Des plantes compagnes en betteraves sucrières ?
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Aujourd'hui, on vous propose de suivre pendant une semaine les interventions qui ont eu lieu lors de la journée technique betteraves de Pour une Agriculture du Vivant ! Ici Maxime Merchier vous parle des plantes compagnes en betteraves sucrières.
Présentation de Greenotec
Maxime Mercier, coordinateur de l’ASBL Greenotec, commence par présenter rapidement la structure afin de situer le cadre de l’intervention.
Greenotec est une association née il y a une vingtaine d’années en Belgique, à l’initiative d’agriculteurs confrontés à plusieurs problèmes de sol :
- baisse de fertilité ;
- érosion ;
- perte de [[matière organique]].
Le contexte évoqué est celui de sols limoneux profonds, avec peu d’argile, et de systèmes de culture comprenant beaucoup de cultures industrielles. En parallèle, ces agriculteurs ont vu se développer, notamment en France à travers des publications comme la revue TCS, des techniques liées à l’agriculture de conservation. Ils ont alors voulu vérifier la pertinence de ces techniques dans leur propre contexte pédoclimatique.
Ils ont créé une association, obtenu des financements régionaux, et depuis plus de 10 ans, Greenotec est subventionnée par la Région wallonne pour travailler sur les thématiques de l’agriculture de conservation.
La particularité mise en avant est que Greenotec est une association exclusivement composée d’agriculteurs :
- 100 % des membres du conseil d’administration sont agriculteurs ;
- la structure mène des activités de recherche, de vulgarisation et de conseil ;
- elle cherche à rester très proche du terrain et à communiquer régulièrement ses résultats.
Objet de l’intervention
L’intervention porte sur l’agriculture de conservation, et plus spécifiquement sur les couverts associés en betteraves sucrières.
Maxime Mercier précise d’emblée qu’il s’agit d’un travail très récent. Les essais n’en sont qu’au début, avec seulement les premiers résultats disponibles. Il insiste donc sur le caractère exploratoire de la démarche : il y a encore beaucoup d’interrogations et peu de réponses définitives.
Il souligne également qu’à Greenotec, les initiatives viennent souvent des agriculteurs eux-mêmes. Dans ce cas précis, c’est un agriculteur membre du réseau, Étienne Derouaux, qui a souhaité tester des plantes compagnes en betteraves sur son exploitation. Greenotec est ensuite intervenu en appui technique pour :
- suivre l’essai ;
- réaliser des mesures ;
- apporter un cadre plus scientifique au dispositif ;
- mesurer notamment biomasse et rendement.
Contexte en betterave
Le contexte belge en betterave est présenté comme assez proche du contexte français, même s’il peut exister quelques différences selon les ravageurs et les situations locales.
Le point de départ de la réflexion a été le problème de la jaunisse. Le raisonnement initial est le suivant :
- il existe un problème sanitaire lié à la jaunisse ;
- les insecticides homologués sont de moins en moins nombreux ;
- les néonicotinoïdes ne sont plus disponibles ;
- l’objectif est, dans la mesure du possible, de se passer d’insecticides.
L’idée a donc été de transposer à la betterave une logique déjà bien travaillée sur le colza associé. En colza, l’association avec des légumineuses a permis de mettre au point des itinéraires donnant des effets bénéfiques, notamment vis-à-vis des ravageurs. La question devient alors : peut-on transférer ce concept à la betterave ?
Succession des ravageurs en Belgique
Maxime Mercier précise qu’il ne parle pas ici des nématodes ni des autres insectes du sol, mais bien des ravageurs aériens les plus visibles et susceptibles de provoquer des dégâts importants.
En Belgique, plusieurs ravageurs se succèdent au fil du développement de la betterave.
Altises et atomaires
Les premiers à arriver sont les altises et les atomaires.
Il est rappelé que, même en année de forte pression, comme l’année précédente, l’IRBAB, l’institut belge de la betterave, n’avait pas recommandé de traitement, les seuils d’intervention n’étant globalement pas dépassés.
