Le houblon agroécologique ! Ep.2/3, avec Alain Canet & Hervé Coves
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Aujourd'hui, on continue le cycle avec Le houblon agroécologique ! Ep.2/3, avec Alain Canet & Hervé Coves
Avec Arbre & Paysage 32 et Pour une Agriculture du Vivant.
Introduction
Cette deuxième rencontre en direct est consacrée au houblon et à la gestion de l’eau, dans le cadre d’une série sur le houblon agroécologique. La visioconférence réunit plusieurs houblonniers d’Alsace, ainsi que des intervenants impliqués dans le développement de pratiques agroécologiques sur le territoire. La discussion s’inscrit dans la continuité du premier épisode, qui portait sur la gestion des ravageurs.
Parmi les intervenants principaux figurent Hervé Covès et Alain Canet, ainsi que Kevin, en charge d’un projet visant à développer des pratiques agroécologiques dans les houblonnières alsaciennes.
Tour de table et retour sur le premier épisode
Kevin présente plusieurs participants présents lors de cette séance, parmi lesquels des houblonniers, des représentants du lycée agricole d’Obernai, du Comptoir agricole, ainsi qu’une conseillère technique des houblonniers d’Alsace.
Un premier retour est demandé sur l’épisode précédent, consacré aux ravageurs. Une question importante est posée : faut-il introduire beaucoup de végétaux d’un coup pour retrouver un équilibre, ou faut-il en sélectionner quelques-uns seulement dès le départ ?
Hervé Covès répond qu’il faut d’abord partir de la flore existante autour des parcelles. Il explique que, pour beaucoup des plantes évoquées, il sera difficile de trouver des semences. Une manière simple de faire émerger cette flore consiste donc à laisser une petite zone sans intervention, afin de laisser le sol exprimer les plantes qui lui correspondent. Il se réfère ici aux travaux de Gérard Ducerf sur les plantes bio-indicatrices.
Selon lui, si le sol a déjà suffisamment évolué, il fera émerger de lui-même les plantes utiles à un moment donné de son évolution. Cela sera d’autant plus facile à proximité de zones peu traitées, de remblais, de fossés ou d’espaces plus sauvages.
Les plantes compagnes et les arbres à favoriser
Les arbres évoqués lors du premier épisode sont rappelés : frênes, aulnes, cornouillers, sureaux, fusains, noisetiers, aubépines, chênes. Ces essences peuvent généralement être trouvées via les circuits de plantation ou de subventionnement existants.
Hervé Covès souligne qu’il peut être intéressant d’avoir « un petit peu de chaque », afin d’installer de la diversité. Il rappelle que la partie la plus compliquée à mettre en œuvre est celle des plantes herbacées compagnes, mais qu’une fois les arbres implantés, beaucoup de végétaux peuvent arriver spontanément.
Il insiste sur un point technique : il ne faut pas systématiquement planter les arbres avec une bâche plastique. Il est important de laisser le sol vivant autour de l’arbre, afin de permettre l’installation progressive des plantes compagnes.
Plusieurs plantes sont évoquées comme pistes d’intérêt particulier :
- les orties ;
- les ronces ;
- le lierre terrestre ;
- la benoîte ;
- la reine-des-prés ;
- d’autres plantes sauvages compatibles avec des sols forestiers ou en cours de forestification.
Le lierre terrestre est présenté comme une excellente plante couvre-sol. Là où il pousse, peu d’autres plantes concurrencent ensuite le milieu. Il peut donc aider à stabiliser certains espaces.
Il est également proposé que le lycée agricole d’Obernai puisse éventuellement produire certaines de ces plantes dans sa section horticole, notamment pour les houblonniers engagés dans le projet.
Comment introduire les plantes dans la houblonnière
La discussion porte ensuite sur les pratiques actuelles de travail du sol dans les rangs de houblon. Plusieurs participants confirment qu’il y a encore du travail mécanique sur le rang et à l’intérieur du rang. Il est reconnu que faire évoluer ces pratiques demandera du courage et du temps.
