L'architecture de l'arbre et le bioclimatisme, par Marceau Bourdarias

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Dans cette intervention, Marceau Bourdarias montre comment l’arbre peut devenir un véritable outil bioclimatique pour l’agriculture. En s’inspirant du bioclimatisme de l’habitat, il explique qu’il s’agit à la fois de capter les énergies utiles — lumière, air, eau — et de se protéger de leurs excès : chaleur, vent, gel ou rayonnement trop intense. L’arbre permet justement d’agir sur ces équilibres en modulant l’ombre, en ralentissant ou en guidant les flux d’air, et en structurant le microclimat à l’échelle de la parcelle comme du paysage. Marceau Bourdarias insiste sur l’importance de comprendre la course du soleil, la pente, les sols et l’architecture propre de chaque essence pour choisir “le bon arbre au bon endroit”. Il rappelle enfin que ces pratiques ne sont pas nouvelles, notamment en viticulture, et qu’elles offrent aujourd’hui un levier essentiel de résilience face au réchauffement climatique.

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Résumé
Dans cette intervention, Marceau Bourdarias montre comment l’arbre peut devenir un véritable outil bioclimatique pour l’agriculture. En s’inspirant du bioclimatisme de l’habitat, il explique qu’il s’agit à la fois de capter les énergies utiles — lumière, air, eau — et de se protéger de leurs excès : chaleur, vent, gel ou rayonnement trop intense. L’arbre permet justement d’agir sur ces équilibres en modulant l’ombre, en ralentissant ou en guidant les flux d’air, et en structurant le microclimat à l’échelle de la parcelle comme du paysage. Marceau Bourdarias insiste sur l’importance de comprendre la course du soleil, la pente, les sols et l’architecture propre de chaque essence pour choisir “le bon arbre au bon endroit”. Il rappelle enfin que ces pratiques ne sont pas nouvelles, notamment en viticulture, et qu’elles offrent aujourd’hui un levier essentiel de résilience face au réchauffement climatique.

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Vous retrouverez dans cette vidéo une explication des racines et des microbes dans la gestion de l'eau, par Marc-André Sélosse, intervenant lors du festival !


Le bioclimatisme appliqué à l’arbre et aux systèmes agricoles

Marceau Bourdarias pose ici une question de précision, mais aussi de relation à l’arbre : comment utiliser l’arbre comme un outil bioclimatique.

Le terme de « bioclimatisme » est présenté comme un néologisme surtout employé dans le domaine de l’habitat. Marceau Bourdarias explique qu’il s’est beaucoup intéressé à l’éco-construction, notamment à travers l’auto-construction de sa maison. Cette expérience l’a amené à réfléchir à plusieurs questions : comment construire une maison à la fois économe et confortable, avec un maximum de matériaux issus de l’agriculture et du paysage, et comment s’insérer dans ce paysage pour y construire un « nid douillet ».

À partir de là, il transpose cette notion de bioclimatisme non seulement à l’habitat humain, mais aussi aux plantes cultivées. Pour lui, tout être vivant « habite » là où il est. Habiter un lieu, cela signifie entrer en lien avec le paysage, tirer parti des énergies disponibles — la lumière, l’air, l’eau — tout en sachant se protéger de leurs excès grâce aux éléments du paysage.

Dans l’habitat, cela signifie se protéger du froid, de la chaleur, d’un excès de rayonnement solaire ou du vent. Selon lui, c’est exactement la même chose en agriculture. Cette manière de regarder l’arbre dans les systèmes agricoles rejoint donc une recherche de confort, au sens large, c’est-à-dire de conditions favorables au vivant.

Le confort comme condition de la santé des systèmes

Marceau Bourdarias établit un parallèle entre le confort procuré par une maison bien conçue et celui que l’on pourrait chercher à offrir aux plantes. Il explique que le confort généré par une maison bioclimatique permet d’être « en forme » et d’être davantage en lien avec son environnement. Il se demande alors si l’on ne pourrait pas raisonner de la même façon pour les plantes cultivées.

L’idée est donc d’utiliser des connaissances d’architecture, de protection et de circulation des énergies pour concevoir des systèmes agricoles plus favorables. Une fois qu’une maison est capable de capter ce qui est utile et de protéger du froid, il faut encore savoir conserver, stocker et redistribuer l’énergie. Cette réflexion, appliquée aux matériaux du bâtiment, est ensuite élargie aux matériaux du paysage.

Inertie, diffusivité et rôle des sols

Dans son propos, Marceau Bourdarias évoque des notions issues de la thermique des matériaux, comme l’inertie, la diffusivité et la manière dont les matériaux entrent en relation avec la température, l’air ou l’eau. Il insiste sur le fait que ces notions peuvent aussi être appliquées à l’environnement, et en particulier aux sols.