Cela est important pour la suite du raisonnement : ces premiers ravageurs sont présents, mais ne justifient pas nécessairement une intervention.
Puceron noir de la fève
Ensuite arrive le puceron noir, dit puceron noir de la fève, en général à partir du stade 2 feuilles.
Là encore, ce ravageur est jugé peu pénalisant pour la betterave. Le seuil d’intervention est relativement élevé : il faut 50 % de plantes colonisées par des colonies de pucerons, et non simplement quelques pucerons isolés. En pratique, ce seuil est rarement atteint.
Ce point est néanmoins central dans le raisonnement, car ce puceron arrive tôt et peut jouer un rôle dans la dynamique des auxiliaires.
Puceron vert vecteur de jaunisse
Le puceron vert, celui qui pose réellement problème en raison de la transmission du virus de la jaunisse, arrive plus tard, au stade 4 à 6 feuilles.
L’idée importante est donc qu’il existe une succession :
- des premiers ravageurs peu problématiques ;
- puis du puceron noir ;
- puis du puceron vert, plus préoccupant.
Selon l’intervenant, intervenir trop tôt contre les altises, les atomaires ou les pucerons noirs risque de déséquilibrer le système. Le premier traitement insecticide peut casser la dynamique des auxiliaires qui pourraient ensuite limiter les pucerons verts.
Réflexion autour de la jaunisse
L’intervenant montre une parcelle présentant environ 2 % de jaunisse. Visuellement, cela se traduit par des taches assez marquées dans le champ.
Cependant, il précise que l’impact économique mesuré par l’IRBAB reste faible. Au centre des ronds de jaunisse, des pertes de rendement de l’ordre de 24 % ont été mesurées, mais à l’échelle globale de la parcelle, l’impact reste modéré.
Compte tenu du coût des insecticides, estimé entre 45 et 75 euros par hectare pour les produits les plus chers, il n’y a pas toujours de justification économique au traitement.
Ce cadre est important pour comprendre la suite : la stratégie ne vise pas seulement à protéger visuellement la culture, mais à réfléchir en termes de rentabilité globale et de fonctionnement du système.
Autres éléments de réflexion
Au-delà de la gestion des ravageurs, deux autres enjeux ont alimenté la réflexion autour des betteraves associées.
Le bilan carbone
Un des points de travail actuels de Greenotec est la question du carbone et de son stockage dans les sols.
Dans le bilan carbone, la betterave est présentée comme une culture plutôt négative du point de vue du stockage du carbone, c’est-à-dire qu’elle contribue davantage au déstockage qu’au stockage.
En revanche, l’ajout d’une moutarde en interculture permet d’apporter de la matière sèche. En cumulant betterave et interculture, on peut se rapprocher d’un bilan plus équilibré.
Cela conduit à raisonner non pas culture par culture, mais à l’échelle de la rotation.
La lutte contre l’érosion
En Belgique, les sols limoneux sont souvent battants et sensibles à l’érosion. Les betteraves, comme cultures de printemps, laissent longtemps le sol découvert.
L’idée de couvrir davantage le sol prend donc aussi sens pour limiter l’érosion.
Principe des plantes compagnes en betterave
Le principe repose sur le rôle du puceron noir de la fève et sur la capacité d’une plante compagne, par exemple la féverole, à attirer ce puceron.
L’idée est la suivante :
- associer une féverole à la betterave ;
- attirer les pucerons noirs sur la féverole ;
- favoriser ainsi l’installation et la multiplication des auxiliaires ;
- permettre ensuite à ces auxiliaires de migrer vers la betterave au moment où celle-ci devient sensible au puceron vert vecteur de jaunisse.
Le but n’est donc pas de protéger directement la betterave par la plante compagne, mais de créer en amont un environnement favorable aux auxiliaires.
