Gestion des couverts permanents - HUBERT CHARPENTIER
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Sommaire :
10 : Gestion des couverts permanents depuis 2010 0:44:04
11 : Baisse des charges grâce au SCV 1:08:53
12 : Les raccourcisseurs 1:16:29
13 : Les bonnes pratiques de pulvérisation 1:18:02
Voir aussi Portrait de ferme d'Hubert Charpentier (Brives, 36)
Après 20 ans passés au CIRAD au sein de l'équipe SEGUY à développer le semis direct sous couvert sous les tropiques, Hubert Charpentier s'occupe de sa ferme familiale qu'il conduit en SCV depuis près de 20 ans
Publications de Mr Charpentier :
- https://scholar.google.fr/scholar?hl=fr&as_sdt=0%2C5&q=hubert+charpentier&btnG=&oq=hubert+charpent
- Manuel pratique du semis direct sous couvert à Madagascar http://gsdm-mg.org/wp-content/files/Manuel_SCV_Mada_V_IntegraleMed.pdf
Passage des couverts annuels aux couverts permanents
Hubert Charpentier explique qu’après avoir surtout travaillé sur les couverts annuels entre 2000 et 2010, il a aussi mené pendant cinq ans des essais sur les couvertures vivantes, notamment avec de la luzerne et du trèfle. En 2011, il décide de passer l’ensemble du domaine en couverture vive.
Selon lui, le choix de l’espèce dépend d’abord du type de sol, en particulier de sa profondeur, de son pH, de sa réserve en eau et de son caractère plus ou moins hydromorphe.
Choix des plantes selon les sols
En argilo-calcaire
Dans les sols argilo-calcaires, Hubert Charpentier considère que la plante à privilégier est la luzerne. Il insiste sur le fait que son système racinaire est extrêmement puissant et descend très profondément. C’est cette caractéristique qui permet d’éviter une concurrence trop forte avec la culture au niveau de l’alimentation en eau et en éléments nutritifs.
Il mentionne aussi une autre plante utilisable en argilo-calcaire : le lotier corniculé. Son enracinement est moins puissant que celui de la luzerne, mais reste plus profond que celui du trèfle. En revanche, il déconseille son utilisation dans les argilo-calcaires très peu épais, car en cas de déficit hydrique, il peut y avoir compétition pour l’eau avec la culture.
Hubert Charpentier rappelle que les sols argilo-calcaires sont souvent très hétérogènes : sur son exploitation, certains sols n’ont que 20 cm d’épaisseur alors que d’autres, à quelques centaines de mètres, atteignent 1 mètre. Cela change fortement les possibilités.
En sols sableux acides
Dans les sols plus sableux et acides, souvent issus de zones anciennement boisées, la luzerne n’est plus adaptée. Elle ne pousse pas lorsque le pH est inférieur à 6.
Dans ce cas, il indique deux solutions principales dans sa région :
- le trèfle blanc ;
- le lotier corniculé.
Le trèfle blanc couvre très bien le sol et apporte beaucoup d’azote. Mais il exige une bonne réserve en eau. Son système racinaire est situé dans la même zone que celui du blé. En année sèche, trèfle et blé prélèvent au même endroit, et la plante pérenne prend le dessus sur la plante annuelle. Il déconseille donc le trèfle si la réserve utile est insuffisante.
Le lotier corniculé, lui, supporte les sols acides et possède un système racinaire plus profond que celui du trèfle. Il est donc mieux adapté aux situations intermédiaires ou plus risquées vis-à-vis du déficit hydrique.
En sols hydromorphes
Hubert Charpentier insiste sur l’intérêt du lotier dans les sols hydromorphes. Comme tous les lotiers, il supporte bien l’hydromorphie. Il cite également le lotier des marais, particulièrement tolérant aux inondations, qu’il rattache à son écologie de plante de zones humides.
