Plantez couvert ! 2 - Adoptez les SCV ?

De Triple Performance
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Cette vidéo présente les systèmes de culture en semis direct sous couverture végétale permanente (SCV), au cœur de l’agriculture de conservation. Face aux limites du labour et des intrants chimiques, ces pratiques visent à protéger et régénérer les sols en s’appuyant sur trois principes : absence de labour, couverture permanente du sol et rotations ou associations culturales. Inspirés du fonctionnement naturel des forêts, les SCV favorisent la biomasse, limitent l’érosion, améliorent la fertilité et soutiennent la biodiversité. Le documentaire montre aussi que leur adoption reste complexe pour les petites exploitations, notamment à Madagascar, au Cameroun et au Cambodge, où l’accès à la terre, aux intrants, aux marchés et à l’accompagnement technique demeure décisif. Avec l’appui du Cirad, de l’AFD et de chercheurs comme Olivier Husson, les SCV apparaissent comme une voie prometteuse pour concilier production agricole, résilience et préservation durable des sols.

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Résumé
Cette vidéo présente les systèmes de culture en semis direct sous couverture végétale permanente (SCV), au cœur de l’agriculture de conservation. Face aux limites du labour et des intrants chimiques, ces pratiques visent à protéger et régénérer les sols en s’appuyant sur trois principes : absence de labour, couverture permanente du sol et rotations ou associations culturales. Inspirés du fonctionnement naturel des forêts, les SCV favorisent la biomasse, limitent l’érosion, améliorent la fertilité et soutiennent la biodiversité. Le documentaire montre aussi que leur adoption reste complexe pour les petites exploitations, notamment à Madagascar, au Cameroun et au Cambodge, où l’accès à la terre, aux intrants, aux marchés et à l’accompagnement technique demeure décisif. Avec l’appui du Cirad, de l’AFD et de chercheurs comme Olivier Husson, les SCV apparaissent comme une voie prometteuse pour concilier production agricole, résilience et préservation durable des sols.

Aujourd'hui, c'est encore un documentaire, mais on repart dans le monde agricole !

Il s'agit d'une série de deux films réalisés en 2011 conjointement avec l'un de nos scientifiques préférés, Olivier Husson ! Ce film compare les contraintes liées à l’adoption des SCV (semis-direct sur couvert végétal) à Madagascar, au Cameroun et au Cambodge.


Réalisation : Denis Victot

Co Production : Images d'écoutes - Cirad


Consultants :


Olivier Husson

André Chabanne

Stéphane Boulakia

Tahina Raharison

Abou Abba Abdoulaye


Équipes techniques :


GSDM (Madagascar)

PADAC ( Cambodge)

ESA et Sodecoton ( Cameroun)


Site : www.imagesdecoutes.org


Contact : denis.victot@imagesdecoutes.org


L’intensification agricole et la nécessité de protéger les sols

Depuis plusieurs décennies, l’intensification de l’agriculture à travers le monde bouleverse les écosystèmes. Les modèles agricoles fondés sur le labour et l’utilisation massive d’intrants chimiques sont de moins en moins rentables.

Le sol, « épiderme de la planète », abrite sur quelques dizaines de centimètres une grande partie de la vie terrestre : racines, micro-organismes, mycélium, vers de terre. Le sol est vivant. C’est lui qui produit, et sans lui, le système ingénieux que nous propose la Terre depuis des milliers d’années ne pourrait pas fonctionner. Si on le protège, si on le nourrit, il est capable de nourrir à son tour.

Nous sommes actuellement 7 milliards sur la planète. À l’horizon 2050, on estime qu’il faudra nourrir 9 milliards de personnes. Il faut donc apprendre à produire de plus grandes quantités d’aliments, mais la première priorité reste de protéger notre sol.

