Colère agricole : des solutions concrètes ! ft. - Etienneagriyoutubeurre
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Comment assurer un revenu juste aux agriculteurs et agricultrices ? Et leur permettre de financer la transition agroécologique ? Avec Etienne Agri Youtubeurre, je vous emmène à la recherche de solutions concrètes, au salon de l'agriculture.
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« Tous Terriens ! » est une série indépendante, fruit de mon engagement de citoyen et de journaliste pour une information à la hauteur des enjeux environnementaux et sociétaux.
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La colère agricole : vers des solutions concrètes
Dans cette vidéo, Pierre Girard invite Etienne Fourmont, alias EtienneAgri, youtubeur agricole bien connu, pour échanger sur la crise agricole actuelle. Le constat de départ est clair : la colère des agriculteurs et des agricultrices reste très vive. Les syndicats agricoles pointent du doigt les coûts de production, établis par l’Institut de l’élevage à 44 centimes par litre de lait. Pour une rémunération décente, les producteurs demandent 50 centimes.
Au-delà du prix, il est question de biodiversité et de dynamique territoriale. Le cœur du problème est le suivant : lorsque l’on vend un produit, le prix devrait être fixé par le producteur et non par l’acheteur. Il s’agit de sortir des blocages routiers pour engager un dialogue direct avec les consommateurs sur la juste rémunération et le financement de la transition écologique.
La marque Transition : accompagner les agriculteurs en conversion
Etienne Fourmont s’interroge sur le terme “transition”, souvent utilisé mais parfois flou. Pour illustrer une solution concrète, la vidéo présente la marque “Transition”. Le concept est simple : soutenir les agriculteurs qui sont en phase de conversion vers l’agriculture biologique.
Cette période de conversion, qui dure de 2 à 3 ans, est souvent critique : les agriculteurs subissent toutes les contraintes du cahier des charges bio sans pour autant bénéficier de la rémunération associée. Beaucoup d’exploitations se retrouvent dans des trous de trésorerie dangereux. La marque “Transition” permet de valoriser cette période intermédiaire et de garantir un meilleur revenu aux 400 agriculteurs partenaires. Cela répond à une demande des consommateurs tout en sécurisant économiquement les producteurs pendant leur transformation.
C’est qui le patron ?! : la force du collectif
La deuxième solution évoquée est la démarche “C’est qui le patron ?!”. Basée sur un modèle coopératif, cette initiative permet aux consommateurs sociétaires de voter pour les produits qu’ils souhaitent voir fabriquer et d’accepter de payer le prix nécessaire pour garantir une juste rémunération aux agriculteurs.
Geoffrey Schöning, bénévole dans la démarche, explique que cette approche favorise la santé globale : en payant le juste prix, le consommateur s’assure de produits de qualité, et l’agriculteur, mieux rémunéré, peut investir dans des pratiques plus durables, améliorant ainsi la santé des animaux et de la ferme.
La sécurité sociale de l’alimentation : une utopie réalisable ?
Enfin, la vidéo aborde le projet de “Sécurité sociale de l’alimentation”. L’idée, portée par des collectifs, est de créer une “carte vitale” de l’alimentation qui donnerait accès à des produits conventionnés à hauteur de 150 euros par mois et par personne.
Le but est de rendre accessible une nourriture durable et de qualité à tous, sur le même modèle que la santé. Bien que le financement représente un défi (environ 120 milliards d’euros), les intervenants soulignent que c’est une piste pour redistribuer la valeur. Aujourd’hui, sur 100 euros de dépenses alimentaires, seulement 7 euros reviennent en moyenne à l’agriculteur. Cette mutualisation permettrait de court-circuiter une chaîne de valeur souvent inéquitable.
Conclusion : l’importance de l’engagement citoyen
En conclusion, Etienne Fourmont retient que ces solutions passent avant tout par nos choix de consommation quotidiens. Cependant, le cadre politique reste fondamental. Les grandes orientations de la politique agricole et environnementale se décident lors des élections européennes. Les deux protagonistes rappellent l’importance du rendez-vous électoral du 9 juin prochain pour tous les citoyens soucieux de l’avenir de l’agriculture.