Premiers essais de screening des légumineuses
L’agriculteur suivi par Greenotec a testé plusieurs espèces pour identifier celles qui pourraient être implantées en betterave et surtout résister au désherbage de la culture.
Les espèces testées sont :
Deux modalités ont été observées :
- une modalité sans traitement herbicide ;
- une modalité avec traitement herbicide.
Le résultat principal est que, sans surprise, lorsqu’un programme herbicide betterave classique est appliqué, la plupart des légumineuses sont fortement touchées. La féverole apparaît comme celle qui résiste le mieux et « sort son épingle du jeu ».
À l’inverse, sans désherbage, les légumineuses se développent fortement, parfois au point de devenir pénalisantes pour la betterave, notamment lorsqu’elles montent en fleurs.
Ce premier travail a donc surtout servi à identifier une espèce potentiellement compatible avec le système : la féverole.
Mise en place de l’essai suivi en 2019
À la suite de ce premier tri, Étienne Derouaux a poursuivi le travail sur son exploitation, en se concentrant sur la féverole.
L’agriculteur pratique déjà des couverts importants avant betteraves. Dans ce cas, après destruction d’un premier couvert d’interculture, il a semé une féverole d’hiver en direct, vers le mois de novembre.
Le principe recherché était le suivant :
- semer des rangs de féverole espacés de 15 cm ;
- laisser un grand inter-rang ;
- revenir ensuite avec un GPS pour implanter la betterave à 45 cm exactement entre les bandes de féverole.
Dans les faits, le positionnement n’a pas été parfaitement maîtrisé, notamment parce que le semis de la féverole et celui des betteraves n’ont pas été faits avec le même GPS. Il y a donc eu un décalage technique.
Modalités comparées
Plusieurs modalités ont été suivies cette année-là, mais les deux principales retenues dans la présentation sont les suivantes :
Betterave semée en direct dans une féverole d’hiver
Dans cette modalité :
- la féverole d’hiver avait été semée en novembre ;
- la betterave a été semée en direct dans ce couvert déjà installé.
Betterave implantée après passage de rotative avec féverole de printemps
Dans cette modalité :
- de la féverole de printemps a été semée à la volée juste avant le passage de la rotative ;
- le passage de la rotative a eu lieu ;
- les betteraves ont été semées le jour même.
Témoin
Le témoin correspondait au reste de la parcelle :
- passage de rotative ;
- semis de betterave ;
- sans plante compagne.
Développement des plantes compagnes
L’un des premiers constats est logique : la féverole d’hiver, implantée plus tôt, est beaucoup plus avancée que la féverole de printemps.
Au stade 4 à 6 feuilles de la betterave, moment où les pucerons verts arrivent habituellement en Belgique, la féverole d’hiver était quasiment en fleurs. Elle était donc suffisamment développée pour remplir potentiellement son rôle de plante relais pour les pucerons noirs et les auxiliaires.
Des pucerons noirs ont effectivement été observés sur la féverole, ainsi que des auxiliaires.
L’intervenant mentionne notamment :
- les coccinelles ;
- les syrphes ;
- les chrysopes.
Il rappelle aussi qu’au-delà de la régulation des pucerons, la floraison de la féverole peut constituer une ressource pour les pollinisateurs, ce qui présente un intérêt plus large en termes de biodiversité.
Dans la modalité avec féverole de printemps, le développement était plus limité, avec moins de gousses et un couvert moins avancé. La féverole de printemps a aussi davantage souffert des herbicides, car elle était plus jeune au moment des traitements.
Effets observés sur le rendement
Des mesures de rendement ont été réalisées.
Le témoin, sans plante compagne, atteignait 122 t/ha, ce qui constitue un très bon rendement.
L’un des enseignements importants est que, quelle que soit la modalité, y compris en semis direct, le nombre de pieds de betteraves levés était jugé suffisant. La baisse de rendement observée ne semble donc pas liée à une mauvaise implantation de la betterave.
