Réguler Monilinia laxa dans les abricots bio
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Fiche technique: https://abricots-bio.bioactualites.ch
0:00 Introduction
0:49 Lutte directe contre le champignon
1:16 Taille des rameaux atteints
1:52 Autres mesures de lutte indirecte
2:10 Choix variétal
2:33 Conclusion
Flore Araldi du FiBL et Mathieu Vouillamoz, agriculteur à Riddes en Valais, présentent les mesures prophylactiques et directes pour endiguer une des principales maladies qui touche la culture de l'abricotier, la moniliose des fleurs et des rameaux (Monilinia laxa).
Introduction
Clémence Boutry (FiBL) et Mathieu Vouillamoz, du domaine La Faraz bio à Riddes en Valais, présentent les mesures prophylactiques visant à endiguer la moniliose des fleurs et des rameaux de l’abricotier, causée par le champignon Monilinia laxa. Il s’agit de l’une des maladies majeures touchant cette culture. Le champignon pénètre par la fleur et peut infecter l’intégralité du rameau, sa propagation étant favorisée par l’humidité durant la période de floraison.
Lutte directe contre le champignon
Durant la floraison, plusieurs traitements sont appliqués sur les fleurs pour prévenir l’infection. Mathieu Vouillamoz explique avoir effectué, pour cette campagne, quatre traitements du début à la fin de la floraison, principalement à base de cuivre et de soufre. Ces interventions ont été facilitées par des conditions météorologiques clémentes.
Taille des rameaux atteints
Pour limiter la propagation de la maladie dans le verger, une opération de taille est nécessaire. Il s’agit d’identifier les branches présentant les symptômes de la maladie, de les couper et de les exporter hors du champ afin d’éviter que le foyer infectieux ne se propage aux fruits. Ces symptômes deviennent visibles environ 30 jours après la floraison. L’opération consiste à parcourir l’ensemble des lignes du verger, sécateur en main, pour éliminer systématiquement tout bois touché par la moniliose.
Autres mesures de lutte indirecte
En complément de la taille, d’autres pratiques agronomiques permettent de limiter la pression de la maladie. Lors des périodes de gel, Mathieu Vouillamoz privilégie l’utilisation de bougies plutôt que l’aspersion. Cette méthode permet d’éviter l’apport d’humidité excessive au sein des bouquets floraux, environnement propice au développement du champignon.
Choix variétal
Le renouvellement du verger constitue une étape stratégique. Il est essentiel de sélectionner des variétés moins sensibles et plus tolérantes aux maladies. En s’appuyant sur les listes techniques à disposition, le choix peut se porter sur des variétés comme Mia ou Elsa, reconnues pour leur meilleure résistance à la bactériose et à la moniliose des rameaux.
Conclusion
Le travail d’élimination des organes atteints est crucial pour réduire le potentiel infectieux, non seulement pour la saison en cours, mais également pour les années suivantes. Bien que la moniliose ait pu représenter un frein à la conversion en agriculture biologique, l’expérience acquise sur quatre ans démontre qu’une gestion efficace est possible, à condition d’intervenir au moment opportun.
Pour approfondir le sujet, une fiche technique détaillée sur cette maladie, réalisée par Agroscope et le FiBL, est disponible en téléchargement.