Rencontre avec Pierre Besse à Lagardelle (Haute-Garonne)
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Dans cette vidéo, Julien et Marie interviewent Pierre Besse, maraîcher à Lagardelle-sur-Lèze près de Toulouse. Ils nous montrent aussi à quoi ressemble son sol en faisant une rapide évaluation visuelle.
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Julien et Marie parcourent les fermes du réseaux Maraichage Sol Vivant pour faire des analyses de sols et documenter les pratiques de chaque agriculteur.
Voir aussi Intégration de la flore spontanée aux couverts végétaux en maraîchage
Présentation de la ferme
Cette semaine, nous rencontrons Pierre Besse à Lagardelle-sur-Lèze, un village situé à environ 30 minutes au sud-est de Toulouse, en Haute-Garonne.
Pierre dispose d’un terrain de quatre hectares, avec beaucoup de végétation, de nombreux arbres, ainsi qu’une faune et une flore très riches. Sur cette surface, il ne consacre pourtant que 4 000 m² au maraîchage. Cette surface lui suffit pour produire les 25 paniers dont il a besoin.
Il est très peu mécanisé, et cette échelle lui convient. Cela lui permet de travailler d’une manière cohérente avec ses choix techniques et sa vision du métier. Cela fait plus de vingt ans qu’il est maraîcher. Il a donc accumulé beaucoup de pratique, d’expérience, et une compréhension fine de l’environnement et de la nature. Il accorde aussi une grande importance au respect des arbres.
Dans cette vidéo, plusieurs questions lui sont posées sur son parcours, ses motivations, son sol, ses pratiques culturales et sa manière d’envisager le métier de paysan.
Pourquoi être devenu maraîcher ?
Pierre explique que ce qui l’intéressait, en tant qu’agronome de formation, était de tester, de mettre en œuvre et de vérifier le potentiel des principes de l’agriculture biologique et des méthodes de l’agriculture naturelle de Fukuoka.
Il indique avoir découvert cette approche quelques années après l’obtention de son diplôme, à la fin des années 1980. Il a ensuite eu l’opportunité de s’installer en 1990. Il a commencé immédiatement, et il dit être toujours « à l’œuvre », avec le sentiment de ne pas avoir terminé, de toujours avancer, et de toujours trouver cela très intéressant.
Au-delà de l’intérêt agronomique et technique, il évoque aussi une dimension politique. Pour lui, le statut de travailleur autonome, ou de paysan, a une importance sociale forte. Il insiste sur le fait qu’un agriculteur autonome conserve un accès direct à l’usage des ressources naturelles et à la possibilité de faire valoir ses compétences, son énergie et son désir de servir les autres par son propre travail.
Il oppose cela au statut plus général de salarié, qu’il décrit comme une situation où les personnes sont privées, a priori, d’un accès autonome aux ressources naturelles et aux marchés. Il estime qu’il s’agit d’une question sociale importante pour l’avenir.
Son parcours
Pierre présente son parcours comme une succession de tentatives, d’erreurs, d’échecs, d’expériences et d’essais. Il dit que cela a duré, et qu’il est aujourd’hui encore dans cette démarche.
Au départ, il s’est installé sur 2 hectares. Avec le recul, il considère que c’était beaucoup trop pour commencer, surtout dans une logique d’expérimentation. Il pense qu’il aurait bien mieux fait de démarrer sur 2 000 m². Selon lui, cela lui aurait évité de perdre beaucoup de temps, beaucoup d’argent et beaucoup de travail.
Il raconte avoir commencé en travaillant l’ensemble des 2 hectares, alors qu’il n’aurait dû sans doute en cultiver qu’une petite partie. Cela a entraîné de nombreuses difficultés : les adventices, notamment le chardon, ont rapidement pris le dessus, et les premières années ont été très chaotiques.
Par la suite, il a maintenu son exploitation en combinant deux approches :
- d’une part, des techniques très classiques de maraîchage biologique : travail du sol, sarclage, etc. ;
- d’autre part, des expériences multiples et répétées de semis direct, de mulching et de réduction du travail du sol.
