Les solutions biostimulantes pour l'agriculture - Upness - Projet FOOD SCAN
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Présentation de l’entreprise et de son approche
Dans cette vidéo, Pierre-Luc présente l’entreprise Sagres Life, créée il y a cinq ans, ainsi que son évolution. La structure accompagne les agriculteurs pour « produire mieux et plus », avec une approche centrée sur la régénération des sols, la personnalisation des programmes d’intervention et le suivi des parcelles.
L’entreprise s’appuie sur une méthode en plusieurs étapes :
- analyse des sols ;
- élaboration de programmes personnalisés ;
- suivi des clients et des parcelles ;
- proposition d’une gamme de biostimulants ;
- proposition d’une gamme d’engrais.
L’objectif affiché est d’obtenir à la fois des bénéfices agronomiques, une meilleure qualité des productions, et un environnement préservé.
Des solutions pour sécuriser la transition agroécologique
L’entretien s’inscrit dans le cadre du projet FOOD SCAN. L’enjeu mis en avant est celui de la transition agroécologique, qui constitue un tournant important pour l’agriculture, mais qui reste souvent freinée par la période de transition entre un système conventionnel et un système plus agroécologique.
Cette période est présentée comme une phase à risque pour les agriculteurs, car elle peut entraîner :
- des incertitudes sur les rendements ;
- une plus grande sensibilité aux maladies et aux ravageurs ;
- des modifications du fonctionnement biologique du sol ;
- une prise de risque économique importante.
Dans ce contexte, les solutions biostimulantes sont présentées comme des outils capables de réduire les prises de risque et de raccourcir les périodes de transition.
L’analyse de sol comme point de départ
Lorsqu’un agriculteur est accompagné, le travail commence par une analyse de sol. Sans entrer dans tous les détails techniques, Pierre-Luc explique que cette analyse vise notamment à mesurer :
- l’oxydation ;
- l’oxygénation ;
- le type de vie microbienne ;
- des ratios généraux du sol ;
- la qualité de l’eau.
À partir de ces mesures, l’entreprise tire des conclusions et formule des conseils.
Cette démarche est issue d’un travail de recherche et d’observation, notamment inspiré par les travaux de Louis-Claude Vincent. Pierre-Luc explique avoir constaté un lien direct entre l’état d’oxydation d’un sol et le risque de maladies, de déséquilibres microbiens ou d’attaques de ravageurs.
Une lecture du sol à partir de l’oxydation et de la vie microbienne
Pierre-Luc rappelle plusieurs principes attribués à Louis-Claude Vincent. Selon cette lecture, différentes formes de vie et de déséquilibres se situent dans différentes zones du spectre d’oxydation-réduction :
- certaines zones correspondent davantage à la fermentation, aux algues vertes et à certains microbes ;
- d’autres sont liées aux mycoses, aux moisissures, aux lichens ;
- d’autres encore correspondent à des phénomènes de dégénérescence, d’affaiblissement ou à la présence de virus ;
- des zones sont aussi associées à la présence d’insectes prédateurs utiles ;
- d’autres à la présence d’insectes ravageurs, de nématodes ou de microbes pathogènes.
Dans cette logique, un sol très oxydé est interprété comme un sol qui se rapproche d’un état de déséquilibre ou de fin de cycle, avec davantage de risques sanitaires.
À l’inverse, l’objectif recherché est d’amener le sol vers une zone jugée plus favorable à la régénération du sol et de la plante.
Un « thermomètre » du risque agronomique
Pour rendre cette lecture plus simple, Sagres Life a construit une sorte de thermomètre allant de 0 à 10.
Selon Pierre-Luc :
- la plupart des engrais et pesticides se situent près de 10 ;
- certaines cultures maraîchères intensives ou certains systèmes fortement intensifs se situent autour de 9 ;
- certains engrais bio sont autour de 7 à 8 ;
- beaucoup de cultures conventionnelles sont vers 6 ou 7 ;
- certaines forêts françaises peu fertiles, comme en Sologne, sont autour de 6 ;
- les cultures bio et biodynamiques sont souvent entre 4 et 5, même si certaines peuvent monter plus haut ;
- une forêt française fertile est plutôt autour de 3 ou 4 ;
- la permaculture est souvent plus basse ;
- la forêt tropicale se situe encore plus bas.