Hervé Covès propose alors de commencer par l’expérimentation à petite échelle :
- implanter quelques pots de lierre terrestre entre des pieds de houblon ;
- essayer de petites zones avec de la benoîte ou d’autres plantes compagnes ;
- observer ce qui se développe spontanément ;
- suivre ce qui fonctionne selon les secteurs.
Il insiste sur le fait qu’il n’y a pas de vérité absolue : les listes de plantes données ne sont que des repères statistiques. Chaque situation est différente, et il faut accepter une logique d’essais.
L’idée n’est pas de vouloir tout installer partout immédiatement, mais de créer des situations tests, de voir ce qui prend, puis d’accompagner la diffusion naturelle des plantes qui semblent bien fonctionner.
L’importance d’une zone sauvage ou semi-sauvage
Hervé Covès rappelle un principe emprunté à la permaculture : celui de la « zone 5 », c’est-à-dire une zone laissée la plus sauvage possible. Dans le contexte des houblonnières, cela pourrait être une bordure, un fossé, un coin de parcelle moins valorisé, ou une petite zone dédiée à l’installation d’une grande diversité végétale.
Cette zone pourrait accueillir :
- un petit nombre d’arbres de différentes essences ;
- plusieurs plantes compagnes ;
- un espace sans intervention pour observer ce qui émerge.
L’intérêt serait d’observer ce qui se passe à l’interface entre cette zone et la houblonnière. Si certaines plantes intéressantes diffusent d’elles-mêmes vers la culture, cela devient un levier précieux. Si d’autres végétaux sont jugés indésirables, ils pourront être contenus par la fauche ou par un léger travail du sol.
Hervé Covès rappelle que les communautés végétales se mettront d’autant plus facilement en place que le sol redeviendra vivant.
La question de la mycorhize
La question de la est ensuite introduite comme un point fondamental. Alain Canet demande à Hervé Covès d’en donner une définition simple, la question devant être approfondie dans une séance ultérieure.
Hervé Covès explique que les champignons étaient présents sur Terre avant les plantes terrestres. Les premières plantes sorties de l’eau ont d’abord utilisé les réseaux de mycélium déjà présents, avant même de développer des racines. Les racines se seraient ensuite développées pour optimiser cette relation avec les champignons.
Aujourd’hui encore, une très grande majorité des plantes sont mycorhizées. Les champignons apportent notamment :
- des nutriments ;
- de l’eau ;
- des capacités de communication entre plantes ;
- des protections biologiques.
Lorsque l’agriculture a progressivement remplacé les fonctions assurées par les champignons par de l’irrigation, des engrais et des produits phytosanitaires, les systèmes cultivés ont perdu une part de leur autonomie biologique.
Hervé Covès rappelle que, dans les variétés modernes, certaines capacités de mycorhization ont parfois régressé, du fait des modes de sélection.
Intervention de Marc-André Selosse
Marc-André Selosse rejoint alors l’échange pour compléter la discussion sur les mycorhizes.
Il rappelle que la plante n’investit dans les champignons que si elle en a besoin, car elle doit leur fournir du carbone issu de sa photosynthèse. Si la fertilité est trop élevée, notamment en éléments facilement accessibles, la plante a moins besoin de ses champignons.
Il en tire deux conditions majeures pour favoriser les mycorhizes :
- ne pas pousser la fertilité à des niveaux excessifs ;
- maintenir du carbone vivant et permanent dans le sol.
Il souligne qu’un réseau mycorhizien actif nécessite une présence végétale régulière. Si le sol est nu entre deux cultures, ou s’il est trop perturbé, le réseau disparaît en grande partie et il ne reste plus que les spores. Le redémarrage est alors plus lent.
Dans cette logique, il devient très important :
- de conserver des couverts végétaux ;
- de limiter les destructions du réseau fongique ;
- d’introduire des arbres compatibles.
