et à mesure de la navigation, l’application permet d’accéder à davantage d’informations, notamment :
- des photos associées aux plantes bio-indicatrices relevées par Gérard Ducerf ;
- des bases de données complémentaires.
Ces éléments permettent de vérifier l’identification d’une plante en comparant :
- la fleur ;
- les couleurs ;
- la forme générale ;
- la répartition des éléments visibles.
Des informations complémentaires peuvent également être fournies à partir de bases telles que :
- le GBIF ;
- Pl@ntNet ;
- Wikipédia.
Consulter le rapport du diagnostic
Une fois le relevé des plantes terminé, avec les différents coefficients de recouvrement visibles à droite de chaque plante, il est encore possible :
- de modifier un coefficient ;
- de corriger une plante ;
- d’en ajouter d’autres.
Si l’on considère que le relevé est terminé, il faut cliquer sur Rapport pour afficher le diagnostic.
Ce rapport rassemble toutes les indications fournies par le diagnostic de sol à partir des plantes bio-indicatrices.
Conditions pour un rapport consistant
Pour qu’un rapport soit jugé suffisamment consistant, il faut un minimum de 4 à 5 plantes.
S’il y a trop peu de plantes relevées, cela se traduit généralement par :
- de nombreuses notes à 0 ;
- un rapport peu interprétable.
Cela signifie qu’il n’y a pas assez de plantes exprimant des informations sur le sol pour que l’analyse soit correcte.
Lecture du pH
Le premier élément proposé dans le rapport est une lecture du pH.
Dans l’exemple présenté, le sol est plutôt acide, avec une valeur située entre 6 et 7, donc légèrement acide.
Potentiel agronomique
Le rapport affiche ensuite le potentiel agronomique.
Il s’agit d’une image de :
C’est donc un indicateur synthétique de la fertilité du sol. Plus le sol est fertile, meilleur est ce potentiel agronomique.
Cet indicateur donne une image globale de la richesse et de la diversité des nutriments contenus dans le sol.
Matière organique
Plusieurs écrans du rapport concernent la matière organique.
Le premier présente la matière organique totale, c’est-à-dire une estimation proche de ce que l’on retrouverait dans une analyse de sol en laboratoire.
Dans l’exemple, le taux de matière organique se situe entre 4 et 5 %. Il est précisé qu’il ne faut pas prendre cette valeur au pied de la lettre, mais plutôt comme un ordre de grandeur, avec une précision d’environ plus ou moins 1 %.
L’intérêt de l’approche par les plantes bio-indicatrices est qu’elle peut aussi préciser la nature de cette matière organique :
- matière organique carbonée ;
- matière organique azotée.
Cette distinction renvoie notamment au rapport C/N :
- au-delà de 20 pour des matières organiques plutôt carbonées ;
- en dessous de 20 pour des matières organiques plutôt azotées.
Dans le cas présenté :
- le sol contient un peu de matière organique carbonée, autour de 3 % ;
- il contient surtout davantage de matière organique azotée, plus fraîche et plus rapidement disponible.
Activité biologique
Le rapport peut aussi donner des indications sur l’activité biologique du sol.
Dans l’exemple du tutoriel, aucune plante relevée n’indique clairement cette activité biologique, ce qui est présenté comme relativement étonnant. En effet, il semble peu cohérent d’avoir un très bon potentiel de fertilité sans aucune activité biologique.
Cela signifie ici que les plantes bio-indicatrices relevées ne permettent pas de mettre en évidence une forte activité biologique, même si cela ne veut pas forcément dire qu’elle est absente.
Pollution, aluminium et lessivage
Le rapport fournit également des informations sur plusieurs types de risques.
Pollution à l’aluminium
Une rubrique concerne l’aluminium, interprété ici comme un indicateur de pollution à l’aluminium, donc potentiellement de pollution aux métaux lourds.
Si l’indicateur est dans le rouge, cela signifie une forte pollution. S’il est plus faible, il peut simplement s’agir d’une légère pollution.
Pollutions générales
Le rapport propose aussi une lecture plus générale des pollutions, au-delà des seuls métaux lourds.
Lessivage
Entre ces éléments apparaît une estimation du lessivage.
Le lessivage correspond au fait que les nutriments du sol sont entraînés par l’eau vers :
- la nappe phréatique ;
- les rivières.
Si l’indicateur est dans le rouge, cela signifie que le sol est très sensible au lessivage et que les nutriments ont tendance à être fortement perdus par infiltration.
Évolutions prévues de l’application
Le tutoriel indique que le rapport proposé par l’application Soildiag sera enrichi dans de prochaines versions.
Parmi les évolutions annoncées :
- une estimation du potentiel d’oxydoréduction du sol ;
- une estimation du niveau d’érosion du sol.
La distinction est faite entre :
- le lessivage, qui correspond à la perte de nutriments par infiltration de l’eau ;
- l’érosion, qui correspond à la perte de nutriments par l’eau de surface, vers les rivières.
Retrouver ses diagnostics
Une fois un rapport terminé, il est possible de retrouver tous les diagnostics réalisés en cliquant sur Mes diagnostics.
Cette rubrique permet d’accéder à l’historique des diagnostics les plus récents.
Conclusion
Le tutoriel de l’application Soildiag se termine par une invitation à prendre en main l’application et à faire remonter ses retours via l’adresse mail affichée.
Le printemps est présenté comme une période particulièrement favorable pour :
- bien identifier ce qui se passe sur les fermes ;
- analyser les sols grâce à Soildiag.