Pour les éleveurs qui travaillent en sols hydromorphes, il propose souvent un mélange permettant de couvrir l’ensemble des situations d’une parcelle :
- luzerne dans les zones non acides ;
- lotier corniculé dans les zones hydromorphes intermédiaires ;
- lotier des marais dans les mouillères.
L’objectif est qu’il y ait toujours une plante vivante présente l’été, sur tout le sol. Pour lui, ce sont les racines estivales qui drainent le sol. Si les mouillères restent nues, elles le resteront durablement. En revanche, lorsqu’elles sont colonisées par des plantes adaptées, le drainage biologique s’installe progressivement et les rendements augmentent.
Il dit obtenir de très bons résultats avec cette approche chez des agro-éleveurs de sa région, notamment dans les secteurs humides.
Pourquoi passer aux couverts permanents
Une réussite plus régulière que les couverts annuels
Hubert Charpentier considère que l’avantage principal des couvertures vives est leur régularité. Avec un couvert permanent bien installé, on est sûr de réussir tous les ans. Même en année difficile, il y a toujours en été une plante en place. Il prend l’exemple d’une luzerne d’un mètre de haut en pleine floraison, qu’il estime à environ 80 unités d’azote.
À l’inverse, les couverts annuels sont beaucoup plus dépendants des conditions climatiques, notamment de la disponibilité en eau au moment de leur implantation.
Suppression des effets de monoculture
Pour lui, une couverture pérenne enlève les effets de monoculture. Il dit que cela a été montré sous les tropiques, notamment en riziculture. Dans ces systèmes, des cultures répétées sur couvert vivant ont pu être maintenues pendant de nombreuses années sans perte de rendement liée à la monoculture.
Il transpose ce principe à son système : après un colza avec luzerne, il peut faire du blé pendant trois ou quatre ans sans perte de rendement imputable à la succession de blé. Il précise qu’il peut rester d’autres problèmes à gérer, mais pas ceux habituellement associés à la monoculture.
Selon lui, un couvert annuel peut atténuer ces effets, mais pas les supprimer complètement.
Meilleure nutrition et meilleure valorisation du sol
Le fait d’avoir une légumineuse présente toute l’année améliore aussi, selon lui :
- la minéralisation ;
- la remobilisation des bases ;
- la disponibilité des oligo-éléments ;
- le fonctionnement biologique général du sol.
Il explique ainsi qu’un blé derrière luzerne est en général plus beau qu’un blé derrière couvert annuel, sauf cas exceptionnel de couvert annuel particulièrement réussi.
Niveaux de production visés et baisse des intrants
Hubert Charpentier insiste beaucoup sur le fait qu’avec ce système, on peut viser des résultats satisfaisants avec très peu d’intrants.
Il donne plusieurs repères :
- avec 60 unités d’azote derrière luzerne, il estime possible d’atteindre environ 65 quintaux, soit selon lui la moyenne de la Champagne berrichonne sur dix ans ;
- avec 100 unités d’azote, il évoque des rendements de 80 quintaux de blé derrière une belle luzerne.
Dans cette logique, il explique qu’on peut quasiment se passer :
- de phosphore, sauf via un apport de soufre sous forme de super 18 qui apporte aussi un peu de P2O5 ;
- d’insecticides ;
- de fortes doses de fongicides.
Il met en avant une idée centrale : il ne faut pas chercher d’abord le rendement maximal, mais un système à très faibles charges permettant de conserver un revenu, même avec des rendements moyens et des prix variables.
Évolution climatique et limites des couverts annuels
Hubert Charpentier estime que le changement climatique impose une réflexion sur les couverts annuels. Selon lui, pour qu’ils réussissent de manière fiable, il faudra avancer fortement leur date de semis, parfois d’un mois à un mois et demi avant la moisson.
Cela suppose de pouvoir semer dans une culture encore en place, avec du matériel capable de projeter les graines à 24 m ou plus sans abîmer la culture. Il cite l’exemple d’un agriculteur ayant trouvé une solution avec un épandeur placé très haut, mais souligne que ce type de semis demande du matériel adapté.