Les produits développés par l’entreprise sont présentés comme ayant des valeurs très basses sur cette échelle, ce qui est considéré comme favorable.
Les facteurs qui influencent les risques maladies et ravageurs
Plusieurs relations sont mises en avant :
- un bon niveau d’oxygénation associé à une baisse du potentiel redox diminue le risque fongique ;
- un niveau bactérien plus équilibré est observé dans ces conditions ;
- une conductivité faible du sol a un impact positif sur le risque insectes ;
- à l’inverse, un sol plus anaérobie peut voir augmenter le risque fongique ;
- un sol fortement salé favorise également les risques liés aux insectes.
Les actions jugées prioritaires sont donc :
- diminuer l’oxydation du sol ;
- augmenter son oxygénation ;
- diminuer sa salinité.
D’après Pierre-Luc, lorsque ces paramètres sont bien orientés, il devient souvent possible d’obtenir des cultures avec très peu d’interventions sur le végétal.
Les effets négatifs des pratiques intensives sur les sols
La vidéo insiste sur l’impact de certaines pratiques, notamment les apports répétés d’engrais minéraux en quantité importante. Selon les observations de l’entreprise, ces pratiques ont tendance à :
- faire remonter le niveau d’oxydation ;
- diminuer l’oxygénation ;
- augmenter légèrement la salinité ;
- accroître les risques fongiques et les risques insectes ;
- dégrader progressivement l’activité biologique du sol.
Pierre-Luc indique que beaucoup de sols riches mesurés ne dépassent pas :
- environ 40 % de vie microbienne ;
- environ 3 % de matière organique.
Il mentionne également que des sols conventionnels présentent fréquemment :
- environ 10 % de vie microbienne ;
- des taux de matière organique inférieurs à 1 %.
Dans ces situations, les sols finissent par se bloquer. Pour maintenir les rendements, les apports d’engrais augmentent, ce qui alimente un cercle de dépendance : la fertilité baisse tandis que les apports montent.
Les résultats recherchés sur le sol
Pierre-Luc explique ce que l’entreprise cherche à obtenir en deux mois, six mois et cinq ans.
Les objectifs sont notamment :
- diminuer rapidement le redox de plusieurs points ;
- augmenter l’oxygénation dès les premiers mois ;
- réduire la conductivité ou la salinité excessive ;
- faire baisser progressivement les risques fongiques ;
- faire remonter fortement la vie microbienne du sol ;
- augmenter la fertilité globale du sol.
Il affirme qu’en deux mois, il est possible de faire monter la vie microbienne jusqu’à 80 %, ce qui est présenté comme très supérieur aux valeurs observées habituellement.
Cette augmentation peut intervenir sans augmentation immédiate du taux de matière organique, même si l’objectif reste ensuite de reconstruire progressivement la fertilité physique et organique du sol.
Vers des micro-organismes de régénération
Dans un sol très oxydé, Pierre-Luc décrit une situation où dominent davantage des micro-organismes qui dégradent le sol ou la plante, avec parfois présence de nématodes ou d’organismes liés à des contextes de toxicité, par exemple :
- sols chargés en cuivre ;
- apports trop massifs d’engrais chimiques ;
- déchets animaux ;
- boues de ville.
L’objectif poursuivi avec les interventions proposées est d’amener rapidement le sol vers une dominance de micro-organismes de régénération du sol et de la plante.
Une amélioration de la nutrition minérale des plantes
Pierre-Luc présente également des résultats d’analyses foliaires ou de fruits montrant des hausses très importantes de certains éléments minéraux par rapport à un témoin.
Il précise que l’on peut observer des teneurs multipliées par 5, 7 ou 10 selon :
- les applications effectuées au sol ;
- les stimulations foliaires mises en place.
L’exemple donné est celui du cuivre : les taux dans les feuilles ou les fruits peuvent être multipliés par cinq sans apport significatif de cuivre, simplement par réactivation du fonctionnement du sol et de la plante.