Marc-André Selosse mentionne en particulier des arbres intéressants car associés à des endomycorhizes compatibles avec de nombreuses plantes herbacées :
Il précise enfin qu’une plante mycorhizée n’est pas nécessairement invulnérable à court terme face à une maladie, et qu’un pesticide peut avoir une efficacité plus immédiate. En revanche, à moyen et long terme, la présence d’un microbiote fonctionnel réduit la vulnérabilité générale des cultures.
Les plantes bio-indicatrices et l’état du sol
Hervé Covès revient ensuite sur les travaux de Gérard Ducerf et sur une grille d’interprétation croisant les plantes spontanées avec le potentiel redox des sols.
Il explique qu’un sol équilibré, ni trop oxydé ni trop réduit, se reconnaît notamment à certaines plantes spontanées comme :
- le gaillet blanc ;
- le mouron blanc ;
- le vulpin des prés ;
- la véronique feuilles de lierre ;
- la fumeterre officinale ;
- la luzerne d’Arabie ;
- le lotier corniculé.
Si l’on trouve ces plantes, cela indique qu’on est déjà dans une dynamique favorable.
À l’inverse, un sol très oxydé, souvent lié à une longue exposition nue ou à une dégradation biologique, fera apparaître par exemple :
- le chiendent ;
- le séneçon ;
- l’ambroisie ;
- certaines armoises.
Dans ce cas, il faudra d’abord remettre de la couverture végétale et produire de la biomasse.
Un sol très réduit, au contraire, souvent hydromorphe ou compacté, pourra faire apparaître :
- des rumex ;
- des liserons ;
- du panic pied-de-coq ;
- certaines véroniques ;
- de la matricaire odorante.
Dans cette situation, l’enjeu sera plutôt de réoxygéner le sol, notamment avec des plantes à racines pivotantes.
Ces observations peuvent aider à choisir les couverts végétaux et à piloter la transition de la houblonnière.
Évolutions observées dans les houblonnières
Un houblonnier fait remarquer que, dans ses jeunes houblonnières, il observe plutôt des matricaires, des paniques et quelques rumex, tandis que dans ses houblonnières plus anciennes, il retrouve davantage de mouron et de gaillet.
Hervé Covès interprète cela comme un signe très positif : le houblon, en tant que plante vivace à enracinement profond, contribue lui-même à améliorer le sol et à le faire évoluer vers un état plus équilibré. Cela signifie que le compactage et l’hydromorphie ont probablement diminué avec le temps.
Il souligne à cette occasion que les plantes vivaces modifient progressivement leur environnement pour le rendre plus favorable à leur propre développement.
Le rôle central de l’arbre dans la gestion de l’eau
Une large partie de l’échange est consacrée à la gestion de l’eau. Hervé Covès insiste sur le fait que l’arbre est un outil majeur, à la fois pour gérer les excès d’eau et pour mieux traverser les périodes sèches.
Il rappelle qu’en augmentant de 1 % le taux de matière organique d’un sol, on peut stocker environ 200 m³ d’eau supplémentaires par hectare dans les premiers horizons du sol. Il précise que c’est un ordre de grandeur, mais qu’il donne une bonne idée de l’enjeu.
L’introduction de couverts végétaux et d’arbres permet :
- d’augmenter la matière organique ;
- d’augmenter la profondeur réellement explorée par les racines ;
- d’améliorer la porosité et la structure du sol ;
- de favoriser l’infiltration de l’eau ;
- de limiter le ruissellement ;
- de réalimenter les nappes.
Il critique au passage la logique qui consiste à pomper dans les nappes pour irriguer sans travailler à les recharger biologiquement. Pour lui, recharger une nappe suppose de remettre des arbres et des dispositifs végétaux d’infiltration.
Battance, compaction et réserve utile
La discussion rappelle que les sols d’Alsace sont souvent des sols à fort potentiel, mais sujets à la battance. Hervé Covès insiste sur le fait que les limons ne sont pas mauvais par nature : ce sont même parmi les terres les plus fertiles du monde. Ce qui les rend battants, c’est surtout l’habitude de laisser les sols nus et de détruire leur structure vivante.