Il pense qu’il faudrait reprendre des essais sur les espèces capables de germer en surface, en les semant :
- un mois et demi avant récolte ;
- un mois avant récolte ;
- voire, pour certaines, dès le mois de mai.
Il rappelle aussi qu’il faut éviter les herbicides rémanents qui empêcheraient l’implantation du couvert.
Même s’il reconnaît qu’il y a encore des choses à travailler sur les couverts annuels, il dit personnellement ne plus vouloir y consacrer beaucoup d’énergie, car les couvertures vives lui apportent un système plus confortable et plus sûr.
Mise en place de la luzerne dans le colza
Hubert Charpentier installe sa luzerne dans le colza, début août.
Ses repères sont les suivants :
- colza : environ 5 kg/ha ;
- luzerne : 8 kg/ha en moyenne, au maximum 8 à 10 kg/ha dans son système.
Il précise qu’il n’exporte pas la luzerne. Pour un éleveur qui souhaiterait la récolter pour les animaux, on pourrait monter jusqu’à 20 kg/ha. Mais dans son cas, ce sont les fonctions agronomiques de la luzerne qui l’intéressent, pas sa biomasse récoltée.
Il explique aussi que les semences de luzerne peuvent être achetées directement à des agriculteurs à un coût bien plus faible que dans le négoce. À ce niveau de dose et avec une durée de vie de quatre ans minimum, le coût à l’hectare devient très faible.
Gestion de la luzerne dans le blé
Après la récolte du colza, la luzerne repart et monte en fleur. Ensuite, la gestion est jugée très simple.
Avant le blé, il passe en général un petit coup de griffe pour détruire les graminées présentes. Il précise que ce n’est pas pour détruire la luzerne.
Le blé est ensuite semé directement dans cette luzerne.
Régulation à l’automne
À l’automne, si la luzerne concurrence un peu trop le blé avant l’hiver, il peut utiliser un herbicide léger ou une hormone pour la calmer, mais il dit que c’est en général peu nécessaire.
Il mentionne aussi que les programmes herbicides classiques du blé peuvent déjà freiner un peu la luzerne. Il cite par exemple un mélange de Défi et de Fosburi, qui amuse un peu la luzerne mais qu’elle supporte.
Régulation au printemps
Au printemps, quand la luzerne repart, il utilise en général de très faibles doses de fluroxypyr, par exemple 0,25 l/ha de Starane. Selon lui, cela calme bien la luzerne et permet au blé de prendre le dessus.
Il souligne que cette régulation permet en même temps de contrôler certaines adventices, comme les gaillets. Il y voit donc une double action, à très faible coût.
Gestion des herbicides dans le colza
Pour réussir l’installation de la luzerne dans le colza, il faut éviter les fortes doses d’herbicides dans cette culture. Hubert Charpentier indique que certaines demi-doses de produits comme Novall ou Springbok ne détruisent pas la luzerne.
Il insiste sur la nécessité de raisonner les herbicides dans le colza si l’on veut réussir ce type d’implantation.
Effets rapides du système
Hubert Charpentier s’oppose fermement à l’idée selon laquelle il faudrait attendre plusieurs années avant que le semis direct et les couverts permanents produisent des effets économiques.
Il affirme au contraire que :
- si l’on implante un colza avec luzerne en année 1 ;
- alors, dès l’année suivante sur le blé, on peut retirer environ 60 unités d’azote.
Pour lui, les bénéfices ne viennent pas seulement après cinq ou dix ans : ils apparaissent tout de suite, dès la deuxième année, avec à la fois une baisse des charges et un gain de production.
Il reconnaît qu’après vingt ans, le système devient encore plus performant grâce à une spécialisation progressive de la microflore, à davantage de mycorhization et à plus de bactéries libres fixatrices d’azote. Mais il refuse l’idée qu’il faudrait attendre si longtemps pour obtenir un intérêt économique.
