La diversité des cultures et des espèces en Agriculture de Conservation des Sols

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Dans cette vidéo consacrée à la diversité des cultures et des espèces en Agriculture de Conservation des Sols, Véronique Sarthou et l'agriculteur Florent Guignier explorent les enjeux de la biodiversité fonctionnelle. Celle-ci regroupe les espèces jouant un rôle clé dans les systèmes agricoles, qu'il s'agisse d'auxiliaires de protection, de pollinisateurs ou d'organismes favorisant la minéralisation du sol. Pour optimiser ces processus, les intervenants insistent sur deux leviers majeurs : le non-travail du sol et l'usage de couverts végétaux diversifiés. Florent Guignier illustre cette approche par sa propre expérience, en intégrant des cultures de printemps au sein de sa rotation pour rompre les cycles des adventices et des pathogènes, réduisant ainsi la dépendance aux intrants. En diversifiant les systèmes racinaires et les aménagements paysagers, les agriculteurs renforcent la fertilité des sols et les services écosystémiques, assurant la résilience et la durabilité de leurs exploitations face aux défis agronomiques contemporains.

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Résumé
Dans cette vidéo consacrée à la diversité des cultures et des espèces en Agriculture de Conservation des Sols, Véronique Sarthou et l'agriculteur Florent Guignier explorent les enjeux de la biodiversité fonctionnelle. Celle-ci regroupe les espèces jouant un rôle clé dans les systèmes agricoles, qu'il s'agisse d'auxiliaires de protection, de pollinisateurs ou d'organismes favorisant la minéralisation du sol. Pour optimiser ces processus, les intervenants insistent sur deux leviers majeurs : le non-travail du sol et l'usage de couverts végétaux diversifiés. Florent Guignier illustre cette approche par sa propre expérience, en intégrant des cultures de printemps au sein de sa rotation pour rompre les cycles des adventices et des pathogènes, réduisant ainsi la dépendance aux intrants. En diversifiant les systèmes racinaires et les aménagements paysagers, les agriculteurs renforcent la fertilité des sols et les services écosystémiques, assurant la résilience et la durabilité de leurs exploitations face aux défis agronomiques contemporains.

Témoignage d’une consultante en Agroécologie et d’un agriculteur sur l’un des 3 piliers de l’Agriculture de Conservation des Sols, la diversité des cultures et des espèces.


Véronique Sarthou, consultante en Agroécologie et Florent Guignier, agriculteur de l’APAD Picardie, dans le département de l’Oise.


🐝 Qu’est-ce que la biodiversité fonctionnelle dans la production agricole ?

🦋 Comment favoriser cette biodiversité en agriculture ?

🌻 La biodiversité dans un système de production se retrouve également dans la rotation des cultures.

🪲Qu’est-ce que cette diversité apporte à l’agriculteur ?

🍀 Et sur ta ferme comment fais-tu pour favoriser et utiliser cette diversité ?

🌱 En bref, la biodiversité en Agriculture de Conservation…


► Vidéo réalisée en collaboration avec Véronique Sarthou, consultante en Agroécologique et Florent Guignier, agriculteur adhérent à l’APAD Picardie.


► L’APAD remercie la Région Hauts-de-France et l’Agence de l’eau Artois Picardie pour leur implication.



L’APAD, l’association d’agriculteurs pour les agriculteurs, en route vers l’agriculture de conservation des sols.

  1. acs #agriculture #agriculturedurable #aucoeurdessols


La biodiversité fonctionnelle en agriculture de conservation des sols

La biodiversité fonctionnelle désigne l’ensemble des organismes vivants qui jouent un rôle précis dans la production agricole. Ces espèces peuvent avoir un impact bénéfique ou négatif sur la culture :

  • Les impacts négatifs : Ils concernent les ravageurs, les maladies et les adventices.
  • Les impacts bénéfiques : Ils regroupent les auxiliaires de protection des cultures, les pollinisateurs et les organismes assurant la minéralisation et la décomposition de la [[matière organique]] au niveau du sol.

Véronique Sarthou souligne que pour favoriser cette biodiversité, deux leviers principaux sont essentiels : le non-travail du sol et la présence de couverts végétaux (tels que les légumineuses, la féverole ou le tournesol). Ces derniers servent à « nourrir » la biodiversité du sol.

Concernant la biodiversité aérienne, il est possible de favoriser les auxiliaires et les pollinisateurs en leur offrant des abris et de la nourriture (pollen et nectar). Des aménagements comme les bandes fleuries, les bandes enherbées ou les haies sont cruciaux pour maintenir ces espèces lorsque les cultures ne sont pas disponibles.

L’importance d’une rotation diversifiée

Pour Florent Guignier, agriculteur, la rotation diversifiée en agriculture de conservation est un pilier fondamental. Elle consiste à intégrer plusieurs espèces et à alterner les cultures aux cycles biologiques différents.

Varier les cultures et les saisonnalités

Une bonne rotation permet d’alterner les cultures d’hiver (semées à l’automne) et les cultures de printemps (semées entre février et la mi-mai). Cette pratique est bénéfique pour plusieurs raisons :

  • Gestion des adventices : En changeant de culture chaque année, l’agriculteur évite qu’une adventice spécifique ne devienne dominante ou envahissante.
  • Limitation des maladies : La rotation rompt le cycle des champignons néfastes qui pourraient persister dans le sol, permettant ainsi de réduire l’usage des fongicides.
  • Préservation des auxiliaires : La diversité des cultures favorise la présence d’insectes utiles, diminuant ainsi la dépendance aux insecticides.

L’apport des systèmes racinaires

La diversité des cultures, complétée par des couverts végétaux en interculture, permet de diversifier les systèmes racinaires dans le sol. Cette variété nourrit un écosystème complexe de bactéries et de champignons, améliorant ainsi la fertilité et le fonctionnement global du sol.

Retour d’expérience : mise en pratique sur l’exploitation

Florent Guignier explique avoir fait évoluer son système céréalier. Autrefois basé sur une rotation courte « blé-orge-colza » (exclusivement des cultures d’hiver rendant la gestion du salissement complexe), il a mis en place une rotation sur quatre ans : blé - colza - blé - culture de printemps.

L’introduction d’une culture de printemps en quatrième année (maïs, tournesol ou sarrasin) joue un rôle clé dans la gestion du salissement, en particulier pour lutter contre les graminées.

En conclusion, la combinaison d’une rotation réfléchie, de couverts végétaux adaptés et d’aménagements paysagers constitue un levier puissant. Ces pratiques permettent à l’agriculteur de bénéficier de services écosystémiques essentiels : gestion de l’enherbement, régulation des ravageurs et amélioration durable de la fertilité des sols.