Petit à petit, cette seconde approche a pris le dessus. Depuis une dizaine d’années, il n’utilise plus de machine à moteur dans les jardins. Surtout, il ne fait plus, même à la main, de travail profond du sol : il ne dépasse plus 5 à 8 cm de profondeur.
Le passage du marché à l’AMAP
Au début de sa carrière, Pierre vendait presque exclusivement sur les marchés de plein vent. Il faisait alors trois marchés par semaine. Il s’agissait de petits marchés, exigeants, avec beaucoup de pertes de temps.
À partir de 2004, puis surtout de 2006-2007, il est passé en AMAP, et depuis une dizaine d’années il travaille intégralement dans ce cadre.
Il explique que ce partenariat lui a apporté :
- une sécurité économique ;
- une ambiance très favorable et stimulante ;
- un soutien moral important.
Il mentionne également le fait que sa femme l’a rejoint dans le travail de la ferme, après une carrière d’enseignante-chercheuse à l’université. Ce nouvel équilibre a renforcé l’organisation de la production.
Selon lui, le fonctionnement en AMAP impose une discipline très particulière : il faut produire la gamme courante, dans les bonnes proportions, pour remplir les paniers semaine après semaine. Cela oblige à planifier plus rigoureusement, par exemple en plantant les quantités réellement nécessaires en oignons, tomates ou autres légumes.
Il oppose cela à la vente sur marché, où l’on a tendance à produire trop de tout. Il souligne que cette discipline propre aux paniers aide aussi à mieux contrôler ses choix techniques et ses impulsions de producteur.
Le sol et ses spécificités
Pierre décrit un sol situé à environ deux kilomètres à vol d’oiseau de l’Ariège, dans sa basse vallée. Il s’agit d’alluvions de l’Ariège.
Le sol est constitué de limons ou de limons sableux, avec environ 10 à 12 % d’argile. Il est très bien drainé, contrairement à beaucoup d’autres dépôts alluviaux plus anciens de l’Ariège ou de la Garonne, qui sont souvent engorgés en hiver. Ici, ce n’est pas le cas.
La profondeur utile varie selon les endroits, de 60 cm à 1,30 m environ dans le jardin.
Avant son installation, ces terres étaient en grandes cultures conventionnelles jusqu’en 1990. Lorsqu’il les a achetées en 1990-1991, il s’agissait de prairies permanentes, fauchées une fois par an depuis peu de temps. Elles avaient donc déjà recommencé à accumuler de la matière organique. Pierre parle d’un bon potentiel biologique dès le départ.
Il précise que le sol est assez homogène sur l’ensemble des quatre hectares de la propriété. Toutefois, une grosse moitié de la propriété est inondable, ce qui constitue une contrainte importante et a pesé historiquement sur l’organisation de la ferme.
Historique des parcelles et des amendements
Au début, Pierre a pris la mauvaise décision de commencer du côté inondable. Il a d’abord travaillé le terrain avec une petite charrue montée sur motoculteur, sur une profondeur d’environ 15 cm, dans une logique de travail classique du sol.
Parallèlement, il a fait venir un très gros stock de bois broyé, livré par une entreprise d’élagage. Ce matériau a été déposé sur environ 1 500 m², en amas très importants, parfois jusqu’à 80 cm à 2 m d’épaisseur.
Il a alors mené plusieurs essais en parallèle :
- une partie travaillée de manière classique après labour ;
- une petite partie cultivée avec paillage plastique posé directement sur la végétation, sans travail du sol ;
- et la mise en place de ces gros stocks de bois broyé, qui allaient se composter sur place.
Dans les essais sous plastique, le film était posé directement sur l’herbe, stabilisé avec du bois broyé. Ensuite, Pierre plantait ou semait à travers des trous, dans les résidus partiellement décomposés mêlés à la terre.