Exemples en sols hydromorphes
Il cite le cas d’agriculteurs de la Brenne, sur sols hydromorphes. Selon lui, en très peu de temps, ils ont :
- réduit l’hydromorphie ;
- baissé les charges ;
- obtenu du fourrage avec la luzerne ou le trèfle ;
- fortement augmenté leur revenu.
Il présente ces résultats comme une preuve que les bons systèmes de culture peuvent apporter rapidement des gains importants.
Limites à ne pas franchir sur les intrants
Hubert Charpentier insiste sur le fait qu’un système de semis direct avec couvert permanent ne fonctionne vraiment bien qu’à bas niveau d’intrants.
Azote
Il met en garde contre les excès d’azote. Selon lui, au-delà de 150 unités d’azote, on abîme la luzerne qui est dans le système. Il recommande donc de rester à des doses faibles.
Fongicides
Il recommande aussi de limiter fortement les fongicides. Il accepte éventuellement une demi-dose si nécessaire, mais souligne que ces produits peuvent aussi nuire aux champignons du sol. Trop en mettre, c’est abîmer le système biologique que l’on cherche justement à faire fonctionner.
Phosphore
Il explique que des doses élevées de phosphore rendent les mycorhizes « paresseuses ». Là encore, l’excès d’intrants perturbe le fonctionnement biologique du système.
Principe général
Selon lui, dès que l’on augmente fortement :
- les doses d’engrais ;
- les fongicides ;
- les autres intrants ;
on dégrade le fonctionnement du système. À l’inverse, avec environ 100 unités d’azote derrière luzerne, un peu de P2O5 seulement via le soufre, très peu de fongicides et très peu d’insecticides, le système tourne pratiquement tout seul.
Objectif économique : ne plus être angoissé par le rendement
Hubert Charpentier insiste sur un objectif majeur : ne plus être angoissé par les rendements et les prix.
Pour lui, l’intérêt de ces techniques est d’obtenir un revenu satisfaisant même lorsque :
- les rendements sont moyens ;
- les prix de vente sont bas ;
- le climat devient défavorable.
Il explique qu’avec des charges très faibles, même un rendement simplement correct permet encore de gagner sa vie. C’est cette sécurité économique qu’il recherche avant tout, plus que la performance maximale.
Réduction des charges de structure
Selon lui, la baisse des charges ne concerne pas seulement les intrants, mais aussi très fortement les charges de structure.
Main-d’œuvre
Sur des exploitations de 200 à 300 hectares en semis direct, il estime qu’il est possible de travailler seul, sans salarié permanent, sauf éventuellement en prestation ponctuelle pour la moisson.
Matériel
Il souligne que le matériel s’use très peu dans ces systèmes :
- les tracteurs travaillent peu ;
- ils ne tirent pas de charrue ;
- ils roulent sur des sols portants ;
- les outils sont peu nombreux.
Il va jusqu’à dire qu’un jeune installé en semis direct pourrait n’avoir besoin que de deux tracteurs sur toute sa carrière. Il donne aussi son propre exemple : pulvérisateur de plus de 25 ans, épandeur du même ordre, tracteur le plus récent âgé de 15 ans.
Le poste matériel devient alors extrêmement réduit.
Place des cultures dans la rotation
Hubert Charpentier rappelle qu’il ne faut pas raisonner les cultures une par une, mais dans l’ensemble de la rotation.
Il cite notamment :
Il explique que certaines cultures jugées peu intéressantes isolément peuvent devenir très rentables si l’on tient compte de leurs très faibles charges et de leurs effets agronomiques dans la rotation.
Il donne l’exemple du pois, qui selon lui peut rester rentable avec peu de charges, et celui du sorgho, utile pour allonger la rotation.
Gestion des adventices par la rotation
Un objectif central de son système est d’éviter les herbicides graminicides de printemps dans le blé, qu’il juge agressifs pour la culture et susceptibles d’entraîner davantage de maladies.
Sa règle est simple : dès qu’il voit apparaître des plantes qui risquent de poser problème au printemps, il change immédiatement la rotation.
