Concevoir son projet agroforestier intraparcellaire

De Triple Performance
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Avant toutes choses, il est important de rappeler que la mise en place d’un projet agroforestier est un investissement à l’échelle de l’exploitation et qu’il doit être parfaitement raisonné et intégré afin de garantir l’efficience des dépenses et in fine la viabilité du système.


Les éléments clés à prendre en compte pour réussir son projet agroforestier

Définition et priorisation des objectifs

L’identification des objectifs est importante pour choisir le type de système agroforestier à mettre en œuvre et ses caractéristiques techniques.


Prise en compte des enjeux du territoire et problématique de l’exploitation

Un système agroforestier doit être intégré au territoire et à l’exploitation et répondre pleinement au fonctionnement de l’exploitation et besoin de l’exploitant.


Etude technico-économique

  • Prise en compte des conditions pédoclimatiques (lecture de sol et analyse pour bien définir les conditions de stations à l’échelle de la parcelle).
  • Prise en compte des infrastructures de réseau (réseau électrique, canalisation de gaz).
  • Prise en compte de la réglementation et des zonages environnementaux (réglementation locale, régionale, nationale, européenne, PAC…).
  • Prise en compte du matériel et compétences disponible pour la mise en place et la gestion du système agroforestier (ressources matérielles aujourd’hui et à venir, connaissance pour gérer un système avec des arbres…).


Définition du système agroforestier à mettre en œuvre

  • Choix du modèle agroforestier pertinent répondant aux objectifs de l’exploitation et aux enjeux du territoire (agroforesterie intraparcellaire, haie… et forme des éléments… + localisation et orientation sur la parcelle).
  • Sélection des essences adaptées au changement climatique (il est impératif d’anticiper les effets du changement climatique et au risque parasitaire).
  • Définition du système : densité et écartement des plants :
    • Densité.
    • Distance inter-ligne (entre les lignes d’arbres).
    • Distance inter-arbre (sur la ligne d’arbres).
    • Largeur des tournières.
    • Distance de sécurité par rapport aux infrastructures de réseau (servitudes de visibilité par rapport aux routes, croisement, distance par rapport aux lignes électriques…).
    • Mise en place et gestion du linéaire sous-arboré (bande enherbée au pied des arbres ou de la haie).
  • Choix du paillage et des protections.
  • Préparation du chantier et plantation :
    • Piquetage (localisation des futures lignes d’arbres ou de haies).
    • Sous solage.
    • Préparation du sol de surface (affaiblir le stock semencier de graines d’adventices et affiner la terre pour permettre une meilleure reprise des jeunes plants).
    • Semis de la bande enherbée.
    • Plantation.
    • Pose des protections.
    • Pose du paillage.


Aspect financier et règlementaire

  • Coût du projet et demande d’aide éventuelle.
  • Vérifier la compatibilité avec les diverses réglementations.


Gestion durable du système agroforestier une fois implanté

  • Gestion post-plantation (entretien des protections, regarni du paillage et taille de formation des arbres et arbustes).
  • Gestion à moyen et long terme (taille de formation, entretien des végétaux puis coupe ou recépage le cas échéant).

Les principales erreurs à éviter pour réussir son projet agroforestier

  • Se précipiter à planter.
  • Se lancer sans être accompagné par un expert ou conseiller agroforestier, ou a minima obtenir une validation technique de son projet.
  • Ne pas informer son propriétaire en cas de fermage.
  • Ne pas préparer correctement les sols.
  • Choisir des plants sans origine génétique certifiée.
  • Ne pas protéger les jeunes arbres.
  • Ne pas pailler les jeunes arbres et arbustes.
  • Ne pas s’occuper des arbres durant les 5 premières années a minima.
  • Planter des essences de mauvaise qualité et/ou non adaptées à la station et au changement climatique.
  • Laisser les plants (et les racines) à l’air libre et au soleil entre la réception des plants (ou la récupération des plants) et la plantation.
  • Ne pas anticiper sa demande de subvention suffisamment en amont du projet.

Sources

Document rédigé avec l'aimable participation de Christophe SOTTEAU - AGROECO Expert - Expert-conseil indépendant en AgroforesterieS et agroécologie.

Annexes

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