Il montre qu’un sol couvert et biologiquement actif :
- infiltre rapidement l’eau ;
- développe une structure grumeleuse ;
- augmente sa réserve utile ;
- permet à l’eau de se répartir en profondeur.
Cette réserve utile ne se limite plus aux 20 ou 30 premiers centimètres : avec des plantes pérennes et des arbres, elle peut descendre bien plus bas.
Les services rendus par les arbres
Hervé Covès présente ensuite plusieurs services rendus par les arbres :
- habitat pour les oiseaux ;
- ressources pour les pollinisateurs et auxiliaires ;
- stockage du carbone ;
- amélioration de la vie du sol ;
- modulation du microclimat ;
- infiltration de l’eau ;
- protection contre l’érosion ;
- soutien de la photosynthèse des cultures.
Sur ce dernier point, il développe une idée contre-intuitive : une légère ombre peut améliorer la photosynthèse en été.
Il explique qu’aux heures les plus chaudes, la photosynthèse s’arrête souvent partiellement parce que les feuilles chauffent trop. Le processus photosynthétique lui-même produit de la chaleur, ce qui peut faire monter fortement la température des feuilles. Si quelques arbres apportent une ombre mobile, partielle, à certains moments de la journée, ils permettent à la photosynthèse de se poursuivre plus longtemps.
Ainsi, l’ombre légère apportée par des arbres bien disposés n’est pas nécessairement un handicap. Elle peut au contraire améliorer le fonctionnement global de la culture.
Le choix des arbres et la gestion de la lumière
À propos des peupliers ou d’autres arbres à introduire autour des houblonnières, il est rappelé que l’arbre ne sera pas laissé sans gestion. Alain Canet insiste sur le fait qu’il faudra piloter la lumière et accompagner la forme des arbres.
Il évoque notamment :
- des formes élancées comme certains peupliers noirs fastigiés ;
- la possibilité de former des trognes hautes ou basses ;
- la taille régulière pour ajuster l’ombre ;
- la réinjection du bois taillé dans la parcelle sous forme de broyat.
L’idée n’est donc pas de subir l’arbre, mais de l’intégrer dans un pilotage fin du système.
Le sol, le carbone et les indicateurs de suivi
Hervé Covès insiste sur le fait qu’il faudra suivre la transformation des houblonnières à travers plusieurs indicateurs simples :
- le taux de matière organique ;
- la profondeur et la densité racinaire ;
- la présence de vers de terre ;
- la présence et la diversité des mycorhizes ;
- les plantes spontanées observées ;
- la capacité du sol à infiltrer et stocker l’eau.
Il rappelle aussi qu’il faut reprendre l’habitude d’observer les sols à la bêche. L’analyse physique et biologique de terrain reste irremplaçable.
Il évoque également la possibilité de comparer différents secteurs d’une parcelle en prélevant des cubes de sol pour estimer la part occupée par les racines et la vie.
La condensation et l’idée que « l’eau se cultive »
Une partie marquante de l’échange porte sur la condensation atmosphérique. Hervé Covès explique que des structures végétales hétérogènes, des lisières, des arbres, des couverts, des reliefs de végétation peuvent ralentir l’air et créer des zones de condensation.
Lorsque de l’air chaud et humide rencontre des zones plus froides dans le paysage végétal, de l’eau peut se condenser. Cette eau peut ensuite être absorbée par les feuilles, puis redescendre vers le système racinaire quand la transpiration s’arrête le soir.
Il affirme ainsi que l’on peut « cultiver l’eau » en organisant les structures végétales de manière à favoriser cette condensation.
Il distingue deux moments :
- en fin de journée, quand l’air chaud rencontre des zones plus fraîches ;
- au petit matin, quand les contrastes thermiques favorisent à nouveau la condensation.
