Pourquoi l'Agroforesterie ? Jean Harent - APAD PICARDIE - (Hauts-de-France)

De Triple Performance
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Sur le Plateau Picard, Jean Harent a entrepris une transition profonde de son exploitation familiale de grandes cultures vers l'Agriculture de Conservation des Sols (ACS). Confronté à des problématiques de salissement des parcelles et à l'impact du changement climatique sur ses rendements, il cultive aujourd'hui 90 % de ses terres en semis direct. Pour renforcer la résilience de son système, Jean Harent a également intégré l'agroforesterie en plantant près de 18 000 arbres. Cette stratégie vise à briser les vents asséchants, favoriser la biodiversité et limiter l'utilisation d'insecticides grâce au maintien d'auxiliaires. Avec plus de 40 essences adaptées aux types de sols, ce projet répond à des objectifs multiples : protection des cultures, valorisation du bois énergie en circuit court et investissement à long terme en bois d'œuvre. À travers cette approche globale, Jean Harent réinvente son exploitation pour concilier performance agronomique, durabilité environnementale et viabilité économique locale.

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Résumé
Sur le Plateau Picard, Jean Harent a entrepris une transition profonde de son exploitation familiale de grandes cultures vers l'Agriculture de Conservation des Sols (ACS). Confronté à des problématiques de salissement des parcelles et à l'impact du changement climatique sur ses rendements, il cultive aujourd'hui 90 % de ses terres en semis direct. Pour renforcer la résilience de son système, Jean Harent a également intégré l'agroforesterie en plantant près de 18 000 arbres. Cette stratégie vise à briser les vents asséchants, favoriser la biodiversité et limiter l'utilisation d'insecticides grâce au maintien d'auxiliaires. Avec plus de 40 essences adaptées aux types de sols, ce projet répond à des objectifs multiples : protection des cultures, valorisation du bois énergie en circuit court et investissement à long terme en bois d'œuvre. À travers cette approche globale, Jean Harent réinvente son exploitation pour concilier performance agronomique, durabilité environnementale et viabilité économique locale.

Retrouvez dans cette vidéo le choix d’un agriculteur de pratiquer l’Agroforesterie. Témoignage de Jean Harent de l’APAD Picardie, situé dans le Plateau Picard Sud, Somme (80) dans la région des Hauts-de-France.


🌳Présentation du système de Jean

🌳Quels sont les principaux objectifs qu’il cherche à atteindre avec l’Agroforesterie ?

🌳Quelles sont les essences choisies ?

🌳Quelles sont les débouchés envisagées ?


RETROUVEZ LE TÉMOIGNAGE DE JEAN SUR L’AGROFORESTERIE EN LIEN AVEC SES PRATIQUES CULTURALES DANS UNE AUTRE VIDÉO !


► Vidéo réalisée en collaboration avec Jean Harent agriculteur adhérent à l’APAD Picardie.

► L’APAD remercie la Région Hauts-de-France et l’Agence de l’eau Artois Picardie pour leur implication.


🪱 L’APAD, l’association d’agriculteurs pour les agriculteurs, en transition vers l’agriculture de conservation des sols. 🪱

  1. ACS #APAD #agroécologie #acs #agriculture #agriculturedurable #aucoeurdessols


Transition vers l’agriculture de conservation des sols

Jean Harent, agriculteur dans le Plateau Picard Sud, est revenu sur l’exploitation familiale de grande culture fin 2019. Depuis quatre moissons, il a engagé une transition vers l’agriculture de conservation des sols (ACS). Ce qui a commencé par des petites surfaces en semis direct (blés et colzas) s’est progressivement étendu à 90 % de l’exploitation aujourd’hui.

Ce changement de pratique répond à deux problématiques majeures :

  • Le salissement des parcelles : Une difficulté récurrente sur la ferme, notamment concernant les graminées.
  • Le changement climatique : Des rendements qui plafonnaient sur les cultures historiques face à des conditions de plus en plus complexes.

Aujourd’hui, deux tiers des cultures sont dédiées à la multiplication de semences. L’objectif est d’adapter les rotations pour mieux maîtriser le salissement tout en optimisant la balance azotée globale.

L’agroforesterie : une réponse aux aléas climatiques

Depuis environ 18 mois, Jean Harent a intégré l’agroforesterie au sein de son système. À ce jour, 18 000 arbres ont été plantés sur l’exploitation, avec une extension prévue de 4 000 arbres supplémentaires l’année prochaine.

L’objectif principal est de lutter contre les vents asséchants, particulièrement impactants sur les terres argileuses et séchantes du secteur. En implantant des lignes d’arbres intra-parcellaires, l’exploitant cherche à casser les vents dominants pour limiter l’évaporation en surface. Cette démarche complète la réduction du travail du sol, visant à augmenter la réserve utile (RU) dans les zones les plus fragiles et à limiter l’érosion.

Biodiversité et auxiliaires de culture

Un autre enjeu central est le maintien d’auxiliaires de culture au sein des parcelles. En favorisant la présence de pollinisateurs et de prédateurs naturels, Jean Harent souhaite réduire significativement l’usage des insecticides et rendre ses cultures moins vulnérables aux ravageurs.

Pour maximiser cette biodiversité, environ 40 essences différentes ont été choisies en fonction des types de sols :

  • Arbres de haute tige (10 %) : Noyers, alisiers, châtaigniers et quelques arbres fruitiers, qui pourraient offrir des opportunités de valorisation locale à long terme.
  • Arbustes : Sélectionnés pour assurer des floraisons étalées sur toute l’année, garantissant ainsi la présence d’auxiliaires et de pollinisateurs sur l’intégralité du cycle cultural.

Une vision à long terme et circuits courts

Chaque plantation possède une utilité fonctionnelle pensée selon plusieurs échelles de temps :

  • À court terme : Les arbustes assurent un rôle immédiat de refuge pour la biodiversité et les auxiliaires.
  • À moyen/long terme : Le bois énergie (issu des tailles et du bois d’éclaircie) pourra être valorisé sous forme de BRF (Bois Raméal Fragmenté) ou de bois de chauffe pour alimenter des chaufferies locales (écoles, piscines). Cela permet d’envisager la création de circuits courts autour de l’énergie verte et de la biomasse.
  • À très long terme : Les arbres de haute tige représentent un investissement patrimonial. Bien que le cycle de production du bois d’œuvre soit long, Jean Harent souligne l’importance de cette vision pour l’avenir de l’exploitation.