L’agroécologie et les systèmes en semis direct sous couverture végétale

Les techniques d’agroécologie ouvrent des perspectives pour la conservation des sols. L’agroécologie peut être considérée comme une discipline scientifique, un mouvement social ou un ensemble de pratiques agricoles. Parmi ces techniques, l’agroécologie regroupe l’agroforesterie, l’agriculture biologique, le compostage, les engrais verts, et, plus particulièrement ici, les systèmes en semis direct sous couverture végétale permanente, abrégés en SCV.

Plus généralement, on parle d’agriculture de conservation, puisque ces systèmes permettent de conserver les sols.

Les SCV s’inspirent de la nature comme modèle. Dans une forêt, la litière est principalement composée de feuilles et de branches. Elle favorise le développement de l’activité biologique du sol. Elle est progressivement décomposée en éléments minéraux et en humus. Avec ses racines, l’arbre est capable de prélever ces éléments et de les recycler.

Les systèmes SCV essaient de reproduire ce fonctionnement en s’appuyant sur trois principes :

  • on ne laboure plus le sol ;
  • le sol reste couvert en permanence ;
  • on fait des rotations et des associations de cultures.

Le rôle central de la biomasse

Les SCV reposent sur la production d’une grande quantité de biomasse sur les parcelles. En plus de conserver la [[matière organique]], et donc le carbone du sol, la biomasse :

  • régule la température et l’humidité ;
  • protège contre l’érosion ;
  • alimente les micro-organismes ;
  • peut aussi nourrir les animaux.

En semis direct, la biomasse est constituée de végétaux vivants ou de résidus de culture en décomposition. On sème ensuite directement dans la paille. Lorsque c’est nécessaire, les agriculteurs dessèchent la couverture végétale mécaniquement ou chimiquement.

Inspirés par des pratiques de paysans aux États-Unis puis au Brésil, les SCV ont été progressivement adaptés aux zones tropicales humides. Aujourd’hui, ils se développent essentiellement dans les pays de grande agriculture mécanisée. Dans les petites exploitations, l’appropriation de ces nouvelles techniques reste faible, car changer de pratique représente un risque.

Une transition technique, agronomique et sociale

Les fermes familiales ne sont pas moins productives que les grandes plantations, mais leur accès au marché est limité. Or c’est chez ces petits paysans que les besoins de changement sont les plus urgents.

Le CIRAD et l’Agence française de développement appuient l’adaptation de projets agroécologiques dans de nombreux pays en développement.

Selon Olivier Husson, on parle d’une conversion d’un système de référence, en général basé sur le travail du sol, vers des systèmes de semis direct. Cette transition est complexe pour plusieurs raisons :

  • les systèmes introduits sont des innovations encore en construction, donc loin d’être parfaites ;
  • leurs performances et leurs impacts sur l’agroécosystème se construisent progressivement ;
  • ils servent souvent à restaurer des situations déjà dégradées, ce qui ne se fait pas en un an ;
  • il existe aussi une transition dans la perception et la compréhension des agriculteurs.

Même lorsque des parcelles de démonstration sont installées dans les villages, il peut y avoir un écart entre ce que l’on voit, ce que l’on comprend, et ce que l’on s’approprie réellement en le pratiquant. La transition est donc à la fois technique et cognitive.

Les stratégies de diffusion dépendent des contextes nationaux. La vidéo évoque les moyens mis en œuvre dans trois contextes différents : Madagascar, le Cameroun et le Cambodge.

Madagascar : l’agriculture familiale face à de fortes contraintes

À Madagascar, par manque de services agricoles et de débouchés, plusieurs institutions tentent de créer des synergies pour une agriculture d’autosubsistance.

La variété de faune et de flore endémiques présentes à Madagascar en fait l’un des pays à la plus riche biodiversité sur la planète. Les conditions climatiques ne sont pourtant pas toujours favorables à l’agriculture, et la nature des sols, souvent ferralitiques, n’est pas un avantage.

Le riz occupe 61 % des terres cultivées. Sa production suffit tout juste à la consommation nationale. Dans la région du lac Alaotra, grenier à riz du pays, on cultive dans les rizières. Mais avec l’augmentation de la population, les rizières irriguées sont de moins en moins disponibles. Les agriculteurs doivent produire sur les collines, aux pentes fragiles et plus difficiles à cultiver.