Cette première zone a été cultivée de manière irrégulière pendant une quinzaine d’années, avec des apports réguliers de compost issu du bois broyé, ainsi que de paille compostée sur place.
Puis, au fil du temps, le jardin principal a été déplacé sur la zone non inondable, là où les gros tas de bois avaient composté sans être remués. Après quelques années, cela avait formé une couche de 40 à 50 cm d’épaisseur, constituant un milieu extrêmement favorable pour le maraîchage.
Pierre explique que cette évolution s’est faite assez simplement : venant de s’installer, il cherchait surtout à trouver de la biomasse. Peu lui importait que ce soit du fumier, du gazon, des feuilles, du bois, du fumier d’élevage ou d’autres matières organiques ; ce qui l’intéressait, c’était leur capacité, après quelques années, à produire un humus de très grande qualité. Dans son cas, c’est le bois broyé qui s’est présenté comme solution, gratuitement et livré sur place.
Maladies et ravageurs
Maladies
Pierre explique que, sur ces sols qu’il juge aujourd’hui très sains, il n’a pas de problèmes importants de maladies provenant du sol. Il ne rencontre pas de fusariose, de verticilliose, de pullulations de nématodes ou d’autres problèmes racinaires et du collet.
Les principales maladies rencontrées concernent plutôt le feuillage :
- le mildiou sur la ;
- des problèmes comparables sur la pomme de terre ;
- un peu de septoriose sur les céleris-raves.
Globalement, il considère qu’il n’a pas de gros problèmes sanitaires. Sur tomate, en revanche, le mildiou peut faire varier le rendement de 1 à 3 selon les années. Pour cette raison, il plante plus de tomates que le strict nécessaire afin d’amortir le risque. Il intervient un peu avec du bicarbonate et un peu de cuivre.
Ravageurs
Les ravageurs sont très classiques :
- les doryphores sur pomme de terre ;
- les altises sur les crucifères ;
- un peu de pucerons ;
- parfois un peu de tétranyques sur les poireaux.
Il précise cependant que les ravageurs ne pullulent pas. Les pucerons, par exemple, sont bien régulés par les auxiliaires : coccinelles, syrphes et autres prédateurs sont nombreux et visibles dans le jardin. De la même manière, les chenilles sont maîtrisées par les guêpes et d’autres régulateurs naturels.
Pierre attribue cette bonne régulation à la richesse écologique du milieu environnant :
- d’un côté, des gravières abandonnées, jouant le rôle de réserves de biodiversité ;
- de l’autre, des prairies naturelles entretenues par des éleveurs ;
- le long du ruisseau, de la végétation diversifiée ;
- sur la propriété elle-même, environ un hectare de végétation arborée permanente ;
- un hectare et demi de prairie permanente ;
- beaucoup d’herbes spontanées, y compris dans le jardin.
Il souligne qu’il n’y a pas que les légumes qui poussent dans ses planches : il y a aussi d’autres plantes. Cette diversité participe à l’équilibre global.
Itinéraires techniques et expérimentations
Pierre explique qu’il dispose d’une véritable panoplie de pratiques, mais que ce qui lui tient particulièrement à cœur aujourd’hui, c’est l’exploration des couverts végétaux diversifiés.
Comme il cultive une surface fixe de 4 000 m² saturée de cultures destinées à être récoltées en hiver, il a besoin de bien gérer les espaces libérés à partir du mois d’août. Pour plusieurs raisons, et d’abord pour maîtriser la végétation spontanée et faciliter la reprise au printemps, il essaie d’implanter des couverts végétaux aussi systématiquement que possible.
Parmi les espèces utilisées ou observées, il cite en particulier :
- le radis fourrager ;
- la féverole ;
- certaines plantes spontanées.
Il explique qu’il s’intéresse à la fois aux couverts semés et au potentiel de certaines « mauvaises herbes » qui peuvent en réalité devenir utiles dans la maîtrise d’autres adventices plus problématiques.
