Des insectes remplacent les pesticides : biocontrôle innovant en Belgique
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Avec le biocontrôle, les insectes et les acariens peuvent-ils remplacer les pesticides en agriculture ? Visite des laboratoires d'un des leaders mondiaux du secteur, en Belgique, pour découvrir les toutes dernières innovations en matière de biocontrôle : des bourdons pour protéger les fraises du botrytis, des acariens pour défendre la tomate du mildiou, de l'oïdium ou des ravageurs... Les scientifiques de Biobest voient dans le biocontrôle des solutions à grande échelle pour réduire l'utilisation des pesticides chimiques en maraîchage, mais aussi en grandes cultures.
Cette vidéo est co-produite par INRAE, l’Institut national de recherche pour l’Agriculture, l’Alimentation et l’Environnement.
En Belgique, le laboratoire de recherche et développement de Biobest est associé à l'Alliance européenne de recherche vers une agriculture sans pesticides. L'entreprise belge (créée en 1987) et la néerlandaise Koppert (1967) font de l'Europe un continent pionnier en matière de biocontrôle. D'autres acteurs, comme Syngenta, Biotop, Agrauxine ou Intrachem, sont également dynamiques.
Comment des organismes vivants, comme des insectes, des acariens ou des champignons, peuvent-ils remplacer l'effet d'un produit phytosanitaire ? Le biocontrôle est-il une alternative efficace aux pesticides ? Pour quelles cultures ses solutions sont-elles adaptées ?
Cette étape en Belgique est la quatrième étape de mon « Field Trip », mon tour d’Europe de la recherche scientifique en agronomie.
L’Alliance européenne de recherche vers une agriculture sans pesticides a vu le jour à l’initiative d’INRAE et de ses homologues allemands ZALF et JKI. Elle réunit 34 organismes de recherche issus de 20 pays européens, désireux d’unir leurs forces et de faciliter les échanges de connaissances et d’expertises. Son objectif : accompagner scientifiquement l’objectif ambitieux fixé par la Commission européenne de réduire de moitié l’utilisation des pesticides d’ici 2030.
Le site de l’alliance et des 34 membres :
https://www.era-pesticidefree.eu/About-us
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« Mildiou » est le nom générique donné à de très nombreuses maladies de plantes provoquées par des champignons : aussi bien celle induite par le plasmopara de la vigne que les ravages causés sur la tomate par les champignons phytophtora. Dans cette vidéo, il est question du champignon podosphaera macularis qui est responsable chez la fraise du mildiou poudreux, également appelé oïdium en France. J’ai choisi de l’appeler simplement « mildiou » dans le commentaire pour simplifier l’explication et comme on entend « mildew » en version originale anglaise, mais je tenais à apporter cette précision.
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Mon impact transport :
Je suis très attentif à limiter mon bilan carbone. Pour cette vidéo, mon impact transport (source : Ademe/monimpacttransport.fr) est de 1,80 kg CO2e pour parcourir 736 km en train, soit 67,20 kg CO2e de moins que si j’avais opté pour l’avion.
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Une série de Pierre Girard, co-produite avec INRAE
Co-écriture, tournage et montage :
Charlotte Jacquet et Alexandre Asmodé, Oiseau Bondissant
Graphisme :
Traduction et sous-titrage :
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0:00 Biocontrôle : principe de base
0:41 Préparation des bourdons biocontrôle
2:23 Test d’une ruche bio fongicide
3:00 Expérience de cultivateur
3:32 Comparaison biocontrôle/pesticide contre oïdium, mildiou poudreux
4:51 Acariens en biocontrôle des fraises
5:23 Biocontrôle à la loupe binoculaire
7:26 Biocontrôle ou pesticides ?
8:28 Biocontrôle sous serre et en plein champ
10:05 Défis de la recherche en biocontrôle
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Musique :
- « New World » d’Abloom : 9QULERBK3WJHCNYB
- « Ice Castle » de PALA : XDMAIRIGVIBJXB8Y
- « Keep It To Yourself » de Shane Becker : NSIJLNEE9XQKTNXZ
- « Summer Vibes » d’Andrew Jordan : FNWLZDSECKXPKKWQ
- « Zipline Zebra » de Mikey Geiger : PPTKAYMUBGV7WHFT
- « Dancin In The Jungle » de Mikey Geiger : 7WR5VJBN617CH0SX
- « Thinking Of You » d'Abloom : YKFCEYXWGDSOWSVT
- « Paradise Alley » de Daniel King : TRLLBS3UFID34IRR
- « Fresh Air » d'Abloom : MHNOUYJG2F39ZA08
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- FieldTrip_EU
Une solution innovante pour remplacer les pesticides
Dans le domaine de l’agronomie, la lutte biologique représente une alternative de plus en plus crédible à l’usage des produits chimiques. Des experts comme Pierre Girard, Geoffrey Schöning, Charlotte Jacquet, Alexandre Asmodé et Otto Stobbe explorent comment des insectes et des acariens peuvent assurer la protection des cultures de manière naturelle.
Le fonctionnement du biocontrôle par les insectes
Le processus repose sur l’élevage d’insectes auxiliaires, tels que les bourdons, essentiels à la pollinisation. Ces colonies sont élevées en laboratoire jusqu’à atteindre une taille commercialisable. Une fois chez le producteur, la mise en service est simple : une trappe permet aux insectes de sortir de leur boîte pour entamer leur travail de butinage sur les fleurs. Cette méthode permet de coloniser les cultures tout en garantissant un développement naturel de la production.
Efficacité face aux maladies et ravageurs
L’utilisation d’[[acariens prédateurs]] pour lutter contre des maladies, comme l’oïdium, a montré des résultats prometteurs. Dans les serres où cette méthode est appliquée, on observe des feuilles plus propres et une absence de nouvelles taches de maladie, prouvant que la lutte biologique peut être plus efficace que les traitements chimiques traditionnels, souvent inefficaces sur le long terme.
Ces acariens prédateurs agissent comme des “chats” dans une cave infestée : ils éliminent naturellement les ravageurs, tels que les tétranyques. L’avantage majeur du biocontrôle réside dans sa durabilité. Contrairement à un pesticide chimique dont l’effet est limité, l’agent biologique s’installe dans l’écosystème et assure un contrôle de la population de ravageurs sur une période beaucoup plus longue.
Vers une agriculture sans pesticides
Si le biocontrôle est aujourd’hui très établi dans les cultures sous serre (notamment aux Pays-Bas où 95 % des concombres sont produits via ces méthodes), le défi est de l’étendre aux cultures de plein champ. Pour des cultures comme la canne à sucre au Brésil, cette transition est déjà en cours.
L’objectif final n’est pas uniquement de vendre des insectes, mais de favoriser la biodiversité locale. En implantant des zones de fleurs qui attirent et nourrissent les ennemis naturels des ravageurs, et en réduisant drastiquement l’usage d’insecticides non sélectifs, les agriculteurs peuvent restaurer l’équilibre naturel de leurs parcelles. Cette approche, qui mise sur l’observation des mécanismes naturels, permet de proposer une solution durable qui respecte l’environnement tout en répondant aux attentes des consommateurs pour des produits sans résidus chimiques.