Plus globalement, il mentionne une amélioration des teneurs en :
En parallèle, il indique observer moins d’azote sous forme ammoniacale ou nitrique, ce qu’il interprète comme un rééquilibrage du fonctionnement de la plante.
Ces effets sont mis en lien avec des améliorations sur :
- la qualité des produits ;
- la conservation ;
- les qualités organoleptiques ;
- le taux de matière sèche ;
- les protéines ;
- les degrés Brix.
Une réponse à une agroécologie stable
Pour Pierre-Luc, cette capacité à rétablir les équilibres du sol et de la plante constitue une réponse à une forme d’agroécologie stable. Il insiste sur le fait que ces résultats sont mesurables et qu’il ne s’agit pas, selon lui, d’une performance exceptionnelle impossible à reproduire, mais d’un changement de fonctionnement que l’on peut obtenir relativement vite.
Le programme de régénération intensive
L’entreprise a mis au point une solution de régénération intensive destinée aux agriculteurs qui veulent remonter rapidement leur taux de matière organique et réduire leurs risques culturaux.
Le programme présenté comprend :
- l’apport de 20 à 100 tonnes de végétaux broyés au sol, de préférence ;
- l’application de Sol Star au sol, à raison de 15 litres ;
- des interventions plutôt réalisées à l’automne ;
- l’apport de zéolithe au sol, pour améliorer la capacité d’échange cationique et la rétention des éléments fertilisants au niveau racinaire ;
- l’implantation d’un couvert végétal adapté, lui aussi stimulé.
L’idée est que les minéraux et nanominéraux présents dans les végétaux ou les couverts puissent être réincorporés au sol, devenant ainsi une forme d’engrais produite sur place.
L’usage de la gamme d’engrais de l’entreprise peut alors rester possible, mais avec des volumes amenés à diminuer dans le temps, ce qui est même présenté comme le but recherché.
Les bénéfices attendus de la régénération intensive
Cette stratégie vise des situations où les sols présentent :
- un niveau critique de matière organique ;
- une oxydation élevée ;
- de l’érosion ;
- une forte dépendance aux fertilisants ;
- des problèmes de maladies.
L’objectif est de rétablir rapidement une dynamique inverse pour rendre le sol fertile avant le semis ou la plantation.
Les bénéfices évoqués sont :
- une remontée rapide du taux de matière organique, avec des cas de passage de 0,5 % à 1 % ;
- une réduction des apports d’engrais de 30 à 70 % à terme ;
- une forte baisse des besoins en eau, pouvant aller jusqu’à 50 % ;
- des sols plus meubles et plus aérés ;
- un moindre recours au travail profond du sol ;
- une forte diminution des risques de maladies et d’insectes, dans le sol comme sur les plantes.
Pierre-Luc précise que ces effets sont particulièrement rapides sur les cultures courtes comme les radis ou les salades. Sur les cultures longues ou pérennes, comme en arboriculture ou en vigne, la baisse du risque est visible dès la première année, mais l’absence totale de problème n’est pas toujours immédiate.
Il compare aussi cette logique à un investissement dans la terre elle-même : plutôt que d’acheter des terres naturellement meilleures, il devient possible de rendre plus fertiles des terres moins favorisées, à un coût inférieur.
Une version plus légère pour des cultures à plus faible marge
À côté de la version intensive, Pierre-Luc présente une version plus légère du programme, sans obligation d’apporter des végétaux broyés ou des couverts végétaux.
Cette version est pensée pour des systèmes moins intensifs ou des cultures à plus faible marge, afin de proposer des coûts d’entrée plus accessibles.
La stimulation foliaire et la protection des cultures
Dans les systèmes intensifs, notamment en maraîchage, certaines cultures ont besoin d’être stimulées en permanence. L’entreprise propose alors des pulvérisations foliaires.
Pierre-Luc indique qu’il est possible de pulvériser certains produits :
- au minimum 3 fois ;
- et jusqu’à 10 fois, selon le cycle de la culture.
En cas de pression d’insectes, il est possible d’alterner avec une solution stimulant la défense de la plante contre les ravageurs.