Le cas du gaillet gratteron
L’exemple qu’il développe longuement est celui du gaillet gratteron. Dans certaines successions de cultures estivales, notamment lorsqu’on alterne uniquement des cultures à fort développement comme les tomates ou les courges, il a observé qu’il est possible d’implanter la culture dans un couvert vivant de gaillet.
Ce gaillet reste vivant un mois et demi à deux mois avant de sécher naturellement, souvent autour du 2 juillet, parfois un peu plus tôt si le printemps est très sec.
Tant qu’il est vivant, il a un pouvoir d’étouffement très intéressant sur des adventices beaucoup plus coriaces, notamment :
- le chiendent ;
- le chardon.
Pierre affirme qu’au bout de plusieurs années, sur certaines zones, le gaillet est en voie d’éliminer presque totalement ces adventices.
La mise en œuvre est simple : au moment de planter, il écrase le gaillet à la main, en le repliant sur lui-même. La plante est alors incapable de se redresser rapidement. Il écarte ensuite l’endroit voulu et plante directement au milieu du couvert couché.
Pour lui, ce type de technique ouvre des perspectives importantes. Il pense qu’il reste encore beaucoup à découvrir dans la manière de cohabiter avec les plantes spontanées et d’utiliser certaines d’entre elles comme alliées agronomiques.
Il précise toutefois que le gaillet gratteron est une annuelle stricte. Il ne l’a pas observé comme une adventice problématique par semis intempestifs dans les cultures comme la . Une fois mort, il ne devient pas envahissant de la même manière.
Les outils utilisés
Pierre est très peu mécanisé.
Les seules machines mentionnées sont :
- des pompes électriques pour l’arrosage ;
- une tondeuse à gazon pour entretenir les abords de la maison et, occasionnellement, le tour du jardin.
Dans le jardin lui-même, il n’utilise pas de machines motorisées pour le travail du sol.
Ses outils principaux sont des outils manuels :
- des pousse-pousse ;
- de petites griffes ;
- des grattoirs ;
- des couteaux sarcleurs ;
- la faux ;
- des binettes, notamment des binettes étrilles ;
- le plantoir ;
- le râteau ;
- la brouette, qu’il considère comme un outil fondamental, notamment pour transporter les matières organiques.
Il explique qu’au fil des années, il travaille de plus en plus avec de très petits outils munis de manches courts, de l’ordre de 40 cm.
L’organisation du travail
Le mardi soir, les paniers sont distribués. Le mardi est donc consacré à la récolte et à la préparation des paniers.
Pour le reste, l’organisation se fait de manière assez souple, en concertation avec sa femme et, selon les périodes, avec les stagiaires. Ils établissent souvent une liste de tâches à faire, sans rigidité excessive.
La charge de travail
Pierre estime qu’aujourd’hui la charge de travail est satisfaisante. Il travaille moins qu’au début de sa carrière, où il travaillait beaucoup plus.
Leur objectif, à lui et à sa femme, est moins de gagner davantage que de libérer du temps. Ils visent environ 1 300 heures de travail par an chacun. Un relevé complet a d’ailleurs été effectué en 2015-2016.
Il précise que ces heures sont concentrées entre mars-avril et septembre-octobre. En hiver, l’activité ralentit fortement. Les contrats d’AMAP s’arrêtent fin décembre, puis l’hiver est plus libre, avec une forme d’« hibernation » et parfois des vacances.
Il souligne également que, physiquement, le travail sans machine n’est pas forcément plus pénible que le travail mécanisé. Il se souvient au contraire de journées entières passées autrefois derrière un motoculteur, dans des conditions très pénibles, avec de fortes douleurs et une grande fatigue physique. À ses yeux, le travail manuel actuel est moins éprouvant.
Ce qui le satisfait le plus dans le métier
Pierre dit qu’il ne veut pas séparer les différentes dimensions de son métier.
Il évoque d’abord le plaisir de travailler en silence, avec les oiseaux et les insectes comme compagnie. Il parle aussi du plaisir, difficile à expliquer mais très fort, de voir pousser les plantes, de contempler les feuillages, et d’assister au développement des cultures.