Sur ces collines, le riz pluvial est plus exposé aux aléas climatiques, et les sols, surtout s’ils sont labourés, sont très sensibles à l’érosion.

Madagascar a été l’un des pays pionniers dans l’adaptation du semis direct aux agricultures familiales. On y recense aujourd’hui environ 8 500 agriculteurs pratiquant ces techniques sur près de 5 000 hectares.

Cependant, les agriculteurs malgaches sont majoritairement dans une situation très contrainte. Leur principal objectif est le court terme : l’autosuffisance alimentaire. Ils sont d’abord dans une logique de viabilité plus que dans une logique économique. Or, en agriculture de conservation, on ne produit pas forcément davantage tout de suite, car il faut d’abord régénérer le sol.

Pour se lancer dans les SCV, il faut :

  • avoir accès à l’information ;
  • avoir accès aux intrants ;
  • et surtout détenir sa terre.

La question de la sécurisation foncière est donc au cœur des projets de développement rural. Renforcer les organisations paysannes et promouvoir des politiques régionales pour préserver les terres reste une priorité. Accompagner les agriculteurs dans ces démarches permettrait aussi de cultiver de grands espaces encore disponibles à Madagascar, des terres difficiles à exploiter avec des pratiques traditionnelles.

Madagascar : la concurrence autour de la biomasse

Pour que les SCV fonctionnent, il faut pouvoir conserver la biomasse produite dans les champs pour nourrir le sol. Or, la coutume selon laquelle les animaux pâturent les parcelles après la récolte complique les choses.

Sur les Hautes Terres, où l’élevage laitier est très développé, l’utilisation de la biomasse pose une autre question : faut-il la conserver pour nourrir le sol, ou bien l’utiliser pour nourrir les vaches qui produisent du lait ?

La possibilité d’utiliser une partie de la biomasse comme fourrage motive souvent les producteurs. Mais à l’inverse, prélever trop de biomasse peut nuire au système. Si l’on ne parvient pas à guider les paysans dans leurs arbitrages entre production de lait à court terme et maintien de la fertilité à long terme, le message agroécologique risque d’être mal compris.

De la même manière, la maîtrise des rotations, des semis ou le maintien de la couverture végétale demande un accompagnement technique dans les premières années.

Les systèmes SCV développés à Madagascar, moteur de l’agroécologie, inspirent déjà d’autres pays où l’agriculture familiale fait face à des contraintes similaires, notamment en Afrique australe ou au Sahel.

Cameroun : les SCV intégrés à une filière structurée

Le Sahel est une immense bande de territoire marquant la transition entre le Sahara désertique au nord et les savanes plus arrosées au sud. Le Cameroun se situe dans cette seconde partie, mais le nord du pays est une zone subsahélienne.

Dans cette région, le mil et le sorgho restent les principales cultures vivrières. La culture du coton sécurise les familles grâce au revenu qu’elle apporte. La Sodecoton, société d’économie mixte à la fois commerciale et de développement, assure l’approvisionnement en intrants, les conseils techniques et la commercialisation du coton. C’est un atout majeur pour le développement rural.

Pour faire face à la dégradation de la fertilité des sols, les SCV ont été introduits dans l’Extrême-Nord du Cameroun par le projet ESA, en partenariat avec la Sodecoton.

Des agriculteurs témoignent de l’amélioration de leurs champs grâce aux associations de cultures et au maintien des résidus sur place. Sur des terres auparavant appauvries, ils observent un retour de la fertilité et de meilleurs résultats.

Cameroun : conserver la biomasse et gérer les conflits d’usage

Un des principaux problèmes rencontrés par les planteurs qui se lancent dans les SCV est lié à la conservation de la biomasse. D’une part, elle sert de fourrage aux animaux des éleveurs transhumants, notamment les Peuls. D’autre part, les feux de brousse détruisent cette biomasse.