Les sols ont eux aussi une capacité à capter, stocker et redistribuer l’énergie. Cela devient fondamental dans la manière de concevoir la fertilité et le fonctionnement des systèmes agricoles. Il prend l’exemple des épisodes de gel en viticulture : selon les situations, un sol couvert peut parfois mieux protéger, alors que dans d’autres cas c’est le sol nu qui semble plus favorable ; cela varie aussi selon les types de sols. Cette diversité de comportements peut sembler incohérente si l’on ne regarde pas le système à l’échelle du paysage.

Selon lui, la compréhension de ces phénomènes doit se faire à cette échelle plus large. Il reprend ici une idée attribuée à Bruno : il faut considérer les flux d’air, les flux d’eau, mais aussi les matériaux, et la manière dont ceux-ci « entrent en sympathie » avec ces flux. C’est ainsi que l’on peut améliorer à la fois la résilience et l’efficience des systèmes agricoles.

Tirer parti de la lumière

Pour Marceau Bourdarias, tirer parti des conditions climatiques commence d’abord par la lumière. Il évoque l’usage d’un outil de lecture des « masques solaires », qui permet de visualiser la course du soleil selon les saisons et les heures, afin de savoir à tout moment à quelle hauteur se trouve le soleil et comment il impacte une surface donnée.

Cet outil permet de comprendre des choses fondamentales : en hiver, le soleil est plus bas et sa course est plus méridionale ; en été, notamment au solstice d’été, il se lève beaucoup plus au nord-est et se couche plus loin à l’ouest. Cette compréhension est indispensable dans tous les aménagements.

Il donne alors un exemple important : on a souvent l’impression que les parcelles exposées au sud sont les plus chaudes. Selon lui, c’est une erreur simplificatrice. Une parcelle au sud est chaude en hiver, mais peut rester relativement tempérée en été, surtout si elle est en pente. Dans ce cas, elle reçoit moins de soleil le matin et le soir, et le soleil de midi, très haut, peut être plus facilement géré par de l’ombrage. Cette lecture fine de la course du soleil est donc essentielle.

Il fait le parallèle avec l’habitat : une maison dotée de baies vitrées plein sud ne surchauffe pas forcément, alors qu’une baie vitrée à l’ouest peut être catastrophique. La question n’est pas seulement la quantité de lumière, mais la manière dont elle circule dans l’espace et dans le temps, et la manière dont on peut soit en bénéficier, soit s’en protéger.

Les flux d’air et le rôle structurant de l’arbre

Le bioclimatisme ne concerne pas seulement la lumière ; il concerne aussi les flux d’air. Marceau Bourdarias souligne que, dans des régions soumises au mistral ou à la tramontane, l’impact de ces flux sur le climat des parcelles est considérable. Il évoque à ce sujet des références comme Dominique Soltner, ainsi que des travaux menés en permaculture sur la circulation de l’air.

Aujourd’hui, on connaît mieux l’impact des arbres sur ces flux : ils peuvent les ralentir, les canaliser, les guider. En aménageant le paysage avec les arbres comme outils d’orientation ou de stimulation de la circulation des énergies, on peut limiter certains phénomènes, notamment le gel, ou au contraire les aggraver si l’on ne comprend pas bien ce que l’on fait.

Il explique par exemple que si des arbres se trouvent au fond d’une parcelle, ils peuvent stocker les masses d’air froid, qui ont naturellement tendance à descendre. Cela peut conduire soit à refroidir la parcelle si l’on cherche cet effet, soit à piéger le froid et empêcher son évacuation, ce qui devient problématique en cas de gel.

L’arbre doit donc être considéré comme un outil structurant du climat et du microclimat de la parcelle.

L’arbre comme outil, et non comme solution abstraite

Marceau Bourdarias insiste sur un point : les arbres sont des outils. Ils peuvent rendre service, mais ils peuvent aussi poser problème si l’on ne comprend pas leur effet sur le microclimat.

Il prend l’exemple d’une haie ou d’un arbre placé au milieu d’une parcelle : cet élément ralentit le flux d’air, ce qui peut provoquer une accumulation d’air froid en amont. Mais il suffit parfois de couper quelques branches basses pour laisser cet air froid s’évacuer. Le problème n’est donc pas l’arbre en soi, mais la manière dont on l’intègre et le pilote.

Selon lui, le simple fait d’affirmer qu’il faut réintroduire l’arbre dans l’agriculture met beaucoup d’agriculteurs en tension, parce que cette idée reste mal comprise. Ce qui manque, ce sont des connaissances fondamentales sur le microclimat et sur l’usage de l’arbre comme outil de protection bioclimatique. Autrement dit, il ne suffit pas de planter des arbres ; il faut savoir comment ils participent à la construction d’un habitat favorable à l’échelle de la parcelle et du paysage.