La même logique existe pour les pressions fongiques.
Lorsqu’un apport complémentaire est nécessaire en cours de culture, il peut être réalisé sous forme liquide avec différentes formulations d’engrais d’origine végétale.
L’objectif reste toujours le même :
- rétablir les fonctions autour de la plante ;
- stimuler son système de défense ;
- améliorer la qualité et les saveurs ;
- assurer des rendements élevés.
Pierre-Luc insiste toutefois sur le fait que ces programmes sont bien plus efficaces lorsqu’ils sont précédés d’une action au sol, de préférence à l’automne.
Les limites d’une intervention uniquement foliaire
La vidéo souligne qu’en présence d’un sol très oxydé, les interventions foliaires seules atteignent plus vite leurs limites :
- les doses et les fréquences doivent augmenter ;
- il subsiste un risque de débordement.
C’est pourquoi une action préalable sur le sol est fortement recommandée, même sous une forme légère.
Le cas des grandes cultures et de la pression insectes
L’entretien aborde ensuite le cas des grandes cultures, par exemple le colza, souvent confronté à de fortes pressions d’insectes à l’automne.
Pierre-Luc explique que, dans ce cas, il faut essayer d’agir le plus tôt possible sur la culture précédente, de manière à préparer le sol avant le semis du colza. L’idée est que, si le sol est moins oxydé et moins salé au moment du semis, il devient moins attractif pour les insectes.
Il évoque l’usage de Sol Star sur la culture précédente, puis éventuellement de Pixum au moment du semis pour stimuler la plante très tôt.
Selon lui, Pixum favorise davantage la zone des insectes utiles et prédateurs, au détriment des ravageurs. Il estime qu’avec des coûts relativement faibles, il est parfois possible d’aller jusqu’à une limitation très forte, voire une quasi-éradication rapide du problème, à condition d’avoir bien préparé le terrain.
Il insiste néanmoins sur un principe général : plus on met de puissance dans l’action au sol, plus la réaction positive en culture sera forte.
Pixum : prévention et éventuel usage curatif
À propos de Pixum, une question est posée sur son usage préventif ou curatif.
Pierre-Luc répond que l’entreprise cherche d’abord à travailler en préventif. Pour lui, recourir à du curatif signifie souvent que le travail préalable n’a pas été suffisamment bien fait.
Il ajoute toutefois qu’il existe une marge de manœuvre : en modifiant les dosages, une solution conçue à l’origine dans une logique préventive peut devenir plus « curative » dans son effet.
Il rappelle cependant que l’on reste ici dans une typologie d’engrais et non dans celle d’un produit phytosanitaire classique.
La gestion du risque fongique
La même question est posée pour les maladies fongiques.
Pierre-Luc réaffirme sa préférence pour une logique de prévention. Selon lui, qu’on soit en lutte biologique ou en lutte chimique, si l’on reste uniquement dans une logique de combat contre les symptômes, on finit toujours par se retrouver face à plus fort que soi.
Il reprend alors l’exemple de la forêt amazonienne, où les conditions climatiques pourraient théoriquement favoriser maladies et insectes, mais où l’équilibre global du système empêche justement ces débordements.
Cette référence sert à illustrer l’idée centrale de sa démarche : viser des valeurs de fonctionnement du sol proches de celles des écosystèmes très équilibrés permettrait d’obtenir des cultures avec beaucoup moins de problèmes sanitaires.
Pierre-Luc reconnaît toutefois que certains contextes, comme des terres très sableuses ou très particulières, nécessitent davantage de temps pour retrouver un fonctionnement favorable.
Le suivi des parcelles, une part essentielle de la réussite
Un point très important de la méthode présentée est le suivi des parcelles. Pierre-Luc explique que, même avec un bon produit et une bonne dose, la réussite dépend fortement de la manière dont les applications sont réalisées.
C’est pourquoi l’entreprise a mis au point un outil de suivi permettant un contact régulier, souvent hebdomadaire, avec les clients.
Ce suivi permet :
- d’ajuster les conseils ;
- de vérifier les conditions d’application ;
- de réagir rapidement en cas de pression maladie ou insectes ;
- d’apprendre aussi des retours du terrain.
