Fiche ITK - Tomates, blettes et persil - Alterrenative
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Dans le cadre du GIEE "Autonomie en matières organiques" dont fait partie l'Alterrenative géré par Julien Chuine, nous avons le plaisir de vous partager une nouvelle association de culture pour optimiser la production de légumes sous serres.
Vous pouvez retrouver les données économique de cet itinéraire sur la page de Triple Performance : https://wiki.tripleperformance.fr/wiki/ITK_Tomates_Blettes_Persil
Et ici, la page Facebook de l'Alterrenative : https://www.facebook.com/alterrenative.association
Prochaines rencontres Nationales le 4 et 5 Novembre 2023 !
Inscrivez vous ici (prix libre, les inscriptions permettent de nous faciliter la logistique) : https://www.helloasso.com/associations/maraichage-sol-vivant/evenements/rencontres-nationales-msv-2023
Pour encore plus de vidéo MSV, n'hésitez pas a participer aux financement des futurs portraits de ferme : https://www.helloasso.com/associations/maraichage-sol-vivant/formulaires/2
Stratégie de conduite de la tomate : densification et optimisation
La culture de la tomate selon les méthodes de Julien Chuine repose sur une recherche constante de densification des cultures, de maximisation des rendements, tout en minimisant le temps passé en pépinière et à l’entretien. Cette vision globale vise à gérer la tomate comme un système complet.
Le semis et la préparation du plant
Tout commence en pépinière avec un semis en plaque, suivi d’un repiquage dans des godets de 7x7 cm. Le substrat utilisé est un mélange de terre de la serre et de compost de crottin de cheval recyclé. Pour éviter l’enherbement du pot, une couche de 2 cm de terreau à semis sans graines est ajoutée en surface.
Pour éviter que les plants ne s’étiolent et ne deviennent fragiles en cherchant la lumière, une technique clé est appliquée : la taille de l’apex. Cette opération renforce le tronc, stimule le développement racinaire et favorise le départ de branches secondaires. Cela permet de sélectionner dès le départ les tiges que l’on souhaite conserver (généralement deux par plant) pour faciliter la gestion et la récolte.
Plantation et tuteurage
Le plant est mis en terre lorsqu’il possède déjà ses branches secondaires sélectionnées. Cette méthode permet de ne pas avoir à tuteurer immédiatement, ce qui est un avantage majeur en cas de gelées tardives : il est alors possible de couvrir les plants avec un voile de protection thermique sans être gêné par les ficelles.
Le tuteurage se fait avec de la ficelle de sisal (organique), fixée sur des supports métalliques en hauteur via des crochets ardoise. Cette technique permet de couper facilement les plants à la base en fin de saison pour les composter. Un petit nœud est réalisé à la base du plant pour éviter les décrochages, puis la ficelle est simplement enroulée autour de la tige.
Cultures associées et densification
Pour optimiser l’espace, Julien Chuine implante des cultures secondaires (betteraves, blettes, persil, aromatiques) au pied des tomates. Il est impératif d’implanter ces cultures en même temps que la tomate (ou très peu de temps après) pour qu’elles ne soient pas concurrencées.
La gestion de l’arrosage est mixte :
- Goutte-à-goutte : Trois lignes par planche de 80 cm de large, espacées de 33 cm (le 25 cm serait idéal), pour une irrigation ciblée.
- Aspersion : Utilisée en complément, elle est jugée très bénéfique car elle minéralise la matière organique et maintient une humidité homogène dans le sol. L’aspersion est évitée sur les tomates en période de forte pression cryptogamique, mais très utile en période sèche.
Gestion technique et économique
Le choix des variétés est crucial pour ce système : les variétés à “petites feuilles” (type cœur de bœuf ou indigo) sont privilégiées car elles permettent une meilleure circulation de l’air, limitant ainsi le risque de maladies fongiques comme le mildiou.
Quelques interventions clés :
- Taille : Suppression régulière des gourmands.
- Gestion des fleurs : Suppression de la moitié des fleurs du premier bouquet pour éviter l’épuisement prématuré du plant et maintenir une production constante tout au long de la saison, évitant ainsi les pics de rendement suivis de chutes.
- Paillage : Un lit de 15 cm de tonte de pelouse fraîche est déposé sur le sol pour maintenir l’humidité et nourrir le sol, bien qu’il faille rester vigilant sur l’épaisseur pour éviter certains problèmes.
Sur le plan économique, une planche de 40 mètres peut produire environ 400 à 500 kg de tomates, complétée par des récoltes de cultures associées (comme les blettes ou le persil), permettant de dégager un chiffre d’affaires attractif. C’est une méthode exigeante, qualifiée d’interventionniste, mais qui offre une rentabilité optimisée par mètre carré.