Mon voisin me régale
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Dans cette vidéo la présentation de Bastien Rivière et ses associés qui ont développé une marque de pâtes en vente directe "Mon voisin me régale" : https://monvoisinmeregale.fr/
Découvre ici une des fermes de "Mon voisin me régale", qui est une collaboration entre trois propriétés, représentant 125 hectares par personne.Les propriétaires ont mutualisé les moyens humains et matériels pour économiser sur les coûts, maîtriser les postes de dépenses et reprendre la main sur leur production.
Ils ont créé un stockage commun pour reprendre la main sur leurs produits et le vendre directement à des clients locaux. Ils ont également mutualisé le matériel pour économiser sur les coûts et maîtriser les postes de dépenses. La collaboration a été une nécessité pour les propriétaires, car ils n'arrivaient pas à atteindre une rentabilité intelligente sur leurs exploitations individuelles. La restructuration leur a permis d'embaucher et de mettre en route des jeunes.
▶️ Voir la vidéo partenaire où on parle de comment optimiser ses apports d'azote sur les céréales : https://youtu.be/L14dETk6yxk
⏰ HORODATAGE
00:00 - 00:38 : Intro
00:39 - 01:47 : Présentation de Mon voisin me régale
01:48 - 03:34 : Visite de la Ferme Mon voisin me régale
03:35 - 07:38 : Les atouts de la ferme Mon voisin me régale
07:39 - 09:24 : Le Conseil du Pro, Yara
09:25 - 09:49 : L'argument de Bastien
Une dynamique collective au cœur de l’Occitanie
Dans le cadre de l’émission “La plus belle ferme de France” et de son “Carming Tour”, nous partons à la rencontre de Bastien Rivière, exploitant agricole dans le Lauragais, à Mongiscard. Il est accompagné de Guillaume, chef de culture, et d’Anthony, salarié agricole. Ensemble, ils gèrent une exploitation de 750 hectares dédiée à une grande diversité de cultures : blé dur, orge, tournesol, sorgho, soja, pois chiches et lin.
Cette structure est le fruit d’un regroupement stratégique entre trois exploitations : celle de Bastien Rivière, celle de son épouse Cécile, et celle de Xavier Du Boule (le SCEA Du Boule). Cette association, qui emploie trois salariés, a été pensée pour mutualiser les moyens humains et matériels, tout en réalisant des économies d’échelle significatives sur les intrants.
Reprendre la main sur la commercialisation
L’un des axes majeurs de cette organisation est la maîtrise de la chaîne de valeur. Bastien Rivière explique : “Nous avons recréé un stockage commun pour reprendre la main sur notre produit, afin de le vendre directement aux meuniers locaux ou de transformer nous-mêmes notre blé dur en pâtes”.
Pour optimiser cette logistique, les associés ont également monté une petite société de transport équipée d’une semi-remorque. Cette autonomie leur permet de gérer la récolte selon leurs besoins, sans subir les contraintes de timing ou les coûts logistiques externes.
La mutualisation comme levier de performance
Le matériel représente un poste de dépenses crucial en agriculture. Plutôt que de créer une nouvelle structure, les associés ont fait le choix de conserver leur matériel existant tout en le mutualisant. L’objectif est simple : faire travailler des machines amorties le plus longtemps possible pour réduire les coûts fixes.
Ce modèle de gestion a été dicté par une nécessité économique : “On ne rentrait plus dans certains schémas mondiaux de l’agriculture. On courait derrière une rentabilité que l’on n’arrivait jamais à atteindre”, confie Bastien. Grâce à cette restructuration, l’exploitation a pu embaucher un troisième salarié et redégager de la valeur ajoutée sur le grain, permettant ainsi de rémunérer correctement les associés.
L’innovation au service de la qualité : les pâtes et l’agriculture de précision
La diversification vers la production de pâtes a été une étape clé. Après une phase de test en sous-traitance pour valider la demande du marché, les associés ont racheté un atelier de fabrication à Castello-d’Arry, à 20 km de chez eux, pour internaliser la production.
Pour garantir la haute qualité nécessaire à la fabrication de pâtes (notamment la vitrosité du grain), les exploitants s’appuient sur l’agriculture de précision. Comme l’explique Cédric, invité de la “minute pro”, l’apport d’azote doit être piloté avec précision pour obtenir la teneur en protéines idéale. L’utilisation d’outils de mesure permet d’appliquer la juste dose au bon endroit, en fonction du potentiel de chaque sol, assurant ainsi une production homogène et de haute qualité, conforme au label HVE 3.
En adoptant ces pratiques, Bastien, Cécile et Xavier démontrent qu’il est possible de redynamiser le tissu agricole local en s’inspirant des modèles coopératifs d’autrefois, tout en y intégrant les outils technologiques de demain.