Frédéric Bey - Domaine arboricole méditerranéen de la Mer Blanche - Argelès-sur-Mer
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Le projet Agroécopyr, une initiative dédiée à faciliter les échanges entre les agriculteurs pionniers des Catalognes Nord et Sud. Nous organisons des visites et des formations transfrontalières pour explorer, valider et diffuser les innovations qui émergent dans le domaine agricole. Les retours d'expériences sur des techniques innovantes affluent, et il est maintenant primordial de partager ces progrès pour promouvoir une agriculture nourrissant à la fois les sols et les êtres humains.
Le projet est financée par la Communauté de Travail des Pyrénées et réalisée par Xavi López Coma, elle met en lumière les initiatives innovantes en collaboration avec l'association Arbre et Paysage 66.
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Pour plus d'informations, visitez :
- Arbre et Paysage 66https://ap66.org/agroecopyr-2
- Le Pays Pyrénées Méditerranée https://www.payspyreneesmediterranee....
- L'association Era : https://associaciolera.org/
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Présentation du domaine
Frédéric Bey est arboriculteur au Domaine de la Mer Blanche, situé à Argelès-sur-Mer, depuis 2014. À l’origine, l’exploitation était exclusivement oléicole, avec deux hectares dédiés aux oliviers. Au fil des années, Frédéric Bey a diversifié ses cultures :
- 2014 : plantation d’un hectare de grenadiers et d’un hectare de figuiers.
- 2015 : plantation d’un hectare et demi composé de figuiers de Barbarie et d’agrumes.
- 2020 : plantation supplémentaire d’un hectare de grenadiers.
En complément, 650 arbres forestiers ont été plantés sur tout le domaine, souvent sous forme de haies, afin de renforcer les pratiques d’agroécologie et d’agroforesterie. Aujourd’hui, le domaine s’étend sur 6,5 hectares de vergers cultivés en agriculture biologique.
Transition vers l’agroécologie et l’agroforesterie
La transition vers l’agroécologie a été soutenue par des formations dispensées par l’association Arbre et Paysage 66, permettant l’adoption d’itinéraires techniques rigoureux. L’objectif global est d’intégrer les arbres dans un écosystème riche et diversifié en pratiquant une agriculture du vivant. Cette approche se concentre sur la santé du sol pour nourrir les arbres, les protéger des aléas climatiques et limiter les ravageurs.
Pratiques culturales et gestion du sol
La méthode principale repose sur l’arrêt total du travail du sol une fois que celui-ci a été remis en vie. Voici les étapes clés :
- Enherbement naturel : L’herbe est laissée libre de pousser entre les arbres. On laisse la flore locale suivre son cycle complet jusqu’à la fin du printemps.
- Gestion de la biomasse : Une fois que les plantes ont produit des graines et une biomasse importante, un rouleau est passé entre les rangées pour coucher l’enherbement.
- Paillage naturel : Cette couverture au sol protège contre la chaleur et la sécheresse tout en apportant une [[matière organique]] essentielle.
- Régénération du sol : La décomposition naturelle de cette biomasse enrichit le sol en nutriments, améliore sa structure, limite l’érosion et optimise l’infiltration de l’eau vers les nappes phréatiques.
Cette biodiversité favorise également l’installation d’insectes, d’oiseaux et de chauves-souris, qui trouvent sur place des espaces de nichage et de nourriture. L’ajout d’arbres forestiers au sein ou entre les vergers renforce ce système, augmentant le stockage de carbone et la fertilité naturelle, notamment grâce à la chute des feuilles à l’automne.
Commercialisation et valorisation
Le domaine mise sur une commercialisation en vente directe ou en circuits courts pour valoriser au mieux sa production diversifiée. Une partie des récoltes est transformée sur place dans un laboratoire dédié :
- Fabrication de jus, de liqueurs et de confitures.
- Vente directe au consommateur sur la ferme.
- Distribution via des épiceries, des caves et des restaurateurs locaux.