Pierre-Luc estime que la réussite de l’entreprise repose :
- pour une part sur la capacité à choisir des produits efficaces ;
- pour une autre sur la capacité à analyser les sols et à donner les bons conseils ;
- et pour une part très importante sur la qualité de l’application et l’interactivité avec l’agriculteur.
Les meilleurs résultats sont obtenus chez les agriculteurs jugés les plus proactifs, c’est-à-dire ceux qui échangent régulièrement, signalent ce qu’ils observent et adaptent leurs pratiques en conséquence.
Les informations demandées pour établir un conseil
Pour réaliser une analyse et proposer un conseil, l’entreprise demande aux agriculteurs :
- d’envoyer des échantillons selon une procédure définie ;
- d’indiquer les cultures concernées ;
- les surfaces ;
- les rendements ;
- les freins rencontrés ;
- les coûts d’intrants ;
- et surtout le programme cultural prévu sur la parcelle.
Pierre-Luc donne comme exemple un calendrier détaillé indiquant :
- un labour à une date donnée ;
- un épandage d’engrais ;
- une plantation ;
- des pulvérisations d’herbicides ou de fongicides ;
- d’autres apports prévus.
Le but est de bien comprendre l’objectif de l’agriculteur et d’adapter ensuite les conseils en fonction de l’analyse du sol et des solutions proposées.
Les produits cités
Plusieurs produits de la gamme sont mentionnés dans la vidéo :
- Sol Star ;
- Pixum ;
- Prime ;
- Sol fertile ;
- Feu fertile ;
- la zéolithe.
La zéolithe est en particulier présentée comme un matériau capable de potentialiser l’action de la biologie du sol et des éléments fertilisants.
Compatibilité avec d’autres produits
Une question est posée sur la possibilité de mélanger ces biostimulants avec des produits phytosanitaires, comme cela se fait parfois avec d’autres solutions.
Pierre-Luc répond qu’au fil des versions, davantage de compatibilités ont été observées, mais il reste prudent. Selon lui, dès lors que les produits sont puissants, des interactions peuvent facilement se produire, que ce soit avec des produits chimiques ou avec d’autres biostimulants.
Il n’exclut pas totalement ces mélanges, mais préfère recommander aux agriculteurs de rester sur des programmes simples et maîtrisés plutôt que de « jouer aux apprentis sorciers ».
Pourquoi Sagres Life est partenaire du projet FOOD SCAN
Pierre-Luc explique ensuite pourquoi Sagres Life est partenaire de la campagne FOOD SCAN.
Il rappelle que l’analyse de sol permet d’obtenir un état des lieux à un instant donné, ce qui est très utile pour ajuster les conseils. Mais cela reste, selon lui, une information sur une situation passée ou figée.
L’intérêt de FOOD SCAN est alors comparé à un outil de pilotage en temps réel. Il prend l’image de la voiture : si l’on veut accélérer ou ralentir, il faut connaître sa vitesse.
Dans cette logique, disposer d’une mesure instantanée permettrait :
- aux techniciens de mieux piloter leurs décisions ;
- aux agriculteurs de comprendre l’effet réel d’un produit comme Sol Star ;
- d’ajuster plus finement les interventions ;
- d’adapter les apports d’engrais en fonction de la situation réelle.
Pour Sagres Life, cet outil serait donc complémentaire de sa méthode, en apportant une capacité de pilotage au présent et non seulement un diagnostic initial.
Conclusion
En conclusion, Pierre-Luc estime que l’entreprise a atteint une forme de maturité qui lui permet désormais d’envisager davantage de partage et de croissance, grâce à des résultats jugés de plus en plus stables et sécurisants pour les agriculteurs.
Il souligne particulièrement la complémentarité entre :
- les méthodes développées par Sagres Life ;
- l’outil FOOD SCAN ;
- et les échanges avec des structures comme Vers de terre.
Cette synergie est présentée comme un levier pour accélérer l’accès des agriculteurs à une agroécologie plus sûre, plus mesurable et plus opérationnelle.