Les causes de ces feux sont diverses, et leur origine exacte n’est pas toujours connue. Mais leurs conséquences sur les parcelles en SCV sont importantes.

Pour répondre à ces difficultés, des comités de concertation dans les villages rassemblent agriculteurs, éleveurs et autorités locales. Ensemble, ils échangent sur :

  • la gestion des résidus en saison sèche ;
  • l’aménagement de pistes à bétail ;
  • les moyens d’éviter les feux de brousse.

Lorsque c’est possible, les éleveurs participent à ces comités. Mais cela reste délicat, car depuis des siècles, transhumants et planteurs ont des difficultés à se comprendre.

La compétition pour la biomasse reste forte, car l’alimentation des animaux dans cette zone repose essentiellement sur les résidus de culture. Une fois les récoltes terminées, les champs deviennent traditionnellement des espaces de vaine pâture accessibles aux animaux du village et aux troupeaux transhumants. Cette règle locale complique fortement la diffusion des SCV, puisqu’ils exigent justement de maintenir la biomasse sur les parcelles jusqu’à la culture suivante.

Il faut donc trouver des règles comprises et acceptées par tous, afin de faire reconnaître l’intérêt de conserver la biomasse pour maintenir les sols fertiles.

Cameroun : le rôle des autorités locales et de la démonstration

L’organisation politique permet de demander l’arbitrage des chefs de terroir si un conflit persiste. Lorsque l’autorité locale n’a plus de marge de manœuvre, on peut solliciter la chefferie traditionnelle.

Dans cette région septentrionale du Cameroun, le lamido, haute autorité de la vaste région du Mayo-Rey, est convaincu de la nécessité de diffuser les SCV. Il souligne que les transhumants venant de pays voisins ne comprennent pas toujours ce qui est interdit ou autorisé, mais qu’avec le temps, la communication progresse.

Selon lui, les notables comprennent aujourd’hui le bien-fondé de la technique et en ont fait un combat quotidien. Toutefois, les habitudes sont profondément ancrées, et il n’est pas toujours facile de lutter contre les feux de brousse et la divagation des animaux.

Changer les comportements prend du temps. La démonstration des bienfaits de la technique apparaît donc essentielle. Il faut montrer, faire témoigner, exposer les résultats et l’impact concret de ces pratiques sur la vie de ceux qui les adoptent, afin que les voisins puissent à leur tour s’en inspirer.

Cambodge : des marchés dynamiques mais des ressources fragiles

L’agriculture de conservation progresse aux quatre coins du monde, mais elle est rarement intégrée aux filières agricoles dominantes. En Asie du Sud-Est, les débouchés existent grâce à une forte demande des filières animales. La question est alors de savoir dans quelle mesure les projets d’agriculture de conservation peuvent prendre place dans ces marchés dynamiques.

Au Cambodge, l’agriculture est le secteur économique dominant. Le pays produit assez de riz pour sa subsistance et pour l’exportation. Le marché régional permet à une partie des paysans de s’approvisionner en intrants et d’être payés à un prix bien meilleur que leurs confrères malgaches ou camerounais. Mais la production de cultures attractives à court terme se fait souvent au détriment des sols.

Comme à Madagascar, le manque de vision politique ne favorise pas la protection des ressources naturelles.

Depuis 2004, sur financement de l’Agence française de développement, le ministère de l’Agriculture cambodgien a engagé un travail de recherche-développement en semis direct en partenariat avec le CIRAD. L’approche a été progressivement adaptée aux sols et au climat, sur 400 hectares. Le projet s’est principalement attaché aux cultures pluviales cambodgiennes : manioc, maïs et soja.

Les réserves foncières du pays sont très importantes, mais les ressources naturelles sont entre les mains de grandes compagnies qui pratiquent la monoculture d’arbres ou de céréales, sans réelle préoccupation environnementale. Les familles les plus démunies doivent migrer pour venir mettre en culture des friches, et ces réserves disparaissent rapidement.

