Augmenter la biodiversité fonctionnelle dans le verger (haies, nichoirs, bandes fleuries)

De Triple Performance
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Dans le cadre du projet BIOFRUITNET, cette vidéo tournée à la ferme de la Durette illustre comment favoriser la biodiversité fonctionnelle pour limiter les traitements phytosanitaires dans les vergers. François Warlop et Jérôme Lambion présentent une variété d'aménagements agro-écologiques conçus pour attirer les insectes, oiseaux et mammifères auxiliaires. Le paysage est structuré par des haies composites, des mares, des tas de bois et des pierriers, offrant des habitats aux prédateurs naturels, tels que les mustélidés qui régulent le campagnol provençal. Au sein même des parcelles, l’installation de perchoirs pour rapaces, de gîtes à chauves-souris, de nichoirs à mésanges et de pots à forficules renforce la protection biologique. Enfin, l'entretien d'une flore spontanée et la plantation de bandes fleuries vivaces assurent un garde-manger durable aux insectes utiles. Ces solutions concrètes démontrent qu’une conception réfléchie des infrastructures écologiques permet de créer un écosystème résilient et naturellement productif.

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Résumé
Dans le cadre du projet BIOFRUITNET, cette vidéo tournée à la ferme de la Durette illustre comment favoriser la biodiversité fonctionnelle pour limiter les traitements phytosanitaires dans les vergers. François Warlop et Jérôme Lambion présentent une variété d'aménagements agro-écologiques conçus pour attirer les insectes, oiseaux et mammifères auxiliaires. Le paysage est structuré par des haies composites, des mares, des tas de bois et des pierriers, offrant des habitats aux prédateurs naturels, tels que les mustélidés qui régulent le campagnol provençal. Au sein même des parcelles, l’installation de perchoirs pour rapaces, de gîtes à chauves-souris, de nichoirs à mésanges et de pots à forficules renforce la protection biologique. Enfin, l'entretien d'une flore spontanée et la plantation de bandes fleuries vivaces assurent un garde-manger durable aux insectes utiles. Ces solutions concrètes démontrent qu’une conception réfléchie des infrastructures écologiques permet de créer un écosystème résilient et naturellement productif.

Dans cette vidéo François Warlop et Jérôme Lambion du GRAB présentent des différents éléments mis en place sur la ferme de la Durette pour augmenter la biodiversité fonctionnelle.

0:00 Introduction

1:02 Les haies

1:47 Tas de bois

2:14 Mare

2:51 Tas de pierres

3:46 Perchoirs, gîtes et nichoirs

4:52 Pots en terre

5:18 Flore spontanée et bandes fleuries

7:18 Conclusion


Les auxiliaires au verger :

https://ebionetwork.julius-kuehn.de/index.php?menuid=53

https://www.lerouergue.com/catalogue/la-biodiversite-amie-du-verger


Mettre en place des bandes fleuries :

https://ebionetwork.julius-kuehn.de/index.php?menuid=54


Régulation par les araignées :

https://www.produire-bio.fr/articles-pratiques/araignees-vergers-de-pommiers-regulent-ravageurs/


Régulation par les oiseaux :

https://t.co/9K56BgmYNt

https://t.co/pTWdUw0skY



Augmenter la biodiversité fonctionnelle dans le verger

Bienvenue sur la ferme de la Durette. Dans le cadre du projet BIOFRUITNET, cette journée technique met en lumière la gestion d’une exploitation associant maraîchage et arbres fruitiers. Ces derniers étant particulièrement exposés aux ravageurs, le choix a été fait ici de limiter drastiquement les traitements phytosanitaires, même en agriculture biologique, au profit de la biodiversité fonctionnelle. L’objectif est de favoriser les insectes, les oiseaux et les mammifères auxiliaires par des aménagements agro-écologiques variés, structurés de l’échelle du paysage jusqu’à l’intérieur des parcelles.

Aménagements à l’échelle du paysage

Les haies

Aux côtés des haies anciennes, choisies initialement pour leur croissance rapide et leur rôle de brise-vent, de nouvelles haies “composites” ont été implantées. Elles intègrent des espèces comme le noisetier, la viorne ou le cornouiller. Ce mélange permet d’offrir des ressources alimentaires diversifiées et des abris persistants durant l’hiver, favorisant ainsi l’installation d’insectes auxiliaires.

Tas de bois

Le stockage du bois de taille ou d’arbres issus de haies constitue un refuge simple et efficace. Ces structures offrent un habitat riche pour de nombreux auxiliaires ainsi que pour la faune rampante, comme les reptiles (lézards, serpents).

Mare

Exploitant un ancien système de lagunage, la mare est un élément clé de l’écosystème. Bien que celle-ci soit vaste, des structures plus petites peuvent tout aussi bien jouer un rôle fonctionnel majeur en abritant des chauves-souris, des hérissons ou des renards.

Tas de pierres

La création de pierriers, inspirée de modèles suisses, consiste à empiler de grosses pierres en laissant des cavités. Ces refuges sont conçus pour héberger des prédateurs naturels du campagnol provençal, un ravageur majeur en Provence, tels que les belettes, les fouines et certains reptiles.

Installations dans le verger

Perchoirs, gîtes et nichoirs

Pour lutter contre le campagnol provençal, des perchoirs à rapaces ont été installés sur chaque parcelle, avec des résultats visibles sur la baisse des dégâts. Ces perchoirs supportent également des gîtes à chauves-souris (environ dix par hectare), essentiels pour la régulation de la tordeuse orientale sur le pêcher et du carpocapse du pommier. En complément, des nichoirs à mésanges bleues sont disposés pour leur capacité à consommer de nombreux ravageurs, notamment les pucerons et certains papillons.

Pots en terre

Une solution simple consiste à placer des pots en terre remplis de paille dans les pommiers. Ils servent d’abris aux forficules (perce-oreilles), auxiliaires précieux pour réguler les populations d’acariens et de pucerons dans les vergers de pommiers.

Flore spontanée et bandes fleuries

Au-delà des abris, la gestion de la flore est primordiale. Jérôme Lambion souligne l’importance de laisser se développer la végétation spontanée entre les rangs, complétée par des bandes fleuries sur le rang.

Les bandes fleuries vivaces, installées depuis cinq ans, visent à fournir une diversité de ressources aux auxiliaires. L’achillée mille-feuilles et la centaurée jacée attirent par exemple les syrphes et les coccinelles. Ces dernières peuvent s’attaquer aux pucerons spécifiques de l’achillée, qui ne migrent jamais vers les cultures, servant ainsi de “garde-manger” aux prédateurs. Le lotier corniculé, quant à lui, héberge des coccinelles du genre Scymnus, friandes d’acariens et de pucerons présents sur les arbres fruitiers.

Concernant l’installation, si le semis est une option, la plantation est recommandée pour une meilleure densité et une pérennité accrue. En plantant de manière serrée, on assure une meilleure réussite de la bande fleurie sur la durée.

Conclusion

Ces aménagements, qu’ils soient paysagers ou situés directement sur le rang, illustrent la diversité des leviers disponibles pour renforcer la résilience d’un verger. La ferme de la Durette démontre qu’avec une conception réfléchie, il est possible de créer un équilibre naturel durable au service de la production fruitière.