Selon lui, ces phénomènes peuvent représenter des quantités d’eau importantes, parfois plusieurs millimètres.
Il souligne toutefois qu’il existe aussi un revers : les zones qui condensent sont aussi des zones plus favorables au développement du mildiou, de l’oïdium et d’autres maladies cryptogamiques. Il faudra donc apprendre à déplacer ou capter cette condensation sur des éléments du système qui ne nuisent pas au houblon.
Exemples de condensation dans le paysage
Pour illustrer cela, Hervé Covès montre des exemples observés par satellite :
- une clairière voisine de chez lui, où une zone de condensation apparaît nettement ;
- des parcelles de houblon autour d’Obernai ;
- des bordures de parcelles, bassins de décantation et couverts végétaux qui jouent comme zones plus fraîches ;
- des bâtiments industriels froids qui attirent aussi l’humidité atmosphérique.
Dans les houblonnières observées, il note que les bordures enherbées, les paillages ou les bassins peuvent déjà jouer un rôle de condensateurs.
Il propose d’intégrer cette lecture du paysage dans la conception de futures houblonnières agroécologiques, afin de créer des espaces où la condensation profite au système sans accroître excessivement les risques sanitaires sur le houblon lui-même.
Couverts, haies, trognes et structures condensatrices
Dans cette logique, plusieurs structures sont envisagées :
- des couverts végétaux permanents ;
- des lisières ;
- des arbres taillés en trognes ;
- des bandes végétales plus denses ;
- des formes de type chemin creux, capables d’agir comme « super-condensateurs ».
L’idée est que ces structures pourraient capter de l’eau atmosphérique, ralentir le vent, organiser des gradients de température et contribuer à réhydrater les sols.
Hervé Covès rappelle que ce type de fonctionnement existe déjà dans les milieux naturels, à toutes les échelles.
Les infrastructures et la circulation de l’eau
Une question est posée sur l’effet de grandes infrastructures, comme les autoroutes, sur les régimes de pluie et d’eau perçus localement.
Hervé Covès répond que les infrastructures modifient certainement des écoulements et des fonctionnements hydriques locaux, notamment à travers les bassins de rétention et les modifications du ruissellement. Mais il insiste sur le fait qu’une grande part du problème actuel vient surtout :
- de la diminution de la matière organique dans les sols ;
- de la disparition des arbres ;
- de la perte des continuités biologiques avec les nappes et les horizons profonds.
Il rappelle enfin qu’autrefois, le paysage agricole était beaucoup plus arboré, notamment avec des alignements d’arbres fruitiers, et que cette diversité participait aussi à la fertilité et à la résilience des systèmes.
Une perspective de transformation des houblonnières
La séance se conclut sur l’idée que la houblonnière agroécologique de demain devra être pensée comme un système vivant, structuré, connecté et piloté.
Elle reposera notamment sur :
- des sols vivants ;
- des couverts permanents ;
- des arbres compatibles ;
- des plantes compagnes ;
- un retour de la biodiversité ;
- une gestion fine de l’eau, de la lumière et des microclimats ;
- des indicateurs de suivi agronomiques et biologiques.
Alain Canet annonce qu’un prochain épisode sera consacré au passage à l’action : design, aménagement, organisation et structuration concrète de la houblonnière en transition.
Conclusion
Cet échange met en avant une idée directrice forte : la gestion de l’eau dans la houblonnière ne peut pas être dissociée de la vie du sol, de la structure du paysage, des arbres, des champignons et des interactions biologiques.
L’agroécologie du houblon suppose donc de sortir d’une logique de correction ponctuelle pour entrer dans une logique de reconstruction d’écosystème. Cela demande de l’observation, de l’expérimentation, du temps et de la progressivité, mais ouvre aussi des perspectives très concrètes de résilience agronomique.
La séance se termine sur une invitation à poursuivre ce travail collectif lors du prochain épisode, consacré à la mise en œuvre concrète de cette « houblonnière de rupture ».