À cela s’ajoute le fait de produire de la nourriture pour soi-même et pour son voisinage, ce qui crée des relations sociales riches, sécurisantes et satisfaisantes. Il se dit content de sa situation sociale et du travail qui en est à l’origine.
Il reconnaît néanmoins qu’il ne s’agit ni d’une situation facile, ni d’un métier très rémunérateur. D’après ses relevés, son revenu horaire se situe autour de 7 ou 8 euros de l’heure. Mais il considère que, pour eux, cela fonctionne bien ainsi.
Son conseil à quelqu’un qui s’installe
À la fin de l’entretien, Pierre répond avec humour qu’il faut écouter beaucoup de conseils… et ne pas les suivre.
Plus sérieusement, il recommande :
- de tester ;
- d’explorer ;
- de faire son propre chemin ;
- de ne croire personne sur parole, surtout lorsqu’il s’agit de pronostics définitifs.
Il cite le genre de phrases qu’on entend souvent : « ça ne marchera jamais », « tu te lances sur trop petit », etc. Pour lui, beaucoup d’avis reposent sur des idées préconçues. Il faut donc avancer par soi-même, accepter de faire des erreurs, mais suivre son propre fil.
Observation du sol
Une motte de sol est ensuite prélevée en surface pour observer visuellement la couleur, la structure et la texture.
Le sol se laisse pénétrer très facilement à la bêche. Il est très meuble et ne contient aucun caillou. On observe immédiatement une couleur très noire, très foncée, acquise grâce à des années de mulching de surface et à l’usage d’engrais verts comme le fourrager.
Les débris organiques, en se décomposant sous l’action de la pédofaune et de l’activité biologique du sol, forment un humus de grande qualité. Environ 30 cm de terre noire très riche sont visibles. En dessous apparaissent des limons jaunes, plus durs, mais traversés de belles galeries de vers de terre.
Les agrégats observés ont des formes arrondies. On voit beaucoup d’insectes et d’éléments encore en décomposition. Le sol est très actif biologiquement, grâce aux décomposeurs et aux , ce qui lui donne une porosité biologique permettant aux plantes de se développer sans travail du sol.
Test de texture
Une petite boule de terre légèrement humidifiée est formée, puis malaxée. L’observation conduit à la description suivante : il s’agit probablement d’un sol [[argilo-limoneux]], doux au toucher, avec à la fois du limon et de l’argile.
Un test de l’anneau est réalisé. La terre peut être roulée, mais elle se fissure nettement. Cela indique une teneur en argile inférieure à 25 %.
Test du lâcher
La motte est lâchée d’environ un mètre pour évaluer sa structure.
La partie supérieure, très foncée, se désagrège immédiatement, alors que la partie inférieure, plus jaune et plus limoneuse, reste plus compacte.
En observant les mottes de plus près, on constate qu’elles sont humides, faciles à effriter et à casser. Les arêtes sont plutôt arrondies. On voit aussi des traces noires, signe que les vers de terre enfouissent l’humus en profondeur.
Sur les 20 premiers centimètres environ, la terre est très noire. En dessous, elle devient plus lourde et plus ocre, tout en restant bien mélangée à de la matière organique. Il suffit d’exercer une faible pression pour que la motte se casse en petits agrégats. Cette structure est jugée très favorable à la culture.
Conclusion
Le séjour chez Pierre et Nicole se termine sur ce constat d’un système maraîcher très abouti, fondé sur peu de mécanisation, beaucoup d’observation, une longue expérience, et une grande cohérence entre pratiques techniques, environnement et projet de vie.
L’équipe aurait aimé rester plus longtemps auprès de Pierre, tant ses propos et son expérience sont riches d’enseignements.
La prochaine étape annoncée est une visite chez Thomas Fier-Vaïsse, dans le Gers, près d’Auch, à la ferme Canopée.