Il reprend là encore l’idée selon laquelle ce n’est pas seulement la parcelle qui produit, mais l’intégralité du paysage. Replacer l’arbre dans cette logique permet à l’humain de redevenir modestement « créateur » de paysage et de productivité au sens large : productivité pour les cultures, bien sûr, mais aussi pour la faune, la flore et l’ensemble de ce qui contribue à la résilience des systèmes.

Les formes d’arbres comme outil bioclimatique

Marceau Bourdarias rappelle qu’il existe autant de formes d’arbres que d’arbres. Cette diversité architecturale constitue une ressource majeure. On peut utiliser les arbres tels qu’ils sont, les transformer comme on l’a fait avec les trognes, ou bien choisir le bon arbre au bon endroit.

Pour lui, choisir le bon arbre au bon endroit est essentiel, car cela permet d’éviter d’avoir à entretenir continuellement le système. Cette logique vaut pour tous les paysages. Il critique au passage le sur-entretien de nombreux arbres, notamment dans les villes, qui traduit selon lui une inadéquation entre les besoins et les espèces choisies.

Le choix des espèces doit se faire en fonction de leur port, de leur taille, de leur manière de croître, de leur capacité à rentrer en lien avec l’environnement, de leur densité de feuillage, de leur aptitude à protéger plus ou moins fortement. Il oppose par exemple des arbres à forte verticalité, très colonnaires, à d’autres plus étalés, avec une plus faible dominance apicale, qui développent des branches plus ouvertes et un ombrage plus large, souvent avec une hauteur moindre.

Toute cette palette végétale constitue un ensemble d’outils disponibles pour construire des systèmes agricoles adaptés.

Ombre, exposition et pente

L’ombre produite par les arbres n’est pas un phénomène uniforme. Marceau Bourdarias insiste sur le fait qu’il faut toujours raisonner l’arbre par rapport à l’exposition et à la pente. Un arbre sur une surface plane ne produira pas du tout le même ombrage que sur une pente.

Il explique que l’on cherche aujourd’hui à développer des systèmes de compréhension plus fins de l’impact de l’ombre. Il ne s’agit pas seulement de savoir si un arbre fait de l’ombre, mais de comprendre, selon sa forme et selon sa densité, quelle durée d’ombrage pourra bénéficier à la parcelle.

Exemple de modélisation en viticulture à Chignin

Pour illustrer cela, Marceau Bourdarias présente un travail réalisé sur SketchUp par un viticulteur, Didier Berthollier, à Chignin, en Savoie. Les vignobles de Chignin sont très pentus, orientés plein sud, adossés à la montagne, avec des pentes de l’ordre de 45 %. Malgré l’image d’une région fraîche, ces parcelles peuvent devenir de véritables « cagnards ».

Selon Didier Berthollier, les vignes y souffrent énormément à partir du mois d’août. D’où l’idée de réfléchir à une manière de réintroduire des arbres pour protéger les vignes et continuer à produire.

Le travail présenté consiste à simuler des arbres d’environ huit mètres de haut et quatre mètres de large à la base, afin d’observer la circulation des ombres au cours de la journée. Les images montrent que l’ombrage n’est jamais total : l’ombre se déplace, circule, et n’éteint pas complètement le rayonnement sur la parcelle.

La vraie question devient alors celle du « masque solaire » produit par l’arbre : quelle proportion d’ombre reçoit chaque portion de la surface, à quelles heures, pendant combien de temps ? Pour cela, la surface est découpée en petits carrés, et l’on cherche à estimer le pourcentage de soleil reçu selon les heures de la journée.

Cette approche est particulièrement importante pour la vigne, car un excès d’ombre peut faire basculer le système dans l’autre sens.

Le cas particulier de la vigne face à l’ombre

Marceau Bourdarias rappelle que la vigne a besoin d’une certaine quantité de lumière pour construire les embryons de fleurs dans les bourgeons qui donneront la récolte de l’année suivante. Si la vigne est trop ombrée une année, elle portera moins de fruits l’année suivante.

Il relie cela au fonctionnement naturel de la vigne, qui est une liane. Si elle pousse à l’ombre, son énergie est orientée vers la croissance pour grimper dans les arbres, et non vers la fructification. Elle ne fructifie réellement qu’une fois sortie au-dessus du couvert.

Dans les systèmes viticoles, il ne s’agit donc pas de replonger la vigne dans une ombre excessive, mais de construire un dispositif où elle n’a pas besoin de grimper au-dessus de l’arbre tout en bénéficiant d’un ombrage utile contre les excès de lumière.

Pour lui, c’est un enjeu particulièrement fort dans le sud de la France et dans tout le bassin méditerranéen. Ce qui faisait autrefois la qualité de ces vignobles devient aujourd’hui une contrainte : insolations trop fortes, problèmes de maturité, de qualité du raisin, baisse de résilience, apoplexies et mortalités de plus en plus fréquentes, y compris sur de vieilles vignes. D’où la nécessité de réfléchir à une forme de « bioclimatisation » des parcelles, dont l’arbre peut être l’un des outils.