Il explique que la succession suivante permet de bien contrôler l’enherbement :
- sorgho semé vers le 15 mai ;
- pois de printemps semé en février ;
- colza avec luzerne semé début août ;
- puis trois ans de blé.
Le colza-luzerne joue en plus un effet de couverture et de parapluie contre certaines adventices graminées.
Il note toutefois que la maîtrise des mauvaises herbes devient plus difficile à cause des résistances développées dans les parcelles voisines. Les graines arrivent par les oiseaux, le gibier et les mouvements d’animaux. Cela l’a conduit à augmenter un peu certaines doses à l’automne, mais jamais à recourir à des graminicides de printemps.
Des plantes plus robustes en semis direct
Hubert Charpentier affirme que les plantes sont globalement plus robustes en semis direct. Il cite l’exemple du Brésil, notamment sur cotonnier, où les plantes en semis direct présentent selon lui un développement très différent de celles conduites sur labour.
Dans cette logique, il considère que les régulateurs sont généralement inutiles en semis direct, sauf usages très particuliers visant à modifier l’architecture d’une culture pour augmenter le rendement.
Importance des conditions de pulvérisation
Hubert Charpentier explique que l’utilisation de très faibles doses suppose obligatoirement des conditions de pulvérisation optimales.
Conditions recherchées
Pour les herbicides foliaires et les fongicides, il recherche :
- une très forte humidité ;
- l’absence presque totale de vent ;
- une intervention le matin très tôt ;
- un bas volume de bouillie, autour de 48 l/ha.
Il estime qu’à dose égale, l’efficacité peut être sans commune mesure entre une pulvérisation réalisée le matin dans de bonnes conditions et une application effectuée à midi, sous le soleil, avec un volume élevé.
Correction de l’eau et adjuvants
Il rappelle aussi que l’eau peut être trop basique. Il acidifie donc la bouillie, par exemple avec du sulfate d’ammonium, afin d’améliorer l’efficacité des produits.
Il utilise également :
- des mouillants pour améliorer l’étalement sur les feuilles ;
- des produits comme Silwet à très faible dose ;
- des anti-mousses, indispensables avec de faibles volumes de bouillie.
Il insiste sur le fait que toutes ces précautions sont simples à mettre en œuvre et permettent de réduire fortement les doses utilisées.
Position sur le glyphosate
Hubert Charpentier dit qu’il serait très gêné si le glyphosate disparaissait, car il ne voit pas aujourd’hui de produit capable de le remplacer correctement en semis direct.
Il met en garde contre un risque : sans glyphosate, certains agriculteurs pourraient être tentés d’utiliser avant semis des graminicides destinés aux cultures, ce qui accélérerait encore les phénomènes de résistance.
Il défend donc une approche pragmatique : plutôt que supprimer le glyphosate de façon dogmatique, il propose de raisonner les doses maximales autorisées par hectare et par an.
Il compare aussi l’usage faible qu’il en fait, avant semis, avec les importations de produits issus de systèmes OGM traités plusieurs fois au glyphosate. Pour lui, la bonne démarche serait d’analyser de manière rigoureuse :
- ce qui est produit en France ;
- ce qui est importé ;
- les éventuels résidus dans les sols, les nappes et les grains.
Conclusion
Pour Hubert Charpentier, le semis direct ne peut bien fonctionner que si les couverts fonctionnent bien. Si les couverts annuels deviennent trop aléatoires dans le contexte climatique actuel, alors les couvertures vives deviennent une solution de sécurité.
Son message principal est double :
- les couvertures permanentes apportent une forte sécurité agronomique ;
- leur intérêt économique peut être immédiat, à condition d’avoir le bon système de culture et de rester à bas niveau d’intrants.
Il insiste enfin sur un point fondamental : ce type d’agriculture repose sur l’observation. Il faut aller dans ses champs, regarder, adapter et intervenir au bon moment. Pour lui, c’est cela, l’agronomie.