Parmi les familles accompagnées par le projet, certaines assistent aux réunions de sensibilisation, même lorsqu’elles savent qu’avec la terre dont elles disposent, elles ne peuvent pas prendre le risque de changer de technique. Néanmoins, l’idée qu’il faut augmenter la production agricole n’est plus contestée.

Produire plus, mais autrement

Il faut nourrir une population mondiale toujours plus nombreuse : produire plus, produire mieux, sans négliger l’agriculture familiale.

L’agriculture conventionnelle utilise encore le sol comme un support inerte et inépuisable. À l’inverse, les systèmes SCV proposent de nourrir le sol pour augmenter les productions : c’est une agriculture écologiquement intensive.

La recherche scientifique valide aujourd’hui la durabilité de ces systèmes, notamment à travers le taux de carbone dans les sols. Ils réduisent l’érosion, favorisent la biodiversité et peuvent améliorer le revenu des familles.

À l’heure où l’on parle de plus en plus d’agroécologie pour concilier compétitivité et respect de l’environnement, la question posée est la suivante : pourquoi ces avancées techniques ne sont-elles pas sérieusement prises en compte ?

Les freins à l’adoption ne remettent pas en cause la technique

Olivier Husson explique qu’on ne peut pas remettre en cause la technologie elle-même. La technologie du semis direct sous couverture végétale existe, mais les difficultés viennent de son acceptation et de sa diffusion chez les petits agriculteurs.

Il prend une comparaison simple : au début du XXe siècle, l’automobile n’était pas faite pour les pauvres, et pourtant on n’a pas conclu que la voiture était une mauvaise innovation. Selon lui, il en va de même pour le semis direct. Ce n’est pas parce qu’aujourd’hui des populations très pauvres, souvent prises dans l’urgence de survivre, de manger, de nourrir, habiller et éduquer leurs enfants, ou de faire face à des problèmes de santé, ont des difficultés à adopter ces systèmes, que ces technologies ne sont pas adaptées aux pauvres.

Le problème est plus complexe. L’accès à l’information ne suffit pas à faire sortir de la pauvreté. Aujourd’hui encore, on est parfois dans une posture de croyance, alors qu’il est ici question de technique. Une technique doit être jugée sur sa capacité à apporter des solutions concrètes.

Si ces avantages techniques ne profitent pas encore à tous les petits producteurs, c’est qu’il faut un accompagnement adapté pour leur permettre de réussir.

Sécuriser les agriculteurs pour leur permettre d’innover

L’agriculture est souvent exercée par ceux qui sont le plus exposés à des risques qu’ils ne maîtrisent pas. Pour qu’ils accèdent aux innovations, il faut les sécuriser, c’est-à-dire leur donner accès :

  • à la terre ;
  • aux techniques ;
  • aux marchés.

À l’échelle de la planète, le système est attractif parce qu’il est générique. Mais dans chaque pays, il demande des adaptations. Il faut être capable de concilier élevage et agriculture. Il faut rester flexible et proche de l’agriculteur. Parfois, il faudra aussi apprendre à coordonner fonds publics et fonds privés.

Parallèlement, les chercheurs doivent continuer d’asseoir la crédibilité de l’agriculture de conservation, en montrant notamment la diminution des intrants nécessaires dans ces systèmes.

Une nécessité planétaire et politique

Portée par la société civile, la prise de conscience de l’urgence de préserver le sol atteint progressivement l’opinion publique, du Nord au Sud. Les priorités sont différentes selon les pays, et les marges de manœuvre peuvent être plus faibles, mais changer de paradigme devient une nécessité.

Les enjeux sont socio-économiques et concernent la planète entière. Pour diffuser ces techniques, l’appui des décideurs est indispensable. Mais le plaidoyer agroécologique doit être audible au-delà même des seules institutions agricoles.

Ne pas modifier nos pratiques destructrices aurait des conséquences environnementales et alimentaires directes. Les alternatives agroécologiques permettent désormais de repenser notre agriculture. Les responsables politiques ne peuvent plus négliger la dynamique agroécologique au nom d’une compétitivité à court terme sur les marchés internationaux.