En revanche, l’intervenant estime qu’elle est probablement liée à la concurrence exercée par la féverole :
- concurrence pour l’eau ;
- concurrence pour les éléments nutritifs ;
- concurrence pour la lumière.
Dans la modalité en semis direct avec féverole d’hiver, le rendement betterave atteignait environ 95 t/ha. Ce n’est pas un mauvais rendement en soi, mais il est inférieur à celui du témoin.
L’intervenant en conclut que la densité de féverole a probablement été trop élevée. C’est l’un des principaux axes d’amélioration envisagés : réduire la densité pour limiter la concurrence tout en conservant l’effet recherché sur les auxiliaires.
Interprétation et pistes de travail
Le principal point de réflexion à ce stade est donc la nuisibilité de la féverole sur la betterave.
L’idée n’est pas d’abandonner la piste, mais de mieux l’ajuster. Deux leviers sont évoqués :
- travailler la densité de semis de la féverole ;
- éventuellement détruire la féverole plus tôt.
À la suite d’une question dans la salle, l’idée de détruire la féverole au stade du recouvrement de la betterave est jugée intéressante. Cela permettrait peut-être :
- de laisser à la féverole le temps de jouer son rôle vis-à-vis des pucerons noirs et des auxiliaires ;
- puis de limiter son effet concurrentiel sur le rendement de la betterave.
Cette hypothèse n’a pas encore été testée, mais elle est envisagée pour la suite.
Réflexion à l’échelle de la rotation
Maxime Mercier élargit ensuite la réflexion à l’échelle de la rotation, en s’appuyant sur les travaux menés chez Greenotec sur le colza associé.
Dans ces essais, l’association du colza avec des légumineuses, notamment la féverole, a montré des effets positifs non seulement sur le colza, mais aussi sur le blé suivant.
Trois années d’essais ont montré un gain de rendement du blé suivant de l’ordre de :
- 6 % ;
- 7 % ;
- 8 %,
par rapport à un blé suivant un colza non associé.
L’intervenant précise que cet effet ne semble pas s’expliquer uniquement par l’azote. Dans leurs essais, même l’ajout de 30 unités d’azote sur le colza non associé n’atteint pas l’effet observé avec les légumineuses associées. Il y aurait donc autre chose qu’un simple effet fertilisant.
L’idée, transposée à la betterave, serait la suivante : même si la betterave associée perd un peu de rendement, il est possible qu’une partie de cette perte soit compensée par un gain sur le froment suivant.
C’est une hypothèse de travail, qui devra être vérifiée.
Effet observé sur le froment suivant
Dans l’essai présenté, les féveroles sont allées jusqu’à maturité dans les betteraves.
Après les betteraves, un froment a été semé. Au moment de l’intervention, l’un des constats est qu’une partie de la féverole est repartie dans le blé suivant. L’intervenant évoque ainsi un froment qui se retrouve en quelque sorte associé à de la féverole.
Cela ouvre plusieurs perspectives :
- possible poursuite d’un effet sur les auxiliaires ;
- nouvelle source de couverture du sol ;
- possibilité, à terme, d’envisager une récolte en mélange puis un tri.
Ces pistes restent très exploratoires.
Questions et échanges
Sur la féverole de printemps
Une question porte sur l’objectif de la modalité avec féverole de printemps.
La réponse est que cette modalité permettait surtout de comparer avec la féverole d’hiver, mais aussi de voir s’il était possible de conserver une plante compagne tout en réalisant un travail du sol. En effet, avec une féverole d’hiver déjà en place, la betterave doit être semée en direct. La féverole de printemps, semée juste avant la rotative, permet de conserver un itinéraire avec travail du sol.
Sur l’idée de détruire la féverole plus tôt
La proposition de détruire la féverole au recouvrement de la betterave est jugée pertinente. Maxime Mercier indique qu’après cette première année d’essai, c’est une modalité qui mérite clairement d’être testée.