Une pratique ancienne en viticulture

Marceau Bourdarias rappelle que mettre des arbres dans les vignes n’a rien de nouveau. Il cite à ce sujet Jules Guyot, à qui Napoléon avait demandé de faire un tour de France viticole afin d’observer les pratiques et de contribuer à l’enseignement de la viticulture. De ce travail sont issus douze tomes dans lesquels l’agroforesterie occupe une place importante.

Cela les a surpris lorsqu’ils l’ont redécouvert, car cela montre qu’au XIXe siècle déjà, de nombreux systèmes viticoles utilisaient l’arbre. Autrement dit, l’association entre l’arbre et la vigne faisait autrefois largement partie des pratiques.

Cette redécouverte conduit Marceau Bourdarias à dire qu’on n’invente pas grand-chose, et qu’il devrait être possible de réintroduire aujourd’hui des arbres dans les vignes, d’autant plus que les niveaux de lumière sont encore largement suffisants pour maintenir la production.

Planter des arbres dans les vignes : une opération complexe

Même s’il encourage les viticulteurs à planter des arbres dans leurs parcelles, Marceau Bourdarias insiste sur le fait que ce n’est pas si simple. Cela demande des connaissances fines, notamment sur le choix des espèces, leur croissance, mais aussi sur le choix des porte-greffes pour les fruitiers lorsque ceux-ci sont utilisés.

Il souligne que beaucoup de plantations sont faites sans réelle maîtrise de ces paramètres, en se contentant de ce qu’a fourni le pépiniériste. Or ces choix sont fondamentaux, car ils conditionnent la forme de l’arbre, son développement, et donc l’ombrage qu’il produira sur une parcelle orientée nord-sud ou est-ouest, en pente ou non, avec plus ou moins de couverture du sol.

Toutes ces questions doivent être mises en relation avec le fonctionnement du sol, sa capacité à récupérer, stocker et rediffuser l’énergie. La conception d’un système agricole arboré suppose donc une vision d’ensemble.

Limiter l’interventionnisme

Bien sûr, on peut toujours intervenir pour former l’arbre et le conformer à un besoin. Mais Marceau Bourdarias insiste sur la nécessité d’une économie de moyens. Si l’on ajoute des arbres pour devoir ensuite les tailler sans cesse, intervenir continuellement et contrôler en permanence le système, on dépense une énergie considérable.

Cette dépense ne concerne pas seulement le temps ou le travail ; elle suppose aussi des compétences très élevées. Tailler les arbres est selon lui encore plus complexe que tailler la vigne, ce qui donne la mesure du niveau d’exigence technique.

C’est pourquoi ces besoins de compétence doivent conduire à prendre du recul et à raisonner d’abord le « bon arbre au bon endroit », de manière à insérer le système dans le paysage sans ajouter inutilement d’interventionnisme.

Penser à l’échelle du paysage

La réflexion de Marceau Bourdarias déborde largement l’échelle de la parcelle. Il présente l’exemple d’un paysage autrichien viticole, façonné en terrasses, qui lui évoque certains paysages comme Banyuls, avec davantage d’herbe.

Dans ce type de configuration, on observe une forte diversité : des talus, des zones enherbées, des zones arborées, de nombreuses surfaces non cultivées mais pleinement intégrées au fonctionnement du système. Pour lui, ce genre de paysage est riche et habitable. Si un tel lieu paraît agréable à vivre pour l’humain, il doit aussi l’être pour les plantes.

Il insiste sur l’idée qu’un paysage construit avec des terrasses, des orientations bien utilisées, des flux dirigés et canalisés, protège les cultures et leur offre des conditions plus favorables. Cette qualité d’habitat ne concerne donc pas seulement les humains, mais l’ensemble du vivant.

Conclusion

Dans cette intervention, Marceau Bourdarias présente l’arbre comme un superbe outil d’aménagement du territoire, de bioclimatisme et de « climatisation » des systèmes agricoles.

L’arbre ne doit pas être pensé comme un simple ajout ou comme une injonction abstraite à « replanter », mais comme un élément de conception, capable d’agir sur la lumière, l’air, l’eau, le gel, l’ombre, la protection et la qualité d’habitat des cultures. Son efficacité dépend de sa forme, de son espèce, de sa place, de sa relation au sol, à la pente, à l’exposition et à l’ensemble du paysage.

Le véritable enjeu est donc de réapprendre à concevoir les systèmes agricoles à partir de ces relations fines entre végétation, climat et territoire, afin de produire des milieux à la fois plus résilients, plus efficients et plus habitables.