Sur la densité de semis
Interrogé sur la densité, il répond qu’elle n’a pas été parfaitement calée, l’essai ayant été mis en place de manière encore assez empirique. En revanche, le nombre de pieds levés de féverole a bien été mesuré. Cela servira de base pour les ajustements futurs.
Sur la répétition des légumineuses dans la rotation
Une question est posée sur la succession répétée de légumineuses dans les rotations : colza associé, interculture avec légumineuses, betterave avec féverole, puis éventuellement blé avec féverole repoussée.
L’intervenant reconnaît que la question est légitime. Toutefois, il souligne qu’en système diversifié, avec des mélanges de plantes et non des monocultures pures de légumineuses, les effets sur les maladies ne sont pas les mêmes. D’après l’expérience de Greenotec, l’introduction de biodiversité semble créer un équilibre entre pathogènes et auxiliaires. Il invite néanmoins à rester vigilant, en fonction des contextes locaux.
Sur l’effet sur la jaunisse
À la question de savoir si un effet sur la jaunisse a été observé, la réponse est non, tout simplement parce que l’année d’essai n’a pas connu de pression significative. Aucun effet mesurable n’a donc pu être mis en évidence sur ce point.
L’intervenant souligne la difficulté de travailler sur des phénomènes dépendants du vivant, en particulier les insectes. Il faudrait idéalement collaborer avec des organismes spécialisés comme l’IRBAB, capables d’inoculer des pucerons vecteurs dans les essais pour disposer de situations comparables.
Sur la concurrence
À la question sur la concurrence hydrique, nutritive et lumineuse, Maxime Mercier répond clairement que cette concurrence existe probablement :
- pour l’eau ;
- pour l’azote et les autres éléments nutritifs ;
- pour la lumière.
La féverole ne se contente pas de fixer de l’azote atmosphérique : si de l’azote est disponible dans le sol, elle le prélève aussi. De même, son développement peut faire de l’ombre à la betterave et pénaliser sa photosynthèse.
Sur la modalité manquante en semis direct sans féverole
Une remarque est faite sur l’absence d’une modalité semis direct sans féverole, qui aurait permis de séparer l’effet du semis direct de l’effet de la féverole.
L’intervenant reconnaît que, pour être parfaitement rigoureux scientifiquement, cette modalité manque effectivement. Il rappelle toutefois qu’il existe une comparaison en travail du sol simplifié entre une modalité avec féverole et une modalité sans féverole.
Sur d’autres espèces, comme le trèfle
La question est posée de savoir pourquoi d’autres plantes compagnes potentiellement moins concurrentielles, comme le trèfle, n’ont pas été retenues.
La réponse est simple : lors du premier screening, ces espèces ne résistaient pas suffisamment au désherbage betterave. La féverole a été choisie parce qu’elle était celle qui tenait le mieux dans ce contexte.
Conclusion
L’intervention présente les tout premiers résultats d’un travail sur les plantes compagnes en betteraves sucrières.
La logique testée est de mobiliser la féverole pour :
- attirer les pucerons noirs ;
- favoriser les auxiliaires ;
- limiter indirectement le risque lié au puceron vert vecteur de jaunisse ;
- couvrir le sol ;
- améliorer certains services à l’échelle du système.
Les premiers résultats montrent que :
- la féverole est l’espèce la plus compatible avec le désherbage betterave parmi celles testées ;
- elle peut effectivement se développer dans la culture et héberger pucerons noirs et auxiliaires ;
- mais elle peut aussi concurrencer fortement la betterave et faire baisser le rendement.
Les principaux axes de travail pour la suite sont :
- ajuster la densité de féverole ;
- tester une destruction plus précoce ;
- mesurer les effets sur la culture suivante ;
- poursuivre l’évaluation du système à l’échelle de la rotation.
L’ensemble reste donc très exploratoire, mais ouvre des perspectives intéressantes pour penser autrement la protection de la betterave et le fonctionnement global des systèmes de culture.